La Liberté

Violence , droit et discours philosophique.

La notion de liberté en philosophie est définie comme une idée, c'est à dire, quelque chose que l'on pense sans l'effectuer.

Être libre ne s'oppose pas a être en prison (cf. l'enfermement de Socrate), il faut considérer la liberté de penser.

Être libre se n'est pas faire ce que l'on veut, c'est à dire, satisfaire tous ses désirs si l'on considère que l'on peut être esclave de ses passions.

Il faut donc distinguer la liberté comme un pouvoir sur les choses qui dépendent de nous (nos pensées) et la contrainte qui relève de nécessités extérieures. En ce sens notre liberté s'arrête au seules contraintes de la nature physique. A qui faut il obéir ? Lorsqu'il s'agit des lois de la nature nous n'avons pas le choix, mais lorsque que cette question sous entend un enjeu moral, un rapport entre des personnes, nous devons nous interroger sur la légitimité de l'autorité. La liberté s'inscrit dans la problématique de l'obéissance et de la soumission.

I.Autorité et soumission

  1. Le procès d'Eichmann

    La philosophe H.Arendt va suivre le procès pour le New York Times et prendre en compte le témoignage d'Eichmann selon lequel il n'a fait « qu'exécuter des ordres ». Pour H.Arendt cet homme est ordinaire, elle crée le concept de « banalité du mal ».

  2. L'expérience de Milgram

    Dans les années 60 ce psychologue Américain imagine une expérience pour démontrer la force de l'autorité : une majorité de gens bénévoles sont prêts à aller jusqu'à la mort d'un individu inconnu en obéissant à des ordres. L'autorité est alors scientifique.

  3. Le jeu de la mort . On transforme alors en émission de télé l'expérience de Milgram ; le scientifique en blouse blanche est remplacé par la présentatrice. Peut-on commettre des actes violents sans être poussés par la haine mais en obéissant à des ordres ?

  4. Le film la vague En Allemagne, aujourd'hui. Pendant une semaine d'atelier, un professeur de collège propose à ses élèves une expérience ayant pour but de leur expliquer comment fonctionne un régime totalitaire. Commence alors un jeu de rôles aux conséquences tragiques. D'après le roman La Vague de Todd Strasser
  5. Le film The host. Un Coréen fait docilement ce que lui demande un Américain (empoisonner le fleuve) même si c’est une aberration, c’est un ordre. Il symbolise l'impérialisme américain et la soumission de tout un pays, la Corée.


France 2

Ce soir, il est conseillé de regarder l’émission documentaire sur France 2 à partir de 20 heures 35 « Jusqu’où va la télé ? »

Elle est en deux parties : « Le jeu de la mort » et « le temps de cerveau disponible ».

Le jeu de la mort est un faux jeu organisé pour de vrais candidats sur le modèle de  l’expérience de Milgram

(1960)



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The host

Travail préparatoire :

Chronologie

1950-1953. Guerre de Corée.

Depuis 1953, 30 000 soldats américains stationnent en Corée du Sud. En cas de guerre, les États-Unis  exerceraient le commandement militaire.
2000. Incident McFarland. Un officier américain ordonne de jeter des déchets toxiques dans une rivière parce que les bouteilles s’entassaient, couvertes de poussière. Il n’a été jugé qu’en 2005.

1959-1975. Guerre du Vietnam. L’armée américaine utilise un herbicide appelé « agent orange » qui doit détruire les récoltes. Des maladies sont découvertes chez les personnes ayant été au contact de cet herbicide.

1999. 20 000 vétérans coréens ayant combattu au Vietnam aux côtés des États-Unis portent plainte contre les fabricants de l’agent orange. Le 26 janvier 2006, la justice coréenne condamne les deux principaux fabricants
de l’agent orange.

1980-1988. Dictature du général Chun Tuhwan.

Juin 1987. Suite au décès d’un étudiant, torturé à mort, les manifestations d’étudiants poussent Chun Tu-hwan à démocratiser le pays.

1988. Séoul est l’hôte des Jeux Olympiques.

2003. Guerre en Irak. Les États-Unis envahissent l’Irak pour, officiellement, lutter contre le terrorisme et éliminer
les armes de destruction massive. La Corée, alliée des États-Unis, envoie des troupes.

Le 6 octobre 2004, le gouvernement américain reconnaît qu’il n’y a pas d’armes de destruction massive en Irak.

Thèmes :

Impérialisme américain :

Depuis la fin de la Guerre de Corée, un contingent de soldats américains est resté dans le pays. En cas d’incident, ils bénéficient d’un privilège d’extraterritorialité et sont jugés par les tribunaux américains.sa soumission.

