Archive for the ‘Expositions’ Category

Les Hauts-Normands et la mer

vendredi, mai 22nd, 2009

Il reste quelques jours pour assister à cette exposition visible aux archives départementales à Rouen. Le journal d’un corsaire y est visible. De quoi inciter aux voyage et rêver d’aventures !

Les Hauts-Normands et la mer – wideo
Depuis toujours, les Hauts-Normands entretiennent un lien privilégié avec la mer. Exploration, commerce, pêche : une exposition retrace ces siècles d’épopées maritimes aux Archives Départementales.

France Nouvelle France : naissance d’un peuple français en Amérique

mardi, décembre 11th, 2007

Le Château-Musée de Dieppe accueille jusqu’au 10 février 2008 l’exposition « France Nouvelle France, naissance d’un peuple français » réalisée par Pointe-à-Callière, Musée d’archéologie et d’histoire de Montréal et le Château des ducs de Bretagne –Musée d’histoire de Nantes. Cette exposition retrace l’aventure de ces milliers de Français, colons volontaires ou forcés, partis notamment de La Rochelle et de Nantes, s’établir entre le 16e et le 18e siècles en Acadie, dans la vallée du Saint Laurent, dans la région des Grands lacs ou en Louisiane. En suivant quelques destins individuels, elle s’attache à présenter les acteurs de cette migration et à souligner l’importance des échanges qu’ils sont amenés à nouer avec les Amérindiens. De leur épopée extraordinaire dans une Nouvelle-France aujourd’hui disparue, il reste une francophonie toujours bien vivante en Amérique.

Une aventure inédite et originale

L’histoire de l’implantation française entre le XVIe et le XVIIIe siècles sur le territoire américain constitua une aventure inédite et originale pour les Français qui émigrèrent sur un territoire nord-américain encore totalement inconnu. Partis des ports de Dieppe, Saint-Malo, Nantes, La Rochelle, Bordeaux, les acteurs de cette migration s’embarquent pour une « Nouvelle-France » qui apparait sous le nom de Nova Gallia ou Nova Francia sur des cartes réalisées à la suite des voyages des frères Verrazano et de Jacques Cartier. Ils viennent habiter un pays qui n’existe pas encore, bien que peuplé de multiples nations amérindiennes. Pays qu’ils devront construire de toutes pièces et qui deviendra le Québec, le Canada, la Louisiane.

Si la Nouvelle-France a aujourd’hui disparu, après une brève existence de deux siècles, elle aura réussi à enfanter un peuple qui lui survit toujours. Ainsi, l’épopée de ces colons– explorateurs, chasseurs de fourrure, coureurs des bois, engagés et militaires, « filles du roi » venues pour se marier, missionnaires… — est à l’origine d’une francophonie toujours vivantes en Amérique.

Ceux qui partaient…

En Nouvelle-France, à la différence des colonies britanniques, il n’y eut pas de communautés entières traversant l’océan en quête d’un pays neuf si ce n’est d’une « terre promise ». La grande majorité des migrants français ne fuient pas la misère ou la persécution. Ils ne cherchent pas non plus à bâtir une patrie meilleure, mais plutôt des opportunités de travail pour améliorer leur sort. Ce sont des hommes jeunes, célibataires, plutôt venus des centres urbains du Perche, de Normandie, de Bretagne, prêts à travailler en colonie pour une période limitée, le temps de se faire une situation. A partir de 1665, l’arrivée des « filles du roi », envoyées sur ordre de Louis XIV pour fonder une famille et habiter le Nouveau Monde sans billet de retour, change la donne : c’est le début d’un enracinement familial, sans lequel la Nouvelle-France ne serait restée qu’un vaste territoire à fourrures.

Le parcours de l’exposition

L’exposition, dont la scénographie joue sur d’immenses panneaux qui créent l’atmosphère de chacune des séquences et favorisent l’immersion du visiteur, s’appuie sur la présentation de gravures, de cartes anciennes, d’objets… Bon nombre sont des objets de la vie quotidienne et de provenance archéologique : vaisselle, armes, berceaux, anneaux…Le parcours retrace l’implantation française en Nouvelle-France en cinq périodes majeures, de l’époque des explorations à la fin de l’Ancien Régime français. Chacune de ces périodes est l’occasion d’explorer les aspects originaux de ce peuplement : l’identité des migrants, les conditions de leur départ, la manière dont ils s’adaptent et s’établissent, leurs relations avec les Amérindiens, les métissages, le contexte commercial, militaire, missionnaire…

Source : le dossier de presse fourni par le musée qui présente l’exposition. le dossier de presse fournit d’autres explications historiques et les reproductions de 4 oeuvres présentées.

Far West : mythes et Histoire

samedi, novembre 17th, 2007

Le Far-West a débarqué en Haute-Normandie grâce à une exposition qui vaut le détour :

La mythologie de l’Ouest dans l’art américain (1830-1940)

 

 George Catlin, ‘Portrait de chef indien’, 1846

 « L’art américain mettant en scène l’histoire, les paysages et les légendes de la conquête de l’Ouest, constitue une page très étonnante de l’histoire de l’art. Rangé sous la dénomination Western Art, il est relativement populaire aux Etats-Unis mais peu présent dans les grands musées des Beaux-Arts. Son caractère narratif, spectaculaire, héroïque, touchant à l’un des mythes fondateurs de la civilisation américaine, a souvent fait oublier sa valeur proprement artistique. Les images créées au XIXe siècle sont pourtant, bien souvent, de véritables chefs-d’oeuvre sur lesquels repose toute notre vision moderne de cette histoire. Le cinéma a puisé abondamment dans la peinture et si quelques noms seulement sont connus du grand public (Catlin, Remington), de très nombreux peintres et sculpteurs ont rivalisé de virtuosité et d’invention poétique sur ce thème en or.
L’ exposition de Rouen, Rennes et Marseille propose un choix fondé sur des critères plus esthétiques qu’historiques, et un regard européen sur un siècle d’imagination débridée, nourrie d’abord de la fascination des paysages fabuleux qui s’étendent à l’ouest du Mississippi. Tout en évoquant l’histoire héroïque et tragique de cette ‘conquête », le choc des civilisations, son but est d’abord de réunir les meilleurs artistes. Les peintures et sculptures présentées montrent comment l’oeuvre d’art, d’abord témoin de l’exploration de ce nouveau monde, devient rapidement un élément actif de la construction du mythe. Des grands paysages vertigineux commandés par les compagnies de chemin de fer aux scènes terribles des guerres indiennes, les artistes ont apporté une contribution décisive à l’idéal de liberté et d’aventure qui fonde la société américaine. » Présentation extraite d’EVENE.FR

A voir au musée des Beaux-Arts de Rouen jusqu’au 7 janvier, puis à Rennes et à Marseille.

Le dossier de l’exposition rouennaise en pdf comprend de nombreuses reproductions d’oeuvre, des cartes pour contextualiser la conquête de l’Ouest, des textes introductifs clairs, une chrinologie, et toutes les informations pratiques.