Présentation du projet Parcours de poilus

Jean-François Bruckner- Cicatrices de guerre(s) ©Editions de la Gouttière

C’est dans le cadre de l’Enseignement d’exploration Littérature et société, ainsi que dans le contexte de célébration du Centenaire de la guerre de 14-18, que les élèves de 2nde2 du Lycée français Blaise Pascal de Libreville, se sont intéressés à la Première guerre mondiale et plus particulièrement à certains poilus. Les articles ci-dessous sont le fruit de longues recherches documentaires, notamment dans des archives nationales (informations biographiques, registres de matricules militaires, localisation des lieux de naissance et des batailles, carnets de guerre, lettres…). Ils retracent le parcours des personnes suivantes :

Maurice PENSUET

Henri DESPEYRIERES

Paul PIREAUD

Pierre SUBERVIOLLE

Henri BARBUSSE

Guillaume APOLLINAIRE

Alexis BERTHOMIEU

Maurice MARECHAL

Henri LANGE

Maurice DRANS

Ce cours a été encadré pendant un semestre par Monsieur JEGAT (professeur de Français), Madame CARRIER (professeur d’Histoire-Géographie) et Madame PAULET (professeur-documentaliste).

Bonne lecture!

Source image de l’en-tête : © JacquesTardi – Casterman

Guillaume Apollinaire

Guillaume Apollinaire blessé à la tempe droite en 1916

Livret Militaire de Guillaume Apollinaire

Guillaume Kostrowitzky surnommé Apollinaire est né le 26 Aout 1880 à Rome.

Il est le fils d’un officier Italien et d’Angelica Kostrowitzky. Il exerce ses études aux lycées de Cannes puis de Nice. Il deviendra par la suite un célèbre poète. Il réside à Paris dans le 7ème arrondissement de la Seine.

Il est mobilisé le 5 Octobre 1914 à la Mairie de Nice dans le département des Alpes maritimes. Son numéro de matricule est 855. Il s’est engagé le 5 décembre pour la durée de la guerre, puis a suivi les cours de la Division Spéciale des S.O.R du 10 janvier au 31 mars 1918. Au printemps 1915, il part pour le front, est agent de liaison, et porte des messages aux différentes unités, à pied et à cheval. Le 17 mars 1916, en contrebas du chemin des Dames, alors que, versé dans l’infanterie, il lit Le Mercure de France, un éclat traverse son casque et l’atteint à la tempe droite. Soigné, il est évacué à Paris, puis trépané. Apollinaire porte ostensiblement l’uniforme et un bandage autour du crâne. Ces images, dessins, photographies, dominent les mémoires, même après sa mort en 1918 à Paris causée par la grippe espagnole.

Marien Thibault et Mezu Ngoua Boris

Sources :

Collectif : Le petit Robert des noms propres, dictionnaire Le Robert, 1994

https://gallica.bnf.fr

https://www.lexpress.fr

Maurice Pensuet

Les lieux de naissance et de batailles de Maurice Pensuet

Il est né le 25 décembre 1895 à Meung-sur-Loire (Loiret) où son père était horloger et photographe. Titulaire du brevet, il joue du violon et pratique le football. Il reste, tout au long de la guerre, dans la tradition familiale du catholicisme pratiquant, avec cependant des moments d’exaspération comme le 26 décembre 1916 : « Comment ce Dieu si bon peut-il permettre de telles abominations ? Quelle force de caractère faudrait-il avoir pour supporter cette épreuve sans être tenté de blasphémer ? ».

Maurice Pensuet était caporal de l’armée française.

