Le désir, la passion

Chapitre 2 : Le désir, la passion
Introduction:
–> thème littéraire, artistique.
–> commencer une rédaction par « en Art… »
–> Le désir, provoque les sentiments extrêmes qui mènent à la passion et à la création. L’objet du désir est rendu extrême.
–> Différentes formes de passions : science, amour, argent…
–> C’est l’objet du désir qui est critiqué, son attachement excessif et non la passion ( ex : la passion pour l’argent, ce n’est pas la passion que l’on critique, mais l’argent ).
–> PASSION –> « pathos » / « patior » (grec) –> souffrance, maladie.
–> la passion est une limite à notre propre action.
–> La passion est ce qui s’oppose à la raison.
Problématique: « Peut-on penser la passion en dehors
de son objet ? »
Problème: Est-ce que la raison s’oppose à la passion ?
–> La société ne doit pas fonder notre morale.
–> Dieu, famille, etc… = HETERONOMIE – « hétéro » = « les autres », / « nomie » =  » loi ».
–> AUTONOMIE = « auto » =  » soi-même », / « nomie » = « loi ».
–> « Ce que l’on désire, c’est le désir de l’autre ».

I) La problématique grecque : l’usage des plaisirs
A) Tempérance et démesure
Platon, sa définition du désir : c’est un mouvement qui nous porte à rechercher la jouissance ou la possession d’un objet. Nous désirons ce que nous ne possédons pas.
–>Le désir est pour Platon un manque.

Comment réussir à le maîtriser? Est-ce qu’il y a
des bons/mauvais désirs?

1) 1er texte :  » Le banquet » (Platon)
– seulement des hommes
– Diotime (seule femme qui parle dans ce dialogue).
Socrate pose une question  » Pour vous, qu’est ce que c’est que l’amour? « 
–> impossibilité de répondre à sa question.

Il y a 2 formes de plaisir:

a) désir corporel : manger, boire, les honneurs, la recherche de l’ambition, des richesses, tout ce qui satisfait le corps.
–> Pour Platon, le rêve fait partie des désirs ; on désire des images.
–> Lorsque l’on désire des choses sensibles, c’est la passion génératrice d’illusions car elle trompe la partie rationnelle de l’âme.
–> L’homme passionné croit en la réalité de l’objet de son désir.
–> L’âme humaine est prise dans les plus grands tourments.

b) désir de l’âme : l’esprit = quelque chose d’immatériel, une IDEE
–> le désir de l’âme, c’est le désir de l’idée.
Le philosophe recheche le vrai, le bonheur ( le bien suprême) et le beau.
–> le matériel est destructible.
–> l’immatériel est immortel.
–> Lorsque l’âme se tourne vers les idées, elle réalise sa propre puissance, qui est l’intélection/contemplation.
–> Le besoin est un mouvement du corps qui nous pousse à l’action. Le désir n’est pas un besoin : le désir est le désir de l’âme.
AME = DESIR
CORPS = BESOIN
–> Le corps est soumit à l’âme :  » Lorque sont ensemble âme et corps, à ce dernier la nature assigne cervitude et obéissance, à la première commendement et maîtrise », ( Platon, Phédon ).
–> C’est contraire à l’âme de décider quelque chose de corporel.
–> La philosophie est une passion = la passion des idées.

2) Désir et amour :
a) Phèdre ( Platon )
–> Socrate évoque dans Phèdre, ce combat de deux désirs en termes métaphoriques : il s’agit d’un attelage, de deux chevaux opposés, menés par un cocher. Cette métaphore représente l’âme. *

b) Le banquet :
–> Pénia : « pauvreté »
–> Poros : « abondance »
–> Platon nous dit qu’il est démuni, nu et toujours en quête, en manque de choses essentielles. Sa double nature lui permet de tourner son regard des choses sensibles vers les idées.
–> L’Amour est un intermédiaire entre le corps et l’âme, entre le désir corporel et le désir des idées.
Discours de Diotime
–> Pour Platon, la philosophie est érotique.
–> L’amour est un intermédiaire qui nous permet de nous détacher du monde sensible et de nous tourner vers les idées.

c) Discours d’Aristophane :
–> Le désir des femmes n’aboutit qu’un désir des corps.
–> Les hommes désirent les idées : seule la connaissance produit de belles actions.
–> Pour Platon, le beau est une idée. Le plus éloigné des idées, c’est la reproduction artistique.
–> Selon Platon, l’art est une copie qui dégrade le modèle.
–> Une idée ne peut pas être considérée comme irréelle.
–> Idée du lit –> Lit fabriqué par l’artisan ( copie de l’idée) –> reproduction artistique du lit ( ex : peinture de Van Gogh).
–> Selon Platon, le corps est le tombeau de l’âme, car les sens nous trompent et l’idée est impossible à reproduire. Les mathématiques sont un intermédiaire pour nous détourner du monde sensible.
–> Pour Platon, si il n’y a pas de fonction, l’objet n’est pas beau. Au contraire, NOUS trouvons le beau dans les choses désintéressés (Beaux-Arts).
–> Il condamne les artistes. Il les voit comme une corruption dans la démocratie.

