Rêver les yeux ouverts ?

Pour ce qui est maintenant du second argument, certes les affaires des hommes seraient en bien meilleur point s’il était également au pouvoir des hommes tant de se taire que de parler, mais, l’expérience l’a montré surabondamment, rien n’est moins au pouvoir des hommes que de tenir leur langue, et il n’est rien qu’ils puissent moins faire que de gouverner leurs appétits ; et c’est pourquoi la plupart croient que notre liberté d’action existe seulement à l’égard des choses où nous tendons légèrement, parce que l’appétit peut en être aisément contraint par le souvenir de quelque autre chose fréquemment rappelée ; tandis que nous ne sommes pas du tout libres quand il s’agit de choses auxquelles nous tendons avec une affection vive que le souvenir d’une autre chose ne peut apaiser. S’ils ne savaient d’expérience cependant que maintes fois nous regrettons nos actions et que souvent, quand nous sommes dominés par des affections contraires, nous voyons le meilleur et faisons le pire, rien ne les empêcherait de croire que toutes nos actions sont libres. C’est ainsi qu’un petit enfant croit librement appéter le lait, un jeune garçon en colère vouloir la vengeance, un peureux la fuite. Un homme en état d’ébriété aussi croit dire par un libre décret de l’Ame ce que, sorti de cet état, il voudrait avoir tu ; de même le délirant, la bavarde, l’enfant et un très grand nombre d’individus de même farine croient parler par un libre décret de l’Ame, alors cependant qu’ils ne peuvent contenir l’impulsion qu’ils ont à parler ; l’expérience donc fait voir aussi clairement que la Raison que les hommes se croient libres pour cette seule cause qu’ils sont conscients de leurs actions et ignorants des causes par où ils sont déterminés ; et, en outre, que les décrets de l’Ame ne sont rien d’autre que les appétits eux-mêmes et varient en conséquence selon la disposition variable du Corps. Chacun, en effet, gouverne tout suivant son affection, et ceux qui, de plus, sont dominés par des affections contraires, ne savent ce qu’ils veulent ; pour ceux qui sont sans affection, ils sont poussés d’un côté ou de l’autre par le plus léger motif. Tout cela certes montre clairement qu’aussi bien le décret que l’appétit de l’Ame, et la détermination du Corps sont de leur nature choses simultanées, ou plutôt sont une seule et même chose que nous appelons Décret quand elle est considérée sous l’attribut de la Pensée et expliquée par lui. Détermination quand elle est considérée sous l’attribut de l’Étendue et déduite des lois du mouvement et du repos, et cela se verra encore plus clairement par ce qui me reste à dire. Je voudrais en effet que l’on observât particulièrement ce qui suit : nous ne pouvons rien faire par décret de l’Ame que nous n’en ayons d’abord le souvenir. Par exemple, nous ne pouvons dire un mot à moins qu’il ne nous en souvienne. D’autre part, il n’est pas au libre pouvoir de l’Ame de se souvenir d’une chose ou de l’oublier. On croit donc que ce qui est au pouvoir de l’Ame, c’est seulement quand nous pouvons dire ou taire suivant son décret la chose dont il nous souvient. Quand cependant nous rêvons que nous parlons, nous croyons parler par le seul décret de l’Ame, et néanmoins nous ne parlons pas ou, si nous parlons, cela se fait par un mouvement spontané du Corps. Nous rêvons aussi que nous cachons aux hommes certaines choses, et cela par le même décret de l’Ame en vertu duquel pendant la veille nous taisons ce que nous savons. Nous rêvons enfin que nous faisons par un décret de l’Ame ce que, pendant la veille, nous n’osons pas. Je voudrais bien savoir, en conséquence, s’il y a dans l’Ame deux genres de décrets, les Imaginaires et les Libres ? Que si l’on ne veut pas aller jusqu’à ce point d’extravagance, il faudra nécessairement accorder que ce décret de l’Ame, cru libre, ne se distingue pas de l’imagination elle-même ou du souvenir, et n’est rien d’autre que l’affirmation nécessairement enveloppée dans l’idée en tant qu’elle est idée . Et ainsi ces décrets se forment dans l’Ame avec la même nécessité que les idées des choses existant en acte. Ceux donc qui croient qu’ils parlent, ou se taisent, ou font quelque action que ce soit, par un libre décret de l’Ame, rêvent les yeux ouverts.