… et soumission de la Corée :

Le prologue est humiliant : un Coréen fait docilement ce que lui demande un Américain (empoisonner le fleuve) même si c’est une aberration, c’est un ordre

La désinformation :

Coalition honteuse entre le diktat américain et le gouvernement coréen : Les médias répètent aveuglement ce que les États-Unis annoncent  (élucubration fantaisiste autour du virus, dos couvert de boutons montré à la tv, l’ « agent jaune », décalque de l’« agent orange », inventions des industries pharmaceutiques et de l’armement,etc.)

La pollution :

Il y a un double sens , le film commence avec la pollution désinvolte du fleuve, bouillon de culture engendrant la naissance du mutant ; tout se termine par une pollution chimique de grande envergure à l’agent jaune. La pollution est une conséquence parmi d’autres, , de la violence et de la sottise des États. La Nature est polluée au même titre que les esprits des téléspectateurs sont pollués par la désinformation.

L’hygiénisme :

Souvenir du SRAS en 2003 et de la grippe aviaire en 2004, chaque passant devient un « hôte » potentiel du virus. « Je déteste la poussière plus que tout. » C’est sur cette phrase phobique d’un médecin américain que s’ouvre The Host et il y a une opposition constante entre ceux qui ont la manie de se laver et ceux qui ne se lavent pas, comme entre ces derniers et le monstre.

La dictature :

La Corée était une dictature jusqu’aux manifestations de la jeunesse à la fin des années 80. La jeunesserecommence à manifester comme au temps de la dictature parce qu’elle a affaire à une dictature plus insidieuse au sein même de la démocratie. Le monstre qui se dessine en
creux dans The Host est bel et bien l’État : voir le Léviathan

Références :

Pline l’Ancien, Histoire naturelle, 37 volumes, trad. Littré.
« Les autres faits que cet auteur rapporte semblent davantage tenir du prodige : à Carteia, dans les viviers, un poulpe habitué à sortir de la mer, et à venir dans les réservoirs ouverts dévorer les salaisons (tous les animaux marins sont singulièrement attirés par l’odeur des salaisons, aussi en frotte-t-on les nasses) ; ce poulpe, dis-je, excitait la colère des gardiens, à cause de ses larcins continuels. D’énormes palissades protégeaient les viviers ; mais le poulpe les franchissait en s’aidant d’un arbre, et on ne put le découvrir que par la sagacité des chiens, qui le cernèrent, la nuit, au moment de son retour. Les gardiens, éveillés, furent épouvantés d’un spectacle étrange : d’abord la grosseur du poulpe était extraordinaire, puis il était complètement enduit de saumure, et il exhalait une odeur affreuse. Qui se serait attendu à trouver là un poulpe, ou qui l’aurait reconnu dans cet état? Ils s’imaginaient livrer bataille à un monstre. En effet, il mettait en fuite les chiens par un souffle terrible : tantôt il les flagellait avec l’extrémité de ses filaments, tantôt il les renversait comme à coups de massue avec ses bras plus forts, et avec peine on le tua à force de tridents. » (Livre IX, Concernant les animaux aquatiques, XLVIII)

Ovide, Les Métamorphoses, trad. GF-Flammarion, 1966, p.129-131.
« Andromède n’avait pas encore achevé son récit, quand sur l’onde, à grand fracas, arrive une bête monstrueuse qui dresse sa tête sur l’immensité des flots et étale son poitrail sur la vaste étendue de la mer. La jeune fille pousse des cris. (…) Alors, soudain, le jeune héros, ayant du pied repoussé la terre, monta droit dans les nues. (…) Se laissant d’un vol prompt, tomber dans le vide, le descendant d’Inachus vient se poser sur le dos de la bête, et, au défaut de l’épaule droite du monstre frémissant, il enfonça jusqu’à la garde le fer courbe armé d’un crochet. Gravement blessé, l’animal tantôt se dresse debout dans les airs, tantôt plonge sous les eaux, tantôt se tourne et retourne comme un sanglier féroce terrifié par la meute des chiens aux sonores abois qui l’encercle. Persée, avec ses ailes agiles, échappe aux avides coups de dents ; et, partout où se découvrent tour à tour le dos couvert d’une couche de coquillages creux, les côtes des flancs, le point où le corps, réduit à la queue mince, finit comme celui d’un poisson, il frappe à coups redoublés de son épée, recourbée comme une faux. (…) La bête vomit par la gueule l’eau mêlée de sang couleur pourpre. Les éclaboussements mouillèrent les ailes de Persée, qui s’alourdirent. » (Livre IV)

Manga

Naoki Ukazawa, Monster, 18 volumes (1995-2002), Dargaud, coll. Big Kana, 2002.
Dans plusieurs entretiens, Bong Joon-ho cite ce manga comme une source d’inspiration. Le monstre en question est un enfant.

