Archive for the ‘Comprendre’ Category

France Nouvelle France : naissance d’un peuple français en Amérique

mardi, décembre 11th, 2007

Le Château-Musée de Dieppe accueille jusqu’au 10 février 2008 l’exposition « France Nouvelle France, naissance d’un peuple français » réalisée par Pointe-à-Callière, Musée d’archéologie et d’histoire de Montréal et le Château des ducs de Bretagne –Musée d’histoire de Nantes. Cette exposition retrace l’aventure de ces milliers de Français, colons volontaires ou forcés, partis notamment de La Rochelle et de Nantes, s’établir entre le 16e et le 18e siècles en Acadie, dans la vallée du Saint Laurent, dans la région des Grands lacs ou en Louisiane. En suivant quelques destins individuels, elle s’attache à présenter les acteurs de cette migration et à souligner l’importance des échanges qu’ils sont amenés à nouer avec les Amérindiens. De leur épopée extraordinaire dans une Nouvelle-France aujourd’hui disparue, il reste une francophonie toujours bien vivante en Amérique.

Une aventure inédite et originale

L’histoire de l’implantation française entre le XVIe et le XVIIIe siècles sur le territoire américain constitua une aventure inédite et originale pour les Français qui émigrèrent sur un territoire nord-américain encore totalement inconnu. Partis des ports de Dieppe, Saint-Malo, Nantes, La Rochelle, Bordeaux, les acteurs de cette migration s’embarquent pour une « Nouvelle-France » qui apparait sous le nom de Nova Gallia ou Nova Francia sur des cartes réalisées à la suite des voyages des frères Verrazano et de Jacques Cartier. Ils viennent habiter un pays qui n’existe pas encore, bien que peuplé de multiples nations amérindiennes. Pays qu’ils devront construire de toutes pièces et qui deviendra le Québec, le Canada, la Louisiane.

Si la Nouvelle-France a aujourd’hui disparu, après une brève existence de deux siècles, elle aura réussi à enfanter un peuple qui lui survit toujours. Ainsi, l’épopée de ces colons– explorateurs, chasseurs de fourrure, coureurs des bois, engagés et militaires, « filles du roi » venues pour se marier, missionnaires… — est à l’origine d’une francophonie toujours vivantes en Amérique.

Ceux qui partaient…

En Nouvelle-France, à la différence des colonies britanniques, il n’y eut pas de communautés entières traversant l’océan en quête d’un pays neuf si ce n’est d’une « terre promise ». La grande majorité des migrants français ne fuient pas la misère ou la persécution. Ils ne cherchent pas non plus à bâtir une patrie meilleure, mais plutôt des opportunités de travail pour améliorer leur sort. Ce sont des hommes jeunes, célibataires, plutôt venus des centres urbains du Perche, de Normandie, de Bretagne, prêts à travailler en colonie pour une période limitée, le temps de se faire une situation. A partir de 1665, l’arrivée des « filles du roi », envoyées sur ordre de Louis XIV pour fonder une famille et habiter le Nouveau Monde sans billet de retour, change la donne : c’est le début d’un enracinement familial, sans lequel la Nouvelle-France ne serait restée qu’un vaste territoire à fourrures.

Le parcours de l’exposition

L’exposition, dont la scénographie joue sur d’immenses panneaux qui créent l’atmosphère de chacune des séquences et favorisent l’immersion du visiteur, s’appuie sur la présentation de gravures, de cartes anciennes, d’objets… Bon nombre sont des objets de la vie quotidienne et de provenance archéologique : vaisselle, armes, berceaux, anneaux…Le parcours retrace l’implantation française en Nouvelle-France en cinq périodes majeures, de l’époque des explorations à la fin de l’Ancien Régime français. Chacune de ces périodes est l’occasion d’explorer les aspects originaux de ce peuplement : l’identité des migrants, les conditions de leur départ, la manière dont ils s’adaptent et s’établissent, leurs relations avec les Amérindiens, les métissages, le contexte commercial, militaire, missionnaire…

Source : le dossier de presse fourni par le musée qui présente l’exposition. le dossier de presse fournit d’autres explications historiques et les reproductions de 4 oeuvres présentées.

Le canal de Tancarville en Seine-Maritime

mardi, décembre 11th, 2007

 Le canal de Tancarville est la porte d’entrée des barges fluviales, des péniches, vers le port du Havre. Outre les explications techniques sur le fonctionnement des écluses, cette courte vidéo présente les avantages économiques et écologiques du transport fluvial et les flux de marchandises qui franchissent les écluses.

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Lucky Luke, Tous à l’Ouest

samedi, décembre 8th, 2007

Le héros de Morris et de Goscinny est de nouveau adapté pour le cinéma. L’histoire début de façon originale à New York, au milieu du 19e siècle, où les Dalton tente de braquer une banque. Lucky Luke doit escorter une caravane de migrants débarqués d’Europe vers les nouvelles terres qu’ils ont achetées à l’Ouest. La difficile traversée du continent est prétexte aux aventures du cow-boy solitaire, né sous la plume de Morris au lendemain de la guerre. Lucky Luke obtient ses lettres de noblesse de la ligne claire avec Goscinny pour scénariste, réinterprétant avec humour l’imaginaire de l’Ouest américain. Ce film est ainsi très inspiré de l’album  » La caravane » paru en 1964.

