L’épreuve finie, certains doutent encore de leur copie et de la correction qui peut l’honorer, d’autres ne veulent rien savoir…Le corrigé sera donc « à la carte », laissez un commentaire sur votre travail ou brouillon !

Ne partez pas en vacances sans vos textes pour l’oral. Voici les derniers conseils si cela vous arrive !

http://moritz.typepad.com/moblog/images/2007/09/24/coq1.gif

 

Le texte est nécessairement celui qui figure en oeuvre complète sur vos listes officielles. Pour les terminale littéraire, c’est l’examinateur qui choisit entre Platon et Kant. Pour tous, c’est lui qui détermine un court passage que vous devez expliquer conformément aux règles du troisième sujet d’écrit. La seule différence est que vous connaissez l’auteur, sa doctrine et le contexte du passage. Vous avez 20 minutes pour préparer une introduction, un plan détaillé et une conclusion sur ce texte. L’examinateur peut ouvrir le débat sur le programme de l’année ou … vos contre – performances à l’écrit ! Restez polis, intéressés et tout devrait bien se passer pour rattraper vos « erreurs » du mois de juin.


6 commentaires pour “Qui veut un corrigé ?”

  1.  guismo dit :

    Bonjour,
    Je suis en Terminal L
    Je voudrais un avis sur mon brouillon si vous en avez le temps et la patience

    J’ai pris le texte de Sartre, ci-dessous :

    « Puisque la liberté exige que la réussite ne découle pas de la décision comme une conséquence, il faut que la réalisation puisse à chaque instant ne pas être, pour des raisons indépendantes du projet même et de sa précision; ses raisons forment l’extériorité par rapport à tout projet et la liberté est la perpétuelle invention des moyens de tourner ces difficultés extérieures, mais il est bien entendu que la réussite doit être seulement possible c’est à dire qu’il n’y a d’action que si les difficultés extérieures peuvent toujours être si élèvées ou si neuves que l’invention humaine ne puisse pas les surmonter. Ainsi est il toujours entendu à la fois que l’entreprise humaine a réussi à cause de la libre décision et de la libre inventivité qui a surmonté les obstacles et à la fois qu’elle a réussi parce que ce sont ces obstacles là et non d’autres plus grands qui lui ont été imposés. Toute entreprise humaine réussit par hasard et en même temps réussit par l’initiative humaine. Si le tireur n’avait pas eu les soleil dans l’oeil, il m’atteignait, je manquais ma mission de reconnaissance. IL s’en est donc fallu d’un rayon de soleil, de la vitesse d’un nuage etc. Mais en même temps mes précautions étaient prises pour éliminer tous les dangers prévisibles. En un mot les possibles se réalisent dans la probabilité. La liberté se meurt dans la sphère du probable, entre la totale ignorance et la certitude; et le probable vient au monde par l’homme. »

    Un texte que je n’ai pas compris, car je n’ai pas évoquer explicitement la question de la morale, le terme de morale n’apparaît pas dans mon devoir, mais juste la question de la réflexions sur les fins.
    Je me suis concentrée sur la question de la liberté de la réussite et de la contingence en suivant le déroulement du texte.

    Problème: la liberté de l’homme. L’homme est il libre de réussir son entreprise? Quelles limites?
    Thèse: la liberté est contingence, résulte de la volonté de l’homme et de la contingence.

    J’ai expliqué la relation nécessaire qui existe entre la liberté la contingence et la réussite, en disant que la liberté, la capacité de l’homme à créer perpétuellement des moyens pour parvenir à ses fins, découlait de fait que la réussite c’est-à-dire l’aboutissement d’un projet de l’homme qu’il a impulsé de manière volontaire, par choix et qui vise un but précis et réfléchi c’est-à-dire entrevu mentalement par le sujet, soit soumis à la contingence.

    Bon après il montre en quoi cette contingence est condition de la liberté.
    Une liberté qui est le résultat à la fois de la libre décision de l’homme du fait qu’il possède un libre arbitre mais également du fait que le réel lui oppose une résistance, une force qui amène la nécessite pour l’homme de lui opposer une autre force, développer des techniques, s’humaniser. Cette résistance est le moteur d’une activité de la raison qui détermine de nouveaux moyens en vue de fins, elle est premièrement perçue comme une force qui bride la puissance d’agir de l’homme, sa capacité à satisfaire ses désirs, mais nécessaire à l’accroissement de la Volonté de puissance.
    (là, fallait mettre la réflexion sur les fins,sur la morale mais j‘ai douté et je ne l‘ai finalement pas fait)

    Après la phrase « Toute entreprise humaine réussit par hasard et en même temps réussit par l’initiative humaine » peut être considérer comme la thèse.
    la liberté humaine vient à la fois du fait qu’il dispose du libre arbitre « libre décision » (j’ai assez longuement définir le libre arbitre avec Descartes) et que du fait de des extériorités soit présentes mais à la mesure de l’homme.
    Après Exemple du tireur.

