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Des larmes au rire

Quels sentiments avez-vous éprouvé à l’égard de certains personnages ?

Quels éléments de mise en scène créent cette émotion ambivalente (par exemple le père Royal est-il antipathique ou touchant en voulant reconstituer les liens familiaux, le fils Chas en survêtement rouge et veuf éploré, etc.) De même montrer comment certains gags sont désamorcés provoquant un rire géné (ex. l’annonce du départ du père, l’incendie chez Chas)

Une famille de Losers

Chas, Margot et Richie ont connu la réussite très tôt mais sont « has been » depuis longtemps ; peut-on parler de manière négative de ces « losers » ou a-t-on encore de la sympathie pour eux (autre ambivalence)?

Dans l’echec, conservent-ils une certaine classe qui les feraient davantage perdants magnifiques que définitivement detestable ?

Décors et objets

Le cadre est rempli d’une multitude d’objets, qui font parfois disparaître les personnages (Margot dans sa bibliothèque, Chas dans son bureau). En quoi ces objets sont-ils importants ? Permettent-ils de caractériser les personnages ?

Certains objets ont  réapparaisent d’une scène à l’autre : quel est par exemple le sens de ce parcours en ce qui concerne les premiers plans d’objets sous la tente de Richie et Margot (petites voitures, pochettes de disques, sac de couchage…)

Couleurs

La première impression laissée par le film est celle d’une esthétique du clinquant. Les couleurs sont vives, les décors très éclairés et souvent chargés d’un bric-àbrac d’accessoires qu’on n’a pas le temps d’identifier. Pourtant, les séquences dans leur  ensemble
sont plutôt marquées par une teinte orange et beige moins éclatante, plus harmonieuse. Comment interpréter ce choix ?

Portraits

La figure récurrente du portrait isole les personnages les uns des autres et les fige, les réduisant au statut de figurines, incapables de communiquer et de grandir. Les décors renforcent cette impression : la maison semble immense où un étage est réservé à chaque enfant, mais la composition des plans et la caméra compartimentent l’espace au point qu’elle fait plutôt penser à une maison de poupée, à l’image des miniatures construites par la jeune Margot.
Les costumes figent par ailleurs les personnages dans une tenue vestimentaire très identifiée et quasiment identique pendant tout le film, à l’image de Chas et ses enfants qui, pour l’enterrement de Royal, changent seulement la couleur de leur survêtement. Comment interpréter les
différents choix vestimentaires ?

Puisque le bandeau et la coupe de cheveux de Richie sont empruntés à Björn Borg, on se demande si le noeud papillon de Henry ou le chapeau d’Eli sont aussi des références à des personnages ayant marqué leur enfance. Les personnages parviennent-ils à s’affranchir de ce statut de figurine, ou restent-ils tous comme Dudley, le patient impassible de Raleigh Saint-Clair, qui demande au scientifique : « Do you wanna play some world games or do some experiments on me ? »

Comme un roman

Au moment de la sortie du film, Wes Anderson a affirmé qu’il voulait que « le film soit un roman ». Comment réalise-t-il ce souhait ? Avez vous d’autres allusions à des genres littéraires (théâtre, conte, bd…) ?


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