Boutique : dix corrigés de dissertation

Vous  trouverez dans la rubrique « Boutique » dix sujets de dissertation corrigés

1) Les hommes existent-ils comme existent les choses ?

2) Peut-on se donner comme règle morale de suivre la nature ?

3) La science parvient-elle à la vérité ?

4) L’homme est-il le seul être à avoir une histoire ?

5) En quel sens l’homme est-il un être de parole ?

6) Pourquoi les hommes ont-ils inventé l’Etat ?

7) Faut-il respecter en l’autre le semblable ou l’être différent de nous ?

8) L’œuvre d’art nous éloigne-t-elle ou nous rapproche-t-elle du réel ?

9) A quelles conditions peut-on dire d’une activité qu’elle est un travail ?

10) La contrainte est-elle toujours le contraire de la liberté ?

Je fais une pause

Il y a des difficultés techniques en ce moment avec cette plateforme. Répondre à vos questions me prend un temps fou! Je vais donc cesser quelque temps. De plus , vous me demandez souvent de faire votre travail. Ce n’est pas la raison d’ être de ce blog. 

 Pour l’aide à la dissertations voyez :

Devoirs.fr, ici :

 http://209.85.229.132/search?q=cache:k9U8cWnjWrkJ:devoirs.fr/+devoirs.fr&cd=1&hl=fr&ct=clnk&gl=fr

 Si vous avez des questions d’ordre philosophique (et pas seulement :  j’ai un devoir pour demain, que faut-il faire?),  vous me trouverez sans difficulté sur l’un de mes autres blogs :

http://hansen-love.blogspot.com/

ou

http://www.hansen-love.com/

 A bientôt!

La méthode de la dissertation de philosophie en terminale

La méthode de la dissertation de philosophie en terminale

 

Je prendrai quatre exemples de sujets (de terminale)  :

1) Les hommes existent-ils comme existent les choses ?

2) Quel rôle joue l’expérience dans la connaissance humaine ?

3) L’homme est-il le seul être à avoir une histoire ?

4) L’art peut-il être immoral ?

Principe de base :

Il faut élaborer une problématique, puis faire un plan en trois parties. Chaque partie constitue une thèse (et non un thème comme «  l’existence », par exemple, ni une question comme « qu’est-ce que l’art ? »  par exemple). Une thèse comporte en général un sujet,  un verbe et un complément. Elle constitue une réponse à la question posée, ou à l’une des questions posées en introduction. Par exemple : «  L’expérience est la base de toute connaissance ».

 L’introduction, les trois parties et la conclusion sont nettement séparées (trois lignes). Chaque partie énonce explicitement en conclusion la réponse donnée dans cette partie à la question posée.

La problématique

 Ce n’est pas une question, ni une suite décousue de questions, mais deux ou trois questions articulées entre elles, et déduites de la tension inhérente au sujet. Par exemple,  l’antagonisme entre hommes et choses (sujet 2). Ou l’indépendance entre art et moralité (sujet 4). Pour trouver sa problématique, il faut chercher une opposition ou une contradiction inhérente au sujet, puis énoncer cette apparente opposition  (d’un côté l’art n’a que faire de la morale, d’un autre côté, il existe des œuvres scandaleuses) puis suggérer un éventuel dépassement de cette contradiction (« il faut (ou il ne faut pas)  établir des limites, ou des interdits,  en art. Mais qui peut faire cela ? » ). Ou bien (sujet 3) : seul l’homme a une conscience donc une histoire, mais les animaux ont une histoire au sens d’évolution. Comment distinguer histoire et évolution ?

Ce que font les élèves et qu’il ne faut pas faire

C’est ce que j’appelle les « stratégies d’évitement » du sujet. Eviter la question dans son originalité, afin de réciter son cours, par exemple le cours sur l’empirisme et le rationalisme pour le sujet 2. Il ne faut jamais commencer une partie par « selon tel philosophe « , ni le devoir par : « De tous temps, les philosophes ont pensé » . Pas de citations sans référence, sans explication. Pas de citations hors contexte. Ne pas énoncer une thèse stupide et indéfendable en première partie. Toute affirmation doit être nuancée, pesée, réfléchie et justifiée.

 L’introduction

 Entrez immédiatement dans le vif du sujet. Pas de baratin, pas d’amorce. Eventuellement énoncer des définitions provisoires des termes du sujet, sans négliger aucun terme (apr exemple « chose » pour le sujet 1, ou « moral/immoral » pour le sujet 4. Puis finir par la problématique.