Junji Ito, Gyo (2002), Tonkam, 2006. Une curiosité, par le plus cauchemardesque des mangaka japonais : des expérimentations pendant la Seconde Guerre ont donné naissance à des mutants, des poissons munis de pattes mécaniques, qui envahissent le Japon.

Sélection vidéo

Merian C. Cooper, Ernest B. Schoedsack, King Kong, Éditions Montparnasse.
Ishiro Honda, Godzilla, Sony (zone 1, Etats-Unis).
Ishiro Honda, King Kong contre Godzilla, Universal UK (zone 2, Angleterre).
Ishiro Honda, Mothra contre Godzilla, Canal + vidéo.
Ridley Scott, Alien, Fox Pathé Europa.
John McTiernan, Predator, Fox Pathé Europa.
M. Night Shyamalan, Signes, Buena Vista

En ligne :

http://www.cinematical.com/

http://www.koreanfilm.org/bongjoonho.html

www.cinematheque.fr

Projections du film the Host au cinéma Utopia, manutention :

LUNDI  15 MARS à 9 heures 15 : TS1

JEUDI 18 MARS à 9 heures 15 : TS2 (Costumes de carnaval acceptés mais ne venez pas déguisés en monstre…)



invictus Out of the night that covers me,
Black as the pit from pole to pole,
I thank whatever gods may be
For my unconquerable soul.

In the fell clutch of circumstance
I have not winced nor cried aloud.
Under the bludgeonings of chance
My head is bloody, but unbow’d.

Beyond this place of wrath and tears
Looms but the Horror of the shade,
And yet the menace of the years
Finds and shall find me unafraid.

It matters not how strait the gate,
How charged with punishments the scroll,
I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.

Essai philosophique à partir du film de Clint  Eastwood.

Thème : la liberté

La conquête de la liberté politique :

La mobilité physique, la  libre circulation des individus est elle une garantie de liberté ?

Comment comprendre les premières elections comme paticipation démocratique au vote ?

La liberté de la presse et d’expression (réunion) est-elle condition de la liberté ?

Faut-il pour être libre se détacher de sa culture d’appartenance (hymne, pratiques,etc) ?

Libre arbitre ou autonomie de la volonté ?

Etre libre, ce n’est pas faire ce que l’on veut (cf. définition de Kant de l’autonomie = possibilité de se fixer à soi-même sa propre loi) ; illustrez par des exemples du film

Paradoxe de la liberté : se poser des limites, des contraintes, pour réaliser ses projets. Qui est libre dans le film ? Les héros, le peuple, les dirigeants ?

Comment intégrer la libre volonté d’autrui à la sienne propre ?

Thème : l’histoire

Histoire et identité

Est-il vrai que l’on peut forger son identité par le biais d’une histoire individuelle et commune (famille, équipe,race, idéologie, statut social, nation..) ?

Quel est le rôle des souvernirs dans la formation politique et/ou sportive : y a-t-il des « leçons de l’histoire ? »

Montrer par des exemples la fragilité de l’histoire : oubli et subjectivité (qui écrit? qui selectionne? qui raconte ?)

Mémoire et pardon

La mémoire collective : est-ce une idéalisation ou une instrumentalisation politique du passé ?

Le  pardon est-il un oubli volontaire ou une négation du passé ?

Thème : la conscience

Moi

Que se passe-t-il dans des esprits aussi différents que celui d’un homme politique et celui d’un sportif ?

Le rapport entre l’esprit et le corps peut-il être résolu par le surpassement physique en sport ?

La subjectivité de l’intimité s’efface-t-elle au sein du contact avec autrui ? (équipe, communauté…)

Autrui

Autrui est-il différent ou un autre moi-même ?

Le regard des autres a-t-il une influence sur notre propre idéntité ?

Peut-on justifier le racisme par la peur de l’autre ?

Suis-je responsable des discriminations ?

Thème :  la culture

Le sport, au même titre que l’art, la religion,les coutumes, fait-il partie de la culture ?

Le sport présente-t-il un intérêt pour celui qui n’y participe pas ?

Y a-t-il un nationalisme sportif ?

Le culte voué à une équipe peut-il engendrer la violence ? Est-ce une forme de racisme ?

Thème : le pouvoir

La domination

Les hommes ont-ils besoin d’un leader ?

Existe-t-il une « servitude volontaire » (La Boétie)  qui mette fin à l’opression ?

La contrainte est-elle juste ?