B) Le plaisir, volupté, sagesse :

–> 306 av. J-C = naissance d’Epicure
–> but = bonheur constant / sérénité de l’esprit.
–> Ecole du jardin
–> éviter le souffrance
–> A pour objectif principal d’atteindre le bonheur par la satisfaction des désirs naturels et nécessaires.
–> doctrine matérialiste et atomiste.
–> L’image d’Epicure, vivant comme des libertains, dans l’excès, la volupté, la satisfaction de tous ces désirs, vient du poète latin HORACE.
–> 1° idée) C’est lui qui a déformé Epicure: il parle du « pourceau du troupeau d’Epicure »
–> 2° idée) Il attribut à Epicure le Carpe Diem.
–> Lucrèce = disciple d’Epicure. sera fidèle à la doctrine d’Epicure.
–> Horace le critique, Lucrèce le défend.
–> Epicure va s’inspirer de Démocrite qui est le premier à avoir dit que dans la nature il n’y a que des atomes et du vide.
–> Pour Démocrite tout est matière, y compris l’âme. Tout est agrégation de matière, tellement subtile qu’on ne la voit pas.
–> Pour Démocrite, l’atome est la plus petite unité matière existante. Elle ne peut pas être divisée et que l’on ne voit pas. Même mes idées sont matérielles. Elles sont formées de différents atomes.
–> L’Univers est fait d’atomes et de vide.
CLINAMEN : La déclinaison des atomes pensé par Lucrèce. Cette déclinaison permet de former un corps. Cela expliquerait les corps lourds et les corps légers.
–> Les Dieux sont aussi matérielles selon lui.
–> La conséquence est que Les Dieux existent. Ils deviennent des corps. Ils finissent par mourir. Ils perdent donc leur Divinité et leur Immortalité.
–> L’âme n’est pas immortelle : c’est toujours une rencontre d’atomes. Le mort est une désagrégation d’atomes.
–> Elle n’est rien car elle ne nous touche jamais ( de façon physique ). Le mort n’est pas réelle. Elle n’est pas faite d’atomes. Au moment ou nous mourrons, nous sentons l’agonie. Quand nous sommes morts, il n’y a ni corps ni âme.
–> Quand autrui meurt, nous ne souffrons pas de la mort de l’autre, mais nous souffrons de sa douleur.
–> Les Dieux ne nous sentent pas, ils ne nous touche pas. Donc ils ne sont rien pour nous. Nous ne devons pas avoir peur d’eux.

1) Comment reconnaître les désirs ?

–> Il faut prendre la nature comme mesure.
–> « Discrimination » des désirs :  » Ce ne sont pas les veuveries et les orgies continuelles, les jouissances des jeunes garçons et des femmes, les poissons et autres mets qu’offre une table luxueuse qui engendre une vie heureuse  » ( La lettre à Ménécée, Epicure )
–> Redresse l’image d’un épicurisme en débordement.
–> La sensation c’est à dire ce qui touche notre propre corps.
–> Il faut distinguer les désirs :
– Désirs naturels et nécessaires ( se sont les désirs dont les objets sont suceptibles de supprimer la douleur ex : la boisson qui arrête la soif ) .
– Naturels mais non nécessaires : c’est le plaisir qui intervient.  » Les mets délicats, qui ne font que varier le plaisir sans supprimer la douleur  » (Epicure).
– Ni naturels, ni nécessaires : ce qui sont totalement vains, passions dévorantes.  » Le désir d’être honoré par des couronnes ou des statues  » ( Epicure ).
–> Les désirs qui ne sont pas naturels viennent du vide et leurs objets viennent aussi du vide ( on imagine qu’on serait heureux )
–> Le vide vient de la crainte de la mort.

2) Faut-il satisfaire ses désirs ?

