La Liberté

Violence , droit et discours philosophique.

La notion de liberté en philosophie est définie comme une idée, c'est à dire, quelque chose que l'on pense sans l'effectuer.

Être libre ne s'oppose pas a être en prison (cf. l'enfermement de Socrate), il faut considérer la liberté de penser.

Être libre se n'est pas faire ce que l'on veut, c'est à dire, satisfaire tous ses désirs si l'on considère que l'on peut être esclave de ses passions.

Il faut donc distinguer la liberté comme un pouvoir sur les choses qui dépendent de nous (nos pensées) et la contrainte qui relève de nécessités extérieures. En ce sens notre liberté s'arrête au seules contraintes de la nature physique. A qui faut il obéir ? Lorsqu'il s'agit des lois de la nature nous n'avons pas le choix, mais lorsque que cette question sous entend un enjeu moral, un rapport entre des personnes, nous devons nous interroger sur la légitimité de l'autorité. La liberté s'inscrit dans la problématique de l'obéissance et de la soumission.

I.Autorité et soumission

  1. Le procès d'Eichmann

    La philosophe H.Arendt va suivre le procès pour le New York Times et prendre en compte le témoignage d'Eichmann selon lequel il n'a fait « qu'exécuter des ordres ». Pour H.Arendt cet homme est ordinaire, elle crée le concept de « banalité du mal ».

  2. L'expérience de Milgram

    Dans les années 60 ce psychologue Américain imagine une expérience pour démontrer la force de l'autorité : une majorité de gens bénévoles sont prêts à aller jusqu'à la mort d'un individu inconnu en obéissant à des ordres. L'autorité est alors scientifique.

  3. Le jeu de la mort . On transforme alors en émission de télé l'expérience de Milgram ; le scientifique en blouse blanche est remplacé par la présentatrice. Peut-on commettre des actes violents sans être poussés par la haine mais en obéissant à des ordres ?

  4. Le film la vague En Allemagne, aujourd'hui. Pendant une semaine d'atelier, un professeur de collège propose à ses élèves une expérience ayant pour but de leur expliquer comment fonctionne un régime totalitaire. Commence alors un jeu de rôles aux conséquences tragiques. D'après le roman La Vague de Todd Strasser
  5. Le film The host. Un Coréen fait docilement ce que lui demande un Américain (empoisonner le fleuve) même si c’est une aberration, c’est un ordre. Il symbolise l'impérialisme américain et la soumission de tout un pays, la Corée.

Un commentaire pour “La violence de l’autorité”

  1.  Jean Mauchamp dit :

    La reproduction grossière de l’ expérience de Milgram ne démontre rien concernant l’ autorité car le nombre de personnes impliquées est trop faible. Par contre elle montre déjà que l’ homme est une espèce grégaire. On le sait depuis longtemps avec la formation des grands troupeaux organisés par Hitler ou Staline derrière leurs drapeaux respectifs. On sait aussi qu’ il est difficile d’ être tranquille sur un emplacement réservé aux camping-cars. Le premier qui arrive après vous prend presque toujours la place voisine. Le troupeau humain commence à deux individus. La grégarisation est un phénomène biologique dépendant d’ un certain nombre d’ hormones. Le meilleur exemple est celui de la grégarisation des criquets pèlerins. Les méthodes de la publicité et du marketing permettent de former le troupeau des consommateurs.