La société

Quels sont les rapports possibles entre l’individuel et le social ?

Les principes vantés dans le film sont-ils l’égalité, le mérite ou la soumission ?

Une société fondée sur les émotions est-elle morale ?




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Des larmes au rire

Quels sentiments avez-vous éprouvé à l’égard de certains personnages ?

Quels éléments de mise en scène créent cette émotion ambivalente (par exemple le père Royal est-il antipathique ou touchant en voulant reconstituer les liens familiaux, le fils Chas en survêtement rouge et veuf éploré, etc.) De même montrer comment certains gags sont désamorcés provoquant un rire géné (ex. l’annonce du départ du père, l’incendie chez Chas)

Une famille de Losers

Chas, Margot et Richie ont connu la réussite très tôt mais sont « has been » depuis longtemps ; peut-on parler de manière négative de ces « losers » ou a-t-on encore de la sympathie pour eux (autre ambivalence)?

Dans l’echec, conservent-ils une certaine classe qui les feraient davantage perdants magnifiques que définitivement detestable ?

Décors et objets

Le cadre est rempli d’une multitude d’objets, qui font parfois disparaître les personnages (Margot dans sa bibliothèque, Chas dans son bureau). En quoi ces objets sont-ils importants ? Permettent-ils de caractériser les personnages ?

Certains objets ont  réapparaisent d’une scène à l’autre : quel est par exemple le sens de ce parcours en ce qui concerne les premiers plans d’objets sous la tente de Richie et Margot (petites voitures, pochettes de disques, sac de couchage…)

Couleurs

La première impression laissée par le film est celle d’une esthétique du clinquant. Les couleurs sont vives, les décors très éclairés et souvent chargés d’un bric-àbrac d’accessoires qu’on n’a pas le temps d’identifier. Pourtant, les séquences dans leur  ensemble
sont plutôt marquées par une teinte orange et beige moins éclatante, plus harmonieuse. Comment interpréter ce choix ?

Portraits

La figure récurrente du portrait isole les personnages les uns des autres et les fige, les réduisant au statut de figurines, incapables de communiquer et de grandir. Les décors renforcent cette impression : la maison semble immense où un étage est réservé à chaque enfant, mais la composition des plans et la caméra compartimentent l’espace au point qu’elle fait plutôt penser à une maison de poupée, à l’image des miniatures construites par la jeune Margot.
Les costumes figent par ailleurs les personnages dans une tenue vestimentaire très identifiée et quasiment identique pendant tout le film, à l’image de Chas et ses enfants qui, pour l’enterrement de Royal, changent seulement la couleur de leur survêtement. Comment interpréter les
différents choix vestimentaires ?

Puisque le bandeau et la coupe de cheveux de Richie sont empruntés à Björn Borg, on se demande si le noeud papillon de Henry ou le chapeau d’Eli sont aussi des références à des personnages ayant marqué leur enfance. Les personnages parviennent-ils à s’affranchir de ce statut de figurine, ou restent-ils tous comme Dudley, le patient impassible de Raleigh Saint-Clair, qui demande au scientifique : « Do you wanna play some world games or do some experiments on me ? »

Comme un roman

Au moment de la sortie du film, Wes Anderson a affirmé qu’il voulait que « le film soit un roman ». Comment réalise-t-il ce souhait ? Avez vous d’autres allusions à des genres littéraires (théâtre, conte, bd…) ?



Le 9 février, c’est le Safer Internet Day
sur le thème  » Tu Publies? Réfléchis. »


Les classes de terminales stlc et stlb ont réfléchi à ce thème dans le cours de philosophie : on trouve ci-dessous leur réflexion et un texte ( en couleur) d’un philosophe pour prolonger le débat

Exercice information, communication, échange, lois.

Réalisé par les élèves de Terminale STLC et STLB philosophie


1/ Puis-je me faire des amis sur internet ?

Un ami est une personne sur qui on peut compter quelque soit les situations. Il est serviable et soumis. De nombreux sites internet proposent des rencontres amicales (FaceBook, Twitter, Miss34). Il est possible de rencontrer des personnes mais la confiance que l’on peut donner à un ami ne peut pas exister. Cela reste superflu. Quel est donc la difference entre l’amitié réelle et l’amitié virtuelle ? QM/KF

Pour se faire des amis, il y a des sites de communication et d’échanges ( facebook, msn). Cela peut souvent se continuer jusqu’à devenir de vraies amis en les invitant chez nous ou a faire des activités quelconque pour nouer des liens SB ET CG

