Philosopher, est-ce rechercher la vérité ?

 COURS 1 QU’EST -CE QUE PHILOSOPHER ?

« S’étonner, voila un sentiment qui est tout à fait d’un philosophe. La philosophie n’a pas d’autre origine » PLATON

« C’est en effet l’étonnement qui poussa comme aujourd’hui les premiers penseurs aux spéculations philosophiques. » ARISTOTE

La philosophie nait au 5eme, 6eme s. av. JC, en Grèce ou il se passe ce que les historiens appellent un « miracle ».

PLATON invente le mot philosophe en mentionnant Thalès.

Pour PLATON « savoir » ne s’oppose pas à « ne pas savoir » mais à la croyance.

Étymologie : Sophia : la sagesse, la vérité

Sophos : le savant, celui qui sait.

Physiciens / phusis : la nature

philein : aimer (difficulté de compréhension : l’ami , l’amant, celui qui aime?) -) lien vers Eros (désir)

PLATON : le désir c’est le manque.

Philosopher c’est donc reconnaître son manque de sagesse, de savoir (à l’inverse des Sophistes). Ainsi c’est se mettre en quête de vérité, la rechercher, une fois que l’on a reconnu sa propre ignorance. ?thème de la vérité

I. Origines de la philosophie

1) L’histoire

-Naissance de la démocratie : homme libre

Chaque homme est citoyen ce qui pose problème aux philosophes (exclusion des femmes, des esclaves, des étrangers de l’humanité).

-Agora : lieu/Topos ? thème du langage

lieu où les hommes pouvaient venir discourir : liberté d’expression, de parole et mise en place d’un type de discours : le LOGOS : -logie : étude, connaissance / mot, discours / la raison : permet de distinguer le vrai du faux. On explique et on ne raconte plus le monde.

-C’est une rupture par rapport à tous les discours précédents qui s’appuyaient sur la sensibilité, l’imagination de l’Homme : le MYTHOS (le mythe), (le mot, le merveilleux) : poétique, inspiré d’images.

Pour PLATON l’image est toujours fausse car elle est éphémère , subjective .

-On passe d’une tradition orale à l’écriture, de la poésie ou du récit à la prose, du surnaturel à l’explication de la nature.

Bouleversement dans la culture Grecs grâce aux physiciens (Thales). PLATON définit le discours philosophique comme Dia-logos (logos à 2).

« La philosophie c’est le dialogue de l’âme avec elle même. » PLATON

* Esprit : -la raison : la connaissance

-l’imagination : croyance (foi)

-sensation (les sens)? perception

-sentiments : tout ce qui nous touche, nous émeut

2) Contre l’opinion

opinion : Doxa

L’opinion personnelle ? particulière / générale est l’ennemi du philosophe : d’où viennent nos opinions : éducation, société, expérience, vécu… Il faut penser par soi-même mais seulement avec la raison, RAISONNER. Cela doit être UNIVERSEL : un même usage de la raison , une manière de penser. Il n’y a pas de débat philosophique seulement des dialogues .

Bachelard (épistémologue : philosophe spécialisé dans la science)

« L’opinion a en droit toujours tord. »  (=en théorie)

le droit : Directum ? diriger : Ce qui est conforme à une règle

-le sophiste : Sophos : celui qui sait

Selon Platon :  « Celui qui prétend savoir »

Les sophistes : professeurs de rhétorique (l’art de bien parler), très riches, pour jeunes riches, orateurs, hommes politiques, médecins. But : CONVAINCRE peut importe les moyens afin d’avoir toujours raison quels que soit les sujets. Et ils affirment que

« l’homme est la mesure de toutes choses » Sophiste Protagoras

cad qu’ils tolèrent toutes les opinions, il n’y a pas de vérité, toute chose n’est que relative à la sensation, à condition que celle du sophiste soit la seule retenue ? convaincre.

Mode de pensée des sophistes : « la raison du plus fort est toujours la meilleure » Fable de La Fontaine

cf. texte de PLATON  APOLOGIE DE SOCRATE

3) Le doute méthodique

XVII eme s. Descartes : «La raison est la chose du monde la mieux partagée. »

POUR BIEN CONDUIRE SA RAISON ET CHERCHER LA VÉRITÉ DANS
LES SCIENCES

= (faculté/capacité qui nous permet de distinguer le vrai/le faux ? connaître / le bien du mal ? la morale)

aequus ? universelle

? même proportion ( pas d’hommes plus raisonnables que d’autres)

Philosophie ? comme doctrine, histoire de la philosophie

Philosopher ? une même méthode

II. Comment et sur quoi philosopher ?

1) La devise des Lumières (18eme s.)

Kant : « Ose te servir de ton propre entendement »

(=raison)

? Avoir le courage de se servir de sa raison, sous entendu : l’homme n’est pas courageux

La raison suppose un usage, un exercice et une éducation. La tendance naturelle de l’homme est la paresse c’est-à-dire le confort de l’opinion et des préjugés. La lâcheté signifie l’absence de courage. Ces deux tendances définissent pour Kant la minorité (=hommes sous l’autorité d’autres hommes).

Paragraphe 1 de KANT, QU’EST-CE QUE LES LUMIÈRES?

1ere phrase : Idée générale de réponse : Qu’est-ce-que les Lumières ?

problème : la définition sortie de la minorité ?PROCESSUS ? Sortir hors de ? Qu’entend-t-il par Minorité ?

2ème phrase : Minorité = incapacité de se servir de son entendement (objection) car :

-direction d’autrui ? mais qui est autrui ?

-manque de courage ( selon lui c’est une faute (moral) et non une erreur (connaissance) )

3) Devise « Sapere Aude » (=ose penser)

Liberté = auto/nomie (la loi) inverse de hétéronome

(soi-même)

-autrui peut être un livre, un professeur, une loi (le décalogue)…

2) La vérité à un lieu

La réalité c’est ce qui est. La vérité est toujours une attribution, une qualification de ce que l’homme perçoit de la réalité. Elle consiste donc à porter un jugement sur le réel. La recherche philosophique se définit comme logos c’est à dire adéquation du discours au réel.

CONCLUSION:

L’opinion considère que philosopher est une activité naturelle qui consiste à penser, à réfléchir sur n’importe quel sujet. On peut se demander s’il n’y a pas une confusion entre philosopher et penser d’une part, et d’autre part, entre apprendre à philosopher et faire de la philosophie. L’exigence d’apprendre à philosopher correspond à l’acquisition d’une manière de penser spécifique à propos de connaissances précises et de problématiques définies par la tradition.