Cours 2 La religion peut-elle nous donner du sens ?

La religion peut-elle donner du sens à notre vie ?

« La religion est un fait social » ? ce qui ce passe = droit : ce qui devrait ce passer

Visionner exposition BNF sur les trois monothéismes et les textes sacrés

Trois monothéismes :

L’Islam, le Coran

Le Christianisme, la Bible Ancien et Nouveau Testament

Le Judaïsme, La torah, ancien Testament

Blasphème : Une parole ou un discours qui outrage la divinité ou ce qui est considéré comme sacré.

FATWA : Une communauté religieuse qui condamne quelqu’un de la même religion pour un cas douteux. (décision)

La liberté d’expression, article 11 de la DDHC

*Religare public = pratique, rite, ce qui relie les hommes entre eux

 +  ce qui relie les différents hommes à une transcendance

*Religare = recueillir

La croyance est à la fois privée et intime,

La religion c’est ce qui relie les hommes entre eux.

La religion peut elle nous donner du sens ( ou un sens à la vie ) ?

le sens commun c’est a dire l’opinion (l’homme de la rue, qui sait tout, qui a des prejugés)

Le sens commun confond la religion et la croyance, c’est a dire un ensemble de rites, de pratiques collectives et une pensé individuelle, personnelle. Or qu’est ce que qui peut donner un sens à notre vie ?

Comment ce qui est commun, collectif peut- il satisfaire une question individuelle, intime ?

Le problème est dans cette confusion de vocabulaire entre une expérience de la religion qui est toujours partagée et une pensée du sens de la vie qui relève de l’intimité de chacun.

Métaphysique ? a côté de la physique (livres d’Aristote) phusis = la nature : animal, végétal et inerte

Il y a trois idées métaphysiques :

  • avoir une idée de Dieu
  • avoir une idée sur l’origine et destination de l’univers (question de Pangloss dans Candide de Voltaire : Pourquoi y a t il quelque chose plutôt que rien ?
  • sur l’origine et destination de l’humain = sens de la vie

A ces trois questions la religion répond (:Dieu), la métaphysique ne répond pas, ce n’est pas une science ni un savoir, il n’y a pas de vérité de la métaphysique mais des limites de l’esprit humain. Ces réponses relèvent de la foi et non du savoir, d’une conviction intime et non d’une réflexion ou raisonnement universel.

Relegere et Religare

Le mot religion vient du terme religio qui signifie à l’origine le scrupule qui retient l’homme d’agir de telle ou telle façon et sans lequel son acte ne serait pas respecté des dieux. Ce terme peut être rattaché à deux verbes de sens différents et a donc deux étymologies possibles. D’une part, le verbe latin relegere signifie « rassembler », « recueillir » et plus littéralement « relire ». Il insiste sur la tradition du contenu religieux qu’il faudrait conserver dans sa pureté et transmettre intact. D’autre part, le verbe religare évoque le « lien », « la ligature » entre l’homme et Dieu. Ce second sens serait d’origine chrétienne, c’est le sens que conserve Durkheim. Avec religare ce n’est pas qu’un lien entre les hommes qu’institue la religion, mais entre l’homme et le divin ou entre l’homme et le sacré. C’est la notion d’alliance.

Vocabulaire à retenir

Croire / Savoir

On croit lorsque l’on tient pour vrai quelque chose, sans pouvoir le prouver. En général, on range la croyance aux côtés de l’opinion et du préjugé. En matière de religion, on entend par croyance l’acte personnel de foi qui traduit, au sens étymologique de credere, la confiance accordée à quelqu’un (le prophète, Dieu). En revanche, on sait quand on adhère à une idée en se fondant sur des connaissances établies qui prouvent sa vérité. A cet égard, les démonstrations ou preuves de l’existence de Dieu relèvent du savoir. C’est pourquoi croire et savoir peuvent porter sur le même objet et dire la même chose, parce que leur différence réside dans la manière de se rapporter à un contenu.

Par exemple, je sais que ma vie aura un terme car je peux démontrer que les cellules vivantes s’affaiblissent. Je peux croire que cette vie biologique fera place à une vie spirituelle pour mon âme.

Transcendant / Immanent

La transcendance se caractérise par un rapport extérieur d’une chose à une autre chose qui se trouve au?delà d’elle, qui la dépasse et la surpasse. En religion, on fait traditionnellement du Dieu monothéiste un être transcendant qui est hors du monde, au?delà. Se transcender vers Dieu, c’est s’élever et sortir de soi. À l’inverse, l’immanence signifie un rapport intérieur et inclusif d’une chose à une autre. En somme, le concept de limite est sous?jacent à la transcendance et à l’immanence.

Par exemple, l’extase mystique est une sortie de soi et une élévation vers Dieu, c’est une expérience transcendante. Au contraire, le panthéisme religieux défend l’idée d’une immanence de Dieu au monde : Dieu est le monde, il n’est ni au-dessus ni séparé, il est donc immanent au monde.

Foi

C’est une croyance qui renvoie, dans son sens restreint, à la religion et qui, au sens large et par son étymologie latine de fides, désigne la confiance accordée à quelqu’un.

Superstition

C’est une croyance – religieuse ou non – dont l’irrationalité, provoquée par la crainte ou l’ignorance, tombe dans l’excès de prêter des pouvoirs à certaines choses ou de les voir comme des signes.

Religion

C’est un ensemble de croyances et de cultes portant sur le divin ou le sacré, et donnant des règles de vie (sous la forme d’une morale qui prescrit et interdit certaines pratiques) aux individus, qui font ainsi partie d’une communauté de croyants ou de fidèles.