Ceci est une oeuvre d’art
Qu’elle est ce EST déclaratif dans cette proposition performative et assertive.

1)Il a une fonction copulative comme l’exemple (Duchamp est Rose) (cum papio, « attacher avec, ensemble ») = L’urinoir est fontaine et oeuvre d’art par simple renversement (similarité visuelle), ce lien dont la frontière est désormais ténue, inframince à l’oeil dans cette copulation qui pourrait sembler contre-nature entre le vulgaire et le divin, le masculin et le féminin. Peut-être est-ce pour cela que l’imagination du premier publique fut inspiré par les figures divines et sacrées qu’inspirait la réunion de ces dualités si polarisées. Il y a dans ce mariage des termes, de cette prédication, un scandale, un interdit que Duchamp s’autorise dans ses rapprochement d’attributs  plastiques et linguistiques, ces jeu de mots et de représentations si incongrus face au Jury des attributions. Fontaine est de l’art. Le verbe être établi une liaison, une relation entre les deux par un hermaphrodisme (androgynie) de l’oeuvre qui lui fait être par une forme de métaphore (transport) qui fusionne à la fois dans cet fusion oxymorique les deux champ: celui de l’ ordinaire et de l’art, Urinoir et fontaine .

2)Le verbe être à une fonction aussi  existentielle : cet urinoir proposé au spectateur comme Fontaine existe en tant qu’oeuvre d’art. Il est spectateur  (Hic, Nunc) devant toi comme évènement, avènement, mais il ne doit pas  par une forme d’époche être considéré comme perceptible . . Son existence doit répondre à l’exigence de le considérer comme un pur concept, une idée.

 

3) La fonction « véritative » du verbe  être est employé comme si face à chacun d’entre vous (être était =  à vrai). Ceci est une fontaine, ceci est une  oeuvre d’art, ceci n’est pas de l’art, ceci est du non-art. Face au sens commun, la connaissance commune comme vérité, Duchamp propose sa révolution copernicienne. La connaissance au delà du phénomène.