Archives de catégorie : Fiches de révision
Eloge de la philosophie ? (texte de Merleau-Ponty)
La solution n’est pas dans le cahier du maître
« Le philosophe ne dit pas qu’un dépassement final des contradictions
humaines soit possible et que l’homme total nous attende dans l’ave
nir: comme tout le monde, il n’en sait rien. Il dit, – et c’est tout autre
chose, – que le monde commence, que nous n’avons pas à juger de son
avenir par ce qu’a été son passé, que l’idée d’un destin dans les choses n’est pas une idée, mais un vertige, que nos rapports avec la nature ne sont pas fixés une fois pour toutes, que personne ne peut savoir ce que la liberté peut faire, ni imaginer ce que seraient les moeurs et les rapports humains dans une civilisation qui ne serait plus hantée par la compétition et la néces cité. Il ne met son espoir dans aucun destin, même favorable, mais juste ment dans ce qui en nous n’est pas destin, dans la contingence de notre histoire, et c’est sa négation qui est position. Faut-il même dire pue le phi losophe est humaniste ? Non, si l’on entend par homme un principe explicatif qu’il s’agirait de substituer à d’autres. On n’explique rien par l’homme, puisqu’il n’est pas une force, mais une faiblesse au coeur de l’être, un facteur cosmologique, mais le lieu où tous les facteurs cosmologiques, par une muta tion qui n’est jamais finie, changent de sens et deviennent histoire. […]
La philosophie nous éveille à ce que l’existence du monde et la nôtre ont
de problématique en soi, à tel point que nous soyons à jamais guéris de chercher, comme disait Bergson, une solution dans le cahier du maître ».
M. Merleau-Ponty, Éloge de la philosophie (1953),
Éd. Gallimard, 1967, pp. 52-53.
Les quatre questions de la philosophie (texte de Kant)
Elles se ramènent toujours à la question : qu’est-ce que l’homme?:
« S’agissant de la philosophie selon son sens cosmique 1 (in sensu cosmico), on peut aussi l’appeler une science des maximes suprêmes de l’usage de notre raison, si l’on entend par maxime le principe interne du choix entre différentes fins.
Car la philosophie en ce dernier sens est même la science du rapport de toute connaissance et de tout usage de la raison à la fin ultime de la raison humaine, fin à laquelle, en tant que suprême, toutes les autres fins sont subordonnées et dans laquelle elles doivent être toutes unifiées.
Le domaine de la philosophie en ce sens cosmopolite se ramène aux questions suivantes
1. Que puis-je savoir ?
2. Que dois-je faire ?
3. Que m’est-il permis d’espérer ?
4. Qu’est-ce que l’homme ?
A la première question répond la métaphysique, à la seconde la morale, à la troisième la religion, à la quatrième l’anthropologie. Mais au fond, on pourrait tout ramener à l’anthropologie, puisque les trois premières questions se rapportent à la dernière.
Le philosophe doit donc pouvoir déterminer 1. la source du savoir humain,
2. l’étendue de l’usage possible et utile de tout savoir, et enfin 3. les limites de la raison.
Cette dernière détermination est la plus indispensable, c’est aussi la plus difficile, mais le philodoxe (2 ne s’en préoccupe pas ».
Kant, Logique (1800), traduction de L. Guillermit,
Éd. Vrin, 1970, pp. 25-26.
1 ) Concept cosmique, par opposition à concept « scolastique », « celui qui concerne et intéresse nécessairement tout homme
2) Qui aime l’opinion
Les Dieux ne philosophent point
Dialogue entre Socrate et la prêtresse Diotime:
Diotime – « Aucun des dieux ne philosophe et ne désire devenir savant, car il l’est; et, en général, si l’on est savant, on ne philosophe pas; les ignorants non plus ne philosophent pas et ne désirent pas devenir savants ; car l’ignorance a précisément ceci de fâcheux que, n’ayant ni beauté, ni bonté, ni science, on s’en croit suffisamment pourvu. Or, quand on ne croit pas manquer d’une chose, on ne la désire pas.
