Le XIXème: l’ère du soupçon et le XXème

 Schopenhauer( 1788-1860) :  

 Auguste Comte (1798-1857) : inaugure une nouvelle science humaine la sociologie. Loin des idées métaphysiques il affirme la réalité des idées scientifique qui peuvent nous conduire à la vérité ( le positivisme ) dans la loi des trois états Auguste Comte fait correspondre trois âges de l’humanité et de l’individu à trois étapes de la pensée. l’état théologique prétend expliquer tous les phénomènes par l’arbitraire des volontés divines. L’état métaphysique est toujours une explication absolue et signifiante, seul l’état positif par l’abandon des idoles et le renoncement au savoir absolu est condition de vérité et de science «  par l’usage bien combiné du raisonnement et de l’observation »

  Karl Marx (1818-1883):  il s’appuie sur la conception hégélienne de l’histoire : l’histoire est dialectique ; elle progresse en surmontant les contradictions. Pour Marx les conflits se situent entre les classes sociales, les classes luttent en effet pour s’emparer des moyens de production de la société. Ce sont les conditions matérielles d’une société qui pour Marx déterminent son mode de penser. La rénovation de la société passe par l’abolition des classes ; les moyens de production doivent appartenir a la société elle même  (fin de l’exploitation ) et le travail ne doit plus être un rapport entre exploiteur et exploité ( fin de l’aliénation). La société sans classe sociale a un objectif humaniste.

 Nietzsche (1844-1900) : les hommes pour Nietzsche. sont malades car ils ont inventé toutes sortes de choses pour échapper à la réalité, une morale, une métaphysique, des dogmes qui ne sont que des refuges pour des hommes qui ne supportent pas leur existence. Toutes les idées ne sont que des caches-misère «  il n’y a qu’un seul monde, et il est faux, cruel, contradictoire, séduisant et dépourvu de sens. » Les hommes ne font qu’accroîtrent leur ressentiment envers la vie. Ils inventent une morale ascétique qui les détourne des choses du monde. Cependant l’homme peut se surpasser par sa volonté, par son instinct, par le dépassement des mensonges idéalisés dans les valeurs morales.

 Freud (1856-1939) :  médecin de formation, Freud pose des questions aux philosophes en ce qui concerne le psychisme humain : « Le « moi » n’est même pas maître dans sa propre maison », en effet Freud établit une scission dans l’esprit lui-même entre le « moi » conscient et le « surmoi » qui prend en charge la censure morale de la société et de la famille dès l’enfance. Certains désirs sont satisfaits ,d’autre refoulés ou sublimés. Les principales pulsions se regroupent en pulsions de vie (ou Eros) et en pulsions de mort (ou Thanatos). Quand l’homme n’est plus capable de maîtriser ses désirs, on peut parler de pathologie. Les rêves les lapsus et les actes manqués comme les symptômes psychiques trouvent un sens qui peuvent être décryptés par la psychanalyse. Cette méthode du dévoilement de l’inconscient aura un succès considérable dans les pratiques thérapeutiques du 20ème siècle et un retentissement dans de nombreux domaines de pensée. « Le bonheur est un rêve d’enfant réalisé dans l’âge adulte“.

 Husserl (1859-1938) : La particularité de la conscience est d’être intentionnelle, elle vise un objet, elle donne du sens au monde « Toute conscience est conscience de quelque chose » En s’interrogeant sur le rapport de la conscience aux choses, Husserl propose de décrire les phénomènes, or selon lui, les phénomènes révèlent leur essence de manière immédiate. Lorsqu’on saisit les propriétés sensibles, les spécificités des choses, on les réduit à leurs essences pures : c’est la réduction eidétique.

  Bergson (1859-1941) : Bergson renoue avec une pensée dualiste (matière et esprit, science et conscience) Il ajoute une définition à la conscience comme action et comme intuition par laquelle l’intelligence humaine nous permet « d’agir en Homme de pensée et penser en Homme d’action ». Quand à la vie matérielle, elle s’inscrit dans le cadre temporel des horloges et des physiciens. Elle s’oppose à la durée de la vie spirituelle, continue, indivisible et dont l’essence même est de passer. Enfin si notre conscience s’inscrit dans une temporalité, c’est qu’elle est essentiellement mémoire : un trait d’union entre ce qui à été et ce qui sera, un pont jeté entre le passé et l’avenir.

 Hannah arendt (1906-1975)

 Alain (1868-1951)

  Sartre (1905-1980): Le mouvement existentialiste est un courant inspiré par Kierkegaard, qui met l’existence de l’homme au centre de la recherche philosophique « l’existence précède lesl’essence”. L’homme se définit par ses actes et par ses choix.  La conscience est absolument libre, ce qui génère chez l’homme une terrible angoisse. L’homme est engagé et responsable de soi et des autres. S’il refuse cette obligation de choisir et d’assumer ses choix, il fait preuve de mauvaise foi. L’homme doit inventer sa conduite et juger lui-même de la valeur de ses actes sans considérer quelque Dieu que ce soit ni quelque jugement extérieur des autres dont le regard destructeur est une menace pour sa liberté ; “L”enfer, c’est les autres“.