Archive for the ‘Comprendre’ Category

We feed the World – Le marché de la faim

mercredi, novembre 21st, 2007

Les élèves de Seconde ont pu voir au cinéma en début de semaine Le marché de la faim.

Synopsis :

Chaque jour à Vienne, la quantité de pain inutilisée, et vouée à la destruction, pourrait nourrir la seconde plus grande ville d’Autriche, Graz… Environ 350.000 hectares de terres agricoles, essentiellement en Amérique latine, sont employés à la culture du soja destiné à la nourriture du cheptel des pays européens alors que près d’un quart de la population de ces pays souffre de malnutrition chronique. Chaque Européen consomme annuellement 10 kilogrammes de légumes verts, irrigués artificiellement dans le Sud de l’Espagne, et dont la culture provoque des pénuries d’eau locales.

We feed the world est un film sur la pauvreté au cœur de la richesse, qui éclaire la manière dont notre nourriture est produite et répond aux questions que le problème de la faim dans le monde nous pose. Ce ne sont pas seulement des pêcheurs, des fermiers, des agronomes, des biologistes et Jean Ziegler, fonctionnaire aux Nations Unies qui sont interrogés, mais aussi un des responsables de Pioneer, le leader mondial des ventes de semences, ainsi que Peter Brabeck, le P.D.G. de Nestlé, la plus importante multinationale agro-alimentaire mondiale.

Ce film vient à propos pour illustrer et débattre d’un thème abordé en Géographie : « Nourrir les Hommes ».

Voici la bande-annonce :

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Pour aller plus loin, je vous conseille de consulter le site officiel du film.

Voici l’entretien accordé par Jean Ziegler, rapporteur social de l’ONU, sur Canal +, au moment de la sortie du film en avril 2007. Jean Ziegler a également inspiré le film grâce à son livre L’Empire de la honte. C’est un peu long, mais ça vaut le coup, dévoilant les stratégies de domination de garndes firmes multi-nationales agro-alimentaires, qui contribuent aux inégalités de répartition de la nourriture, exploitant les ressources des pays du Sud pour fournir les marchés du Nord. Ainsi au Brésil l’agriculture vivrière est menacée et la forêt amazonienne grignotée pour la culture du soja (décision soutenue par Lula). La décision de l’ouvrier métallurgiste devenu président est polémique. Ziegler explique son choix par la nécessité de réduire la dette.
Autre paradoxe, les produits agricoles des pays industialisés sont tellement subventionnés qu’ils arrivent moins chers sur les étales de Dakar, comparés aux produits locaux.
Le gaspillage montré dans le film est effarant, interrogeant le modèle du développement durable.
Pourtant, les citoyens peuvent agir :

  • Ziegler milite ainsi pour la consommattion de produits de saison,
  • pour l’interdiction des OGM qui font le jeu de puissantes multi-nationales et la logique des profits boursiers,
  • pour l’abolition de la dette du Tiers-Monde,
  • pour le soutien des ONG actives, comme Action contre la faim.

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Pour les élèves de 2nde, présentez en une quinzaine de lignes la théorie du film, que vous illustrerez par quelques exemples. Enfin, vous livrerez un commentaire personnel sur ce film (ce qu'il vous a appris, ce qui vous a marqué, ce qui vous a plu ou pas, et pourquoi !). Ce travail est à faire sur Wikiprof, à la suite de votre travail sur l'agriculture au Mali. Si vous ne pouvez imprimer votre travail, laissez avant mardi soir un commentaire à cet article. Bon WE.

Deux cartes surprenantes de la France !

mardi, novembre 20th, 2007

Observez bien la carte suivante !

Vous n’aurez pas de mal à trouver ce qui cloche, et qui fait référence à des événements actuels.

Pour avoir la réponse, cliquez ici et pour des explications, cliquez sur le lien suivant dirigeant vers le blog d’un collègue.

La deuxième carte est originale et pratique en même temps, quoiqu’elle ne prenne pas en compte les origines sociales. Par exemple, certaines personnes le font sans se toucher. La plupart du temps, on ne sait pas trop combien de fois il faut le faire. Dans d’autres pays, cette pratique française surprend. Vous avez trouvé ? Toutes les réponses, et les liens à explorer, sont sur le Thiboniste.

Wikipédia est-elle fiable ?

lundi, novembre 19th, 2007

L’encyclopédie collaborative en ligne est un des sites les plus consultés au monde. Ces articles sont très bien référencés par le moteur de recherche Google. Aujourd’hui, Wikipédia est un formidable outil de diffusion et de contruction de la connaissance. Pourtant, des voix s’élèvent pour critiquer la fiabilité de Wikipédia. Le magazine L’Histoire y consacre un article, qui s’appuie sur la parution d’un livre de deux journalistes (Béatrice Roman-Amat et Delphine Soulat) : La Révolution Wikipédia. les encyclopédies vont-elles mourir ?

