http://hdelboy.club.fr/musique.jpgAujourd’hui l’éducation se compose ordinairement de quatre parties distinctes : les lettres, la gymnastique, la musique et parfois le dessin ; la première et la dernière, comme d’une utilité aussi positive que variée dans la vie entière; la seconde, comme propre à former le courage. Quant à la musique, on élève des doutes sur son utilité. Ordinairement on la regarde comme un objet de simple agrément ; mais les anciens en avaient fait une partie nécessaire de l’éducation, persuadés que la nature elle-même, comme je l’ai dit si souvent, nous demande non pas seulement un louable emploi de notre activité, mais aussi un noble emploi de nos loisirs. La nature, pour le dire encore une fois; la nature est le principe de tout.

http://www.theatrons.com/illustrations/theatre-grec.jpgNos pères n’ont donc point admis la musique dans l’éducation à titre de besoin, car elle n’en est point un (…)Car si, selon eux, il est un délassement digne d’un homme libre, c’est la musique. Homère est du même avis, quand il fait dire à l’un de ses héros :
Convions au festin un chantre harmonieux ;
ou quand il dit de quelques autres de ses personnages, qu’ils appellent :
Le chantre dont la voix saura tous les charmer ;
et ailleurs, Ulysse dit que le plus doux des plaisirs pour les hommes, quand ils se livrent à la joie,
C’est d’entendre, au festin où tous se sont rangés,
Les accents du poète….

Aristote affirme que la musique procure du plaisir et qu’elle doit également faire partie de l’éducation, car il vaut mieux avoir soi même la connaissance de ce qui nous offre un loisir agréable.

D’autre part, la musique a une  influence morale sur notre sensibilité. Elle peut modifier les passions, elle peut même transformer ou réformer les mœurs d’un peuple. Dans la Grèce antique la musique va toujours de pair avec la poésie. Le célèbre texte la poétique d’Aristote traitre des « arts d’imitation », tout en donnant un sens nouveau à cette « mimésis » que Platon condamnait. Aristote en fait le fondement même de la création, car cette imitation n’est pas une copie de la réalité sensible mais une réalité à l’œuvre. La musique, comme la poésie, est une re-création de la réalité, une « métaphore » au sens d’un transfert de sens du monde. Aristote ne traite pas de la spécificité de l’art musical mais oppose deux modes « phrygien » et « dorien » qui correspondent à une musique d’esclaves (des courtisanes, joueuses de flûtes, musique du peuple) et à une musique d’hommes libres qui n’a pas pour but de détendre l’âme du travailleur épuisé mais d’être une activité vraiment libérale. Cette musique est dotée de riches idées, ayant en particulier un sens moral.

Deux textes d’Aristote « tombés » au baccalauréat

La tendance à l’imitation est instinctive chez l’homme et dès l’enfance. Sur ce point il se distingue de tous les autres êtres, par son aptitude très développée à l’imitation. C’est par l’imitation qu’il acquiert ses premières connaissances, c’est par elle que tous éprouvent du plaisir. La preuve en est visiblement fournie par les faits : des objets réels que nous ne pouvons pas regarder sans éprouver du déplaisir, nous en contemplons avec plaisir l’image la plus fidèle ; c’est le cas des bêtes sauvages les plus repoussantes et des cadavres. La cause en est que l’acquisition d’une connaissance ravit non seulement le philosophe, mais tous les humains même s’ils ne goûtent pas longtemps cette satisfaction. Ils ont du plaisir à regarder ces images, dont la vue d’abord les instruit et les fait raisonner sur chacune. S’il arrive qu’ils n’aient pas encore vu l’objet représenté, ce n’est pas l’imitation qui produit le plaisir, mais la parfaite exécution, ou la couleur ou une autre cause du même ordre Comme la tendance à l’imitation nous est naturelle, ainsi que le goût de l’harmonie et du rythme (…), à l’origine les hommes les plus aptes par leur nature à ces exercices ont donné peu à peu naissance à la poésie par leurs improvisations.