Spinoza, ETHIQUE, Troisième partie, proposition 2

« Exister, [..] ne peut se faire sans passion. »

Quelle est la force par laquelle Don Juan séduit ? C’est celle du désir : l’énergie du désir sensuel. Dans chaque femme, il désire la féminité tout entière, et c’est en cela que se trouve la puissance, sensuellement idéalisante, avec laquelle il embellit et vainc sa proie en même temps. Le réflexe de cette passion gigantesque embellit et agrandit l’objet du désir qui rougit à son reflet, en une beauté supérieure. Comme le feu de l’enthousiaste illumine avec un éclat séduisant jusqu’aux premiers venus qui ont des rapports avec lui, ainsi, en un sens beaucoup plus profond, éclaire-t-il chaque jeune fille, car son rapport avec elle est essentiel. Et c’est pourquoi toutes les différences particulières s’évanouissent devant ce qui est l’essentiel : être femme. Il rajeunit les vieilles de telle sorte qu’elles entrent au beau milieu de la féminité, il mûrit les enfants presque en un clin d’oeil ; tout ce qui est féminin est sa proie. […] Écoutez Don Juan ; si, en l’écoutant, vous n’obtenez pas une idée de lui, vous ne l’obtiendrez jamais. Écoutez le début de sa vie. Comme la foudre sort des nuées ténébreuses de l’orage, ainsi s’élance-t-il des profondeurs du sérieux, plus rapide que la foudre, plus capricieux qu’elle et, pourtant, aussi sûr ; écoutez comme il se jette dans la richesse de la vie, comme il se brise contre son barrage inébranlable, écoutez ces sons de violon, légers et dansants, écoutez le signe de la joie, l’allégresse du plaisir, écoutez les délices solennelles de la jouissance ; écoutez sa fuite éperdue, – dans sa précipitation il se dépasse lui-même, toujours plus vite, de plus en plus irrésistible, écoutez les désirs effrénés de la passion, écoutez le murmure de l’amour, le chuchotement de la tentation, écoutez le tourbillon de la séduction, écoutez le silence de l’instant, – écoute, écoutez, écoutez Don Juan de Mozart.  KIERKEGAARD

Philosophie et danse

Philosophie et danse

Un site très intéressant : Vidéothèque de danse en ligne

http://www.numeridanse.tv/fr

Si on considère la danse comme ayant une valeur esthétique, comme appartenant au cercle de l’art on peut la confronter à diverses problématiques philosophiques.
Il faut cependant noter que la danse occupe une place singulière dans le système des beaux-arts depuis le XVIII ème siècle.
La danse est en effet longtemps mise sous tutelle musicale et/ou littéraire.
Au XIX ème siècle le philosophe Hegel la laisse à l’écart de son esthétique (comme l’art des jardins).
Dans les pensée systématiques seul Alain ( philosophe du 20 ème siècle) lui accorde une place autonome. Il faut donc rechercher  les questions philosophiques qui posent problème, expliquant la mise à l’écart de la danse.

1°) Le statut du corps tant celui du danseur que celui du spectateur, il y a une interrogation qui porte sur la matière et l’esprit et sur l’autonomie possible de l’un ou de l’autre. On peut également réfléchir à la comparaison possible entre la danse et le sport

2°) L’œuvre chorégraphique est-elle reproductible , transmissible ?

3°) Qui fait l’œuvre ? Le chorégraphe ? Les danseurs ? Le cinéaste ? Quelles sont les conditions pour qu’un spectacle soit une œuvre authentique ?

3°) Les émotions et la danse. Dire que la danse est une œuvre d’art c’est prétendre à l’universalité des jugements malgré la diversité des représentations. Dans la danse contemporaine, les rôles, les mouvements, les interprétations ne sont jamais narratifs, le sens échappe aux spectateurs ou du moins va au-delà de l’expression de sentiment, la danse n’est pas un langage.

4°) Nature et culture. Il y a une multiplicité de danses à la fois dans l’histoire et dans l’espace géographique.  La diversité et la multiplicité des chorégraphies, des formes de danses, des danseurs eux-même en font un événement incomparable d’un civilisation à l’autre. Ce pendant cette diversité s’inscrit dans un processus universel : tout les peuple dansent. L’ethnologie contemporaine permet d’affirmer que la danse est «  un fait social total ».