 

Il appartenait à la classe 15, et est arrivé sur le front avec le 169e RI au Bois-le-Prêtre en avril  1915, où il est nommé caporal. En juillet, il est au Bois de la Gruerie en Argonne, où il est blessé le 25 septembre : « Je suis sorti de l’enfer. J’ai pris une balle dans la cuisse». Il remonte fin décembre, à l’est de Nancy ; en juillet 1916, c’est un court mais dur séjour à Verdun, puis en forêt d’Apremont où il est à nouveau blessé le 1er novembre. « J’ai attrapé la fine blessure. Une balle m’a traversé le pied, bien gentiment, sans rien casser : donc pas à vous tourmenter ». Son régiment occupe ensuite un secteur en Champagne au moment où se prépare l’offensive Nivelle, qui  échoue, et qui va entraîner la révolte qu’il annonçait depuis quelque temps. Il revient à Verdun en septembre 1917 et il est blessé pour la troisième fois.

Nous n’avons pas trouvé beaucoup de renseignements sur l’année 1918, mais le plus important est qu’il a survécu à la guerre.

« Le principal, écrivait-il le 23 janvier 1916, c’est encore d’en ramener ses abatis. » Il est devenu lui-même horloger et photographe à Reims. Il s’est marié et a eu deux filles. Il est mort le 5 mars 1966.

 

Meung-sur-Loire (Loiret: est une commune française  située dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire. Ses habitants sont les Magdunois.

RI au Bois-le-Prêtre : Le Bois-le-Prêtre se trouve en bordure des actuelles routes départementales RD 958 et RD 3 qui relient Pont-à-Mousson respectivement à Commercy et Thiaucourt-Regniéville. Un massif forestier situé sur la commune de Montauville à quelques kilomètres à l’Ouest de Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle, France). Les combats de Bois-le-Prêtre entrent dans le contexte de la Course à la mer, dernière étape de la guerre de mouvement sur le front occidental du début de la Première Guerre mondiale.

Apremont : est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

L’offensive Nivelle : La bataille du Chemin des dames, aussi appelée  offensive Nivelle.

 

Sources:

www.crid1418.org

Carte par Tasso Chiara et Akoue Héléna.

Alexis Berthomieu

Livret militaire d’Alexis Berthomieux

Alexis Berthomieu, né le 24 Août 1885 à Frémouilles, dans le canton de Pont De Salars , fils d’Alexis et de Marie Férial, était un conducteur d’auto. Il a été ajourné pour faiblesse et bon au service en 1907. Il est classé dans la 5ème partie de la liste en 1906 et classé dans 1ère partie de la liste du recrutement cantonal en 1907.  Numéro 62 de la liste dans le canton de pont de Salars, il est incorporé au 96ème régiment d’Infanterie le 7 octobre 1907. Arrivé au corps le 4 août 1914, il fut démobilisé le 17 mars 1919 par le deuxième régiment de guerre et libéré du service militaire le 15 octobre 1934.                                                                       

Alexis Berthomieu a survécu à la guerre, pendant laquelle il a souvent écrit à sa femme Marie-Robert qu’il avait épousée en 1914 : 

