La liberté

LA LIBERTE

introduction:

En admettant l’hypothèse de l’inconscient nous supposons que tout ce que nous faisons, disons, rêvons et même ce que nous sommes est lié à notre histoire personnelle, à notre enfance. Pour Freud « nous ne sommes pas libres » car  » nous ne sommes même pas maître de notre maison ». Il semble que la liberté s’oppose en nous-mêmes au déterminisme de nos désirs refoulés. Si il est vrai que nous ne sommes pas maîtres de nous, nous ne serions pas plus responsables de nos actes. Il faut donc s’interroger sur l’idée que nous avons de la liberté : est-ce une réalité ou une illusion ? Il faut également s’interroger sur la notion de déterminisme: est elle aussi rigide, absolue ou bien n’est elle pas confondue avec une influence, une culture, un milieu familiale ou social qui nous influencerait ?

I. La liberté contre le déterminisme

Dans la nature il existe un déterminisme physique et physiologique synonyme de principe de causalité = comme une machine, dans les mêmes conditions toute cause produit toujours le même effet, tout ce qui arrive est nécessaire, n’aurait pas pu être autre qu’il est ; je fais une chose mais je ne peux pas faire autrement

Pour Spinoza « l’homme n’est pas un empire dans un empire » =appartient à la nature et obéit aux lois de la nature

Causalité= A B

CAUSE EFFET

Nous parlons du déterminisme naturel pour désigner des lois physiques mais cela pose problème lorsqu’il s’agit de l’homme parce que si nous nous reconnaissons comme des animaux nous affirmons en même temps la distinction cartésienne du penser et du corps, de l’esprit et de la matière.

pour les stoïciens la liberté sera comprise comme prise de conscience de la nécessité

ce qui va nous rendre heureux c’est la connaissance et surtout de la nécessité

celui qui comprend la mort, n’ a pas peur de la mort car elle est une nécessité

la liberté est la compréhension de la nécessité, c’est l’assentiment à ce qui est

II.Le libre arbitre

 » L’âne de Buridan » Descartes

– j’ai le choix mais ce choix n’est pas poussé par une valeur morale =

la liberté d’indifférence: plus bas degré de la liberté qui peut s’exercer à l’occasion des choix insignifiants

l’indifférence c’est lorsque la volonté, confrontée à un choix « n’est pas poussée d’un côté plutôt que de l’autre par la perception du vrai et du bien » Descartes

– lorsque nous sommes engagés dans un choix crucial je dois être capable de discerner la meilleure des solutions. Ce n’est pas dans l’absence de motif que réside la liberté mais dans le pouvoir de la volonté humaine. La volonté pour Descartes est la perfection de l’homme car c ‘est elle qui nous rend maître de nos actions

si un mensonge m’est avantageux je suis libre de mentir ou pas = la volonté va m’orienter vers une décision libre parce qu’elle m’indique ce qui est raisonnable, réfléchit à ce qui est le bien

la volonté nous pousse vers le bien à condition qu’elle soit avec la raison

je suis donc ENTIÈREMENT responsable de mes choix

le choix de la volonté nous rend libre

Sartre va plus loin que Descartes : j’ai non seulement le droit de choisir mais j’ai même le devoir de choisir, pour lui LIBERTÉ=RESPONSABILITÉ

on ne peut pas rejeter des fautes, des erreurs, des choix sur des causes extérieures et en particulier sur Dieu

« l’existence précède l’essence » Sartre = l’homme n’est pas une idée toute faite que certains hommes viendraient copier, il est avant tout un être existant

exister= en dehors de

Essence

/=/

Existence

En soi

/=/

Pour nous

Être

/=/

Exister:l’individu

Nature

/=/

Culture

Idée

/=/

Phénomène

On ne peut pas définir l’homme par une nature parce qu’il peut changer, choisir

« l’homme est condamné à être libre. Condamné parce qu’il ne s’est pas créé lui même et par ailleurs cependant libre, parce qu’une fois jeté dans le monde, il est responsable de tout ce qu’il fait » Sartre

Andromaque: elle est prise dans un dilemme

le décalogue: problème du choix

il faut distinguer le FATALISME et le DÉTERMINISME

le fatalisme : 

il y a quelque chose de nécessaire,  d’irrévocable, d’extérieur à l’homme qui arrive

à l’ homme quoi qu’on fasse ces événements arriveront, quelque soit les événements qui précèdent, ce qui arrive est nécessaire

le déterminisme :

affirme seulement que les événements sont liés entre eux par des lois constantes et universelles je sais qu’en voiture il me faut plus de temps pour freiner avec route sèche qu’ humide: je suis libre de choisir si je vais avoir un accident

ne rend pas la liberté impossible, au contraire la connaissance des lois causales augmente ma liberté

l’homme est entièrement responsable

la liberté = connaissance des lois universelles, de la nature

conclusion

la liberté est le droit à la loi

la notion de liberté est liée la conscience que l’homme a de son libre arbitre mais surtout à la connaissance de la nécessité. On a vu que la connaissance du déterminisme libère lorsque l’on comprend les lois constantes et universelles de la nature. Cependant même si je suis libre je ne suis pas seul et le rapport à autrui est régie par des lois. La conscience de soi est libre si elle est reconnue par une autre conscience « penserions nous beaucoup et penserions nous bien sans le pouvoir de communiquer avec nos semblables » Kant pour sortir du solipsisme de Descartes « je pense donc je suis »

penser par soi même veut dire à la place de toute autre, pas penser seuls

la difficulté des lumières est d’articuler (= comment on met les deux ensemble) la liberté et ma liberté: dans le contrat social Rousseau affirme  » qu’il n’ y a point de liberté sans loi »

il va plus loin en expliquant ce qu’est cette loi : cette loi est l’expression de la volonté générale = le citoyen qui y participe n’obéit qu’à lui même:  » l’obéissance à la loi qu’on s’est prescrite est liberté »

obéir à la loi est une obligation morale

devoir /=/ contrainte

liberté extérieur obéir aux lois, au roi, aux parents,

nous obéissons car nous nous sommes  donnés la contrainte d’obéir on se donne à soi même sa propre loi= autonome   on obéit à une loi extérieure =hétéronome