Le spectacle Androphyne […] ou pas

Il nous a été présenté pas seulement comme de la danse contemporaine mais plutôt comme de l’expression scénique.
Pas de mise en scène, pas très structuré, spectacle interactif, nous spectateurs créons le spectacle.
Musique insupportable, monte crescendo.
Bonne musique, musique pas désagréable, elle fait partie intégrale du spectacle.
Bouchon d’oreille fournis dans le kit du spectateur !
Début un peu lent
Pour en savoir plus…
http://lewebpedagogique.com/philo-bac/terminale-l/androphyne-ou-pas/

Le besoin d’art

« J’ai passé toute mon adolescence au Brésil pendant la dictature militaire, et, là-bas, à cette période, nous n’avions bien sûr presque pas de livres. Je me souviens d’être allé à la bibliothèque publique où il y avait de très vieux livres dont les couleurs étaient passées. A l’école, je me souviens par contre d’avoir vu de très beaux ouvrages qui venaient des Etats-Unis ou d’Europe. La première fois que j’ai vu un gros livre sur l’Impressionnisme, ce qui m’a frappé d’abord, c’est Monet et Cézanne…(…)
Je n’étais pas très à l’aise avec la couleur. J’ai toujours été un dessinateur, pas un peintre. Parce que dessiner avec une couleur, ça va. Deux
couleurs c’est déjà un problème. Trois couleurs, on a au mieux un Mondrian… au pire une catastrophe. Et quatre, cinq, six, là ; il faut être né avec une certaine aptitude visuelle, intellectuelle aussi. Par exemple, quand je regarde Raphaël, L’Ecole d’Athènes, au Vatican, j’ai presque mal à la tête. Comment a-t-il fait ça? (…) »
Vik Muniz, entretien avec Eric Mézil pour le catalogue de l’exposition Il faut rendre à Cézanne, Aix-en-Provence, Avignon,
2007

Exposition à la collection Lambert MARDI 17 janvier à 14 heures

Lawrence Weiner — Vik Muniz

Cet hiver, la Collection Lambert en Avignon présente une double exposition consacrée à Lawrence Weiner et Vik Muniz. En dédiant ses espaces à deux artistes majeurs de la scène internationale le musée renoue avec les doubles monographies qui ont permis par le passé de découvrir des artistes émergeants et de présenter le travail d’artistes confirmés

 

> Lawrence Weiner

After Crossing the river / Après la traversée du fleuve.

Intitulée After Crossing the river, l’exposition consacrée à Lawrence Weiner a été conçue comme un véritable projet dans lequel l’artiste, père fondateur de l’art conceptuel dans les années 60, réactive des pièces de textes créées en France tout au long de la relation qu’il a entretenue avec son marchand, Yvon Lambert, puis avec le musée qui abrite sa collection.

 

 

 

> Vik Muniz

Le musée imaginaire

 

Dans Le musée imaginaire, Vik Muniz, photographe contemporain incontournable et ambassadeur auprès de l’UNESCO, déploie tout son art de l’illusion. Les chefs-d’oeuvre de Van Gogh, Cézanne, Picasso, Warhol, et autres grands noms de l’histoire de l’art sont reconstitués par l’artiste grâce à des matériaux incongrus (laine, ketchup, sauce chocolat, pigments, magazines découpés, végétaux séchés, détritus…) pour être photographiés. Ils investiront les salles su rez-de-chaussée de l’hôtel de Caumont, créant un nouveau musée dans le musée, un « Musée imaginaire » pour reprendre l’expression de Malraux.
Vik Muniz proposera aussi, dans le cadre de cette exposition, d’investir l’Église des Célestins afin d’y réaliser une œuvre monumentale inédite conçue en collaboration avec des étudiants de la ville.

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xhv5h3_interview-vik-muniz_creation[/dailymotion]

On y danse […] ou pas

Androphyne

[…] ou pas

Co-production du réseau des CDC

lundi 16 janvier 21h
CDC – Les Hivernales
tarifs 22/18/16/12 €


[…] ou pas
est un spectacle “total”, pour dire la diversité des disciplines qui se croisent sur scène. Musique (concert et chanson en direct), art contemporain (installations, vidéo, performances, créations d’images), c’est du théâtre, parce qu’il y a jeu, action, personnages, texte, décors,
scénographie. C’est aussi de la danse, Androphyne est née compagnie de danse, il lui en reste une manière de tout envisager comme le déploiement du corps. […] ou pas peut alors se décrire comme un spectacle de théâtre chorégraphié à partir d’un dispositif simple : un “reality show” mené avec les spectateurs, mêlant l’ironie, le burlesque et la poésie… une énergie communicative, jubilatoire.