« Ma chère Marinou,

J’ai reçu ta lettre du 20 et je m’empresse d’y répondre pour te dire que je suis toujours en bonne santé, et suis heureux de t’en savoir de même. Tu me dis que tu es contente des renseignements que je te donne, mais tu comprends que je suis heureux de pouvoir te dire ce que je sais. Tu veux savoir le poids des obus, je le savais bien au juste, mais maintenant je ne me rappelle pas bien de tous, le 77 pèse 20 à 25 kg et la pièce 25 quintaux ; le 105 pèse 30 à 35 kg et la pièce 45 quintaux ; le 220 pèse 80 kg et la pièce 80 quintaux ; le 320 pèse 150 kg et la pièce 150 quintaux. Ils ont aussi des canons monstrueux de 420 qui pèsent 450 quintaux et les obus pèsent 1000 kg. Ceux-là, ils s’en servent pour démolir les forts ou les fortifications, ceux-là sont traînés par destracteurs automobiles et l’obus est placé dans la pièce par l’électricité, car c’est impossible aux hommes de remuer un obus. Chaque coût de ses obus leur coûte trente-trois mille francs. Comme artillerie lourde ils en ont en masse, c’est ce qui les sauve, car ces obus font un ravage terrible. Nous autres nous commençons à en avoir beaucoup mais pas comme eux ; les Anglais aussi ont une belle artillerie lourde. L’Italie aussi a une puissante artillerie, leurs canons de campagne sont du même calibre que les nôtres. Quand tu recevras mes cartes, tu l’auras peut-être vue sur les journaux : une belle victoire navale remportée par les Russes sur les Allemands. Ils leur ont coulé trois croiseurs, sept torpilleurs et un grand cuirassé de 22 000 tonnes et ayant à bord mille treize hommes d’équipage. Tu sais que c’est joli ça, ce sont des milliards qui ont coulé au fond de la mer. Et puis ça les empêche de débarquer à Riga, car s’ils avaient pu débarquer des troupes, ils auraient marché sur Saint-Pétersbourg et les Russes étaient perdus. C’est une belle victoire pour les Russes. Je ne t’en dis pas plus long pour aujourd’hui et en attendant toujours de tes chères nouvelles, reçois  ma chérie mes meilleures caresses et mes plus doux baisers. Ton mari qui t’aime.

Alexis »

Donel NGUANGA et Ali SALAME

Sources:

ww2.ac-poitiers.fr

www.archives.aveyron.fr

 

 

Henry Gustave Lange

Livret militaire d’Henry Gustave Lange

Henry Gustave LANGE de Neuilly-sur-Seine, surnommé « L’idéal Français », est né le 25 Août 1898.  Fils de Nathan Oscar et Mathilde Neuberger, il est arrivé au corps le 3 octobre 1915. Il a fait partie du 21° régiment d’artillerie et du 150° régiment d’infanterie, qui est un régiment d’infanterie de l’Armée de terre française créé sous la Révolution à partir de la 150e demi-brigade de première formation. Il était matriculé 4452, et il a été tué à l’ennemi le 10 septembre 1918 et cité à l’ordre du régiment n°79 du 4 février 1917. Il fut un modèle de bravoure. Jeune soldat engagé volontairement de la classe 1918, il a toujours fait l’admiration de ses chefs et de ses camarades. Il était téléphoniste de compagnie, toujours sur la brèche pour réparer les lignes malgré les plus violents bombardements.

LETTRES
« Ce 5 octobre 1917,

Rien à signaler aujourd’hui encore ; nous vivons ici une vie assez monotone, qui se recommence chaque jour, dans une campagne infiniment calme et reposante. Je jouis infiniment de la beauté douce et tranquille de cette fin d’été, de ce début d’automne. Il y a, en cette saison, un parfum de mélancolie émouvante, suave, dont je me sens profondément imprégné. J’ai l’impression qu’en cette saison quasiment crépusculaire, les âmes sont meilleures et les cœurs plus sensibles… Et pourtant, on continue à se battre. Non, je n’aime pas la guerre ; et je ne voudrais pas qu’un jour, quelqu’un put dire que les combats s’écrivent ainsi qu’une partie de football ou de tennis. Je suis décidé à être un bon soldat très brave et j’ai la prétention de m’être déjà bien comporté au feu parce que c’est mon devoir et par amour de l’idéal : depuis deux ans, je me suis mis « au service de l’idéal », au service d’un certain nombre d’idées telles que celle-ci : tout jeune homme doit s’engager, dès que son âge le lui permet, et si sa santé n’est pas trop faible, un engagé doit reste au dépôt un maximum de temps possible. A 19 ans, on doit être fantassin quand on est Français, et qu’on est jeune et fort, on doit être heureux et fier de pouvoir défendre sa patrie. Quand on est Français de date récente, et surtout quand on fait partie de cette race juive méprisée et opprimée, on doit faire son devoir mieux que personne. Et puis il faut bien que dans cette famille il y ait quelqu’un qui se batte pour de bon ! Je n’aime pas la guerre, mais je n’en souffre nullement, ni au physique, ni au moral. Je suis très heureux (car je suis une bonne poire) à l’idée qu’à la fin de la guerre, je pourrai être satisfait de moi, mais sais fort bien que personne, quelques mois après la signature de la paix, ne différenciera ceux qui se sont battus et ceux qui se sont reposés… ceci n’a d’ailleurs aucune importance : j’agis égoïstement pour moi, pour vous, et pour l’idéal.

