
Vous trouverez un texte de Maurice Merleau- Ponty (1908-1961) dans la rubrique art / cinéma et philosophie

Vous trouverez un texte de Maurice Merleau- Ponty (1908-1961) dans la rubrique art / cinéma et philosophie
L’aventure du vivant continue !
![]()
Héraclès et l’Hydre de Lerne, amphore attique à figures noires, v. 540-530 av. J.-C., musée du Louvre
La collaboration entre Monsieur Mauchamp et la classe de terminale nous permet de suivre le fil de sa pensée au lien suivant :http://lewebpedagogique.com/philoflo/
science-et-philosophie-ce-qui-nous-tient-lieu-de-conscience-en-terminale/le-vivant/
Pour l’image l’hydre de Lerne voir l’Etat

Rahan, fils des Âges Farouches
« On est fataliste et à chaque instant on parle, on pense, on écrit comme si l’on persévérait dans le préjugé de la liberté, préjugé dont on a été bercé, qui a institué la langue vulgaire qu’on a balbutié et dont on continue de se servir sans s’apercevoir qu’elle ne convient plus à nos opinions. On est devenu philosophe dans ses systèmes et l’on reste peuple dans son propos.«
Réfutation d’Helvétius .
Souvenez-vous… Rahan fait tourner son couteau pour savoir quelle direction prendre ! Est-ce le hasard, est-ce le destin qui le guide ?
On trouvera une analyse des mots déterminisme, fatalisme, destin, à la page « Diderot et Jacques », à propos du livre Jacques Le fataliste, quelques éclaircissements philosophiques. Travail à suivre…
http://lewebpedagogique.com/philoflo/diderot-et-jacques/

SOCRATE : Ainsi l’ignorant parlant devant des ignorants
sera plus propre à persuader que le savant,
si l’orateur est plus propre à persuader que le médecin.
N’est-ce pas ce qui résulte de là, ou vois-tu une autre conséquence ?
GORGIAS : La conséquence est forcée, en ce cas du moins.
Suite du texte de Jean Mauchamp, rubrique *le vivant
http://lewebpedagogique.com/philoflo/science-et-philosophie-
ce-qui-nous-tient-lieu-de-conscience-en-terminale/le-vivant/
Intervention de Jean Mauchamp le 13 mai 14 à 16 heures
Les élèves des classes terminale ECO 1 et S2 composeront leur dernier exercice de philosophie (préparatoire à l’examen du 16 juin 2008) vendredi 9 mai (8 à 10 heures : eco / 14 à 18 heures : s)
Réviser l’ensemble du programme, jusqu’au dernier cours inclus (droit, justice politique) : Méthode + textes + vocabulaire.


En guise de « punition » pour le geste inconsidéré d’un élève de première S, nous lui suggérons le travail suivant, entre autre pour le faire réfléchir, en commun, à l’idée de vie privée. Cet élève a en effet dérobé (et conservé à son domicile) un portable ne lui appartenant pas ; il s’est certainement amusé avec cet objet personnel. Chacun pourra donc s’interroger sur le sujet :
« Il se faut réserver une arrière-boutique toute nôtre, toute franche, en laquelle nous établissons notre vraie liberté et principale retraite et solitude », écrivait Montaigne dans ses Essais. Pensez-vous que l’intrusion vers ce qui revêt un caractère personnel est une atteinte à la vie privée ? Justifiez votre réponse par des exemples précis.
Giorgio de Chirico, Mystère et mélancolie d’une rue, 1914
Il n’y a qu’un problème philosophique vraiment sérieux : c’est le suicide. Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d’être vécue, c’est répondre à la question fondamentale de la philosophie. (…)
Si je me demande à quoi juger que telle question est plus pressante que telle autre, je réponds que c’est aux actions qu’elle engage. Je n’ai jamais vu personne mourir pour l’argument ontologique. Galilée, qui tenait une vérité scientifique d’importance, l’abjura le plus aisément du monde dès qu’elle mit sa vie en péril. Dans un certain sens, il fit bien. Cette vérité ne valait pas le bûcher. Qui de la Terre ou du Soleil tourne autour de l’autre, cela est profondément indifférent. Pour tout dire, c’est une question futile. En revanche, je vois que beaucoup de gens meurent parce qu’ils estiment que la vie ne vaut pas la peine d’être vécue. J’en vois d’autres qui se font paradoxalement tuer pour les idées ou les illusions qui leur donnent une raison de vivre (ce qu’on appelle une raison de vivre est en même temps une excellente raison de mourir). Je juge donc que le sens de la vie est la plus pressante des questions.
