Cours 3 B/ Les représentations Excentriques du Monde

LES REPRESENTATIONS DU MONDE (cours 3)

«Si l’on bannit l’homme ou l’être pensant et contemplateur de’ dessus la surface de la terre, ce spectacle pathétique et sublime de la nature n’est plus qu’une scène triste et muette. L’univers se tait; le silence et la nuit s’en emparent. Tout se change en une vaste solitude où les phénomènes inobservés se passent d’une manière obscure et sourde. C’est la présence de l’homme qui rend l’existence des êtres intéressante. » Denis Diderot, l’Encyclopédie.

 

  • Les représentations Excentriques du Monde :

Une diversité de représentations des mondes qui se réfère à une sorte de norme extravertie, décalée… Or, excentrique signifie éloigner de son centre. Bien des représentations du monde ont donnaient lieu à des erreurs par rapport à l’idée de centre réduite à sa dimension géométrique. Les cosmologies anciennes et d’une certaine façon celles de Copernic, n’ont pas étaient réduite au sens géographique. Leur problème n’était pas de savoir ce qu’il y au centre du système du monde mais ce qui constitue le pôle de signification du monde, le centre fonctionnel (ce que le monde signifie).

Shéma de l’homme dans la pièce face au roi sur un trône

  • Le centre géométrique, qui ne signifie rien d’autre que lui-même et sa propre détermination, il n’a de sens que pour les géomètres. Tout ce qu’il se passe dans la pièce est déterminé par la présence et la personne du trône.
  • Le centre fonctionnel, qui se caractérise par le rôle de chacun, le pouvoir qu’il peut exercer qui a un réel impact sur la situation initiale et/ou le centre.

On peut se demander si le roi lui-même se déplace vers le sujet, la centralité fonctionnelle diffère-t-elle aussi ?

Dans la République, Platon place le Soleil au centre de tout puisqu’il est le fils du bien suprême, le symbole de l’absolu qui éclaire le monde des Idées en particulier le bien et le beau. Ainsi, on constate un héliocentrisme.

Pour Platon, la Terre est le monde Sensible. Un lieu obscur, inférieur que nous devons quitter pour le monde des Idées.

Aristote va distinguer deux sens du mot centre :

  • « C’est plutôt à la façon dont chez les animaux le centre de l’animal n’est pas le même que celui du corps, qu’il est préférable de concevoir se qu’il se passe dans le ciel tout entier. C’est pourquoi les Pythagoriciens doivent plutôt chercher cet autre centre là (le Soleil) qui est en effet un principe et une réalité précieuse, tandis que le centre local (la Terre) semble plutôt devoir occuper la dernière place que la première. »
  • Centre de la grandeur,
  • Centre naturel.
  • Ptolemée Copernic (…) Avec Copernic il y a bien mais il n’est pas au sens du mouvement planétaire, ce qui réduit la puissance du Soleil, c’est la Mécanique Céleste.

La révolution Copernicienne reste pour une part tributaire de la cosmologie médiévale.

Au XVIIe siècle, l’héliocentrisme de Copernic ne saurait écarter un type de centralité particulier puisque Descartes distingue trois ordres de réalité :

  • Les choses du Monde (tout ce qui nous entourent).
  • Les idées de la Raison (vérité de raison).
  • Le corps.

Descartes va confronter ces trois ordres en se demandant en mettant en doute sa réalité dans la mesure où elle peut être une croyance ou encore le fruit de son imagination : Qu’est-ce qui reste dans me réalités ? Existe-t-il un monde ? que par exemple 2=2 font bien 4 ? Alors, il met en doute ses sens (vue…). C’est la pensée permet de combattre de doute.