Homme et nature STG

Introduction : définition de la nature
Ensemble des trois règnes animal, végétal, minéral ; tout ce qui a été crée par Dieu et dont il a établi les lois ;
L’homme est inclus dans la première définition en tant qu’être vivant, animal mais ce qu’il crée est exclu de la seconde. La nature, c’est ce qui n’a pas été produit de la main de l’homme, mais de celle de Dieu.
ALORS qu’elle est la place de l’homme dans la nature ?
Pour répondre à cette question, il faut définir l’homme.
Définir ? trouver les qualités essentielles (par opposition aux accidentelles) et distinctives de quelque chose, c’est-à-dire que ces qualités se retrouvent chez tous ceux qui participent de la même essence ( membre de la même espèce) mais ne se retrouvent que chez eux, c’est ce qui les distingue des autres espèces.
C’est donc trouver l’ESSENCE de la chose.
Spinoza 1632-1677 « Cela appartient à l’essence de la chose, qui fait que la chose étant posée, la chose est nécessairement posé et que cela étant ôté, la chose est nécessairement ôtée »I. Le naturel en l’homme :
A. le naturel comme innée :
– peu d’instinct, des besoins vitaux, immaturité anatomique et biologique : schéma
– mythe de Prométhée dans le Protagoras + Théogonie d’Hésiode : l’homme comme le plus mal loti des animaux, pas fini
B. le naturel comme propre de l’homme :
– être prométhéen parmi des êtres épiméthéens : ce qui est proprement humain, c’est de ne pas avoir de nature. Exister pour l’homme n’est pas un fait, un état mais une tâche. Cette tâche pourrait s’appeler la culture.
– la culture est symbolisé dans le feu qui permet de cuire les aliments, de se chauffer, de se défendre des animaux, mais aussi de fondre le métal, de durcir le bois, donc une ACTIVITE TECHNIQUE, de transformation de la nature
– l’handicap de départ devient un aiguillon et même un avantage : si l’homme veut survivre , il doit se doter des armes que la nature ne lui a pas données. Mais , il y a alors la place pour une maturation. L’homme est doté de la faculté de perfectibilité ( n’étant rien de défini au départ, il peut tout être) alors que l’animal est prisonnier de ce qu’il est. : fixité de l’instinct).
– chez l’homme, ce qui est naturel, donné à la naissance est de l’acquis. Le résultat d’un long processus de cérébralisation , de juvénilisation et de culturisation. Les premiers hommes n’étaient pas encore des hommes
– les hommes se sont faits hommes en NIANT LA NATURE EN EUX ET AUTOUR D’EUX : travail et éducation, même but ! en S’ARRACHANT à la nature : Ex : pulsions sexuelles p.24 freud et p.25 kant, lab)
– un homme « naturel » est encore un être culturel :
• image de saint romain en gal. On voit des hommes dans la nature, récolte du blé mais ils manipulent des outils ( faucille), ils ont un vêtement pour cacher le sexe ( pudeur), savoir faire dans le ligotage du fagot, posture verticale ou debout ( effort pour lutter contre la pesanteur, le quatre pattes plus facile)
• description de Rousseau de l’homme à l’état de nature. Cette image est celle de la culture non de la nature, d’ailleurs culture vient de « colere », qui signifie au départ « cultiver la terre »
– ( P21 cat) : harmonie avec la nature fertile, peu de besoins mais l’homme n’a pas d’instinct, il imite
– p 26 LAB , lignes 1 à 11, art + technique, maquillage, parure : Baudelaire, Eloge du maquillage, « la femme est naturelle, c’es-à-dire abominable », « elle doit se dorer pour être adorée »
• exemple de la nourriture.
DONC ON PEUT CONCLURE AVEC EDGAR MORIN : l’homme est un être culturel par nature parce qu’il est une être naturel par la culture »