Toute amitié, en effet, a pour source le bien ou le plaisir, bien ou plaisir envisagés soit au sens absolu, soit seulement pour celui qui aime, c’est-à-dire en raison d’une certaine ressemblance ; mais dans le cas de cette amitié, toutes les qualités que nous avons indiquées appartiennent aux amis par eux-mêmes (car en cette amitié les amis sont semblables aussi pour les autres qualités) et ce qui est bon absolument est aussi agréable absolument. Or ce sont là les principaux objets de l’amitié, et dès lors l’affection et l’amitié existent chez ces amis au plus haut degré et en la forme la plus excellente.
Il est naturel que les amitiés de cette espèce soient rares, car de tels hommes sont en petit nombre. En outre elles exigent comme condition supplémentaire, du temps et des habitudes communes, car, selon le proverbe, il n’est pas possible de se connaître l’un l’autre avant d’avoir consommé ensemble la mesure de sel dont parle le dicton ni d’admettre quelqu’un dans son amitié, ou d’être réellement amis, avant que chacun des intéressés se soit montré à l’autre comme un digne objet d’amitié et lui ait inspiré de la confiance. Et ceux qui s’engagent rapidement dans les liens d’une amitié réciproque ont assurément la volonté d’être amis, mais ils ne le sont pas en réalité, à moins qu’ils ne soient aussi dignes d’être aimés l’un et l’autre, et qu’ils aient connaissance de leurs sentiments : car si la volonté de contracter une amitié est prompte, l’amitié ne l’est pas. ARISTOTE

2/ Qu’est-ce qu’un réseau social ? Peut-on parler d’échange ?

Un réseau social est un moyen de relier les gens entre eux par un support quelconque , on peut parler d’échange du moment que l’on partage des choses ( une activité commune ) par l’intermédiaire du sport par exemple.

Le réseau social donne à partir de cette interface des renseignements . Cette plate-forme permet la réunion d’idées, il y a une interaction entre les personnes par rapport à leurs idées. Le réseau social consiste à faire différents échanges donc le réseau social est une interface, un lieu d’échange. LT/BR

Un réseau social est un ensemble de contact avec lequel nous pôuvons communiquer, faire des échanges (ex; msn,facebook…). Oui nous pouvons parler d’échanges, tel que les idées, les informations, les opinions ( domaines travailles, privée public) SD/EA

« Il y a bien plus, dans l’échange, que les choses échangées. » LEVI STRAUSS

« L’affirmation selon laquelle les moyens de communication sont source d’isolement ne vaut pas seulement pour le domaine intellectuel. Non seulement le discours menteur du speaker à la radio s’imprime dans le cerveau des hommes et les empêche de se parler, non seulement la publicité Pepsi-Cola couvre des informations concernant la débâcle de continents entiers, non seulement l’exemple du héros de cinéma vient s’interposer comme un spectre lorsque des adolescents s’étreignent ou que les adultes commentent un adultère. Le progrès sépare littéralement les hommes. […] les vitres des bureaux modernes, les salles immenses où travaillent d’innombrables employés que le public ou les patrons peuvent aisément surveiller ne permettent plus ni conversations privées, ni idylles. Même dans les administrations le contribuable a la garantie que les employés ne perdront plus de temps. Ils sont isolés dans la collectivité. Mais les moyens de communication isolent aussi les hommes physiquement. Les autos ont remplacé le chemin de fer. La voiture privée réduit les possibilités de rencontres au cours d’un voyage à des contacts avec des auto-stoppeurs parfois inquiétants. Les hommes voyagent sur leurs pneus, complètement isolément les uns des autres. » MAX HORKHEIMER et THEODOR ADORNO (1947)

3/ Y a-t-il un droit (privé/public) à l’image ?

Les deux droits sont possibles :

privé, c’est par exemple

– le droit d’auteur, il faut une autorisation pour publier-

– la confidentialité que l’on peut partager avec ceux que l’on souhaite

public,

– volontariat de publier ses images à la vue de tout le monde NB /CP

Effectivement, nous pensons qu’il y a un droit privé à l’image. Il est nécessaire de préserver sa vie privée essentiellement par le biais des images. On doit avoir le choix de publier et de regarder des images ou de ne pas le faire. Mais l’essentiel est de respecter l’intimité des autres et de ne pas aller contre leur volonté, Le net est un bon moyen de communication mais il peut garder à l’esprit que pour un fonctionnement qui convient à tout le monde, il faut respecter les autres et leurs images personnelles.TM ET BR

« Dès lors qu’autrui me regarde, j’en suis responsable« 

Le visage est signification, et signification sans contexte. Je veux dire qu’autrui dans la rectitude de son visage, n’est pas un personnage dans un contexte. D’ordinaire, on est un « personnage » : on est professeur à la Sorbonne, vice-président du Conseil d’Etat, fils d’un tel, tout ce qui est dans le passeport, la manière de se vêtir, de se présenter. Et toute signification, au sens habituel du terme, est relative à un tel contexte : le sens de quelque chose tient dans sa relation à autre chose. Ici, au contraire, le visage est sens à lui seul. Toi, c’est toi. En ce sens, on peut dire que le visage n’est pas « vu ». Il est ce qui ne peut devenir un contenu, que votre pensée embrasserait ; il est l’incontenable, il vous mène au-delà. EMMANUEL LEVINAS

4/ Faut – il tolérer toutes les opinions?

