L’art s’achève dans l’ironie (texte de Hegel)

jan fabre
 Jan Fabre Auto-portrait en plus grand ver du monde
 

 Hegel anticipe ici en imaginant qu’un jour l’art se tournera lui-même en dérision, représentant sa propre auto-destruction:

 

« Erigée en forme d’art, l’ironie ne se contenta pas d’imprimer un caractère artistique à la vie et à l’individualité du sujet ironique, mais l’artiste devait également, en plus de ces oeuvres d’art qu’étaient ses propres actions, etc., créer des oeuvres d’art extérieures, par un effort d’imagination. Le principe de ces productions, dont on trouve les principaux exemples dans la poésie, est encore la représentation du divin comme ironique. Mais l’ironique, qui est le propre de l’individualité géniale, consiste dans l’autodestruction de tout ce qui est noble, grand et parfait, de sorte que, même dans ses productions objectives, l’art ironique se trouve réduit à la représentation de la subjectivité absolue, puisque tout ce qui a pour l’homme valeur et dignité se révèle inexistant par la suite de son autodestruction. C’est la raison pour laquelle on ne prend pas au sérieux non seulement la justice, la morale, la vérité, mais aussi le sublime et le meilleur, puisqu’en se manifestant chez les individus, dans leurs caractères et leurs actions, ils se démentent et se détruisent eux-mêmes, autrement dit ne sont qu’une ironie d’eux-mêmes ».

Hegel, Esthétique 1(1829), traduction de S. Jankélévitch, collection Champs, Éd. Flammarion, 1979, p. 101.

Les esclaves de Michel-Ange

esclaves
« L’oeuvre d’art n’est qu’un moyen destiné à faciliter la connaissance de l’idée , connaissance qui constitue le plaisir esthétique » (Schopenhauer)

Auto-portrait de Rembrandt

auto-portrait
« Le génie est la disposition innée de l’esprit par laquelle la nature donne des règles à l’art » Kant Critique de la faculté de juger § 46

Louise Bourgeois au centre Pompidou

Louise Bourgeois
Née à Paris en 1911, vivant à New York depuis 1938, Louise Bourgeois est devenue une référence majeure de l’art moderne et contemporain. Rétive a toute classification, son oeuvre, polymorphe, constitue un cas particulier de l’histoire de l’art, qui échappe – bien qu’elle les traverse – à tous les mouvements de la deuxième partie du 20e siècle. La richesse et la diversité de son oeuvre résultent de sa position singulière, toujours décalée: entre deux mondes, entre deux langues, entre féminin et masculin, ordre et chaos, organique et géométrie…

Sa sculpture, hybride, témoigne de ce va-et-vient entre des pôles opposés, de ce dédoublement. En allant au plus profond de son inconscient, Louise Bourgeois rejoint les mythes universels et les archétypes, donnant une version à la fois obscène et dionysiaque de la figure maternelle. Cette exposition de l’oeuvre de Louise Bourgeois rassemble dans trois espaces du Centre Pompidou près de deux cents oeuvres, peintures, sculptures, dessins, gravures, de 1938 à 2007. Elle permet de découvrir le lien profond qui unit les différents moyens d’expression de l’artiste, de révéler la permanence de certains thèmes obsessionnels déclinés tout au long de sa vie avec des matériaux variés.

 (Petit journal de l’expo)

 

La vierge et Saint Anne de Leonard de Vinci

la vierge
Voici le tableau de Leonard de Vinci dont Freud a donné une célèbre interprétation originale dans « Un souvenir d’enfance de Leonard de Vinci » Lire ici

N° 5 de Jackson Pollock

Numéro 5 de Pollock

 Voici le tableau actuellement le plus cher du monde.

 Il me semble bien illustrer la description du « Chef d’oeuvre inconnu » par Poussin dans la fameuse nouvelle de Balzac:

 « Je ne vois là que des couleurs confusément amassées et contenues par une multitude de ligns bizarres qui forment une muraille de peinture » Le chef d’oeuvre inconnu