Je demandai : « Quels sont donc, Diotime, ceux qui philosophent, si ce ne
sont ni les savants ni les ignorants? – « Un enfant même, répondit-elle, comprendrait tout de suite que ce sont
ceux qui sont entre les deux, et l’Amour est de ceux-là ».
Platon (vers 420-340 av. J.-C.), le Banquet, traduction d’E. Chambry,
Éd. Carnier, 1988, 204 a.
Préparer la rentrée en philosophie
La reprise
Citations philosophie
Je mets en ligne quelques citations avant lundi sur blogspot
Fiche le bonheur
Bonheur : (etym latin bonum augurium, « bonne chance », « bonne fortune ») 1) Sens ordinaire : Etat de satisfaction stable et complète, par opposition un plaisir, irrégulier et inconstant. 2) Philosophie : a) Chez les anciens en général : état de bien être et de plénitude qui constitue la fin, ou l’une des fins de l’action morale. La doctrine « eudémoniste » associe la vertu et le « Souverain Bien », c’est-à-dire le bonheur obtenu par la voie de la sagesse b) Chez Aristote : le bonheur est lié à la réussite de l’activité, et l’activité la plus humaine étant l’intelligence, c’est elle qui est à même de nous procurer le bonheur suprême c) Chez Epicure : le bonheur du sage, qui est à réaliser en ce monde, consiste en un savant dosage des plaisirs, parmi lesquels ceux de l’esprit sont toujours à privilégier d) Chez les stoïciens et Descartes : le bonheur est l’accord entre nos désirs et l’ordre du monde. Etant donné que l’ordre du monde ne dépend pas de notre volonté, il faut essayer, autant que possible,d’y adapter conformer nos désirs e) Chez Kant : l’existence des hommes n’est pas orientée vers le bonheur comme vers un but suprême, même si tous les hommes aspirent naturellement au bonheur. En tant que satisfaction complète et permanente de toutes nos inclinations, le bonheur reste un « idéal de l’imagination » c’est-à-dire un objectif non seulement irréalisable mais même insensé (il est inconcevable de satisfaire toutes nos inclinations à la fois et en même temps !). Tout homme peut donc saisir le bonheur comme une chance, un hasard inattendu, mais c’est une erreur de croire que le bonheur pourrait constituer un objectif moral : mon bonheur propre ne peut devenir une loi que si j’y inclus celui des autres, or il ne peut y avoir à cet égard que des règles générales, mais aucune loi universelle. Tout ceci ne signifie pas, que pour Kant, chacun doive renoncer aux exigences du bonheur, mais seulement que « la morale est la doctrine qui nous enseigne non comment nous devons nous rendre heureux, mais comment nous devons nous rendre digne du bonheur » f) A la suite de Kant, les modernes sont souvent très réservés à l’égard du bonheur (en tant qu’idéal moral), qui leur paraît soit suspect soit hors de portée. Vladimir Jankélévitch lui oppose la « joie » qui est sentiment pur et intense mais, pour cette raison même, éphémère. Freud pour sa part, aime citer ces vers de Goethe : « Tout dans le monde se laisse supporter/ Sauf une série de beaux jours ».
Fiche morale

Devoir : (etym : latin debere, de de et habere, » tenir quelque chose de quelqu’un, lui en être redevable « ) 1) Sens général : obligation sociale ou morale, propre à une fonction déterminée (le devoir de réserve) ou bien d’ordre plus général (le devoir de solidarité) 2) Chez Kant : commandement qui s’impose à la volonté soit de façon conditionnelle (obligation relative à un objectif particulier) soit de façon inconditionnelle. Le devoir proprement dit est le devoir moral inconditionnel qui s’impose à tout homme et qui vaut pour tout homme. Le devoir (au sens moral) implique une idée de l’homme tel qu’il soit capable de concevoir une loi qui puisse être reconnue et adoptée pour toutes les volontés raisonnables, c’est-à-dire par tous les êtres doués de raison.