Les différents types de plan

 Quand il s’agit d’une question à laquelle on peut répondre par oui ou non, on peut faire thèse, antithèse synthèse, mais en nuançant d’emblée « certaines œuvres d’art peuvent paraître immorales, ont pu paraître telles» et sans énoncer des opinions tranchées et évidemment absurdes  parce que trop générales : « l’art n’est jamais  immoral » . Pensez qu’une question sur l’art (sujet 4) amène à s’interroger sur les différents types d’œuvres, les différentes formes d’art. Les réponses varieront selon les cas (œuvres figuratives ou  non) ; de même , en ce qui concerne les choses (sujet 1), il y a toutes sortes de choses, les réponses varieront selon les cas.

Si vous ne pouvez pas répondre par oui ou par non (sujets 2 et 3) il faut  trouver une contradiction qui vous permette d’énoncer un point de vue en première partie, un point de vue opposé en seconde partie, puis un point de vue différent et plus juste –plus synthétique, plus englobant ou plus radical en troisième partie. C’est souvent en jouant sur le sens des mots, plus large ou plus restreint (sens du mot « histoire », sens du mot « art », ou « expérience » ) que vous parviendrez à trouver vos trois thèses

 Conclusion

Elle répond à la question posée de façon à la fois claire, nette et pourtant nuancée, en récapitulant les trois parties et en indiquant le chemin parcouru (voilà ce qu’on a découvert et qui ne va pas de soi tant qu’on y a pas réfléchi)

 

 

Pour le bac : tout ce que vous.. ne direz pas !

Clichés, idées reçues et  idées fausses  à éviter au  bac

 

 

 « La science cherche des vérités absolues » (faux : la science ne prétend pas atteindre des vérités absolues et ne vise  que des vérités partielles et relatives).

«  Les hommes ont de tout temps recherché la vérité » (faux : avant  la science  et la philosophie (en gros 6 ième siècle av . JC), on pensait que  la vérité, c’était  ce qu’il ne fallait pas oublier, autrement dit les croyances ancestrales. En Grèce le mot vérité est « alétheia » qui veut dire : le non-oubli.

 « Tous les hommes recherchent la vérité » (faux : seuls certains hommes, dont  les savants et les philosophes,  les journalistes, les juges aussi, les médecins etc… recherchent la vérité. Sûrement pas tous les hommes).

«  Le bonheur est le but de la vie » (Non : même si tous les hommes recherchent le bonheur, ce n’est pas forcément LE but de la vie. Il peut y avoir d’autres buts. C’est ce que pense Kant).

 « Kant veut imposer une morale unique à tout le monde » (faux : Kant ne veut rien imposer du tout. Il réfléchit aux conditions de possibilité d’une morale universelle).

 « Quand on agit moralement, c’est pour se donner bonne conscience » (c’est un contresens sur la conscience morale. Vladimir Jankélévitch a montré pourquoi la conscience morale scrupuleuse est toujours malheureuse –  au contraire).

 « Personne n’a  jamais fait quelque chose de  désintéressé » (variante du précédent .Si c’était vrai, il faudrait mettre à la poubelle tous les écrits de Kant sur la morale, car  Kant  définit les comportements  moraux  par leur caractère  désintéressé. Si vous pensez cela, ne le dites pas le jour du bac).

 « La science détient la vérité » (faux : la science propose des théories qui rendent compte partiellement de  la réalité, mais qui ne sont jamais définitives. Elle ne peut « détenir » quoique ce soit).

 « Ce qui, dans la science est vrai à un moment,  devient faux par la suite » (inexact : les vérités scientifiques sont provisoires, mais elles ne sont pas annulées ni renversées par les théories ultérieures. Elles sont soit complétées, soit englobées, soit relativisées).

 « Rousseau veut retourner à l’état de nature » (faux et absurde. Nul ne peut vouloir sérieusement  revenir en arrière, nul ne peut abolir la civilisation).

 « Platon pense que l’art est inutile et le condamne » (faux : Platon ne critique que la poésie et la peinture).

« Le projet politique de Rousseau dans le Contrat social est utopique » (inexact. Ce n’est pas un projet politique mais une théorie qui sert de référence pour juger ce qui est souhaitable)

 « Pour comprendre une œuvre d’art, il faut en déchiffrer le message » (faux : les œuvres d’art n’ont pas forcément un message ; mais surtout, en art, le contenu ne peut être dissocié de la forme. Donc le « message » , c’est ce qui, dans l’oeuvre, ne relève pas de l’art).

 « L’art abstrait a pour contenu des idées abstraites » (faux : l’art abstrait ne cherche pas à communiquer des idées).
 « La religion peut se définir comme le fait de croire en un Dieu » (faux : la plupart des religions pratiquées dans le monde aujourd’hui même ne se réfèrent à aucun Dieu  (animisme, fétichisme, chamanisme, bouddhisme, syncrétisme etc…), ou bien à plusieurs  divinités.