Conception Pierre-Johann Suc et Magali Pobel
Interprétation pas mal de monde (danseurs, musiciens, comédiens, performers) … [ou pas]

 

A l’occasion du spectacle […] ou pas du 16 janvier, les élèves (inscription Pac’ART) participeront à un SPOT  lundi 9 janvier à 10 heures :

Rencontre avec la créatrice de la vidéo Le Tour du Monde en 80 Danses, Anne Bedou, avec des projections de vidéos de danse

Origine d’Éros

Dans le Banquet, Platon met en scène des convives qui sont invités à prononcer un discours sur l’Amour (Éros). Les convives ont bien festoyé lorsque Socrate prend la parole. Il rapporte alors un discours que lui aurait tenu une femme de Mantinée, Diotime, un prêtresse instruisant des « choses concernant l’amour ». Dans son discours, Diotime commence par expliquer que l’Amour n’est pas un dieu mais un démon, un être intermédiaire entre les dieux immortels et les hommes mortels. Cette nature démoniaque s’explique par ses origines, il est fils de pauvreté (Pénia) et d’expédient (Poros)

 

 

 

 

 

 

DIOTIME

[203b]
A la naissance de Vénus, il y eut chez les dieux un grand festin où se trouvait entre autres Poros , fils de Métis. Après le repas, Pénia s’en vint mendier quelques restes et se tint auprès de la porte. En ce moment, Poros, enivré de nectar (car on ne faisait pas encore usage du vin), sortit de la salle et entra dans le jardin de Jupiter, où le sommeil ne tarda pas à fermer ses yeux appesantis. Alors, Pénia, poussée par son état de pénurie, imagina d’avoir un enfant de Poros. [203c] Elle alla donc se coucher auprès de lui, et devint mère de l’Amour. C’est pourquoi l’Amour devint le compagnon et le serviteur de Vénus, ayant été conçu le jour même où elle naquit ; outre que de sa nature il aime la beauté, et que Vénus est belle.

Et maintenant comme fils de Poros et de Pénia, voici quel fut son partage : d’abord il est toujours pauvre, et, loin d’être beau et délicat, comme on le pense généralement, il est maigre, malpropre, sans chaussures, [203d] sans domicile, sans autre lit que la terre, sans couverture, couchant à la belle étoile auprès des portes et dans les rues ; enfin, comme sa mère, toujours dans le besoin. Mais, d’autre part, selon le naturel de son père, il est toujours à la piste de ce qui est beau et bon ; il est mâle, hardi, persévérant, chasseur habile, toujours machinant quelque artifice, désireux de savoir et apprenant avec facilité, philosophant sans cesse, enchanteur, magicien, sophiste. De sa nature il n’est ni mortel [203e] ni immortel ; mais, dans le même jour, il est florissant et plein de vie, tant qu’il est dans l’abondance, puis il s’éteint, pour revivre encore par l’effet de la nature paternelle. Tout ce qu’il acquiert lui échappe sans cesse, en sorte qu’il n’est jamais ni riche ni pauvre.

Il tient aussi le milieu entre la sagesse et l’ignorance : car aucun dieu ne philosophe ni [204a] ne désire devenir sage, puisque la sagesse est le propre de la nature divine ; et, en général, quiconque est sage ne philosophe pas. Il en est de même des ignorants, aucun d’eux ne philosophe ni ne désire devenir sage ; car l’ignorance a précisément le fâcheux effet de persuader à ceux qui ne sont ni beaux, ni bons, ni sages, qu’ils possèdent ces qualités : or nul ne désire les choses dont il ne se croit point dépourvu.

SOCRATE

Mais, Diotime, qui sont donc ceux qui philosophent, si ce ne sont ni les sages ni les ignorants ?

