Le présent n’est-il qu’un futur passé?

Je réponds ici à Sarah car la rubrique « commentaire » est hors service.

Il me semble que l’on peut commencer par dire que les trois instances du temps (passé, futur,  présent) semblent interchangeables. Puis, dans une seconde partie, dire que cela n’est pas le cas  car le temps est irréversible : il ne se parcourt pas en tous sens, contrairement à l’ espace.
Et puis, ensuite, insister sur le caractère insaisissable  et complexe, ambigu, du présent en vous appuyant sur Saint  Augustin? C’est l’occasion de souligner  que le rapport du sujet conscient au futur n’est pas le même que le rapport au présent, et que dans cette indétermination (du futur) se situe l’ouverture qui est la condition de la liberté. Vous ne croyez pas?

Aide à la dissertation

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 Chers visiteurs,

 Etant donné que je mets des textes en ligne, il est naturel que vous veniez me demander de l’aide.

Toutefois:

1) Je ne peux ni ne veux vous envoyer des mini-corrigés, par respect pour mes collègues et aussi pour vous. Faire votre travail à votre place n’a pas de sens

2) Je veux bien vous aider, surtout en cas de panique (situation assez fréquente à ce que je vois) . Mais:

3) Prenez un peu de temps. Pas de soutien la veille de la remise du devoir!

4) Posez des questions précises, brèves , auxquelles je puisse répondre très brièvement. Je ne pourrais pas, sinon, continuer à répondre à tous

5) Donnez toujours votre prénom

6) Et surtout, comprenez que ce site n’est pas seulement conçu pour vous aider à obtenir de bonnes notes. J’aimerais beaucoup, une fois de temps en temps, lire des questions désintéressées!!!!

L’histoire peut-elle justifier le mal?

histoire-goya-tres-de-mayo.jpgPréparation à la dissertation

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Les termes du sujet
1. En quel sens faut-il prendre le mot «histoire»? Au sens du devenir (la réalité historique) ou bien du discours (l’histoire composée par l’historien)?
2. Quelles sont les sens usuels du verbe «justifier»? Quel est le plus pertinent dans le contexte de ce sujet? Distinguez bien «expliquer» et «justifier».
3. Cherchez quels sont les trois acceptions possibles du concept de mal en philosophie (mal métaphysique, physique et moral). Quel est le sens de ce terme dans la vie courante (appuyez-vous sur plusieurs exemples, éventuellement contradictoires)? Quels sont les événements ou les circonstances qui éveillent le plus souvent la réprobation ou l’indignation?
Les présupposés du sujet
4. La possibilité, pour l’histoire, de justifier le mal, peut être envisagée dans un sens religieux: l’histoire est alors connue comme une Providence. Cherchez le sens de ce mot dans un dictionnaire. En quel sens une histoire providentielle justifie-t-elle le mal?
5. De façon générale, le mal doit-il être «justifié»? Doit-on lui trouver une signification, un intérêt, un but? Quelles objections un tel souci de justification du mal peut-il appeler?
6. Dans la vie courante, peut-il nous arriver de justifier le mal? Appuyez-vous sur des exemples empruntés à la vie quotidienne, et distinguez bien «expliquer» et «justifier»
7. Supposer que l’histoire puisse justifier le mal, n’est-ce pas supposer que l’histoire est un sujet qui pense et qui juge? Est-ce le cas?
Éléments pour une problématique
8. Le mal, dans l’histoire (la souffrance inutile, la violence gratuite des hommes…) est un fait difficilement contestable. Le sujet pourrait être en parti reformulé ainsi: «Le mal est-il absolu ou bien
tif?» S’il est relatif, cela signifie-t-il que ce qui est mal d’un certain point de vue est bien (juste ou profitable) d’un autre point de vue?
9. L’histoire est-elle comparable à une personne ou à une instance (telle qu’un tribunal) susceptible de rendre un verdict, voire d’acquitter les responsables du mal? Si ce n’est pas le cas, à quoi ou à qui le terme «histoire» renvoie-t-il ici: aux historiens qui construisent le récit de l’histoire en tentant d’en dégager le sens? aux philosophes qui se demandent, notamment, si l’histoire est un progrès (justifiant le mal)? à d’autres personnes ou instances?
10. Supposons que l’histoire puisse justifier le mal: doit-elle le faire? Y a-t-il quelqu’un qui soit habilité pour décider que la violence et la mort ont été (ou seront) utiles et profitables du point de vue du progrès? Le souci de justifier le mat (et donc d’en nier le caractère intolérable) ne peut-il être contesté, aussi bien en général que dans le cas particulier examiné ici?