Voici les conclusions des demis groupes de la classe de TS1 à propos de la collection Lambert :
Groupe 1 :
Du côté des émotions, on peut noter deux tendances opposées: L’une consiste à relever l’aspect négatif, voire morbide de l’ensemble de l’exposition. Ce caractère négatif n’est pas nouveau en ce qui concerne les techniques et les idées. En tout cas, ne pas aimer les œuvres n’empêche pas de se sentir très mal à l’aise tout au long de l’exposition. Aucune salle ne fait preuve d’originalité à une époque où on est submergé par les images et les montages de toutes sortes.
A l’inverse, le travail de l’artiste est reconnu en ce qu’il a de spécifique. Il n’est pas narcissique ni prétentieux mais s’adresse aux autres en mettant en valeur des stars, des autoportraits ou d’autres artistes. Loin d’être coupé du reste du monde, l’artiste nous donne à voir le monde autrement. On ne peut s’empêcher de faire référence à Baudelaire pour ses oppositions Bien/Mal, Ombre/Lumière.
Groupe 2 :
Étiquettes : artClose your Eyes. Open your Mouth. «
Douglas Gordon.« It’s Better to Know. It’s Better not to Know. »
Douglas Gordon.Il ressort deux aspects de la mise en commun de nos émotions. D’une part on cherche à s’identifier à l’artiste par le biais de ses œuvres qui renvoient à une mémoire collective, le simple fait qu’il parle de lui, qu’il pose la question « qui suis-je ? » nous force à nous interroger sur notre « moi », par exemple, la part obscure de nous-même et le bel aspect de notre personne. A l’inverse, cette interrogation apparaît comme étant trop privée pour qu’on puisse la partager, certaines œuvres ne nous touchent pas parce qu’elles sont à la limite du voyeurisme face à un artiste qui se dévoile, on risque l’expression « narcissisme ».
Réunie dans cette collection, l’œuvre bouleverse nos habitudes de pensées mais aussi de vision : nous ne sommes pas dans un musée classique rempli de statues, de tableaux et d’objets esthétiques.
Ce que l’on aime, c’est la technologie exposée, ce sont les installations qui évoquent un monde artificiel voire virtuel. Il est plus difficile de concevoir l’intrusion de corps humains, par exemple les portraits, les « morceaux d’anatomie » restent imparfaits. Tout ce passe comme si l’humain dérangeait la perfection technique. Le parcours lui-même épouse la diversité des œuvres, comme dans un labyrinthe, la succession des pièces nous emporte de surprise en surprise (par exemple, la couleur des pièces surprend par ses contrastes d’une salle à l’autre mais aussi les intérieurs monochromes).
Le paradoxe, c’est que l’exposition est de l’ordre de l’émotion et non de la compréhension mais face à la diversité des œuvres, on est tenté de chercher des explications, un fil conducteur, un détail qui nous aide à apprécier ce que l’artiste présente. Finalement, chaque œuvre, particulière, nous invite à la recherche d’un sens…

Bonjour,
Un petit mot pour les élèves…
Bon travail! J’espère que l’univers sombre et mystique de Douglas Gordon vous aura donné envie de réfléchir sur la part double qui est – ou sommeille – en vous.
A bientôt à la Collection Lambert pour une nouvelle exposition surprenante.
Votre blog est très intéressant. Bravo à tous ceux qui participent à ce très beau projet!
Aude Marquet / collection lambert