–> Sa nous renvoit à un critère qui nous permettrait d’assouvir nos désirs. Le critère pour distinguer qul désir nous devons satisfaire est la RAISON.
–> Il ne s’agit pas de critiquer cette satisfaction, car le besoin du plaisir est naturel à l’homme ( il n’a pas de règle morale ) ( l’homme ne peut pas s’empêcher de rechercher le plaisir )
–> Pour Epicure, la philosophie personnelle est un plaisir universel :  » A propos de chaque désir, il faut se poser cette question : quel avantage résultera-t’il pour moi si je le satisfait et qu’arrivera-t’il si je ne le satisfait pas ? « .
–> La réflexion personnelle permet à l’homme de se débarasser des idées vaines que sont les règles morales.
–> C’est le jugement sensible de mon action qui me procure du plaisir.
–> On pourrait se rapprocher du plaisir grâce à la connaissance ( PLATON )
Il faut savoir si cet acte procure du plaisir. ( EPICURE )

–> Sagesse : le sage c’est celui qui sait moduler ses désirs . C’est celui qui sait les satisfaire pour accroître les qualités du plaisir.
–> Il faut satisfaire celui qui nous procure le plus de plaisir.
–>  » Le sage rend objet de jouissance cette vie en ce qu’elle a de mortelle.  » ( Epicure )
–> Il est capable par sa propore connaissance de lutter contre les plaisirs imaginaires des hommes.
–> PLAISIR : Le plaisir est  » le commencement et la fin de la vie heureuse « 
–>  » le souverain bien « . Le plaisir est équivalent au bonheur.
–> ATARAXIE =  » absence de troubles « 

II) Rationnaliser ses passions
A)  » Il vaut mieux changer ses désirs plutôt que l’ordre du monde » ( Descartes )

–> Morale provisoire : La recherche de la vérité par le doute.
–> Lorsqu’il commence sa méthode de doute il met en parenthèse la morale.
–> Arguments :
– je ne suis pas seul
– Parce qu’il y a le choix ( je ne peux pas rester à douter, je dois choisir )
–> il ve remanier l’idée que l’homme se fait de lui même et sa place dans la nature.
–> L’arbre de la connaissance : La connaissance est un arbre, et le tronc est la physique ( connaissance de la nature )
–> le fondement de cette physique :  » je pense donc je suis « .
–> les principales sciences appliquées : la médecine, la mécanique, la morale ( couronnement des sciences). La morale sera fondée sur le cogito.
–> Ce qui nous garantie une pensée vraie.
–> Pascal (carthésien) va critiquer Descartes en disant :  » enlevez à Mr Descartes la chiquenole et tout s’écroule « .
–> Cette morale qui est fondée sur les principales sciences doit être remplacée par une morale provisoire, c’est à dire quelques maximes à usage privée pour pouvoir vivre le plus heureusement possible.
–>  » plutôt me vaincre que la fortune et changer mes désirs plutôt que l’ordre du monde  » ( Descartes )
–> Cette maxime renvoit aux stoïciens, qui pensent qu’il y a des choses qui dépendent de nous et des choses qui n’en dépendant pas.
Les choses qui dépendant de nous et sur lesquelles nous avons un pouvoir sont nos pensées. Les choses qui ne dépendant pas de nous, nous n’en sommes pas les auteurs, elles nous viennent de l’extérieur. C’est ce que Descartes appelle la fortune, le sort, l’ordre du monde.
Les seules choses sur lesquelles nous avons un pouvoir, se sont nos propres morales.
–> A partir de cette distinction, Descartes conclut qu’on ne doit pas désirer que se que nous pouvons posséder, c’est à dire ce qui dépend de moi.
–> Je peux désirer seulement ce qui est accessible pour être sûr de l’obtenir.
–> Le désir, la volonté, le pouvoir.

–> C’est l’entendement qui nous permet de savoir quels désirs dépendent de nous et sont à satisfaire, c’est à dire ce qui est accessible.
–> Ce que je ne peux pas changer, ce n’est pas réelement un désir. On ne peut désirer que ce que l’on est certain d’acquérir. Et si je l’obtiens, j’impose mon pouvoir : je suis heureux.
–> Le désir est un mouvement de la volonté. Cette volonté est la clé qui permet à la fois de renoncer à tout désirer et qui permet de tout désirer.

B) Les passions : Mécanisme, Passivité et Volonté.