La question de la fiabilité est d’autant plus forte en Histoire que de nombreux sujets sont polémiques, instrumentalisés par différents groupes qui comptent donner une vision de l’Histoire. Pour bien comprendre cette question, il faut savoir que la base du wiki est l’écriture collaborative, et que tout le monde peut écrire dans Wikipédia (7,5 millions d’articles, 253 langues !). Ainsi, les notices sur Napoléon Ier et Philippe Pétain ont été rédigées par respectivement 260 et 400 personnes ! Les concepteurs du site comptent sur les corrections multiples pour présenter une vision juste des faits. 150 administrateurs veillent sur les modifications et interviennent en cas de conflit, qui ont tendance à augmenter. Il est demandé aux auteurs de citer leurs sources. Quand un article est jugé satisfaisant, il reçoit depuis 2003 le label « article de qualité« , comme pour ceux sur la guerre de Cent Ans ou sur le Havre. Quand il pose problème, la mention « controverse de neutralité » apparaît en haut de l’article. Ainsi l’encyclopédie en ligne prend-elle les mesures pour gagner en fiabilité.

Depuis quelques temps, les attaques se multiplient contre Wikipédia, accusée de promouvoir l’amateurisme, de comporter de nombreuses erreurs (comme d’autres encyclopédies). Pourtant il est indéniable que cette encyclopédie traite des informations inédites, est extrêmement réactive, propose, on ne le dit pas assez, du contenu (texte, photo, documents) libre de droit !

Le problème au final vient plutôt de l’usage quasi-unique qu’on pourrait faire de Wikipédia, facilité en cela par le référencement complice de Google . Deux méthodes fondamentales sont à developper en guise de rigueur :

  • croiser les sources
  • Apprendre à utiliser différents moteurs de recherche et savoir utiliser les mots-clés.

Enfin, pour comprendre l’esprit du Wiki, on peut travailler dessus avec les élèves : Wikiprof.

Ce sera l’objet d’un futur article.

Pour aller plus loin, outre la lecture du Magazine l’Histoire, je vous invite à lire Daniel Letouzey, clionaute expert de Wikipédia.

Le rapport 2007 d’Amnesty International

dimanche, novembre 18th, 2007

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Toujours très attendu, et très médiatique, le rapport annuel d’Amnesty International cerne les atteintes aux libertés fondamentales et à la démocratie sur la planète. Dans un billet précédent, nous avons mesuré combien la notion de démocratie est à géométrie variable. Le rapport de l’ONG sur l’année 2006 conclut à une augmentation du climat de peur sur les sociétés, dont certaines sont orchestrées des manipulations gouvernementales. De la guerre au Sud-Liban au conflit dans le Darfour en passant par l’Irak, la Russie, la prison de Guatanamo, le Zimbabwe, Amnesty International dresse le portrait d’un monde instable dont les plus fragiles sont les victimes (civils, femes, enfants), essentiellement dans les pays du Sud.

Seul motif d’espérance, l’union des individus autour de la défense des valeurs universelles des Droits de l’Homme, qui a permis la signature d’un traité international sur la vente des armes, qui a traduit devant un tribunal pénal international des criminels de guerre, qui met à jour des pratiques indignes des démocraties.

Le clip vidéo est aussi un formidable moyen pour Amnesty International de diffuser son message. Ici, le lien vers le site officiel si vous désirez en savoir plus.

Déserteurs et mutinés, les oubliés de l’Histoire ?

dimanche, novembre 18th, 2007

L’Histoire titre ce mois-ci sur les « déserteurs, mutinés et embusqués » de la Grande guerre. L’entretien avec Nicolas Offenstadt éclaire cette Histoire longtemps oubliée, au-delà de la Première guerre mondiale.

Parmi les faits que je retiens, le chiffre estimatif de 100.000 déserteurs du côté français, ce qui n’est pas négligeable. Certains soldats ont perdu tous leurs repères, devenus fous, à cause de la violence des bombardements. D’autres se mutilent volontairement pour échapper au conflit. Face à une Etat qui se décompose, en pleine agitation révolutionnaire, les désertions sont massives dans le camp russe en 1917. Cette même année, des mutineries importantes éclatent sur le front français, qui « peuvent durer quelques heures, comme plusieurs jours. » Ces soldats sont avant tout soucieux de négocier leurs conditions de vie, dans un esprit de citoyens, et ne supportent plus les attaques inutiles et meurtrières. L’armée réagit : sur plus de 500 condamnations à mort, une cinquantaine de soldats seront exécutés. Mais Pétain améliore le quotidien des soldats.

