Élèves volontaires : Nous irons au Théâtre des Halles

20h30 / Salle du Chapitre

16 octobre 2008

Carte blanche à Alain Cesco-Resia –

Benjamin Fondane « Titanic – Le mal des fantômes »

© Lydwine Van der Hulst DR DR DR DR © Mikaela Morin

Un seul mot : exister; Dire l’indicible par la force de l’écriture et le « mot clandestin passé en fraude sous l’œil absent des douaniers »
« C’est à vous que je parle, hommes des antipodes » Benjamin Fondane

Titanic – Le mal des fantômes de Benjamin Fondane

Benjamin Fondane est d’origine allemande (de son vrai nom Wechsler), roumain, juif, ayant longtemps dépassé sa judéité alors qu’autour de lui se font entendre les bruits de bottes et les exaspérations nationalistes reliées par les certitudes religieuses.

Il opte pour la France comme seconde patrie, port d’attache culturel, en quête d’une reconnaissance littéraire, mais aussi parce que ce pays représente le berceau des droits de l’homme, de la philosophie, des arts, terreau du siècle des lumières, terre d’accueil de l’exode des peuples d’Europe centrale et de la Russie.

Il devient français par naturalisation, en 1940 il est soldat et vit la débâcle, il refuse de porter l’étoile jaune à PARIS, il est trahi en 44 et disparaît avec sa sœur en déportation.

Ce pèlerin du Monde nous renvoie sans cesse au questionnement de l’autre, il a observé tant d’âmes humaines qu’il en a perçu les failles, l’unicité de chaque vie face au vide existentiel, trouvant un début de réponse dans la mystique de la poésie, mêlant le surréel de l’imaginaire au réel.

Benjamin Fondane écrit comme on filme, le spectateur devient acteur du récit qu’il entend, il est le voyageur porté par le texte, l’oralité particulière de l’écriture fait spectacle.

Les propos de son écriture, la philosophie qui en émane, sont des thèmes qui me sont essentiels, son œuvre poétique est accessible à tous, suscite le débat, engage l’interlocuteur à se positionner sur les conflits de notre société contemporaine au regard d’un vécu proche de nous. La place de la poésie, silence nécessaire, lieu possible du sacré, vient à nous comme une bouffée d’oxygène dans le grand vacarme des hommes.

La pensée de Benjamin Fondane est intemporelle, sa pertinence est urgente, il faut se saisir de cette écriture pour en parler.

Le Mal des fantômes de Benjamin Fondane, dit par Alain Cesco-Resia – le spectacle terminé, les mots, la poésie de Fondane résonnent encore dans nos têtes. D’autant plus fort qu’ils sont superbement mis en bouche par Alain Cesco-Resia, acteur d’une belle prestance. Tout en tension, le souffle précis, il déclame les vers du poète avec une force de conviction, une sobriété rare où la densité des mots est répercutée avec une élégance authentique. On aimerait que cela ne s’arrête pas.
Zoé Lin – L’Humanité

Alain Cesco Resia fait revivre sur scène les mots de cet auteur méconnu… Seul sur une scène vide, il parvient à restituer avec fi­nesse et justesse, un « mal des fantômes » qui s’insinue, afin de nous toucher et de nous interroger.
Hervé R. – La Marseillaise

Une beauté panique très charnelle. Il nous donne tout cela, si rare. Qu’il en soit remercié. Danièle Carraz – La Provence

Arpentant la scène comme son auteur a parcouru le monde il est habité par ce texte
Stéphane Gilbart – Luxemburger Wort

dérangeant, inquiétant et le spectateur n’a qu’une crainte, c’est que l’Homme brise le quatrième mur… Il y a du »Silence des Agneaux » dans tout ça…
Valéry Arcq – Vivantmag

Le texte a du jus, du corps et va comme un gant au comédien.
M. S. – L’Humanité

Ce texte, que ce très grand acteur qu’est Alain Cesco-Resia a su faire sien bien au-delà des limites convenues d’une lecture ou même d’une simple interprétation, est devenu pour lui comme une respiration, un souffle second. Et le spectacle est littéralement hallucinant !
Henri Lépine – Rue du Théâtre

C’est un remarquable travail de la part d’Alain Cesco-Resia, qui habite ses mots après les avoir ingérés puis digérés avant de nous les servir. Un monologue à plusieurs voix pour un homme en quête d’amour, de passion, et d’illusion.
Audrey Chazelle – Les Trois Coups

Au piano : Agnès Barthelémy
Agnès Barthelémy est pianiste, professeur au Conservatoire Régional d’Avignon. Elle a suivi les cours de clavecin d’Huguette Dreyfus, puis de piano avec Jean Martin et Lydia Jandon. Agnès a donné de nombreux récitals de musique de chambre et a accompagné des spectacles musicaux tel Eric Satie.

Alain Cesco-Résia propose une intervention en classe après cette soirée.

Inscrivez vous rapidement !



Je propose quatre pistes de réflexion philosophique :

  1. La voix, l’acteur
  2. Le texte, l’auteur http://lewebpedagogique.com/philoflo/sur-benjamin-fondane/
  3. L’écoute, le spectateur http://lewebpedagogique.com/philoflo/lart/lecoute-le-spectateur/
  4. Le poète http://lewebpedagogique.com/philoflo/lart/le-poete/


Les commentaires sont fermés.