Le loisir, en revanche, semble contenir en lui-même le plaisir, le bonheur et la félicité de vivre. Mais ce bonheur n’appartient pas aux gens occupés, mais seulement à ceux qui mènent une vie de loisir : car l’homme occupé travaille en vue de quelque fin, envisagée comme n’étant pas encore en sa possession, alors que le bonheur est une fin, laquelle, au jugement de tous les hommes, s’accompagne toujours de plaisir et non de peine. […] On voit ainsi clairement que certaines matières doivent être apprises et entrer dans un programme d’éducation en vue de mener la vie de loisir, et que ces connaissances et ces disciplines sont des fins en elles-mêmes, tandis que celles qui préparent à la vie active doivent être regardées comme de pure nécessité et comme des moyens en vue d’autres choses. Et c’est pourquoi nos pères ont fait une place à la musique dans l’éducation, non pas comme une chose nécessaire (elle ne l’est nullement), ni comme une chose utile (à la façon dont la grammaire est utile pour gagner de l’argent, pour diriger une maison, pour acquérir des connaissances et pour exercer de multiples activités dans l’État, ou encore à la façon dont le dessin est réputé utile pour mieux juger les oeuvres des artistes), ni non plus, comme la gymnastique, en vue de nous procurer santé et vigueur (car nous ne voyons aucun de ces deux avantages provenir de la musique) ; reste donc que la musique sert à mener la vie de loisir, ce qui est la raison manifeste de son introduction, car on la place au rang d’un passe-temps qu’on estime convenir à des hommes libres. […] On voit donc qu’il existe une forme d’éducation dans laquelle les parents sont tenus d’élever leurs fils, non pas comme étant utile ou nécessaire, mais comme libérale et noble.

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Qu’est-ce que la musique ?

Quel est le statut de l’œuvre musicale ?

Qu’est-ce qu’interpréter ?

L’œuvre a-t-elle quelque chose à nous dire ? Est-ce un langage ? Est-ce de l’art ? Que transmet-elle ?

Qu’est-ce que l’interprétation vous apporte ?

Quel est votre but en exerçant cette profession ? (si vous en avez un)

Le faite vous avant tout pour vous même ou pour les autres ?

Cherchez vous à faire partager votre art ?

Pensez vous qu’il soit a la portée de tout le monde ?

Prenez vous plus de plaisir à créer ou à interpréter ?

Qu’est-ce que la bonne ou mauvaise musique ?

Quelle est votre œuvre musicale préférée ?

Quel peut être selon vous l’impact de vos œuvres sur le public ?

Y-a-t-il un artiste dont l’œuvre vous a profondément marqué ?

Quelles sont les motivations dans la création artistique ?

Quel est votre instrument de prédilection ?

Qu’est ce qui change dans la direction/interprétation en fonction de l’œuvre ?

Pour vous quel est le rôle de la musique ?

Qu’est-ce que vous évoque la musique ?

Qu’est-ce que vous ressentez en écoutant de la musique ?

Est-ce qu’un chef d’orchestre est un métier « aimant à femmes »?

Combien de temps vous prend la création d’une œuvre complète?

Quelles études avez vous faites ?

Une passion ? Un métier ?

Combien gagnez vous par mois ?

Faut-il avoir des connaissances pour pouvoir créer une œuvre d’art ?

Est-ce que votre humeur influence votre manière de diriger l’orchestre ?

Que pensez-vous de l’universalité de la musique ?

Quel est votre personnage préféré de Dragon Ball Z?

Do you know Sting ?

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Cliquez sur ce schéma et lisez l’article !

Tout d’abord, il faut savoir que les bruits et les sons sont des ondes longitudinales qui se déplacent généralement dans l’air et sont sinusoïdales. Elles peuvent se décomposer en différentes ondes harmoniques qui vibrent de la même façon mais n’ont pas la même fréquence.

Dans tout instrument de musique, il y a un émetteur (embouchure, anche pour les instruments à vent, cordes vocales pour la voix…), une caisse de résonance (cavité buccale pour la voix…), et la présence d’un récepteur est nécessaire (pour l’oreille humaine, c’est l’épithélium auditif qui sert de récepteur en transformant les ondes sonores en messages électriques qui passent dans les nerfs qui rejoignent le cerveau).

Il y a différents types d’instruments acoustiques : Les vents pour lesquels l’émetteur est une anche (clarinette, harmonica, accordéon…) ou les lèvres (cuivres), les cordes, qui peuvent être pincées (harpe, guitare…), frottées (violon…), ou frappées (piano…), les percussions qui peuvent être planes (djembé) ou de masse (cloches…). On peut vérifier le caractère ondulatoire du son en plaçant sur une grosse caisse de la limaille de fer : On observe que la limaille de fer se dispose sous la forme de cercles concentriques.

