Mamie Ouate en Papoâsie

14 04 2011

Mamie Ouate en Papoâsie écrit par Joël Jouanneau et Marie-Claire Le Pavec

A. Présentation de l’œuvre

Mamie Ouate en Papoâsie est une pièce de théâtre écrite par Joël Jouanneau et Marie-Claire Le Pavec coéditée par les éditions Actes Sud-papiers et le Théâtre de Sartrouville-Centre dramatique national en 1999 pour créer un répertoire de pièces de théâtre destinées aux jeunes spectateurs et aux jeunes lecteurs. Cette œuvre s’adresse à des élèves de cycle 3, plutôt à des CM2.

  • Résumé de l’intrigue

Sur une île quasiment déserte, les auteurs nous font découvrir une tranche de vie partagée entre Mamie Ouate, vieille lilliputienne entomologiste et Kadouma, seul habitant indigène de l’île.Kadouma aide Mamie Ouate dans sa recherche d’un papillon rarissime, Virginia, en échange de mets qu’il apprécie tout particulièrement (boites de crabe ou de foie gras). Mamie Ouate, à l’aide d’un élixir de mort,  » endort  » les insectes venus se perdre dans sa cuvette. Mais la nourriture vient à manquer, l’île n’est plus approvisionnée : comment faire pour ne pas mourir ? L’un doit se sacrifier pour l’autre. Ils tirent à la courte paille

B. Analyse de l’œuvre

Cet ouvrage de théâtre est sous-titré « Comédie Insulaire ». Dans cet ouvrage, on trouvera des liens et des références possibles avec l’idée des relations entre deux personnages différents, obligés de  coopérer, car réunis sur une île déserte.On pourra ainsi faire référence relations entre Vendredi et Robinson, par exemple… Cet ouvrage permettra de débattre sur le thème de la relation à l’étranger, à l’indigène…

Les relations entre les personnages, dans le huis clos de l’unité de lieu, illustrent plusieurs types d’opposition : le savoir dominant l’ignorance, le mensonge, le chantage, le recours à des stratagèmes  pour terrifier… mais  elles se tiennent toujours dans l’aire de la tendresse, la  solidarité, l’échange, le jeu. L’usage de stéréotypes décalés, particulièrement net dans une scène de théâtre mais lisible dans le texte comme dans  les didascalies, donne à l’ensemble un ton fantaisiste et humoristique. D’autre part, le registre toujours familier et des indications de mises en scène qui relèvent d’une esthétique baroque rendent acceptable la fin malheureuse, et en même temps, dans la tradition des machines, parfaitement merveilleuse.

C. Pistes pédagogiques

Les procédés stylistiques d’attente mis en oeuvre par les auteurs invitent les enseignants à proposer une lecture-feuilleton aux élèves. En effet, il est intéressant de différer l’avancée dans l’intrigue pour inviter les élèves à se questionner sur la suite de l’ouvrage et à imaginer la fin de l’ouvrage.

En outre, la scène 8 et la scène 9 demande un vrai travail d’interprétation et d’analyse de l’implicite. Lors de la lecture de ces scènes-là, il serait judicieux de mettre en oeuvre un débat interprétatif autour des questions suivantes: Quel est ce « grand secret » ? A qui appartient la voix à la fin?

Enfin, la dernière séance pourrait être l’occasion pour les élèves de donner leurs impressions sur la pièce et de choisir un passage qu’ils souhaiteraient mettre en voix.


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