
Essai de corrigé
Définir les termes du sujet
– Maitre du latin « magister » : celui qui commande, celui qui enseigne. C’est la personne qui exerce une domination mais aussi qui est qualifiée pour exercer une fonction.
Le maitre de soi est celui qui possède une chose, soi :
– ce que chacun est pour lui même
– La conscience de soi
Dans le sujet, on a donc un double sens : Qu’est ce qu’exercer une domination sur soi et qu’est ce que le pouvoir sur la conscience de soi.
Etre maitre de soi, c’est se connaitre soi-même, et c’est aussi le pouvoir de la volonté pour une maîtrise stratégique, le déploiement d’une force qui peut concerner le sujet lui même. L’enjeu est pratique, notre vie est engagée au sens d’une liberté possible et son effectuation.
Plan possible :
I- Etre maître de soi, c’est se connaitre…
1) La maitrise est un processus sur les choses qui consiste a soumettre a une force un pouvoir sur quelque chose d »extérieur. Or, c’est le sujet lui même qui exige cette maitrise, cet exercice d’une force face aux pulsions, passions et désirs.
2) Se connaitre, c’est comprendre ce qui échappe a la rationalité ; pour Spinoza, une passion on chasse une autre quand nous en formons une idée claire et distincte
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Cependant la connaissance n’est pas obligatoirement un pouvoir et un exercice actif. La raison n’est peut être pas seule concernée.
II. Etre maître de soi c’est la tranquillité de l’âme et la santé du corps: l’ataraxie
1)Chez les stoïciens, l’intelligence ne suffit pas, il faut y joindre la volonté. Il s’agit de construire à notre usage une citadelle intérieure pour ne pas se laisser aller à ce qui ne dépend pas de nous (les biens, la santé, la force, etc)
2) La maîtrise de l’âme est possible grâce à la raison gouvernante « issue de la volonté et du jugement ». Elle nous permet de maîtriser tous les mots de l’esprit comme du corps.
III. Etre maître de soi, est-ce maîtriser la mort?
1)L’acceptation de sa propre finitude permet de mettre à distance l’angoisse et de dédaigner la simple existence biologique. Devant les puissances naturelles de cette vie biologique, c’est comprendre et accepter le face à face avec la mort.
2) Etre maître de soi, c’est accepter de renoncer à la vie au sens d’une existence immédiate. Pour Hegel, l’homme n’est pas seulement un simple aspect biologique, il est esprit, il accède au spirituel dans le rapport maître/servitude.
Zababa
James Ensor
Deux exemples de corrigé
Voici le point de départ de la philosophie : la conscience du conflit qui met aux prises les hommes entre eux, la recherche de l’origine de ce conflit, la condamnation de la simple opinion et la défiance à son égard, une sorte de critique de l’opinion pour déterminer si on a raison de la tenir, l’invention d’une norme , de même que nous avons inventé la balance pour la détermination du poids, ou le cordeau pour distinguer ce qui est droit et ce qui est tordu ? Est-ce là le point de départ de la philosophie : est juste tout ce qui paraît tel à chacun ? Et comment est-il possible que les opinions qui se contredisent soient justes ? Par conséquent, non pas toutes. Mais celles qui nous paraissent à nous justes ? Pourquoi à nous plutôt qu’aux Syriens, plutôt qu’aux Égyptiens ? Plutôt que celles qui paraissent telles à moi ou à un tel ? Pas plus les unes que les autres. Donc l’opinion de chacun n’est pas suffisante pour déterminer la vérité. Nous ne nous contentons pas non plus quand il s’agit de poids ou de mesure de la simple apparence, mais nous avons inventé une norme pour ces différents cas. Et dans le cas présent, n’y a-t-il donc aucune norme supérieure à l’opinion ? Et comment est-il possible qu’il n’y ait aucun moyen de déterminer et de découvrir ce qu’il y a pour les hommes de plus nécessaire ? Il y a donc une norme. Alors, pourquoi ne pas la chercher et ne pas la trouver, et après l’avoir trouvée, pourquoi ne pas nous en servir par la suite rigoureusement, sans nous en écarter d’un pouce ? EPICTETE