DIOTIME

Il est évident, [204b] même pour un enfant, dit-elle, que ce sont ceux qui tiennent le milieu entre les ignorants et les sages, et l’Amour est de ce nombre. La sagesse est une des plus belles choses du monde ; or l’Amour aime ce qui est beau ; en sorte qu’il faut conclure que l’Amour est amant de la sagesse, c’est-à-dire philosophe, et, comme tel, il tient le milieu entre le sage et l’ignorant. C’est à sa naissance qu’il le doit : car il est le fils d’un père sage et riche et d’une mère qui n’est ni riche ni sage. Telle est, mon cher Socrate, la nature de ce démon.

Quant à l’idée que tu t’en formais, il n’est pas étonnant qu’elle te fût venue ; [204c] car tu croyais, autant que j’ai pu le conjecturer par tes paroles, que l’Amour est ce qui est aimé et non ce qui aime. Voilà, je pense, pourquoi l’Amour te semblait très-beau ; car ce qui est aimable est la beauté réelle, la grâce, la perfection et le souverain bien. Mais ce qui aime est d’une tout autre nature, comme je viens de l’expliquer.

 

L’art dans la publicité

Description du produit

Description du tableau 

Lien entre le tableau et la publicité

Quel est l’intérêt pour un publicitaire d’utiliser une œuvre classique ?

En quoi les techniques artistiques (couleurs, supports, formes) ont-elles un intérêt pour le publicitaire ?

En quoi l’œuvre d’art est-elle supplantée (laisse place) par l’idée mercatique ?

Le spectateur préfère-t-il l’œuvre ou la publicité ? En quoi reste-il perplexe lorsqu’il découvre le lien entre les deux ?

La publicité peut-elle être considérée comme une œuvre d’art ?

Qui est artiste ?

 

Cliquez sur les titres pour voir les dossiers d’élèves

Rouge Chanel

La joconde

Chapelle Sixtine

Heineken Tour Eiffel

la cène

La Joconde Philosophie(1)

Travail en cours…

Lettre à un astronome / comédien

Compte rendu de la sortie théâtre :

Les thèmes étaient très théoriques, une approche scientifique mais pas vraiment philosophique (retracer l’histoire en vulgarisant le coté scientifique, mais aussi l’histoire des religions, croyances) pas de projection de l’aspect philosophique  sur les sciences. Uniquement l’aspect religieux.

Les théories scientifiques ne nous permettent pas d’avoir la vérité mais seulement une approche de celle-ci. Est-ce que la démarche scientifique nous permet d’atteindre la vérité ? Est-ce que la recherche de la vérité par un raisonnement pur, n’est pas contradictoire car il faut avoir la foi en cela ?

La vérité, c’est une idée et nous supposons que tous les hommes possèdent.

Lorsque le comédien a évoqué qu’il y avait une partie en tout homme, qui était dans la croyance, et une autre partie qui était à la recherche de la vérité on peut le rapprocher du fait que la croyance vient des sentiments, du corps, et la recherche du vrai de la raison. L’homme n’est pas parfait au sens d’un être de pure raison. Bien penser, c’est la rationalité, c’est penser par la raison, par étapes (Descartes)

–    Le chercheur croit trouver quelque chose, la vérité.

–     C’est une passion qui anime le chercheur, un amour de la véri

 

Thèmes philosophiques que nous pensions aborder :

– La raison et la foi

– L’anthropocentrisme

– L’astronomie en tant que science : qu’est ce qu’une science, une démonstration, quel est le rôle de l’expérience ?

– Les sciences et les techniques, l’enjeu moral ?

– La représentation théâtrale de l’histoire des sciences

– La double face d’un même personnage représentant la raison et le sentiment (éclaircissement attendu)

– L’intérêt philosophique d’une réflexion sur l’astronomie ?

– Les sens sont-ils trompeurs ?

– Voit on la vérité a travers la lunette ?

– Pourquoi ne pas prendre plusieurs acteurs pour faire les différents rôles ?

– Quel est le rôle du caillou ?

– Notion de proportion par rapport à l’espace et au temps (représentation de tout l’univers sur une année)

 

La classe de Terminale S

Adressé à Jean Louis Heudier :

http://www.heudier.eu/

 

Souvenir d’Opéra

 

 

 TRAVAIL EN COURS…

DES RÉPONSES EN Cliquant ici

 

La musique nous rend-elle être maitre de nos émotions ?

Que signifie interpréter ?