Albert Camus, Le mythe de Sisyphe
Germaine Tillon est décédée le 19 avril à l’âge de 101 ans. Cette femme pionnière de l’ethnologie, résistante et opposée à la torture en Algérie est une figure incontournable de la pensée actuelle. Un exemple d’initiation à sa pensée est possible grâce à cette vidéo de 2002 :
http://sites.univ-provence.fr/webtv/?x=germaine_tillion_conscience_siecle
Héros ou anti-héros.
![]()
« Frères humains, laissez-moi vous raconter comment ça
s’est passé. »
Incipit du roman de Jonathan Litell,
Les Bienveillantes
Goya, El dos tres Mayo, 1808
http://lewebpedagogique.com/philoflo/larmee-des-ombres/
On peut réfléchir à partir du film l’armée des ombres de Melville, sur l’attitude des hommes et femmes de la résistance, mais aussi sur une certaine tendance à l’héroïsation d’une part et la banalisation du mal d’autre part. Est-ce le fait de catégoriser les bourreaux et les héros ? Plus précisément, sommes nous sans conteste dans l’une de ces catégories ?
Le narrateur du roman les bienveillantes postule un pacte pervers entre lui-même, son lecteur et le narrateur complaisant (Maximilien Aue, un officier SS pervers, homosexuel et incestueux, dont le roman décrit le parcours criminel monstrueux, en Ukraine , en Crimée, etc.)
« Je devine votre pensée : Voilà un bien méchant homme, vous dites-vous, un homme mauvais, bref un sale type sous tous les rapports(…). Mais vous devriez quand même pouvoir vous dire que ce que j’ai fait, vous l’auriez fait aussi.(…)Je pense qu’il m’est permis de conclure comme un fait établi par l’histoire moderne que tout le monde, ou presque, dans un ensemble de circonstances donné, fait ce qu’on lui dit ; et, excusez-moi, il y a peu de chances que vous soyez l’exception, pas plus que moi.(…) gardez toujours cette pensée à l’esprit : vous avez peut-être eu plus de chance que moi, mais vous n’êtes pas meilleur. Car si vous avez l’arrogance de penser l’être, là commence le danger. (…) »
Ce qui est juste c’est que nous l’aurions fait aussi, en raison de circonstances, d’influences ou d’obéissance à un système. Ce qui est pernicieux, c’est que dans la réalité effective, certains hommes ont désobéi, certains caractères ont échappé à une responsabilité collective. On a bien souligné le fait que dans l’armée des ombres les résistants sont volontairement exempts de toute analyse psychologique ou individuelle. Ces hommes et femmes cependant savaient ce qu’ils faisaient sans pour autant être prédisposés à le faire. De même ce sont des individus qui ont rendu les horreurs de la guerre possible malgré la conscience de leur capacité à le faire.
Il y a eu pendant l’occupation des milliers d’actes de résistance qui ne font pas échapper leurs acteurs à l’humanité commune : Ce sont des gens ordinaires. Mais cela ne doit pas nous faire oublier la collaboration passive ou active d’allemands ou de Français ordinaires à l’extermination des juifs.