En Angleterre, jusqu’en 1916, l’engagement est volontaire. Le climat de guerre est si fort qu’une campagne est orchestrée par les autorités militaires, appuyée sur les femmes : les plumes de la honte ! Pour chasser les « flemmards », les femmes distribuent des plumes blanches (symbole de lâcheté) aux hommes en âge de combattre qu’elles croisent dans les rues : « elles furent assez courantes à Londres, par exemple à la sortie des stades et dans les ports anglais. » Certains soldats permissionnaires s’en voyaient même offrir !

Pour Nicolas Offenstadt, beaucoup reste à faire en France sur l’Histoire des refus de guerre et du pacifisme. C’est la guerre d’Algérie (1954-62) qui mérite une étude car c’est une armée de conscrits et de nombreux soldats ont déserté avant de partir ou une fois sur le sol algérien. De plus, le mouvement est cette fois appuyé par les intellectuels qui  incitent à cette insoumission (manifeste des 121) dans un contexte international de décolonisation.

La seule initiative politique à ce jour remonte à Lionel Jospin, premier ministre, qui le 5 novembre 1998 à Craonne (Aisne), lors d’une cérémonie de célébration du 80ème anniversaire de l’armistice de 1918, avait demandé que les mutins du Chemin des Dames, « fusillés pour l’exemple » en 1917, soient « réintégrés aujourd’hui pleinement dans notre mémoire collective nationale ». Encore que cette déclaration avait suscité la réprobation du président Jacques Chirac.

En 1954, trois mois avant la défaite française de Dien Bien Phu en Indochine, Boris Vian compose la chanson du Déserteur, qui symbolise ce refus de la guerre. Cette chanson « subversive » est censurée par la République pendant la guerre d’Algérie.

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Voici les paroles complètes de la chanson :

« Monsieur Le Président, je vous fais une lettre que je vous lirai peut-être si vous avez le temps.
Je viens de recevoir mes papiers militaires pour partir à la guerre avant mercredi soir.
Monsieur Le Président je ne veux pas la faire, je ne suis pas sur terre pour tuer des pauvres gens.
C’est pas pour vous fâcher, il faut que je vous dises ma décision est prise, je m’en vais déserter.  »
Depuis que je suis né, j’ai vu mourir mon père, j’ai vu partir mes frères et pleurer mes enfants.
Ma mère a tant souffert qu’elle est dedans sa tombe et se moque des bombes et se moque des verres.
Quand j’étais prisonnier, on m’a volé ma femme, on m’a volé mon âme et tout mon cher passé.
Demain de bon matin, je fermerai ma porte au nez des années mortes, j’irai sur les chemins.
Je mendierai ma vie sur les routes de France, de Bretagne en Provence et je dirai aux gens :
Refusez d’obéir, Refusez de la faire, N’allez pas à la guerre, Refusez de partir.
S’il faut donner son sang, allez donner le vôtre, vous êtes bon apôtre, Monsieur Le Président, si vous me poursuivez, prévenez vos gendarmes que je n’aurai pas d’armes et qu’ils pourront tirer.

Crystal Frontier de Calexico

vendredi, novembre 16th, 2007

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Inclassable ! Le groupe de Joey Burns et John Convertino, Calexico, est originaire de l’Arizona aux Etats-Unis. Son nom vient de la ville californienne postée sur la frontière, doublon de Mexicali au Mexique. Leur musique pop-rock est d’ailleurs très influencée par les rythmes latins avec la présence des mariachis, qui donnent au groupe une sonorité unique et immédiatement reconnaissable.

Autre qualité du groupe, la francophilie ! On les retrouve sur un album de J.L. Murat, en duo avec Françoiz Breut ou Gotan Project, et n’hésitent à entonner le refrain en Français.
The Crystal frontier traite de la frontière américano-mexicaine et son clip en comporte de nombreuses images.

Calexico Lyrics

Abécédaire de l’esclavage des Noirs

jeudi, novembre 15th, 2007

Gilles Gauvin, originaire de la Réunion, est docteur en Histoire et professeur dans un collège voisin en ZEP. Il vient de publier en 2007 un ouvrage très utile et accessible aux collégiens sur l’esclavage des Noirs.

Voici un extrait du compte-rendu de Dominique Chattuant, disponible sur le site des Clionautes :

« Les 26 entrées, parmi lesquelles on trouve « Esclavage », « Femmes », « Genèse des créoles », « Négriers », « Schoelcher et Sarda-Garriga », « Traite », « Zombi », « Karib », ou « Codes noirs », sont complétées par une riche iconographie où l’on retrouve le Belley de Girodet, un combattant noir de l’armée britannique au XVIIIe ou l’illustration du chapitre du Candide de Voltaire sur « le nègre du Surinam ». On dispose également d’une série de cartes très lisibles présentant les Antilles et la Réunion, chaque carte étant complétée, comme cela se fait systématiquement dans les manuels américains, par une autre à petite échelle situant l’espace concerné dans son contexte régional. L’ouvrage est également doté d’une chronologie et d’un index ainsi que d’une bibliographie, d’une filmographie et d’une liste de DVD et liens… »

Pour l’occasion, François Bourgeon, auteur-dessinateur de la série les Passagers du vent (présentation prochaine sur Spoutnik) a dessiné la couverture.