    Rappel de la thèse et le fait j’ai ça pour expliquer « le probable vient au monde par l’homme »
    dit que le probable était le signe d’une incapacité de l’homme à appréhender tous les possibilités possibles, c’est donc le signe de son imperfection naturel. Une imperfection humaine (contrairement à Dieu qui est parfait par nature)

    J’ai mis quelques citations de Descartes sur le libre arbitre, dont je pense qu’il était question et concentré ma critique sur les formes d’inconscients (Leibnitz Freud MARX et Spinoza ) viennent mettre en crise l’affirmation Cartésienne du libre arbitre.

    Voila pour le brouillon de ma copie
    je me suis plus attardé sur l’incapacité de l’homme à appréhender les possibles dans mon devoir
    Mais cela ne m’empêche pas de trouver que je me suis trop focaliser sur les définitions, (les c’est-à-dire partout) et pas assez sur les implications du texte que j’ai formulé dans ma copie (et que je n’ai pas bien formulé dans le résumé) J’ai l’impression de ne pas avoir creusé..
    (La question de la morale me fait peur je pense ne pas m’être attardé suffisamment dessus)
    Au final je trouve ma copie affligeante, si affligeant que ça en devient comique.
    (je ne pouvais faire plus court désolé)

    Bonne journée !!

  2.  florencebegel dit :

    Il me semble que votre problématique est tout à fait correcte sur la liberté de l’homme, car vous avez bien introduit la capacité de décision et de réussite de nos actions d’une part, et la contingence qui ne dépend pas de notre volonté d’autre part. On ne peut pas vous reprocher de ne pas citer le mot « morale » quand par ailleurs vous parlez de « finalité » à propos de la liberté humaine. L’enjeu est saisi, on n’exige pas d’un candidat qu’il cite littéralement les notions du programme !
    Quant à votre plan, il me semble tout à fait convenable, dans la mesure où vous suivez le lien liberté et contingence comme fil conducteur de vos parties.
    Ce sont les conditions de l’action qui la rendent contingente, car un projet, en cours de réalisation, est soumis à ce que Sartre appelle « extériorité ». « L’invention » humaine permet de prendre en compte ces éléments extérieurs.
    Vous avez très bien vu que cette contingence est condition de la liberté qui s’éprouve véritablement dans l’adversité. Vous avez finalement bien fait de ne pas trop développer la réflexion sur la morale dans la mesure où vous comprenez le rôle de la raison qui permet à l’homme d’anticiper les événements dont il n’a pas le contrôle, pour augmenter ses chances de parvenir à ses propres fins. L’homme est à la fois spectateur et acteur de ses décisions (même si je ne serais pas allée jusqu’à citer la Volonté de puissance, qui a une connotation spécifique dans le contexte nietzschéen). Votre référence à Descartes (le libre arbitre) semble pertinente et sa critique ici allusive, mais soit, c’est un brouillon !
    Vous expliquez clairement que les obstacles sont les conditions de l’acte libre « à la mesure de l’homme », c’est-à-dire qu’elles le rendent possible dans la mesure où elles peuvent empêcher une action ou la favoriser. Dans un contexte ou tout (le meilleur comme le pire) est possible, l’acte est également probable.
    Les deux conditions de l’acte libre sont bien définies : l’initiative (on n’a rien sans le vouloir), et le hasard (on n’est jamais certains de parvenir à ce que nous voulons).
    Les implications du texte sont implicites dans votre brouillon et les définitions, sur lesquelles il vous semble avoir trop insisté,étaient nécessaires pour comprendre ce texte. Je vous encourage à prendre confiance pour votre travail TRES PROMETTEUR, d’une copie qui doit viser l’excellence par l’intérêt, la patience et le soin que vous consacrez au texte de Sartre. Tenez nous au courant des résultats et peut-être de la suite que vous donnez à vos projets philosophiques… Merci

  3.  guismo dit :

    Bonjour,

    Merci pour votre réponse !:D

    Je sais que ma réference à Nietzsche à travers la Volonté de Puissance était un peu « osé » et pas tout à fait approprier.( mais je touvais que le lien était quand même « viable »)
    Par contre je n’ai pas osé parler de l’amor fati même s’il pouvait y avoir un lien avec le texte je pense (mais là c’est jouer un jeu dangeureux, prendre le risque d’analyser la philosophie Nietzschéenne et plus le texte)

    Je ne pense pas (je ne l’espère pas parce qu’en réalité je n’ai aucune idée des consignes qu’ont nos correcteurs)qu’il n’enlevera des points pour ses allusions à Nietzsche.