Je n’ai pas de lettre de vous aujourd’hui.
Je suis toujours embusqué et pour quelques mois encore

Henry Lange ».

Terry Bouraïma et Illina Assoumou

 

Sources :

http://archives.paris.fr/

http://www.souvenir-francais-92.org

Pierre Suberviolle

Pierre SUBERVIOLLE est né à Montauban dans le Tarn & Garonne (82) dans une famille bourgeoise, le 29 septembre 1896.

Cet homme est un ancien poilu, engagé sur le front en tant que mécanicien dès le 7 août 1914 à l’âge de 17 ans. Il est volontaire à l’insu de son père. Engagé d’abord dans la Meuse (55) puis vers la mer du Nord, le jeune homme part pour l’Armée d’Orient en mars 1916 où il reste jusqu’en septembre 1917.

Rapatrié en France en octobre 1917, il est muté dans les chars d’assaut après avoir intégré l’école des officiers dans les Vosges .

Il est blessé au visage près de Dunkerque, dans le Pas-de-Calais (59) trois semaines avant l’armistice du 11 novembre.

Pendant plus de 51 mois, il écrit à sa famille. Ces lettres ont été retrouvées presque par hasard en 1986 au fond d’un placard, dans un vieux sac de pommes de terre. Elles ont été publiées dans un livre Lettres de la « der des der ».

Il meurt en 1964.

BART Anthony & CHASSIN Romain

Pierre Suberviolle a perdu un oeil, un mois avant l’Armistice, en ayant pourtant évité les tristement célèbres tranchées.

Recueil des lettres de Pierre SUVERVIOLLE « Lettres de la der des der ».

Sources:

www.ladepeche.fr

www.data.bnf.fr

www.archivesdepartementales.cg82.fr

www.crid1418.org

 

Henri Barbusse

Dessin d’Henri Barbusse, journaliste de guerre, écrivain, lauréat du Prix Goncourt

Acte de naissance d’Henri Barbusse

Adrien Gustave Henri Barbusse est un auteur français né le 19 mai 1873 à Asnières-sur-Seine . Henri Barbusse était issu d’une famille protestante de cévenols.

Depuis son jeune âge, Henri est reconnu dans le milieu littéraire. Il participe de manière remarquée au concours de poésie de L’Écho de Paris, un quotidien d’obédience conservatrice et patriotique.

Alors qu’il exerce sa profession dans le monde de la presse, Henri se tourne vers la prose. Il publie en 1908, un premier roman empreint de décadence et de naturalisme, L’Enfer puis en 1916 il publie Le Feu,  qui reçoit cette année-là Le Prix Goncourt. Le réalisme de cet écrit a beaucoup choqué les gens de l’arrière mais a soulevé l’enthousiasme de ses camarades de combat.

Extrait d’une lettre et la première de couverture de son récit :

« Mardi, 5 janvier 1915.