Mœurs/ Morale : (etym : du latin mores, » mœurs « , et de moralis, chez Cicéron, qui traduit le grec ethikos, relatif aux mœurs, moral) 1) Sens ordinaire : les mœurs sont les habitudes, les coutumes et les règles d’une société relatives à la bonne conduite et au devoir. La morale est la théorie de l’action humaine en tant qu’elle se préoccupe de ce qui doit être et vise le bien. 2) Chez Kant : les mœurs recouvrent le domaine des conduites inspirées par les désirs et les inclinations, tandis que la morale renvoie à l’action qui relève de la libre volonté. La morale (dite de Kant) se contente d’expliciter les principes qui sont à l’œuvre dans toute expérience d’ordre moral, autrement dit liée à l’observation d’ impératifs catégoriques.
Sentiment : (etym : sentire, » percevoir par les sens « , » sentir « , » ressentir « ). 1) Sens ordinaire : tous les états affectifs de l’homme qui, par opposition aux émotions fugitives, comportent une certaine stabilité, tels que l’amour, la joie, le chagrin, mais aussi les sensations et les plaisirs esthétiques ou moraux 2) Philosophie : en tant que forme supérieure de l’activité affective, le sentiment est le propre de l’homme. Certains sentiments peuvent même comporter une dimension spirituelle ou morale, comme la bienveillance, la générosité, le sentiment religieux etc…3) Chez certains moralistes (Hume, Rousseau), le sentiment est le véritable fondement de toutes les inclinations morales qui ne sont des formes de sympathie ou d’amour sublimées. Ils s’opposent en cela aux philosophes rationalistes (Platon, Descartes, Kant) qui considèrent que le devoir procède de la connaissance de la Loi, elle-même instaurée par la raison.
Vertu : (etym latin virtus, » mérite essentiel « , » vertu » ) 1) Sens ordinaire (vieilli) : volonté de bien faire, souci de l’intérêt de l’autre, force morale. 2) Sens ancien : puissance, aptitude ou capacité propre à un être (exemple : la vertu de l’œil est de bien voir). 3) Sens moderne : a) Chez Montesquieu : préférence accordée par le citoyen à l’intérêt du tout (l’Etat) par rapport à la partie ( individu), probité et amour des lois. La vertu (synonyme de civisme) est le principe de la République, c’est-à-dire à la fois son esprit et son fondement. b) Chez Rousseau : préférence accordée à l’intérêt de l’autre par rapport au sien propre, bienveillance à l’égard du genre humain ; la vertu, conçue ici comme un sentiment altruiste, est naturellement dérivée de l’amour de soi et de la compassion c) Chez Kant : disposition constante de la volonté qui observe la loi morale dans un esprit totalement désintéressé.
CHEZ KANT :
Impératif hypothétiques/catégoriques : L’impératif (etym : imperare, » commander « ) est un commandement de la raison qui s’adresse à la volonté. L’impératif hypothétique ordonne ce qui est indispensable pour réaliser n’importe quel objectif. L’impératif catégorique commande de faire son devoir inconditionnellement, c’est-à-dire quels que puissent être les obstacles ou les objections.
Fondement (s) : (etym : fundare, » fonder « ) 1) Sens général : ensemble des éléments qui constituent les principes de base d’une doctrine ou d’une théorie philosophique. 2) Chez Kant : c’est la raison qui détermine une chose et précède donc logiquement cette chose. Le fondement de la morale est à chercher dans un examen de la raison par la raison, c’est-à-dire dans ce que Kant appelle la critique de la raison pure pratique.