Une corde vibre à différentes fréquences selon sa longueur (par exemple le violoncelliste déplace sa main sur les cordes pour obtenir différentes hauteurs). Soit L la longueur initiale d’une corde, la fréquence d’une corde ayant pour longueur L/2, correspond à l’octave de la corde initiale.

La fabrication d’instruments est une science en elle-même, on peut donc citer le fait d’accorder une cloche qui se fait par retrait consécutif de matière jusqu’à l’obtention de la bonne résonance.

Sylvain, Elie & Anis


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http://www.ecoles.cfwb.be/argattidegamond/cartable%20musical/Antiquit%C3%A9/Images,%20sons/appolon_spondi.jpg« Si la musique est la partie maîtresse de l’éducation, n’est-ce pas, Glaucon, parce que le rythme et l’harmonie sont particulièrement propres à pénétrer dans l’âme et à la toucher fortement […] ? En les recueillant joyeusement dans son âme pour en faire sa nourriture et devenir un honnête homme, on blâme justement les vices, on les hait dès l’enfance, avant de pouvoir s’en rendre compte par la raison, et quand la raison vient, on l’embrasse et on la reconnaît comme une parente avec d’autant plus de tendresse qu’on a été nourri dans la musique. »
Platon, République, III, 401 c-402 a

Platon est considéré comme l’un des pères fondateurs de la philosophie, il faut l’inscrire dans la tradition et la culture grecque pour comprendre ce qu’il dit de la musique. Il distingue la musique des autres arts qui ne sont que des pâles reflets, des imitations de la nature. Curieusement la musique a sa place dans l’éducation (païdéia) aux cotés de la gymnastique. Dans les deux cas, il s’agit d’habituer l’enfant à l’ordre, à la mesure qui ne sont pas des qualités naturelles. Une des fonctions de cet entrainement est de développer le thumos (le cœur) par exemple en l’habituant à devenir amical plutôt qu’agressif envers les philoi (amis, parents, proches).

Le modèle de la musique est pour Platon, on pourrait dire « classique » puisque c’est celle de l’Égypte, qui a conservé les hymnes des fêtes depuis dix mille ans ! Il s’agit pour Platon de ne pas céder aux tentations de l’apparence et de la frivolité que pourraient amener les musiques nouvelles. Il s’agit aussi d’échapper à la subjectivité des modes et à donner aux élèves la seule nourriture de l’esprit convenable : les idées, fixes et éternelles, les essences que l’on peut atteindre par les mathématiques et la dialectique. L’ordre, la mesure, la symétrie et la délimitation sont des notions qui aident le thumos à désirer et à prendre plaisir à ce qui est noble. Elles ne procurent pas seulement un plaisir esthétique (des sens) mais préparent à découvrir les réalités véritables. L’objet des désirs d’une personne vertueuse est le kalon, ce qui est à la fois noble et beau.

Une fois que la raison est formée, le jeune athénien devra passer à des occupations sérieuses, les mathématiques et la dialectique (philosophie). Il s’agit bien d’éducation, et Platon n’accorde pas de grande importance aux musiciens : ils seront chassés de la cité idéale ou bien assignés à des tâches ingrates.  Mais il s’agit d’une « mauvaise » musique, celle qui déchaîne les forces sauvages et incontrôlables des passions. Platon l’associe aux harmonies ioniennes qu’il décrit comme orgiaques ou plaintives et lui préfère celle dont l’artiste a réalisé l’harmonie entre les éléments contraires de sa nature humaine : raison, désirs et passions. Ainsi, le beau est en accord avec le bien. Cette musique repose sur des règles d’harmonie simples, des rythmes réguliers comme les modes doriens ou phrygiens ; mais tout cela reste peu connu aujourd’hui…

Quelques références :

République, livres III,242 c, 398 b, livre VII, 530d, livre X 617-618

Les lois, livre II 654,667, livre VII,802

Lachès,188d,

le banquet,215c

Théétète,154d

Timée,47cd

http://www.ecoles.cfwb.be/argattidegamond/cartable%20musical/Antiquit%C3%A9/Images,%20sons/Lyre.jpgLorsque j’entends parler de la vertu ou de la science à un homme digne en effet d’être homme, et qui sait se tenir à la hauteur de ses discours, alors c’est pour moi un charme inexprimable, quand je songe que celui qui parle, et les propos qu’il tient, sont entre eux dans une convenance et une harmonie parfaite. Cet homme m’offre l’image d’un concert sublime qu’il ne tire ni de la lyre ni d’aucun autre instrument, mais de sa vie toute entière montée sur le ton le plus pur ; et dans l’harmonieux accord de ses actions et de ses discours, je ne reconnais ni le ton Ionien, ni le Phrygien ni celui de Lydie, mais le ton Dorien, le seul qui soit vraiment grec. Dès qu’il ouvre la bouche, c’est une jouissance pour moi, et l’on dirait à me voir que je suis fou de discours, tant je saisis avidement toutes ses paroles. Lachès