Ma belle petite chérie, je suis effrayé du temps que mettent les lettres pour faire le trajet Anduzeici, et vice-versa. J’ai reçu ce matin deux lettres de vous l’une datée du 27 décembre, l’autre du 28, et à ce moment, vous n’aviez pas encore ma nouvelle adresse. J’espère qu’elle vous est parvenue bientôt après et que votre prochaine lettre la portera. Il est certain qu’à Paris, où vous serez peut-être lorsque vous recevrez ce mot, le service postal avec le front est beaucoup plus rapide. Je suis, en effet, près de Soissons on peut, paraît-il, le dire discrètement. J’ai débarqué du chemin de fer à Vierzy, et j’ai cantonné à Vauxbuin. De là, nous sommes allés aux tranchées de Vauxrot, en traversant Soissons, et présentement mon régiment est cantonné à Ploizy. Vous trouverez ces localités sur une carte d’État-major. Quant à venir, il n’y faut point songer. Le régiment est trop mobile, tantôt ici, tantôt là. Le voyage à Soissons fait isolément par un soldat est impossible à envisager, et quant aux localités où nous résidons temporairement, il n’est pas possible d’y loger […] Ennuyeux qu’Ariel soit méchant, voilà les inconvénients de faire élever les enfants au collège au lieu de la vie de famille. Je vous rappelle, au point de vue du dressage que vous allez tenter qu’on dit qu’il faut prendre les collies par la douceur et ne jamais les brusquer.

Je vous embrasse tout doucement. »

En 1914, alors âgé de 41 ans, il s’engage volontaire dans l’infanterie, malgré des problèmes pulmonaires et les positions ouvertement pacifistes, qu’il déclinait avant la Grande Guerre. En août 1914, Henri Barbusse, croyant en l’idée d’une guerre juste, est un engagé volontaire de la Première Guerre mondiale. Cependant, attaché à la dignité de la condition humaine, il s’engage en 1919 pour la paix et fonde avec d’autres figures connues d’anciens combattants pour former  l’Association républicaine des anciens combattants.

Il décède le 30 août 1935 à Moscou.

Par Nathalie et Olivier.

Sources:

archives.hauts-de-seine.fr

horizon14-18.eu

 

Maurice Drans

Le poilu Maurice Drans en 1917

La Bohémienne, poème écrit par Maurice Drans pendant la Grande guerre

Maurice Drans était un soldat et écrivain français né à Fresnay-sur-Sarthe en  1891 et mort à une date indéterminée.

Fils de commerçants, il fait des études au Mans. Trois fois blessé au cours de la guerre, il rencontre Georgette Clabault lors d’une permission ; il se fiance avec elle en 1916. – En 1917, il est au Chemin des Dames au moment de l’offensive Nivelle, dans le secteur de Quincy-Basse puis de Vauxaillon (262e RI). – Après-guerre, il se sépare de Georgette, mène une vie de bohême et écrit.

Il est âgé de 23 ans en 1914 quand la Première Guerre mondiale éclate. Il est originaire de Fresnay-sur-Sarthe où ses parents sont commerçants. Ce jeune soldat a fait des études au Mans, où il développe un goût pour l’écriture et la littérature avant d’être incorporé dans le 262e régiment d’infanterie. Lors d’une permission, il fait la connaissance de Georgette : une jeune orpheline à qui il écrira de superbes lettres d’amour pendant toute la durée du conflit.

 

Extrait d’une lettre rédigée par Maurice Drans :

« Mon tout-petit,
Je lève mes yeux vers le ciel de miséricorde, vers ton regard bleu, exprimé, au-dessus de la guerre, au-dessus du méchant monde, en une invocation muette et fervente. J’appelle ta tendresse, toute la vertu de ta jeune présence. Elle est si belle et troublante ma petite fiancée ! J’égraine le rosaire de tes prières illuminées. J’épelle ton amour de vingt ans avec les lèvres de ma jeunesse croyante. Je me dis avec extase qu’avec toi seule je puis créer le bonheur de vivre, si je reviens ! Grâce à toi, penchée vers moi comme un miracle, s’accomplira mon miracle de vivre. Je vais tellement avoir foi que le bon Dieu me gardera, aura pitié des deux enfants qui s’aiment. Et puis ce sera la paix mon amour. Va, sèche tes beaux yeux. Prépare tes petites mains roses à me conduire tout le long du beau voyage. Donne-moi tes lèvres encore et encore et murmure : Je t’aime !»