Une œuvre musicale est-elle faite pour être jouée ?

 

Quand nous percevons une mélodie, qu’est-ce qui nous plait ou déplait ?

En quel sens peut-on dire que le musicien est un artiste ?

Seule la musique classique est-elle un art ?

 

Pour apprécier une œuvre musicale faut-il être cultivé ?

Aimer la musique, est-ce connaître son histoire ou la pratiquer soi-même ?

L’œuvre musicale est-elle universelle ?

 

« Ai-je bon goût » se réduit-il à ai-je l’oreille musicale ?

L’artiste est-il celui qui compose ou celui qui joue ?

L’œuvre en musique est-elle intemporelle ?

 

Trésors d’un collectionneur

 

LA BIBLIOTHEQUE LITTERAIRE DE JACQUES DOUCET / DE BAUDELAIRE AUX SURREALISTES

L’exposition réalisée en partenariat avec la  Bibliothèque littéraire  Jacques Doucet est l’occasion de rendre hommage au collectionneur Jacques Doucet dans la maison de ses derniers héritiers à Avignon où se trouvent des œuvres importantes lui ayant appartenu, de Chardin à Modigliani.
Le musée, fier de cette illustre provenance,  propose au public depuis quinze ans expositions, visites et conférences pour montrer la diversité  des centres d’intérêt et la qualité des acquisitions de Doucet. En effet, si le collectionneur est connu à Avignon pour ses tableaux et œuvres d’art exposés au musée Angladon, son nom est associé à deux bibliothèques parisiennes bien connues des étudiants et chercheurs. Fondée par Jacques Doucet peu après sa Bibliothèque d’art et d’archéologie, la Bibliothèque littéraire témoigne d’un mécénat consacré pendant une quinzaine d’années à la littérature de Baudelaire aux Surréalistes.

La Bibliothèque littéraire Jacques Doucet, qui poursuit son œuvre aujourd’hui, a sélectionné pour Avignon un choix de documents concernant des écrivains bien connus du public comme Charles Baudelaire, Paul Verlaine, Arthur Rimbaud, Pierre Reverdy, Max Jacob, Guillaume Apollinaire, Blaise Cendrars, Francis Jammes, Robert Desnos, Paul Eluard, Paul Valéry ou André Gide.
Ces écrivains sont représentés par des documents rares : manuscrits, correspondances, livres illustrés ou reliures réalisées par deux décorateurs de Jacques Doucet, Pierre Legrain et Rose Adler  dont certains encadrements de tableaux sont visibles au musée.
L’exposition montre l’origine de la Bibliothèque et l’esprit des collections  initiées grâce aux conseillers dont a su s’entourer le mécène : André Suarès, André Breton et Louis Aragon.

Elle témoigne de ce qu’annonçait en 1927, Seymour de Ricci : Cet ensemble si précieux sera conservé intact pour l’enseignement des générations futures. Elles y trouveront le fidèle reflet de l’âme d’un Parisien d’après-guerre, passionnément épris de son pays et de son époque, passionnément attaché à toutes les beautés spirituelles et artistiques, aux rythmes des mots comme aux rythmes des couleurs. 

Un livre en rapport avec l’exposition, Les Ecrivains de Jacques Doucet, par Edouard Graham, paraît aux Editions des Cendres en novembre 2011. 

Commissariat d’exposition : Sabine Coron, Directrice honoraire de la Bibliothèque littéraire Jacques Doucet.

Diverses  manifestations et  lectures sont prévues d’octobre à décembre 2011.

 

Couverture de Laurens sur un manuscrit de Reverdy pour Jacques Doucet
Couverture originale de H. Laurens sur les Poèmes en prose de Reverdy, 1915.
Degas autoportrait
Lettre de Picabia à Jacques Doucet. 4 février 1924
Vuillard - Misia Natanson
Cendrars, poème autographe et dédicace à Jacques Doucet
Bonnard - Marthe en chemise au jardin
Reliure de Pierre Legrain sur le manuscrit Clara d’Ellebeuse du poète Francis Jammes

Crédits photographiques : Bibliothèque littéraire Jacques Doucet. Cliché Suzanne Nagy

MERCREDI 07 DECEMBRE 9 HEURES /  MUSEE ANGLADON- DUBRUJEAUT

 

Télécharger le dossier de presse de l’exposition (.zip – 0.8mo