Dans un café ou l’absinthe  – vers 1875 ou 1876  – Huile sur toile 92 cm X 68 cm – Paris, musée d’Orsay

Pistes de réflexion pour exploiter le film Le petit lieutenant :

Les personnages sont-ils responsables de ce qu’il leur arrive  ?

Étudier les figures mises en relation de Vaudieu et Antoine .

Montrer comment les seules avancées du film sont des accidents.

Expliquer la chute précipitée du héros (Antoine meurt assez tôt dans le film.)

« Il n’y a plus qu’à espérer que les Russes remettent ça » dit Antoine. En quoi le crime est-il une jouissance ?

Comment expliquer la routine policière face à l’ambition d’Antoine ? Parvient-il à fuir cette réalité quotidienne ?

Pensez vous que le héros est aventureux, courageux, idéaliste ou bien qu’il a, comme le dit un collègue, « l’uniforme dans la tête ? »

Comment l’actrice Nathalie Bayle exprime-t-elle les stéréotypes de la femme-flic ? Qu’est-ce qui l’en distingue?

Comment le film produit-il un effet « documentaire », (en particulier par le casting des personnages secondaires, la vie des SDF et le quotidien des policiers, les scènes du baptême et de l’académie, etc)?

Qu’attend-on de la séquence de la dissection ? Elle suit une scène particulière mais rien n’est vraiment montré ; en quoi peut-elle susciter l’effroi ?

Antoine est-il coupable de sa témérité ? Que pensez-vous de l’insistance du mensonge sur « un café » au lieu « d’une bière » lors de la déposition du collègue d’Antoine ?

Étude des thèmes suivants : la solitude, le racisme, la violence de la rue, l’alcoolisme, la justice, la répression policière, le crime, la mélancolie, l’héroïsme, la culpabilité, la responsabilité. (Pour chaque thème expliquez comment il est abordé, quelles questions il soulève et illustrer par des scènes du film.)

Le film est-il un anti-polar ? Pour répondre vous vous aiderez de films ou séries que vous connaissez et de la définition que propose Olivier Marchal, réalisateur de « 36, quai des orfèvres » (2004) : « le polar est une boîte à fantasme : la nuit, les interdits, les personnages qui rêvent d’être des héros, les mecs qui pleurent, bref, tout ce qui sort du quotidien… Je conçois qu’on veuille se frotter à la réalité,  mais moi ce qui m’intéresse, c’est ce qui la sublime. »

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