Lieux historiques de la vie de Maurice Drans

Antoine Godet et Daniel Nkoulou

Sources :

http://dictionnaireduchemindesdames.blogspot.com

http://montesquieu.lemans.free.fr

 

Jean Henry Despeyrieres

Jean Henry Despeyrieres, soldat de l’infanterie lot-et garronais âgé de 21 ans.

Jean Henry Despeyrieres est né le 1er février 1893 à Lausson (Lot-et-Garonne).

Enfant de Jean et Marmier Marie Despeyrieres, il est cultivateur puis est mobilisé à l’armée en 1913 à Toulouse. Il reçoit la croix de guerre après de courageuses actions.

Le 27 novembre 1913, Jean Henry Despeyrieres fut incorporé au 14e Régiment d’infanterie. Au fur et à mesure du temps, il monte en grade : devient caporal fourrier le 24 septembre et finit sergent fourrier le 3 juillet 1915. Il fut sur le champ de bataille du 2 août 1914 au 8 septembre 1915 à la bataille des frontières (7 au 23 août 1914) puis en Marne (5 au 12 septembre 1914). Le 8 janvier 1915.

Parcours de la vie de Jean Henry Desperieres

Le 8 septembre 1915, le jeune Henry disparaît subitement en Harazée (Viennes-le-Château) et est déclaré mort par jugement déclaratif du tribunal de Villeneuve dans le département des Alpes-de-Haute-Provence. Il fait partie des 250 000 soldats français dont on n’a jamais retrouvé le corps.

Acte de décès de Jean Henry Desperieres.Acte de décès de Jean Henry Despeyrieres.

Après sa mort, des lettres envoyées à ses proches ont été retrouvées. L’historien et géographe Alexandre Lafon présente les lettres d’Henri Despeyrieres, et revient sur les traces laissées par les combattants et sur l’écriture de leur expérience.

Extrait d’une lettre d’Henry Despeyrieres.

Sources :

centenaire.org

www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr

matricules.archives47.fr

 

 

Maurice Maréchal

Maurice Marechal en tenue de soldat accompagné de son violoncelle.

Maurice MARECHAL est né à Dijon le 3 Octobre 1892. Depuis ses sept ans il suit des cours de violoncelle. Dès 1911, il donne ses premiers concerts comme soliste. En 1912, à ses vingt ans, il effectue son service militaire.  Il sera timbalier dans la musique du 74e régiment d’infanterie de Rouen. Quand la guerre éclate en Aout 1914, il ne combat pas les armes à la main mais il assiste aux batailles comme « le Chemin des Dames » « Neville-Saint-Vaast » « Haudremont » « les Epargne » « Verdun », où il se trouve exposé comme agent de liaison cycliste puis par la suite brancardier. Durant cette guerre, d’Août 1914 à Juin 1918, Maurice MARECHAL consignera neuf petits carnets dans lesquels il exprimera  ses pensées au jour le jour, narrations d’événements tragiques, espoirs et doutes. Malgré les violences de la guerre, il ne perd pas le goût qu’il porte pour la musique. Deux soldats lui fabriquent avec une caisse de munition un instrument semblable à un violoncelle. Il joue alors de la musique pour ses camarades de combats pour oublier les horreurs subies durant la guerre. Ce violoncelle qui a été signé par les généraux Foch, Pétain, Mangin et Gouraud, est aujourd’hui conservé à Paris, à la Cité de la Musique.

Le 6 Juillet 1918, Maurice est évacué pour faiblesse générale vers l’hôpital de Dijon. Le 19 Avril 1964, il meurt  de vieillesse à Paris.

Par DAHER Laetitia et DAMAS Jean-Hugues.

Sources:

http://centenaire.org

https://gallica.bnf.fr

https://lapremiereguerremondialeblog.wordpress.com

Brassard que portaient les agents de liaison cyclistes