L'image “http://www.mlahanas.de/Greeks/Bios/XanthippeBlommendael.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Blommendael, Xantippe Dousing Socrates (c. 1665, Strasbourg, Musée des Beaux-Arts

Socrate – Voilà donc jusqu’où va le rôle des accoucheuses; bien supérieure est ma fonction. Il ne se rencontre point, en effet, que les femmes parfois accouchent d’une vaine apparence et, d’autre fois, d’un fruit réel, et qu’on ait quelque peine à faire le discernement. Si cela se rencontrait, le plus gros et le plus beau du travail des accoucheuses serait de faire le départ de ce qui est réel et de ce qui ne l’est point. N’es-tu pas de cet avis?

Théétète – Si.

SocrateMon art de maïeutique a mêmes attributions générales que le leur. La différence est qu’il délivre les hommes et non les femmes et que c’est les âmes qu’il surveille en leur travail d’enfantement, non point les corps. Mais le plus grand privilège de l’art que, moi, je pratique est qu’il sait faire l’épreuve et discerner, en toute rigueur, si c’est apparence vaine et mensongère qu’enfante la réflexion du jeune homme, ou si c’est fruit de vie et de vérité. J’ai, en effet, même impuissance que les accoucheuses . Enfanter en sagesse n’est point en mon pouvoir, et le blâme dont plusieurs déjà m’ont fait approbre, qu’aux autres posant questions je ne donne jamais mon avis personnel sur aucun sujet et que la cause en est dans le néant de ma propre sagesse, est blâme véridique. La vraie cause, la voici: accoucher les autres est contrainte que le dieu m’impose; procréer est puissance dont il m’a écarté. Je ne suis donc moi-même sage à aucun degré et je n’ai, par devers moi, nulle trouvaille qui le soit et que mon âme à moi ait d’elle-même enfantée.

Platon, Théétète, 150a-c



Gorgias (454c-454e).
Texte donné au baccalauréat.
http://www.point-fort.com/images/socrate.jpg


SOCRATE- Examinons encore ceci : existe-t-il quelque chose que tu appelles « savoir » ?

GORGIAS. – Oui.

SOCRATE. – Et quelque chose que tu appelles « croire » ?

GORGIAS. – Oui, certes.

SOCRATE. – Savoir et croire, est-ce la même chose à ton avis, ou la science et la croyance sont-elles distinctes ?

GORGIAS. – Je me les représente, Socrate, comme distinctes.

SOCRATE. – Tu as raison, et en voici la preuve. Si l’on te demandait : « Y a-t-il une croyance fausse et une vraie ? » tu répondrais, je pense affirmativement.

GORGIAS. – Oui

SOCRATE. – Mais y a-t-il aussi une science fausse et une vraie ?

GORGIAS. – En aucune façon.

SOCRATE. – Science et croyance ne sont donc pas la même chose.

GORGIAS. – C’est juste.

SOCRATE. – Cependant la persuasion est égale chez ceux qui savent et chez ceux qui croient.

GORGIAS. – Très vrai.



L'image “http://www.charlesgancel.com/wp-content/uploads/2007/04/socrates.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

SOCRATE : Ainsi l’ignorant parlant devant des ignorants

sera plus propre à persuader que le savant,

si l’orateur est plus propre à persuader que le médecin.

N’est-ce pas ce qui résulte de là, ou vois-tu une autre conséquence ?

GORGIAS : La conséquence est forcée, en ce cas du moins.

La maïeutique, l’ironie, la critique : retrouvez l’enquête de Socrate  à travers un exemple page suivante

http://lewebpedagogique.com/philoflo/qui-est-le-plus-sage/



http://imagecache2.allposters.com/images/pic/BRGPOD/231180~Socrates-Visiting-Aspasia-Affiches.jpg

Honoré Daumier (1808-1879) : Socrate et Aspasia

Deux pages comprenant des textes peuvent être consultées sur cette problématique :

http://lewebpedagogique.com/philoflo/apprendre-a-philosopher/

http://lewebpedagogique.com/philoflo/apprendre-la-philosophie/