Autonomie/ hétéronomie (voir p 00 chapitre la liberté )
Nature (sens général : voir p 00, chapitre Peut-on définir l’homme) : Chez Kant : la nature est » l’existence des choses en tant que déterminées par des lois universelles « . La science de la nature, chez Kant, ne porte que sur ce qui est objet d’expérience possible, jamais sur les choses en soi.
Loi / loi morale : (etym : latin lex, » loi « ) 1) Sens scientifique : la loi est une relation constante entre les faits, ou entre les phénomènes ; elle ne comporte jamais d’exception 2) Sens juridique : règle obligatoire établie par une autorité souveraine afin d’encadrer et de stabiliser les relations entre les hommes 3) La loi morale, chez Kant : elle est le principe de détermination de la volonté qui est valable pour tous les êtres raisonnables. Elle revêt par définition un caractère d’universalité.
Matière/ forme : (etym : latin mater, » mère « , » source » et latin forma, ensemble des caractéristiques extérieures d’une chose) . Chez Kant : la matière est le contenu, le but ou encore la fin de l’action, c’est-à-dire ce en vue de quoi nous l’accomplissons, comme la réussite ou le plaisir par exemple. La forme consiste exclusivement dans son universalité, c’est-à-dire dans un caractère qui lui est inhérent. De façon générale, les formes sont chez Kant des principes qui ordonnent des matériaux empiriques, qui mettent en ordre les données de l’expérience.
Phénomène/chose en soi
Pratique : (etym : grec : prattein, » agir « ) . Chez Kant : la pratique est le domaine de ce qui relève de la liberté. Ce terme désigne plus précisément le champ des actions humaines en tant qu’elles se soumettent, ou sont susceptibles de se soumettre, à la loi morale.
Phénomènes/ choses en soi : Chez Kant : les phénomènes désignent le réel en tant qu’il est connu, c’est-à-dire tel qu’il se manifeste au sujet qui appréhende le réel suivant sa sensibilité et son entendement, tandis que la chose en soi désigne ce même réel tel qu’il est en lui même. La chose en soi est inconnaissable, par définition, mais nous pouvons nous efforcer de la penser.
Fiche politique

Etat : (Etym : etat et Etat viennent tous deux de stare, se tenir, et de status, » attitude, manière d’être, ce qui a donné lieu à état, au sens de statut, ou classe, puis Etat au sens de nation, puis de gouvernement. Sens usuel : 1) la nation en tant qu’elle est structurée par des institutions 2) Ensemble des structures, organes et institutions, et des hommes, qui assument l’administration et le gouvernement d’une nation. Pour les philosophes républicains, l’Etat est une instance régulatrice issue d’un contrat social. Pour d’autres, (principalement anarchistes ou marxistes) l’Etat est un istrument d’oppression au service de la classe possédante (thèse développée dans le Manifeste du parti communiste de Marx et Engels)
Etat de droit : Conception moderne et juridique de l’Etat. L’Etat de droit se définit par la capacité de s’autolimiter, afin de prévenir toute dérive tyrannique ou despotique. Un Etat de droit est un Etat républicain (voir ci-dessous) et démocratique, c’est-à-dire dont le peuple est détenteur de la souveraineté. Les fondements de l’Etat de droit ont été élaborés par les théoriciens du Contrat social (Hobbes, Rousseau) et les libéraux ( Locke, Montesquieu) . Dans un Etat de droit, les droits fondamentaux des hommes sont établis et garantis par la constitution (la » loi » au sens de Rousseau) et tout individu a des droits qu’il peut revenbdiquer contre l’Etat et faire valoir auprès de l’Etat.