« Les stoïciens sont fatalistes et résignés »  (faux : la doctrine stoïcienne prône un coopération active et joyeuse au destin).

 « Pour la doctrine déterministe, l’homme n’est pas libre » (faux : c’est la fatalisme qui nie la liberté, pas le déterminisme)

 « Machiavel  prône dans Le Prince un régime de type dictatorial » (faux : Machiavel est républicain, mais il constate que la fondation d’un Etat appelle des procédés souvent violents).

 « La beauté est relative au goût de chacun » (faux : l’agréable varie selon le goût de chacun, au contraire le beau est susceptible de plaire universellement)

«  Les philosophes pensent que l’homme doit en toute circonstance  suivre la raison » (faux : Pascal a dit que c’est une erreur de croire que l’homme n’est constitué que d’une partie rationnelle. Saint Augustin,  Kant etc… estiment eux aussi que la raison seule ne suffit pas pour mettre l’homme sur la voie du salut. D’autres encore (Nietzsche, Heidegger) critiquent la raison.

 « La démocratie est un régime politique parfait, c’est   le meilleur » (il est préférable de dire :   c’est « le pire de tous, à l’exception de tous les autres »  Churchill )

 « Les philosophes veulent « éradiquer » toute opinion » (faux : Platon par exemple,  insiste sur le rôle de  l’opinion droite dans le Ménon. H. Arendt montre qu’il ne peut y avoir de démocratie fondée sur le savoir incontestable  de ce qui est juste ou vrai, un tel savoir n’existe pas, et aucun homme ne peut se prévaloir de ce type de savoir.

 « Toute inégalité est injuste » (faux : revoyez votre cours sur la justice)

 « La justice, c’est de traiter tout le monde également » (faux : revoyez la définition de l’équité).

« Aimer ne peut être un devoir, car on ne peut se forcer à aimer » (à nuancer : revoyez votre cours sur la morale de Kant).
 « Parce que nous vivons en société, nous ne pouvons être libres » (Enfantillage : l’homme ne peut se passer de ses semblables, car il est un « animal politique » (Aristote). C’est un songe creux de croire qu’à l’ « état de nature » où loin de toute société (cf le film  Into the wild) nous pourrions être heureux et libres. Seuls des êtres d’exception peuvent y parvenir, et en général soit ils ont la foi, soit ils écrivent pour la postérité, comme  le fameux philosophe américain Thoreau.

 « Pour Freud, l’homme n’est pas libre car il est déterminé par son inconscient » :  (pour Freud en effet, l’homme est en grande partie déterminé par son inconscient, mais cela ne l’empêche pas d’être libre ou d’y tendre. La psychanalyse l’aide à reconquérir sa liberté)

 « Pour Spinoza la liberté est une illusion  » : (c’est le libre arbitre qui est une illusion. Pour Spinoza, l’homme devient libre par la connaissance  rationnelle)

 

Du bon usage de ce blog

Chers visiteurs, 

 La raison d’être de ce blog n’est pas  de vous dispenser de tout effort, notamment de toute lecture. Je vous soumets des textes et des fiches qui peuvent tout au plus compléter vos cours et vous servir d’appui pour élaborer votre propre réflexion.

Aux élèves de terminale :

 Je sais bien que vous n’avez pas les livres indispensables à votre disposition. Je sais aussi que vous êtes parfois désemparés par vos sujets qui ne sont pas forcément des questions de cours. Mon blog vous fournit des ressources. Je réponds aussi à vos questions lorsqu’elles sont d’ordre philosophique, pas lorsque vous me dites: « Envoyez moi un plan, et  en vitesse,  svp » ( c’est le post de base que je reçois!).
 Tel est, je le crois, à peu près le sens des quelques milliers de blogs de le webpédagogique.
 En revanche, je ne fais pas vos dissertations, et je vous demande de ne pas  recopier mes fiches ou conseils!…

 Vous en inspirer seulement! Je vous propose -éventuellement – des pistes, c’est tout!

PS : Vous avez peut- être remarqué que certains  vos professeurs lisent ce blog. Ne les prenez pas pour des idiots! Ne recopiez pas mes réponses à vos questions, ce qui vous vaudra des commentaires cinglants bien mérités!

La dissertation: éviter le pire!

Je profite de cette utile intervention de Merwann pour éclaircir un point. Dans ma méthodologie, j’ai écrit: il ne faut pas soutenir une thèse indéfendable en première partie, pour l’inverser en une thèse non moins indéfendable en seconde partie.
Exemple : Ne travaille-t-on que par nécessité?