II. le culturel en l’homme
L’homme se définit donc PAR ET DANS la culture, mais
A. la culture a donné des cultures :
si la culture, c’est l’ensemble des acquisitions faites par les homme et le fait de les acquérir. On parle aussi de culture occidentale, africaine et même bretonne ou corse. Là , la culture, c’est un ensemble de représentations, de croyances, de savoir-faire, de coutumes acquis pour l’homme non pas en tant que membre de l’espèce humaine mais en tant que membre de telle ou telle société, de telle ou telle communauté.
Et si tous les hommes SONT des êtres de cultures, ils n’ONT pas la même culture.
Si bien que quand ils vont définir l’homme, ils vont le faire par rapport à LEUR culture : EHNOCENTRISME, vieux reflexe qui consiste à rejeter dans la nature, hors humanité, celui qui n’a pas la même culture comme nous, celui que l’on considère sans culture ( sauvage, barbare)
Défintion de l’ethnocentrisme : Texte P26/27 Catalins ; P23 LAB + texte de Montaigne et les cannibales p 22
Controverse de Valladolid : En 1550, une question agite la chrétienneté : qui sont les Indiens ? Une catégorie d’êtres inférieurs qu’il faut réduire en esclavage et convertir, ou des hommes libres et égaux ? Un légat envoyé par le pape doit en décider.
La colonisation des Amériques a commencé. Les Espagnols, voulant tirer un grand profit de ces colonies, y envoient des armées. Cependant les soldats massacrent bon nombre d’indigènes. Alors, est organisé, à Valladolid, un débat portant sur le thème suivant : « Est-ce que les Indiens sont une espèce inférieure de la race humaine ? ».
C’est le pape Paul III qui a chargé le cardinal Roncieri de confronter les différentes thèses de ce débat.
La première thèse est défendue par Sepulveda, un théologien qui pensait que les Indiens étaient inférieurs. Il venait d’écrire un livre intitulé De justis causis belli (Des justes causes à la guerre) dans lequel il affirmait que la manière d’exploiter les Indiens, appliquée par le chef de guerre Cortès, était la bonne. Il avance deux arguments pour défendre sa thèse -« les Indiens ne sont pas civilisés, ils ne connaissent ni le travail, ni la valeur de l’argent ». Face à lui, on trouve un moine dominicain de 76 ans, Bartolomé de Las Casas. Il avait écrit différents livres : De l’unique manière d’attirer tout le genre humain à la religion véritable, et Très brève relation de la destruction des Indes.
Le légat du Pape donne la parole à Las Casas accompagné de Ladrada, son fidèle compagnon. Il y a beaucoup de monde dans la salle (envoyés du roi, hommes d’église…) et, dès le début du débat, Las Casas relate les atrocités que les conquistadors ont fait subir aux Indiens. Il parle de millions de morts, chiffre historiquement vérifié. « J’ai vu nos soldats leur couper la langue, les oreilles, les mains, les seins des femmes et les verges des hommes, oui, les tailler comme on taille un arbre ! Pour s’amuser ! Pour se distraire ! ». Son discours fait scandale.
L’après-midi, le légat demande au moine de parler du problème clef; Las Casas assure que les indiens sont des hommes, même beaux, généreux, francs, mais considérés comme ingénus par les Occidentaux. C’est d’un argument d’autorité dont il se sert : il se base sur les paroles de Christophe Colomb car celui-ci était vénéré par les Européens pour sa découverte des Amériques « Je ne peux pas croire qu’il y ait au monde meilleurs hommes ». C’est ainsi que commence le débat.

mais « le barbare c’est l’homme qui croit à la barbarie » Lévi- strauss.

DONC Etre civilisé, c’est donc avoir conscience de l’unité du genre humain, avoir l’idée de NATURE HUMAINE : XVIIIème siècle

B. la culture sous toutes les cultures

Ce qui définirait l’homme, ce serait donc ce que l’on trouve dans toutes les cultures :

– LAB, texte p 20, VICO, 1744 : 3 coutumes : partout on a une religion, des mariages solennels, un culte des morts.

– partout : une langue, des techniques, un art, une organisation politique et sociale, des interdits, conscience morale…

Voilà ce qui définirait l’homme, tous les membres de l’espèce humaine possèdent ces éléments mais est-ce que cela les distingue des autres espèces, du reste de la nature?

III. L’homme dans la nature

A. L’homme et l’animal : différence de degré ou de nature ?

Passage en revue de la différence conscience réfléchie/ conscience immédiate, parole/ communication ; travail, technique/ activité animale avec présentation des deux camps : Descartes, Kant, Marx/ Darwin, de Fontenay.

Deux positions différentes: : différence de degré ( homme= un animal supérieur! Position soutenue par Darwin, Bentham, et Singer) ou une différence de nature ( homme, radicalement différent de l’homme: seul l’homme parle ( Descartes) et donc pense ( Hegel); seul l’homme travaille ( Marx), etc….

Mais même si Animal et homme différent : ils appartiennent malgré tout à la même espèce , celles des êtres capables de souffrances, celles des ETRES SENSIBLES : Bentham ( photocopie)

B. L’homme et la nature : préservation ou respect ?

Présentation des 2 éthiques inclusive et extensive

C. la culture comme dénaturation, la nature comme modèle ?

2ème partie du texte de Rousseau, LAB, p26