–> Descartes veut comprendre les passions comme le physicien comprend la nature. Il veut les étudier comme un objet d’études et non comme des objets moralistes.
–> Il se place en physicien, pour étudier la substance pensant ( l’âme ) et la substance étendue ( le corps = la matière). Le corps est celui qui occupe l’espace. Il dit que ces deux substances peuvent subsister indépendement.
–> On peut les penser séparément : l’âme ne peut que penser, le corps est une machine, comparé à un automate, avec ses propres rouages.
–> Il n’y a pas de passion sans action et pas d’action sans action.
–> La passion peut être définie comme une représentaton liée à un mouvement de notre corps. A ce sens, toute passion résulte de la nature, et donc est une passion utile. Elle permet l’union de l’âme et du corps, sans assugétir l’âme, qui a une passion nuisible, peut opposer une pensée contraire. C’est le rôle de la volonté ( chez Descartes ) , qui établit un pouvoir de l’âme sur le corps.
–> C’est la fermété de la volonté qui permet de guider l’action , c’est le pouvoir que l’homme à sur lui-même, pouvoir de surmonter les infortunes et point culminant de la morale.
–> Nous pouvons parce que nous voulons.

 » Lettre à Elisabeth  » ( Descartes ) 6 octobre 1645
–> Descartes met le doute sur : mieux vaut-il être conscient et pauvre ou vivre dans l’illusion du bonheur ?

III) La science des passions :
–> Spinoza ( XVIIeme siècle )
–> Le désir chez Spinoza :
–> Pour Spinoza, il faut cesser d’inventer une nature humaine,  » qui n’existe nulle part « , ou de forger une morale  » en flétrissant celles qui existent réelement  » : nous sommes des moralistes, nous jugeons l’homme en fonction d’une nature qui n’existe pas . L’homme est consitué de désir.

A)  » le désir est l’essence même de l’homme ». ( L’Ethique, livre III )

–> Pous Spinoza l’homme est une partie de la nature, il subit à travers son corps l’action des choses extérieures. L’homme est un être qui patie. Alors que les choses inhertes ne patissent pas.
–> Nous ne pouvons patir que dans la mesure où notre activité est limitée. ( CONATUS ).
–> L’effort pour perserverer dans son être. Il ne nous suffit pas de dire que nous sommes vivants, car une chose extérieure pourrait nous tuer. Nous sommes vivants car nous sommes toujours en activité.
–> VOLONTE : quand le conatus, est rapporté à ce seul esprit.
–> APPETIT : quand le conatus est rapporté au corps.

–> Le désir caractérise toutes les manifestations de la vie humaine. Il n’est pas libre d’être.
–> 1) L’homme ne peut pas se défaire de son désir.
–> 2) L’objet du désir devient secondaire par rapport au désir lui-même. Aucune n’est bonne pour elle-même, sauf quand nous la désirons.
–>  » Nous ne nous efforçons à rien, ne voulons, n’appétons, ni ne désirons aucune chose parce que nous la jugeons bonne ; mais au contraire, nous jugeons qu’une chose est bonne parce que nous nous efforçons vers elle, la voulons, l’appétons et désirons. « 
–> Une chose n’est pas bonne en elle-même, mais si nous la désirons, elle devient bonne.
–> Il faut connaître la nature humaine sur le dmaiune dessciences.
–> Nous devons dire ce qui doit être et ce qu’il est, pense Spinoza. Nous ne pouvons pas nous empêcher de désirer ou de ne pas désirer.
–> L’homme ne peut pas se soustraire aux lois de la nature, il n’est pas :  » un empire dans un empire « . Il ne peut pas se ménager une liberté au sein de la nature, qui fait de lui un être entièrement de désir.

B) La liberté n’est-elle qu’une illusion ?

–> Il n’a pas de libre arbitre.
–> 1) L’illusions des causes qui nous poussent à agir.
–> 2) Les hommes croient agir en vue d’une fin.
–> L’expérience montre que les hommes sont dans l’lllusion.
–> 1.1) Ils croient agir en vue d’unel’illusion
–> Ils voient le meilleur du pire , d’ou le regret et le mauvais choix.

Lettre à Ménécée ( partie ex )
–> Ménécée ( ami d’Epicure )

–> Paragraphe 1 :
–> La philosophie est utile pour tout le monde
–> La philosophie peut se pratiquer par les jeunes comme par les vieux.
–> Le temps ne compte pas pour sa pratique.

PROBLEME : Philosopher permet-il le bonheur ?
–> Y’a t’il un âge pour philosopher ?
–> A quel âge peut-on philosopher ?
Réponse : Tout le monde peut philosopher.
Arguments : Jeune = acquérir une sérénité / calmer les ardeurs.
Vieux = maintenir une jeunesse de l’esprit.

–> Paragraphe 2 :
–> Superstition sur les Dieux.
–> ce qui nous empêche d’être heureux, c’est la croyance surdimensionnée aux Dieux.
–> Nous jettons nos vertus sur eux, alors qu’ils ne se préocuppent pas de nous.