A l’occasion du procès d’Eichmann, Hannah Arendt * élabore le concept de « banalité du mal » comme une capacité ordinaire d’une humanité ordinaire. Eichmann apparaît comme un petit homme « banal », insignifiant dans une histoire où sont mises en cause les complicités , les coopérations de toutes les couches de la population de l’Allemagne et des pays occupés. Eichmann n’est pas démoniaque, il n’a pas la volonté de faire le mal comme le héros de Shakespeare Richard III (« Je suis résolu à être un méchant ») pour accéder au pouvoir ou César Borgia, le Prince de Machiavel par excellence qui ruse et use de tous les moyens pour maintenir sa puissance et la stabilité de son État. Celui qui incarne l’absence de pensée plutôt que la volonté de faire du mal est malfaisant tout autant que vulnérable. C’est sans doute là le danger du héros du monde moderne. La représentation traditionnelle nous décrivait des hommes malveillants ayant la volonté de faire le mal. Aujourd’hui la banalisation du mal (« nous sommes tous les mêmes » écrit J. Littell dans les Bienveillantes) montre que les catégories sont fluctuantes : on banalise le mal comme le bien car c’est l’humanité commune qui représente ces notions.
Ce constat ne peut que nous conduire à un acte de vigilance envers deux types de comportement qui semblent extrêmes voire incompréhensibles. Deux passions opposées (comme dans le texte étudié de Hume), dont nous croyons tous vouloir choisir la première s’il nous était donné de revivre dans les mêmes circonstances :
D’un coté le comportement qui nous semble être un modèle de vertu, d’altruisme : les Résistants et les Justes qui ont combattu le nazisme ou sauvé des Juifs pendant la guerre.
D’un autre coté certains criminels, qui ont comparu au procès de Nuremberg par exemple, et avaient pour seul alibi pernicieux l’obéissance aux ordres ou à la contrainte extérieure. N’oublions pas que non seulement le peuple allemand a succombé rapidement au nazisme mais qu’Hitler a été idolâtré jusqu’en 1942. C’est le consentement des gens ordinaires comme celui des grands esprits qui fait des hommes banals des « marionnettes » ; ce n’est pas le mal qui est banal, ce sont les hommes qui le mettent en œuvre qui sont vulnérables.
Nous ne sommes pas si sûr de ne pas être des bourreaux en puissances. Nous sommes donc amenés à faire face à chaque circonstance historique au nom d’une humanité commune.
*Hannah Arendt, Eichmann à Jérusalem. Rapport sur la banalité du mal (Gallimard, 1966 ; Folio Gallimard, 1991
.
Lycée René Char
Classe terminale ECO1
» ANDY WARHOL, la liberté «
Philosopher comme au ETATS-UNIS !
Le 01.04.2008, notre Terminale Sciences économiques et sociales a pu rencontrer deux professeurs venant du Wiscontin durant l’heure de Philosophie dans la classe de Mme Begel. Ces professeurs nous avaient été présenté par l’intermédiaire d’un forum avec leurs élèves (NICENET) en début d’année scolaire. Certains élèves avaient pu échanger des idées.
Ils sont donc arrivés pour la correction du bac blanc.
Nous avons pu disserter sur le sujet » peut-on apprendre à penser », notre professeur de philosophie a écrit le sujet au tableau (en anglais !) et nous avons fait l’analyse, la problématique, un plan, bref la cuisine philosophique ! Tous deux souriaient et acquiesçaient, certains élèves participaient… bref, ils ont dit à la fin que l’aide de quelques élèves assis devant eux avaient été précieuse, et finalement ils ont eu droit à la distribution des notes !
Puis, nous avons pu parler une heure de plus avec un des deux professeurs (Ron Kletzien) qui lui enseigne l’histoire en plus de la Philosophie.
On a pu parler du pays avec ses énormes dépenses !
Ensuite nous avons parlé de son enseignement dans son pays si différent du notre, du fait qu’un programme n’est pas établi et que c’est le professeur qui décide avec ou sans l’avis des élèves quels thèmes ils étudieront. D’ailleurs, les élèves ne sont soumis à aucun examen, ils sont jugés selon leur capacité à s’exprimer et leur travail tout au long de l’année.
Enfin, nous avons pu échanger nos idées sur le Président Bush. Chacun ayant eu ces propos, nous avons expliqué différents points sur ce personnage.
C’est alors en s’intéressant à la vie économique, sociale et politique des Etats-Unis que notre entretien s’est trop vite terminé !
C’était une rencontre très intéressante et nous remercions ces deux professeurs de s’être déplacés.
Nadia, Mathilde, et Jessica