Voici ce quil ne faut pas faire:

1° On ne travaille que par nécessité

2 ° On travaille par plaisir

3 °  On travaille par nécessité ou par plaisr.. ou les deux.

 

Ce qui ne va pas : c’est que 1 et 2 sont évidemment indéfendables (faux , absurdes)!

 Voici ce qu’il faut faire, par exemple :

1) La plupart des hommes sont contraints de travailler .

Exemple extrême :l’esclavage . Exemples divers dans le monde moderne (cf Charlot)

2)  Pour chacun d’entre nous, le travail est la plupart du temps une nécessité. Mais pas toujours.  Cette nécessité n’exclut en aucun cas le plaisir ni l’épanouissement, même pour des métiers ingrats ou difficiles. Voir comme les gens sont malheureux quand on ferme leur usine..

3° Le travail est une nécessité pour l’humanité dans son ensemble. Une nécessité de fait (sinon, on cesse de produire et de prévoir l’ avenir). Et une nécessité morale (ne pas laisser rouiller nos talents, cultiver notre humanité, l’enrichir..)

Autre exemple:

 Une fiction peut-elle être vraie?

Ce qu’il ne faut pas faire :

 1) Une fiction n’est jamais vraie 2) Toutes les fictions sont vraies.. 3) Le réel n’est-il pas une fiction?

 Conclusion: la philosophie doit vous enseigner non seulement l’esprit de géométrie, mais aussi l’esprit de finesse. Apprenez la nuance! Montrez la complexité des questions posées!

 

 

Sujets probables de dissertation sur l’art

Tout le monde est-il artiste ?

L’œuvre d’art est-elle nécessairement belle ?

Dans quelle mesure l’adjectif « artificiel » a-t-il un sens critique ?

L’art nous affranchit-il de l’ordre du temps ?

Un artiste doit-il être original ?

L’œuvre d’art nous éloigne-t-elle ou nous rapproche-t-elle du réel ?

Les oeuvres d’art sont-elles des réalités comme les autres ?
Seul le beau est-il aimable ?
Le beau peut-il ne pas plaire ?

Pour apprécier le beau, faut-il être cultivé ?

Peut-on aimer une œuvre d’art sans la comprendre ?
Peut-on être indifférent à la beauté ?

L’art est-il un langage ?

Que peint le peintre ?

L’art peut-il être immoral ?

Sujets de dissertation (le sujet)

Sujets de dissertation :

Est-on toujours soi-même ?
Mon existence est-elle ce que j’en fais ?

Pour me connaître, ai-je besoin d’autrui ?

Peut-on se mentir à soi-même ?

Que peut-on savoir de soi ?

Suis-je responsable de ce dont je n’ai pas conscience ?

Doit-on apprendre à devenir soi-même ?
Faut-il vivre pour autrui ?

Faut-il respecter en l’autre le semblable ou l’être différent de nous ?

Sans autrui, puis-je être humain ?

Au nom de quoi peut-on reprocher à autrui d’être égoïste ?

Puis-je invoquer l’inconscient sans ruiner la morale ?

Avons-nous besoin de rêver ?

Sur quelles raisons pouvons-nous nous appuyer pour admette l’existence de l’inconscient ?

Peut-on se mentir à soi-même ?

Désirer, est-ce nécessairement souffrir ?

Peut-on vouloir satisfaire tous ses désirs ?

Que peut nous apporter une réflexion sur nos désirs ?

Peut-on avoir peur de soi-même ?

Sommes-nous responsables de nos désirs ?
Est-il possible de se mettre à la place d’autrui ?

La perception est-elle déjà une science ?

Peut-on éduquer la perception ?

Quand nous percevons, comment savons-nous que nous ne rêvons pas ?

Peut-on prévoir l’avenir ?
Pourquoi y a-t-il un devoir de mémoire ?

Est-il juste de dire que seul le présent existe ? Peut-on tuer le temps ?

Est-il raisonnable de lutter contre le temps ?

Le langage : sujets de dissertation

Sujets de dissertation le langage

Peut-on tout dire ?
Faut-il reprocher au langage son équivocité ?

Y a-t-il nécessairement des imperfections dans la langage ?
Les mots peuvent-ils tuer ?

En apprenant sa langue maternelle n’apprend-on qu’à parler ?

Faut-il accorder de l’importance aux mots ?

Pourquoi la philosophie juge-t-elle primordial de réfléchir sur le langage ?

Les paroles engagent-elles autant que les actes ?

Ne parle-t-on que pour communiquer ?

Peut-on penser sans parler ?

En quel sens le langage s’oppose-t-il à la violence ?