Il faut choisir!

RELATIVISME CULTUREL

 

MORALE NATURELLE

Les valeurs, le bien et le mal, sont essentiellement  « RELATIFS » à la culture d’un peuple à tel ou tel stade de son développement DÉFINITIONS Le bien et le mal ne sont pas seulement (ou toujours) une question de culture; possibilité de définir un bien « humain » et « Raisonnable » 
La culture du peuple ou de la nation ou de la communauté à une époque donnée  CRITÈRES

DE

VÉRITÉ MORALE

 

 

Le raisonnable et l’humain 
 Il en est du bien et du mal comme des goûts et des couleurs : il n’y a pas lieu de discuter…Impossibilité de décider ce qui est le meilleur : manger des sauterelles ou du Ketchup ou des escargots… Modèle théorique Les vérités mathématiques ou scientifiques. 

2+2= 4  est vrai au-delà des cultures.

La culture  a priorité sur la raison et la nature.  Rapport prioritaire entre culture et nature

 

La nature a priorité et peut transcender la culture.
La mort de la raison.L’impuissance de la pensée personnelle.

Destruction du fondement  de la  communauté humaine.

La culture ou la race comme ultimes données.

Dangers inhérents à chaque position  Orgueil dogmatique et ethnocentrisme.

Fermeture sur soi et intolérance.

Confusion facile entre SA raison et LA raison.

Inconscience de la difficulté de la vérité.

Invitation à la paresse et au recours à la tradition.

 Impossibilité de définir la vérité.

Impossibilité de définir la nature humaine.

 

Pré requis à chaque position Possibilité ou espérance de trouver la vérité.Existence de certains critères.
« Tout le monde il est bon et tout le monde il est gentil…et moi itou »Eviter toute confrontation.

Ouverture à tout et à tous…

Possibilité de dialogue dans chacune des positions. Échange d’arguments.Dialogue difficile mais possible et enrichissant.

Danger que  l’émotivité mène le bal et se prenne pour l’évidence.

Si la culture est tout, aucune possibilité de dépassement :L’esclavage était bon à telle époque et dans tel milieu. C’est moins bon aujourd’hui du moins en Occident.

Plus tard, on verra…!

Peut justifier une liberté totale d’action et éliminer toute responsabilité.

Relation à un idéal quelconque  Distance entre ce que je pense et ce que je pourrais ou devrais  penser. Possibilité de mettre en question ce que je suis (ma culture et mon époque) au nom d’un idéal pensable par la raison.

L’esclavage a toujours été un mal. Et on avait tort de le justifier pour telle ou telle raison : biblique, raciale, conquête, etc.. 

Comment accepter les positions contradictoires… à circonstances identiques ?Se détruit en s’affirmant : si tout est relatif et culturel, qu’en est-il de l’affirmation que tout est culturel ? Difficulté principale  Comment savoir que notre raison a atteint la vérité? comment reconnaître l’évidence s’il y a lieu ?

 

Chaque époque a raison comme chaque culture.  Situation de l’une et l’autre face au progrès et à l’évolution morale  Le progrès est possible.

Une vérité peut se manifester plus ou moins évidemment… et se manifester progressivement avec l’expérience de l’humanité.

Invitation au doute et à la critique de sa propre pensée ou de sa propre culture.

« Avant le 16ième siècle la terre était le centre de l’univers, elle ne l’est plus depuis. » Si la science adoptait l’un ou l’autre discours…  «  Avant le 16ième siècle on croyait faussement que le  soleil tournait autour de la terre. »

« Les Romains se trompaient (et les Somaliens se trompent) en pensant que l’esclavage était moral »

 

Valides en tant qu’exprimant la conscience qu’une époque a d’elle-même. Valeur historique et documentaire comme les modes ou les styles. Et les Chartres des droits de l’Homme ? Possibles  et valides en raison de  la réflexion  qui les supporte et d’une meilleure connaissance de ce qu’est un être humain  et de l’universalité de sa condition. 
Théoriquement la tolérance est plus facile puisque la vérité est essentiellement relative… à un chacun ou à chaque culture.« A chacun sa vérité » et tout le monde a raison.

Plus difficile cependant à maintenir ce point de vue « de facto).

Le nihilisme au service de la paix.

(Voir ou subir  le test initial)

Et la tolérance ?  La vérité est possible mais n’est pas nécessairement facile. D’où la prudence dans l’affirmation, surtout en tenant compte que la « vérité » ou «  les vérités » ne s’imposent pas toutes avec la même force.Pour assurer la paix sociale et respecter la quête de vérité des autres, la tolérance est de mise jusqu’à un

certain degré.

 

 

« Le fait que la capacité innée et généralement humaine de s’enthousiasmer pour certaines valeurs soit extrêmement  dangereuse ne signifie pas pour autant qu’elle ne soit pas indispensable » Konrad Lorenz

 « Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde ne se défasse. »

CAMUS,  Discours  de Suède