    J’ai essayé de rester sur le texte,
    Mais ça me laisse cette impression persistante que le texte parlait de lui même et donc que mon devoir ne met en lumière que l’évidence.

    Pour ce qui est de mes projets (si j’ai le sesame… ) j’avais dans l’idée de continuer justement des études de philosophie à la fac…

    Merci encore une fois pour
    votre réponse 😀

    Bonne journée !!!!!

  4.  guismo dit :

    Bonjour,

    Je voudrais si vous avez le temps, un dernier avis.
    Lorsqu’il était question dans le texte de l’incapacité de l’homme à appréhender les possibles, fallait il essayer d’expliciter les causes de cette incapacité ?

    Sartre que le projet n’aboutit pas pour des raisons indépendantes (le terme raison m’a posé quelques problème je n’attendais à tord à voir le terme cause à sa place) du projet lui-même et de sa précision.
    Dès lors que l’homme à appréhender tout ce que sa raison avec ses principes pouvait lui permettre d’appréhender. On est en droit de se demander si ses raisons indépendantes ne sont pas soit des « accidents » ( phénomènes qui échappent aux principes rationnels et à la rationalité supposée du réel )avec ce que cela implique d’irrationnel.
    ( J’ai hésité à faire cette hypothèse, j’avais de gros doute sur sa cohérence et surtout sur son « bien fondé » dans le texte. Un doute qui ne cesse de s’accroître, du coup je ne sais plus quoi en penser…)
    Ainsi de fait la raison ne peut pas avoir de maîtrise sur ses phénomènes.
    Pouvait on à partir de là, dire que la raison qui replace les phénomènes dans une logique de causes et d’effets, n’est pas tout à fait adapter à la réalité, du fait même que certaines réalités lui échappent.
    (Je ne crois pas être allé si loin dans le raisonnement mais dans le doute, je mets ce dernier moment.)

    Soit ses raisons indépendantes résultent d’une trop grande complexité du réel.
    Est-ce que faire ses hypothèses (surtout celle ou il est question d’une irrationalité de la réalité ?)étaient possibles à partir du texte?

    Bonne journée!!

  5.  florencebegel dit :

    Dans votre premier commentaire vous aviez bien compris cette notion de causes extérieures qui empêchent l’homme de réaliser ses projets.Il Il me semble qu’il ne faut pas trop insister sur ce mot « raison » (en regard d’une rationalité du réel),ce mot signifie ici cause (indépendante de notre volonté, voire de notre raison comme faculté de distinguer…) à moins de supposer à Sartre une rigueur de vocabulaire philosophique qu’il n’a pas toujours ! Ce sont des raisons qui, comme le dit Malebranche dans un texte assez connu des élèves, « ne sont pas raisonnables »… Cela nous permet de rester dans le contexte moral du texte (les raisons extérieures agissent comme des causes empêchant nos choix, nos décisions, nos actions).
    Sachez que les correcteurs n’ont pas de consigne particulière, ni à propos des références (l’allusion à Nietzsche ne peut pas être pénalisée), ni à propos des interrogations qu’un texte peut susciter chez son lecteur (à moins de partir hors sujet ou dans la libre interprétation). Les critères d’évaluation de la copie sont aussi formels, à condition d’avoir bien compris les propos de l’auteur, de savoir expliquer le texte et d’en dégager l’intérêt philosophique. Ce que votre premier brouillon semblait tenir ! Je finis mon lot de copies aujourd’hui en pensant à tous ces candidats en attente de leur diplôme ; je vous remercie pour vos interventions pertinentes qui m’ont donné du courage pour corriger des copies qui n’ont pas toujours la motivation que vous exprimez ! mais c’est une tout autre section de terminale…d’autres sujets qui seront corrigés en exercice à la rentrée.

  6.  guismo dit :

    Bonjour,

    J’ai compris le terme « raison » comme désignant des causes. (donc ça va ) Par rapport au texte, s ‘était logique de le comprendre ainsi.
    [paradoxalement , c’est cette exigence dans l’approche des termes, une exigence qui n’a été donné par mon prof, qui m’a amené à douter 😀 Mais loin de moi l‘idée de lui en vouloir pour ça bien au contraire..]
    J’ai bien marqué le fait que certaines réflexions n’étaient que des hypothèses. (je n’en ai fait que deux ) Le reste, demeure conforme au premier brouillon.

    A présent je ne peux que compter sur la clémence de mon correcteur, (même si je ne pense avoir fait des erreurs énormes, et ce qui pourrait être « douteux » est marqué comme telle en prenant la forme d’hypothèses.) et préparer l’oral de rattrapage en philo…

    Bon courage pour les copies qu’il vous reste à corriger.

    C’est moi qui vous remercie 😀

    Bonne journée !!!!!