http://helios.fltr.ucl.ac.be/fillon/socrate/imagesTibicen2.jpg L’image ci-contre représente un satyre joueur de flûte (Musée du Capitole, Palais des Conservateurs, Collection Borghese, 2001).

Alcibiade fait le portrait de Socrate : « Mais je ne suis pas joueur de flûte, diras-tu. Si, tu l’es, et beaucoup plus merveilleux que Marsyas. (215c) Il charmait les hommes par l’effet des sons que sa bouche tirait des instruments, et on les charme encore quand on joue ses mélodies ; car les airs que jouait Olympos sont, suivant moi, de Marsyas, son maître ; en tout cas, qu’ils soient joués par un grand artiste ou par une méchante joueuse de flûte, ces airs ont seuls le pouvoir d’enchanter les cœurs, et, parce qu’ils sont divins, ils font reconnaître ceux qui ont besoin des dieux et des initiations. La seule différence qu’il y ait entre vous, c’est que tu en fais tout autant sans instruments, par de simples paroles » . Le banquet (215d)

Marsyas est un satyre qui passe pour l’inventeur de la flûte à deux tuyaux . Il est d’origine phrygienne, son nom est celui de la rivière affluent du Méandre en Asie Mineure. Il se serait emparé de la flûte jetée dans le fleuve par la déesse Athéna : celle-ci s’était aperçue -en se mirant dans le fleuve- que jouer de cet instrument lui déformait le visage. Marsyas aurait défié Apollon lui-même dans un concours musical. Vainqueur (à la lyre), Apollon l’aurait écorché vif : de son sang et de ses larmes naquit la rivière éponyme.

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http://www.artres.com/LowRes2/TR3/F/W/V/S/ART86077.jpg

Otto DIX, Le Canon, huile sur carton, 1915, 98,5 X 69,5, Düsseldorf, Kunstmuseum Düsseldorf

LETTRE AUX JAPONAIS

Paris, le 9 octobre 1950.

Monsieur,

[Je vous remercie de votre lettre. Je ne suis qu’un écrivain solitaire et ce que je pourrai dire sur la paix et sur la guerre ne changera rien aux évènements. Il y a très peu d’hommes qui aient le goût de la paix. Mais il y a aussi très peu d’hommes qui aient une idée juste de l’art, ou de l’amour par exemple. Et ce ne sont pas ces hommes-là qui font l’histoire. Ce sont les autres qui ne savent rien, ou presque, et qui tâtonnent, dans les ténèbres, pleins de bonne volonté et de fascination. Tout ce que nous pouvons faire est d’ajouter à la création, le plus que nous le pouvons, pendant que d’autres travaillent à la destruction. C’est ce long, patient et secret effort qui a fait avance réellement les hommes depuis qu’ils ont une histoire…]

Extrait de la Lettre aux Japonais d’Albert Camus.

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Socrate : «Lequel de ces deux buts se propose la peinture relativement à chaque objet ; est-ce de représenter ce qui est tel qu’il est, ou ce qui paraît, tel qu’il paraît ? Est-ce l’imitation de l’apparence, ou de la réalité?» Platon, La République.

?L’artiste, pour Socrate, n’est qu’un charlatan. Il trompe doublement son public, en ce qu’il fait passer son œuvre pour réelle, alors qu’elle n’est que l’imitation de ce qui constitue déjà, par rapport à la réalité, un pur simulacre. En effet, ce que le peintre essaie de reproduire sur sa toile, ce sont des apparences, lesquelles ne nous renvoient, selon la doctrine des Idées, que l’ombre de la réalité. Il maintient ainsi dans l’illusion les enfants et les naïfs.•

Elie Rodet



http://image.evene.fr/img/agenda/lieu/g/1464.jpg On peut s’interroger sur l’opportunité de travailler en collaboration avec un chef d’orchestre dans le cours de philosophie. En effet, les relations entre musique et philosophie ne sont pas aussi étroites que l’on pourrait penser, malgré la relation à l’esthétique que celle ci entretient et le thème de « l’art » placé au programme des classes terminale. Ce thème reste bien souvent indéterminé pour les élèves et étudiants ayant des difficultés à faire une synthèse entre les différentes formes d’art qu’ils connaissent (littérature, arts visuels, arts du spectacles, etc.) La musique est déjà pour la plupart écartée du cursus scolaire et l’accès aux concerts remis à plus tard pour diverses raisons (âge, mode, temps libre , fascinations pour les écrans, etc.) Notre public, scolaire, envisage tout au plus comme une fastidieuse contrainte la musique dite classique.