Sur internet chacun peut exprimer ses idées librement c’est la liberté d’expression. Il faut respecter les pensées de chacun, il est donc nécessaire de présenter les idées et de laisser chacun faire ses propres choix avec certaines limites comme l’interdiction des sites à publication raciste, homophobe ou tout autres sujets abusifs. Internet est un moyen plus simple pour exposer les opinions de chacun et rassembler les gens d’une même opinion. Une limitation des publications est donc nécessaire afin de garder internet sûr. Tout n’est donc pas tolérable sur internet il y a certaines conditions à remplir afin de respecter tous les internautes. LP/ MR

Les avis relevés par les différentes personnes qui s’expriment sur l’article publié ne peuvent tous être tolérés : Certains abus, remarques vulgaires, injures peuvent être contrôlés par l’auteur. De plus, certains commentaires peuvent blesser celui-ci, Cependant, l’auteur peut prendre part et améliorer son article grâce à l’opinion donnée. De ce fait, certains commentaires peuvent mettre l’auteur à l’aise et lui faire prendre confiance en lui mais sans excès. IB ET IE

La plupart des gens, quoi qu’ils puissent penser et dire de leur « égoïsme », ne font malgré tout, leur vie durant, rien pour leur ego et tout pour le fantôme d’ego qui s’est formé d’eux dans l’esprit de leur entourage qui le leur a ensuite communiqué. En conséquence, ils vivent tous dans un brouillard d’opinions impersonnelles ou à demi personnelles et d’appréciations de valeur arbitraires et pour ainsi dire poétiques, toujours l’un dans l’esprit de l’autre qui, à son tour, vit dans d’autres esprits : étrange monde de fantasmes qui sait pourtant se donner une apparence si objective ! Ce brouillard d’opinions et d’habitudes s’accroît et vit presque indépendamment des hommes qu’il recouvre ; de lui dépend la prodigieuse influence des jugements généraux sur « l’homme » -tous ces hommes qui ne se connaissent pas eux-mêmes croient à cette abstraction exsangue, « l’homme’; c’est-à-dire à une fiction ; et tout changement que les jugements d’individus puissants (tels les princes et les philosophes) entreprennent d’apporter à cette abstraction exerce une influence extraordinaire et d’une ampleur irrationnelle sur la grande majorité, – tout cela pour la raison que chaque individu dans cette majorité, ne peut opposer aucun ego véritable qui lui soit accessible et qu’il ait approfondi lui-même, à la pâle fiction générale qu’il détruirait de ce fait. Nietzsche

5/ Faut-il des lois pour réglementer internet ?

Oui, car il faut des lois pour :

  • Respecter les droits d’auteur

  • Pour les sites « particuliers »

  • Pour la sécurité d’autrui : internet c’est une ouverture dans le monde mais c’est aussi un piège Pour les utilisateurs (virus, hackers). Les lois permettent d’éviter le danger. On coupe les fils de la toile grâce aux lois.

  • Pour des jeux d’argent, les faux mails où on demande une somme d’argent.

Les exigences de la vie en une société organisée n’interdisent à personne de penser, de juger et, par suite, de s’exprimer spontanément. A condition que chacun se contente d’exprimer ou d’enseigner sa pensée en ne faisant appel qu’aux ressources du raisonnement et s’abstienne de chercher appui sur la ruse, la colère, la haine ; enfin, à condition qu’il ne se flatte pas d’introduire la moindre mesure nouvelle dans l’État, sous l’unique garantie de son propre vouloir. Par exemple, admettons qu’un sujet ait montré en quoi une loi est déraisonnable et qu’il souhaite la voir abroger. S’il prend soin, en même temps, de soumettre son opinion au jugement de la souveraine Puissance (car celle-ci est seule en position de faire et d’abroger des lois), s’il abstient entre-temps de toute manifestation active d’opposition à la loi en question, il est -au titre d’excellent citoyen- digne en tout point de la reconnaissance de la communauté. Au contraire, si son intervention ne vise qu’à accuser les pouvoirs publics d’injustice et à les désigner aux passions de la foule, puis, s’il s’efforce de faire abroger la loi de toute manière, ce sujet est indubitablement un perturbateur et un rebelle. Baruch SPINOZA