Nous reparlerons également prochainement de l’esclavage en présentant le parcours muséographique du musée du château des Ducs de Bretagne à Nantes, première ville française pour la traite négrière.

La démocratie, un système politique à géométrie variable

lundi, novembre 12th, 2007

Une comparaison de deux cartes (source : Wikipedia) suffit à prouver qu’il existe une distorsion importante sur l’idée de démocratie.

  • Bleu : les pays qui se revendiquent démocratique et qui autorisent des partis d’opposition (en théorie)
  • Vert : les pays qui se revendiquent démocratique mais qui n’autorisent pas d’opposition
  • Rouge : les pays qui se revendiquent aucunement comme démocratique

Sur cette seconde carte, c’est une Organisation Non Gouvernementale américaine, Freedom House, qui répond à la question, en prenant en compte des critères comme les libertés civiles, les droits politiques. Cette carte est réalisée à partir d’une enquête réalisée en 2007.

  • Vert : pays au fonctionnement démocratique
  • Orange : pays partiellement démocratique
  • Rouge : pays non démocratique

Cette fois-ci, la vision démocratique du monde est chamboulée. Les continents démocratiques sont l’Europe, l’Amérique et l’Océanie, tandis que l’Asie et l’Afrique sont peu démocratiques. Cette enquête égratigne la Russie de Vladimir Poutine, seul pays du G8, groupe des 8 pays les plus riches du monde, à ne pas être démocratique. D’une manière générale, il existe un lien, une corrélation, entre pays développé et démocratique.

Enfin, si l’Inde est le pays plus grand pays démocratique au monde (1.1 milliard d’habitants), le pays compte encore un nombre important d‘enfants travaillant illégalement, et le système des castes fonctionne encore, limitant l’égalité entre les citoyens.

11 novembre : plus que deux poilus…

dimanche, novembre 11th, 2007

Au 11 novembre 2007, il ne reste plus que deux poilus (français) encore de ce monde, et au total 14 anciens combattants de la Grande guerre sur Terre ! Leurs noms : Louis de Cazenave et Lazare Ponticelli, nés en 1897.

Les hommages depuis quelques années ne cessent et ont accompagné une redécouverte du conflit à travers les témoignages de ces poilus. L’édition du Livre « Parole de Poilus » en 1998 a symbolisé ce mouvement.

Les journaux ne manquent pas à l’appel. Le magazine Historia du mois de Novembre titre sur : les derniers poilus se racontent, L’Histoire évoque les déserteurs, les mutins et les embusqués de la Grande guerre, alors que le site Internet du Monde propose un portfolio qui nous plonge dans l’ambiance sonore et visuelle de l’époque en mêlant cartes postales du front et chansons populaires.

Pour la première fois de son mandat, le président Sarkozy a déposé une gerbe sur la tombe du soldat inconnu, cérémonie traditionnelle du 11 novembre. Sur le site de France 2, retrouvez la cérémonie, mais surtout en vidéo le témoignage de Louis de Cazenave et des extraits des lettres des poilus.

Quand les derniers poilus disparaîtront, que deviendra le 11 novembre ?

Rostropovitch joue Bach

dimanche, novembre 11th, 2007

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Chef d’orchestre, considéré comme l’un des plus grands violoncellistes du XXe siècle, il avait également été une figure de l’opposition au pouvoir soviétique • Il s’est éteint à Moscou à 80 ans le 27 avril 2007. Ainsi il s’était exilé aux Etats-Unis à partir de 1975. Quelques jours après la chute du mur de Berlin, il joue Bach à Check Point Charly (sur le blog de ma collègue Caroline Tambareau). Vous pouvez aussi lire sa biographie sur le site de RFI.L’extrait ci-dessus est le prélude de la suite pour Violoncelle de Bach. Jean-Sébastin Bach (1685-1750) est grand compositeur baroque, qui a nourri l’inspiration de Beethoven ou de Mozart. L’extrait sélectionné montre le raffinement de ses mélodies et l’émotion qui émerge à l’écoute de sa musique. Il a té repris dans un film que nous avons regardé avec les élèves de la section européenne (Master and Commander).

En lisant la biographie de Mr Rostropovitch, vous traversez une partie du 20e siècle.

En écoutant Bach, vous plongez dans l’univers culturel baroque du 18 siècle.