Cette année encore, dans le cours de philosophie, le choix des exemples par le professeur a été délibérément orienté vers l’art plastique en général, et la peinture en particulier. Le cours comprend trois moments de réflexion : la création, le statut de l’objet d’art et le jugement de goût. Dans la classe terminale S1, nous avons abordé ces trois problématiques distinctes par le biais de ce qui s’offrait à nous comme exposition Douglas Gordon à la collection Lambert, le musée du petit palais (thème de la nativité et des vanités) et enfin le film Dead Man dans le cadre de lycéen au cinéma. L’œuvre complète choisie pour l’oral du baccalauréat est l’œuvre d’art à l’époque de la reproductibilité technique de Walter Benjamin. Tout cela ne nous dit rien sur la musique !

Dans la lignée des grands philosophes, les questions que se posent tout musicien, tout mélomane ou simple amateur restent sous silence. Sauf si nous faisons nôtres ces interrogations, à la manière du questionnement philosophique : Qu’est-ce que la musique ? Quel est le statut de l’œuvre musicale, de son interprétation ? A-t-elle quelque chose à nous dire ? Est-ce un langage, est ce de l’art, que transmet-elle ? Autant de questions qui disparaissent souvent aux yeux des élèves sous le fatras de commentaires érudits ou par le mutisme de leurs propres émotions. Ce sont ces interrogations que nous voudrions soulever à la lumière des philosophes qui ont analysé ou mentionné la musique et mieux que quiconque pour en parler, l’éminent chef d’orchestre M. Jonathan Schifman (chef d’orchestre et directeur artistique) que nous avons la chance de recevoir en Avignon, d’entendre à l’opéra-théâtre, et peut-être d’inviter au lycée…

à suivre…

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http://ww2.ac-poitiers.fr/daac/local/cache-vignettes/L120xH160/aff_petitlieut-af39f.jpg Le 26 janvier à 9 heures, au cinéma UTOPIA

A sa sortie de l’école de police, Antoine monte à Paris pour intégrer la 2ème division de police judiciaire. Caroline Vaudieu, de retour dans le service après avoir vaincu son alcoolisme, choisit le petit lieutenant pour son groupe crim’. Plein d’enthousiasme, Antoine fait son apprentissage du métier aux côtés de ses hommes. Vaudieu s’attache rapidement à ce jeune homme, de l’âge qu’aurait eu son fils disparu…… source  allociné
durée Réalisateur Pays
1 h 50 Xavier Beauvois France – 2004
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  • Le mois de Marie

de Thomas Bernhard

Les 15 et 16 janvier 2009
20h30 / Salle du Chapitre

Le spectacle sera précédé de « Pour un peu »,
lecture de textes courts de Thomas Berhnard, avec Alain Cesco-Résia comme lecteur, sous la direction de Frédéric Garbe.

Pour cette courte pièce, tirée des Dramuscules, Thomas Bernhard fait directement référence aux vieilles femmes habitant son village natal, en Bavière, dans les années trente, à une période où l’Allemagne préparait sa jeunesse à participer à de grands changements. Pour aujourd’hui, nous avons le choix de rire de cette histoire, et n’y voir qu’une farce burlesque et grotesque, décrivant une scène appartenant au passé. Mais peut-être malgré tout, pouvons-nous y trouver une inquiétante ressemblance avec notre époque, voire même un peu de nous-mêmes et de notre part d’ombre? On rie des autres pour mieux se reconnaître.

  • Conférence vendredi 16 janvier 2009

Lycée de l’Arc
Salle polyvalente
Avenue des étudiants
ORANGE à 20h30
Spectacle philosophique
du  20ème anniversaire

Dans la collection « Philosophie de chair »
Le  beau, l’art et le bel art
sur des textes de
HEGEL
avec
Didier Mahieu
et
Frédéric Cherboeuf
Vous avez dit « Beaux  – Arts » ?