Non, il ne faut pas de loi pour réglementer internet :

  • Le téléchargement sur internet est gratuit alors qu’en magasin c’est payant et cher

  • L’utilité des lois n’est pas nécessaire dans le domaine musical et culturel

  • L’État exagère sur les sanctions du téléchargement illégal (sanction = amendes et prison)

  • C’est l’État qui publie les lois elles doivent porter plus sur notre sécurité que sur nos téléchargements. JM/EP

Plus on prendra de soin pour ravir aux hommes la liberté de la parole, plus obstinément ils résisteront, non pas les avides, les flatteurs et les autres hommes sans force morale, pour qui le salut suprême consiste à contempler des écus dans une cassette et à avoir le ventre trop rempli, mais ceux à qui une bonne éducation, la pureté des moeurs et la vertu donnent un peu de liberté. Les hommes sont ainsi faits qu’ils ne supportent rien plus malaisément que de voir les opinions qu’ils croient vraies tenues pour criminelles […] ; par où il arrive qu’ils en viennent à détester les lois, à tout oser contre les magistrats, à juger non pas honteux, mais très beau, d’émouvoir des séditions pour une telle cause et de tenter n’importe quelle entreprise violente. Puis donc que telle est la nature humaine, il est évident que les lois concernant les opinions menacent non les criminels, mais les hommes de caractère indépendant, qu’elles sont faites moins pour contenir les méchants que pour irriter les plus honnêtes, et qu’elles ne peuvent être maintenues en conséquence sans grand danger pour l’État. SPINOZA

Site utile



DEFINIR L’HUMAIN par Albert Jacquard


Mercredi 3 Février 2010 à 18h
Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse
74 rue Louis Pasteur, 84000 AVIGNON

(fermeture de l’université à 20h00)

entrée libre et gratuite

Le rendez-vous est fixé au mercredi 3 février 2010 de 18h à 20h, dans l’Amphitéâtre AT02.

« L’homme au cours des millénaires s’est toujours considéré comme un être supérieur, doté d’une intelligence, d’une conscience qui le distingue du monde animal. Pourtant au regard de la science qui a beaucoup progressé, il apparaît que l’homme reste d’une affligeante banalité biologique et génétique. Sur le plan particulier de la génétique, sa proximité avec les grands singes est considérable puisqu’elle est pour prés de 98.75 % identique à celle des chimpanzés.
D’où nous vient cette capacité à imaginer, à inventer, à réaliser, à engendrer de la beauté ? D’où nous vient cette propension à nous poser toutes ces questions sur les mystères du monde, sur nos origines, sur notre devenir, sur notre réalité ? Qui sommes nous, quel est le propre de l’homme ?

En tant que généticien, au plus près des origines et des mécanismes de la vie, passionné par toutes les grandes questions philosophiques, Albert Jacquard nous propose de participer à cette réflexion.

Polytechnicien, diplômé de l’institut national de statistiques et démographique, Albert Jacquard s’est ensuite spécialisé en génétique des populations après avoir soutenu un doctorat en biologie humaine. Chercheur à l’université américaine de Stanford, il a été également professeur aux universités de paris VI, de Louvain et de Genève. Il fut nommé expert en génétique auprès de l’Organisation Mondiale de la Santé de 1973 à 1985.

Grand humaniste, proche du mouvement altermondialiste et contributeur régulier du journal Le Monde diplomatique, Albert Jacquard est aussi connu pour ses actions en faveur des exclus. Il apportera son soutien aux sans-papiers en grève de la faim à Lille durant l’été 2007. Albert Jacquard est l’auteur d’une oeuvre scientifique, philosophique et/ou politique considérable, une quarantaine d’ouvrages où se confrontent ses différents champs de savoir et de réflexions qu’il s’agisse de biologie, de théologie, de mathématiques, de démographie, de psychologie ou d’histoire. »

site de référence :

http://cafesciences.avignon.free.fr/index.php?option=com_content&task=blogcategory&id=26&Itemid=59



tristes tropiques

Sur la culture et le propre de l’homme, une vidéo pertinente, cliquez ici :

3031896.html

Vous y trouverez une citation célèbre de Claude Levi-Strauss, livre que vous êtes en train d’étudier Race et histoire : « Le barbare est celui qui croit en la barbarie »



le_verrou_largeUn tableau, un texte

Le verrou de Jean-Honoré Fragonard (1732-1806)  est une célèbre scène de passion, sensuelle par le demi-dépouillement de l’aimée et le geste de l’amant, lui aussi presque déshabillé.