Voici la Bande-annonce et un reportage sur le personnage de BD et le film en préparation.

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Il faut sauver Ingrid Bétancourt !

dimanche, décembre 2nd, 2007

La vidéo et la lettre de 12 pages reçue par la famille d’Ingrid Béancourt sont une preuve de vie de l’otage franco-colombienne prisonnière des FARC depuis 5 ans, avec près de 45 autres prisonniers politiques. Au total, cette armée révolutionnaire colombienne, qui entretient un climat de guerre civile en Colombie, détient près de 500 otages.

Ces récents témoignages apporte un espoir car ils semblent ouvrir la voie à des négociations possibles. Mais le ton de la lettre d’Ingrid Bétancourt est désespéré. Pour en savoir plus sur la situation actuelle, lisez cette dépêche de l’AFP.

 La vidéo témoigne de la fatigue extrême de ce qui n’est plus la vie. Pourtant le cadrage et la pose d’Ingrid montrent sa dignité. On dirait presqu’une image pieuse.

Deux sites pour soutenir Ingrid Bétancourt et tous les otages :

Géo-métrie-graphie : la France vue du ciel

samedi, décembre 1st, 2007

Le site Le Survol de la France regroupe les photographies aériennes de photographes amateurs. C’est une ressource très utile pour la Géographie, bien que les commentaires soient souvent trop lacunaires pour décrire l’espace. Mais toutes les photos sont très bien localisées (avec Google Earth, et les coordonnées géographiques).

Les images sélectionnées ci-dessous jouent avec la géométrie pour notre plus grand plaisir visuel.

Essayez de deviner le sujet des photos, puis cliquez sur les liens pour en savoir plus.

 

Pour en savoir plus

Difficile à identifier car le rond-point sur pont est devenu un standard des infrastrucutures autoroutières…

Pour le lieu, c’est ici.

Il n’y a pas que la Seine qui a des méandres

Cette plaine agricole s’étend près d’un  haut lieu du tourisme patrimonial français.

Facile !

Tour du Monde de Thalassa : le canal de Suez

vendredi, novembre 30th, 2007

Description :
Entre les villes de Suez au sud et de Port Said au nord, le Canal de Suez s’étire sur moins de 200 kms, formant le passage stratégique entre l’Europe et l’Asie. C’est l’un des points les plus chauds de la planète où transitent près de 10% des navires qui commercent dans le monde. Construit en 1869, le canal est depuis 51 ans propriété intégrale de l’Egypte, générant pour ce pays des dividendes sans équivalent, en constante augmentation. Sur les bords du Canal, on vit, on se promène, on se baigne sans plus prêter attention aux gigantesques bateaux qui glissent, ressemblant à des vaisseaux du désert. Seule la demeure de Ferdinand de Lesseps, sous les palmiers d’Ismaila la belle endormie, rappelle l’histoire de ce lieu au destin extraordinaire.

Ce reportage de Thalassa est parfaitement utile en Histoire, pour illustrer la révolution des transports au 19e siècle et les conflits de la décolonisation au 20e siècle, et en Géographie pour comprendre comment ce canal a modifié l’espace de Suez. La première image est très frappante : des bateaux semblent naviguer dans le désert !

Hommage à Chichin, version 80’s

mercredi, novembre 28th, 2007

Fred Chichin est mort. C’était le guitariste des Rita Mitsouko. Pour les plus jeunes d’entre-vous, c’est un groupe de pop-rock phare des années 1980, un des rares survivants de la mièvrerie commerciale ambiante (mais pas du kitch !). Beaucoup de leurs morceaux sont alors devenus des « tubes », justement diffusés par les tubes cathodiques des téléviseurs ! Leur influence sur la scène française a été énorme et leurs derniers concerts ont rassemblé des foules, de toutes générations.

Les deux extraits suivants, Marcia Baila et C’est comme ça , datent respectivement de 1984 et 1986.

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Rappel pour les plus jeunes sur les années 1980 !

  • On achetait surtout des disques vyniles mais les Compact Disques (CD) les ont détrônés à partir de 1988.
  • On ne téléchargeait pas de musique car Internet n’était pas dans les foyers, mais on avait le minitel !
  • Les chaînes de télévision sont passées de 3 à  6, dont une payante. La télévision par satellite n’était pas en orbite.
  • Les clips vidéos devenaient indispensables pour les auteurs et leurs maisons de disque, et les chaînes de télévision audacieuses, comme M6 (créée en 1987) et Canal + (1984), les diffusaient dans des émissions destinées aux jeunes. On peut citer par exemple le célébrissime Top 50 de Marc Toesca.
  • les ménages remplaçaient progressivement les écrans Noir et Blanc par la télévision couleur !
  • Les premiers ordinateurs individuels étaient des Amstrad CPC6128 ou des Atari !

Un extrait du TOP 50 !