Au regard de la production artistique contemporaine, il semble que le concept de beau et celui d‘ art se soient résolument différenciés ; les  « Beaux – Arts » existent-ils encore ? Cet état de fait résulte d’un long processus historique et, à cet égard, le moment hégélien dans la pensée de l’esthétique peut être considéré comme capital puisqu’il consacre l’opposition définitive entre l’art-production de l’esprit  et la nature. « Tout ce qui vient de l’esprit est supérieur à ce qui existe dans la nature. » Cette affirmation, que Hegel va étayer dans toute son ouvre, heurte le sens commun qui veut que la beauté créée par l’art soit bien inférieure au beau naturel. Aussi, le philosophe nous embarque-t-il dans une démonstration convaincante, brillante, incandescente – parfois, on a l’impression que le papier brûle, dit Georges Steiner.

Mais l’art reste ancré dans les apparences, il touche nos sens, en cela il est dépassé par la religion qui, elle-même, doit laisser place à la philosophie, ultime manifestation de l’Esprit dans son absolu. C’est donc logiquement que Hegel affirme :
«
l’art est une chose du passé », formule célèbre qui mérité d’être reconsidérée à la lumière des deux siècles qui nous sépare de ce génie.
La pensée de Hegel est réputée difficile. Elle l’est. Mais il est des moments de grâce chez ce professeur de philosophie illuminé qui devait fasciner ses étudiants. Ainsi son esthétique est la retranscription de ses cours par l’un d’entre eux ; est-ce pour cela que cela nous semble plus « facile » ?
Observons donc cet étudiant hégélien essayant de retracer sur la scène le cheminement de la pensée de son maître : il s’interroge, il peine, il trouve, il jubile, il s’enthousiasme, et peut-être nous avec lui…
Puis, humblement, posons-nous ensemble les questions du beau et de l’art. «
Si tu ignores ce qu’est le beau, dit Socrate à Hippias, crois-tu que la vie vaille mieux pour toi que la mort ? »

  • Opéra Théâtre d’Avignon et des pays de Vaucluse

Les contes d’Hoffmann

Dimanche 25 Janvier– 14h30
Mardi 27 Janvier– 20h30
durée : 3h

Opéra fantastique en quatre actes
d’après le drame de Jules Barbier et Michel Carré
Musique de Jacques Offenbach
(Editions musicales Choudens)

Direction musicale : Jonathan Schiffman

Cette production se déroule dans le cadre unique d’un foyer de théâtre,
les couloirs de la salle se spectacle étant en arrière-plan.
Hoffmann est le narrateur et, tout comme dans son conte intitulé Don Juan, les personnages du « Divin Mozart » se mêlent au récit.
Le metteur en scène a souhaité ici prendre en compte cette donnée unique dans l’histoire de l’opéra : la narration d’Hoffmann. Ainsi, ce sont plusieurs lignes qui viennent sans cesse s’entremêler, se brouiller, jusqu’à ce que les repaires soient faussés ; tout comme ce qui se passe dans l’esprit d’Hoffmann, où fiction et réalité ne font plus
qu’un.



« La nature, c’est tout ce qui est en nous par hérédité biologique; la culture, c’est au contraire, tout ce que nous tenons de la tradition externe. La culture ou civilisation, c’est l’ensemble des coutumes, des croyances, des institutions telles que l’art, le droit, la religion, les techniques de la vie matérielle, en un mot toutes les habitudes ou aptitudes apprises par l’homme en tant que membre d’une société. Il y a donc là deux grands ordres de faits, l’un grâce auquel nous tenons à l’animalité par tout ce que nous sommes, du fait même de notre naissance et des caractéristiques que nous ont léguées nos parents et nos ancêtres, lesquelles relèvent de la biologie, de la psychologie quelquefois; et d’autre part, tout cet univers artificiel qui est celui dans lequel nous vivons en tant que membres d’une société. « 

Claude Levi-Strauss

Comment dans ce texte l’auteur oppose-t-il la nature à la culture ?

POUR VOUS SOUHAITER UNE TRÈS BONNE ANNÉE JE REPLACE CE TEXTE Publié EN NOVEMBRE, ET SON COMMENTAIRE PAR MARIA  QUE JE FÉLICITE ET A QUI JE SOUHAITE LE BAC, LE BAC, LE BAC. A tous, meilleurs vœux de réussite !

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