Le visage est subjugué, tout tourné vers l’objet de son désir, en contraste avec sa main, tendue vers le verrou (extérieur condamné = maîtresse possédée).

La composition du tableau, suivant une diagonale, est assez franche : Une ligne de lumière va du verrou à la pomme (symbole du pêché originel) Au sommet, le verrou ferme la porte de la moralité. Le lit, déjà défait fait contraster le clair-obscur de la pièce avec le linge incarnat, symbole de la féminité déflorée.

“Contre la psychanalyse nous n’avons dit que deux choses : elle casse toutes les productions de désir, elle écrase toutes les formations d’énoncés. Par là, elle brise l’agencement sur ses deux faces, l’agencement machinique de désir, l’agencement collectif d’énonciation. Le fait est que la psychanalyse parle beaucoup de l’inconscient, elle l’a même découvert. Mais pratiquement, c’est toujours pour le réduire, le détruire, le conjurer. L’inconscient est conçu comme un négatif, c’est l’ennemi. « Wo es war, soll Ich werden. » On a beau traduire : là où c’était, là comme sujet dois-;., advenir – c’est encore pire (y compris le « soll », cet étrange « devoir au sens moral »). […] Des désirs, il y en a toujours trop, pour la psychanalyse : « pervers polymorphe ». On vous apprendra le Manque, la Culture et la Loi. […]
Nous disons au contraire : l’inconscient, vous ne l’avez pas, vous ne l’avez jamais, ce n’est pas un « c’était » au lieu duquel le « Je » doit advenir. Il faut renverser la formule freudienne. L’inconscient, vous devez le produire. […] L’inconscient, c’est une substance à fabriquer, à faire couler, un espace social et politique à conquérir. Il n’y a pas de sujet du désir, pas plus que d’objet. Il n’y a pas de sujet d’énonciation. Seuls les flux sont l’objectivité du désir lui-même. Le désir est le système des signes a-signifiants avec lesquels on produit des flux d’inconscient dans un champ social. Pas d’éclosion de désir, en quelque lieu que ce soit, petite famille ou école de quartier, qui ne mette en question les structures établies. Le désir est révolutionnaire parce qu’il veut toujours plus de connexions et d’agencements. Mais la psychanalyse coupe et rabat toutes les connexions, tous les agencements, elle hait le désir, elle hait la politique”.
GILLES DELEUZE, Dialogues avec Claire Parnet (1995),
Éd. Flammarion, coll. « Champs », 1996, pp. 95-97.



Affiche_La_Famille_Tenenbaum

La Famille Tenenbaum (The Royal Tenenbaums)
Etats-Unis, 2001
Réalisation : Wes Anderson
Scénario : Wes Anderson, Owen Wilson
Image : Robert D. Yeoman Musique : Mark Mothersbaugh Directeur artistique : Carl Sprague Chef décorateur : David Wasco Costumes : Karen Patch Montage : Daniel R. Padgett, Dylan Tichenor Producteurs : Wes Anderson, Barry Mendel, Scott Rudin Distribution : Gaumont Buena Vista International
Durée : 1h 48
Format : 35 mm couleurs (Panavision)
Sortie française : 13 mars 2002
Interprétation
Royal Tenenbaum : Gene Hackman Etheline Tenenbaum : Anjelica Huston Chas Tenenbaum: Ben Stiller Margot Tenenbaum: Gwyneth Paltrow
Richie Tenenbaum: Luke Wilson Eli Cash : Owen Wilson Raleigh Saint-Clair : Bill Murray Henry Sherman : Danny Glover Dusty : Seymour Cassel Pagoda : Kumar Pallana Le narrateur : Alec Baldwin Ari Tenenbaum : Grant Rosenmeyer

Chez les Tenenbaum, les enfants ont toujours été de véritables génies. Mais un divorce suivi d’une grave crise familiale ont fait exploser la famille et ruiné la trajectoire dorée des petits prodiges : Chas, ex-maître de la finance, est devenu paranoïaque, Margot, dramaturge géniale, a épousé un psy et déprime mollement tandis que Richie, précoce champion de tennis, a lâché sa carrière pour errer au bout du monde. Mais un jour, lorsqu’il apprend que son ex-femme est prête à se remarier avec un comptable, Royal Tenenbaum, avocat hâbleur et égoïste, séparé d’Etheline depuis 20 ans, décide de monter un stratagème pour reconquérir les siens. Prétextant une grave maladie, il annonce qu’il ne lui reste que quelques semaines à vivre et s’invite dans la maison familiale…

Cette fois le travail suivra la projection du film prévue lundi 18 janvier à 9 heures.