République (etym : respublica : la chose publique, l’Etat). Sens courant : tout Etat qui n’est pas monarchique, c’est-à-dire tout Etat caractérisé par le fait que la souveraineté est entre les mains des représentants du peuple élus au suffrage universel. Sens philosophique : » J’appelle république, écrit Rousseau, tout Etat régi par des lois » (Du Contrat social II) Cette définition de Rousseau ne peut être comprise que si l’on donne au mot » loi » le sens de loi fondamentale ou organique (la Constitution). La loi, selon Rousseau, est toujours » juste « , car elle est l’acte de la volonté générale. Dans ce sens précis et restreint, une » république » est ce qu’on appelle aujourd’hui également un » Etat de droit » c’est-à-dire un Etat essentiellement animé par l’idée de droit, ce qui implique : 1) une Constitution approuvée théoriquement par tous les citoyens, Constitution surplombant tout le dispositif juridique et politique 2) l’idée d’une volonté générale supposée constituer la source de toute loi 3) la possibilité pour tous de participer aux décisions d’ordre politique 4) l’égalité formelle de tous et la protection des droit fondamentaux (sécurité, libre expression, accès à l’éducation etc..) de tous les citoyens par l’Etat.
Volonté générale : chez Rousseau (Du contrat social I, 6 et 7 et II, 4). Elle n’est pas la volonté majoritaire ni même la volonté de tous, car elle n’est en aucune façon une somme de volontés particulières. Théoriquement, idéalement, elle est, en chaque homme, la volonté raisonnable qui prescrit les décisions les plus conformes à l’intérêt général. Son mode d’expression privilégié est la loi ; et son objet (ce sur quoi elle porte) ne peut être que d’ordre général (ce qui signifie que la Loi, en ce sens, ne peut établir de différentiations entre les citoyens).
Libéralisme : (etym : latin liberalis, » bienfaisant « , » généreux « ) 1) Sens classique : conception » libérale » de la société, dont Locke fut l’un des représentants, qui repose sur l’idée que les individus ont des droits inaliénables (sécurité, propriété, libre expression..) qui sont ancrés dans la nature, et que l’Etat a pour vocation essentielle d’établir et de préserver. S’il ne le fait pas, l’individu a le droit de désobéir. 2) Sens actuel : le libéralisme économique est la doctrine suivant laquelle les lois du marché sont auto-régulatrices et ne doivent donc pas être entravées par les autorités publiques. Cette doctrine s’oppose diamétralement aux revendications collectivistes et planificatrices (appropriation collective des moyens de production, réglementation du travail, protectionnisme etc..) . Le libéralisme politique est la doctrine politique qui valorise les droits formels ( » droits de.. « ) et qui exprime des réserves concernant les revendications illimitées ( » droits à.. « ) concernant des » créances » que l’Etat n’a pas le pouvoir de garantir effectivement, tels que par exemple, outre le droit au travail, le droit à la santé, le droit à un logement décent, aux loisirs et désormais, à un environnement non pollué. Les libéraux (B. Constant, Tocqueville) estiment qu’il est vain de promettre ce que l’on n’est pas en mesure d’accorder, et, en outre, que la demande excessive d’égalité peut contrecarrer l’exigence de liberté. Il faut remarquer que » libéral » en France désigne une sensibilité de droite alors qu’aux Etats-Unis les libéraux sont les démocrates.
Idéologie : (etym : grec idea , » idée « , et » discours rationnel « ).
Terme inventé au 18 ième siècle par Destutt de Tracy pour désigner une science qui a pour objet les idées, leur origine et les lois auxquelles elles obéissent.
1) Sens courant : péjoratif : système d’idées creuses, doctrines vagues et nébuleuses, théorie faussement rationnelle 2) Selon Marx : ensemble de croyances, de parti-pris et de thèses propres à une classe sociale, et dérivées d’intérêts communs plus ou mois inavoués 3) Selon Hannah Arendt : l’idéologie est la » logique d’une idée « . Une idéologie est un système de pensée ancré dans la croyance en la suprématie de la logique, c’est-à-dire d’une rationalité implacable et omnipotente dans son rapport au réel. Toute idéologie est donc virtuellement » totalitaire » car elle délivre des clés qui dispensent l’individu de penser, tout en lui intimant d’avoir confiance dans ses chefs éclairés, voire infaillibles.