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Le Spoutnik est triste ce soir…

Une Histoire au poil…

mercredi, novembre 28th, 2007

Le poil aurait-il son Histoire ? Dans un ouvrage récent(in Régis Révenin (dir.), Hommes et masculinités de 1789 à nos jours, Autrement, 2007), Gil Milhaey a rédigé un surprenant article intitulé :  «?Un poil de différence. Masculinités dans le monde du travail?: années 1870-1900?».

Où l’on apprend que « le 4 mai 1907, les garçons limonadiers et restaurateurs ont gagné leur grève?: ils pourront désormais porter la moustache?! Non sans résistance de leurs patrons, qui voient là un franchissement dangereux de la frontière entre dirigeants et subalternes… » La suite des explications est dans le numéro du mois de décembre de sciences humaines (disponible en version papier au CDI du lycée).

Cette Histoire est bien entendu à rapprocher de celle du poilu, appellation d’origine contrôlée du soldat français de la Grande guerre. Pourtant, l’origine de cette appellation est plus ancienne, remontant aux grognards de Napoléon. Selon le CRID 14-18, « l’origine du terme est plus claire qu’on ne le croit souvent, puisqu’il est attesté dès le XIXe siècle, pour désigner un soldat endurant et courageux, dans l’argot militaire, ainsi chez Balzac (Le Médecin de Campagne, 1833) les pontonniers de la Bérézina en 1812. Il arrive souvent que le poil soit signe de virilité, de courage ou d’expérience. »

L’article Poilu de Wikipédia apporte des explications supplémentaires :

« Dans un ouvrage du linguiste Alfred Dauzat (1877-1955) datant de 1918 et réédité en septembre 2007, reposant sur une enquête que l’auteur, mobilisé en 1914, réalisa dans les tranchées, on trouve une histoire du mot Poilu tout à fait intéressante :

Avant d’être le soldat de la Marne, le poilu est le grognard d’Austerlitz, « ce n’est pas l’homme à la barbe inculte, qui n’a pas le temps de se raser, ce serait trop pittoresque, c’est beaucoup mieux : c’est l’homme qui a du poil au bon endroit, pas dans la main ! symbole de virilité ».

Le mot Poilu, terme militaire datant de plus d’un siècle avant la Grande Guerre, « désignait dans les casernes où il prédominait, l’élément parisien et faubourien, soit l’homme d’attaque qui n’a pas froid aux yeux, soit l’homme tout court. A l’armée, les soldats s’appellent officiellement « les hommes ». »

Ainsi sur le front les soldats s’appelaient aussi les biffins, les PCDF ou les bonhommes.

Le web 2, l’information sans journalistes ?

dimanche, novembre 25th, 2007

La très bonne émission de France5, C dans l’air, propose un excellent reportage, que nous utiliserons en 4e pour la semaine de la presse, sur l’évolution du journalisme à travers les nouvelles technologies. Avec cette question qui interpelle : peut-on faire de l’information sans journalistes ?


C dans l’air – L’info sans journalistes 1 – France5

« L’irruption des nouvelles technologies numériques est en passe de bouleverser non seulement l’économie des médias traditionnels mais aussi leurs modes d’organisation, leurs structures et leurs contenus », explique Marc Tessier, l’ancien président de France Télévisions et directeur général de Netgem.

Etes-vous plus Yahoo ou LeMonde.fr ? Le citoyen-internaute bénéficie aujourd’hui d’une gamme étendue de médias pour se tenir informé. Il doit aussi connaître la fabrique et la diffusion des contenus (comme pour Wikipedia).

Tour du monde de Thalassa : la frontière sino-coréenne à Dandong

dimanche, novembre 25th, 2007

 

Depuis quelques semaines, l’émission de France3 Thalassa nous embarque pour un tour du Monde en porte-conteneur, le symbole de l’économie mondialisée. Les escales nous livrent de nombreux reportages utilisables en classe.

L’extrait sélectionné ci-dessous donne un aperçu d’une frontière qu’on étudie souvent, la frontière coréenne. Pour rappel, la Corée est séparée en deux (Corée du Nord, Corée du Sud) depuis la fin de la guerre civile(1950-53). Depuis, c’est la frontière la plus surveillée du monde.

Mais ce reportage montre l’autre frontière de la Corée du Nord, en commun avec la Chine. Théoriquement, les deux pays sont communistes. Dans la pratique, ce sont des dictatures. Mais on s’aperçoit très bien ici des écarts énormes entre les deux voisins !

Description :
À la belle saison, des centaines de touristes venus de toute la Chine se pressent sur les rives de Dandong pour suivre un bien curieux circuit touristique, à la limite du voyeurisme… Car, en face, de l’autre côté du fleuve, c’est la Corée du Nord. L’un des derniers bastions communistes de la planète, l’un de ces pays mystérieux qui inquiètent le reste du monde et fascinent les voisins les plus proches… Longues-vues, mini croisières et virée en hors-bord, tout est bon pour satisfaire la curiosité plutôt malsaine des cohortes de visiteurs pressés de Dandong la Chinoise… Des visiteurs fascinés par la misère et le malheur qui continuent de frapper leur triste voisine quand leur pays s’est depuis longtemps éveillé à l’économie de marché…