Un plan en deux parties?

10 réflexions au sujet de « Un plan en deux parties? »

  1. Le , raphaël a dit :

    Bonjour,
    Je trouve vos différents blog très intéressants et je me régale de certaine de vos analyses mais je suis, je dois vous l’avouer, très déçu de la sus donné vidéo sur la dissertation en deux parties et plus précisément par la vision ma foi fort… »borné » est le mot qui m’est venu le premier, mais bien que sont sens soit un peu exagéré il contient parfaitement l’idée: n’y a t-il dans un problème de philosophie que le pour et le contre et une vague synthèse de type « eau tiède » censée exprimer l’once de subjectivité demandée dans ce type d’épreuve ? Cela me parait très manichéen comme vision des choses dont d’ailleurs certains problèmes, vous me m’accorderais,ne peuvent y correspondre
    un exemple qui n’est surement pas le plus pertinent mais je n’ai ni le temps ni l’envie de chercher mieux: Peut on croire au progrès ? par la dimension contemporaine du sujet énoncé les idées d’un auteur antique pour les opposé à un des lumières ne serait pas forcement pertinent, d’autant plus qu’il n’y a pas ici de vrai opposant. On pourrait donc aborder le sujet avec une autre dynamique qui serait plus d’un point de vu historique avec l’opposition entre progrès et conservatisme par exemple
    I) Le problème comme il se pose traditionnellement
    1)_ La France croit au progrès
    _Scientifique: Les lumières ====> L’homme peut progresser
    _Economique: Même Marx à la foi en la croyance
    _ Social: « Liberté, Egalité, Fraternité »

    2)_ Si la question est posée c’est qu’il y a donc une crise du problème et de ses solutions traditionnels
    _Clônage, Frankestein dés le XVIIIe, le nucléaire
    _Les inégalités riches pauvres(Nord/Sud)
    _Zola, Sartre, Céline voyage au bout de la nuit

    II) Les solutions à cette crise
    1) pour atteindre les bonnes, énumérons les mauvaises !
    _Arrêter de faire de la science
    _renoncer au progrès (Darwinisme au Usa)
    _ne pas prendre en compte les crises de la science
    ex: Les Témoins de Jéhovah, nazi(scientifique), Bolchéviks etc.
    2) Les solutions
    _ Collaborations internationales (tnp,kyoto,ue (Kant et la Sdn))
    _ La bioéthique (hans jonas le Principe responsabilité)
    _ Société civile (associations) Tocqueville

    Voila par exemple cela me semble pertinent et en deux partie (je n’ai pas étoffé je m’en excuse la flemme de réfléchir à cette heure tardive dira t-on 😉 )
    qu’en pensez vous ?

  2. Hello,
    Merci de prendre position, mais je ne peux que réitérer mes conseils. La troisième partie n’est pas de « l’eau tiède », mais une thèse qui est inédite, nuancée et qui approfondit le pb posé.
    Votre plan n’est pa sun plan de philosophie. Car en philosophie:
    1) On ne peut pas faire une sous-partie « en France… »car ce n’es tpas une piste logique.
    2) Et surtout, on ne fait jamais une partie intitulée « la solution au pb posé ».
    Donc vous voyez, dans ce pb de plan, c’est la définition de la philosophie tout entière qui est en jeu.

  3. Le , raphaël a dit :

    je comprend votre critique mais dans ce cas qu’allais vous mettre dans votre deuxième partie puisqu’il n’existe pas véritablement d’opposant au progrès en lui même seulement aux méfaits qu’il peut amener ?
    Pour la partie sur la France ce n’est qu’un exemple bien évidemment et les défenseurs du progrès ne manquent pas vraiment dans la littérature philosophique. Quant à la partie les solutions du problème ce n’est bien sur que le titre et d’ailleurs la partie ne propose pas vraiment de solution juste différentes idées nuancées qui peuvent être approfondi du fait qu’elles résistent au contrainte énoncé dans la partie précédente
    Le problème pour moi de la « contrainte » du plan en trois parties est qu’il n’y a pas forcement toujours de pour et de contre véritable et énoncé que les opposant au progrès ne le sont en réalité qu’a ses méfaits ne prend qu’une sous partie voir l’introduction de la deuxième avec comme nouvelle problématique y a t-il des progrès sain ou plutôt juste comme dirait ségolène ^^

  4. Le , Alice a dit :

    bonjour,
    je comprends tout à fait que vous expliquiez qu’un plan en deux parties est insuffisant et qu’il faut dépasser les contradictions du problème. Cependant, mon prof conseille, si on n’a pas suffisemment de matière pour toute une troisième partie, de faire une « conclusion-synthèse », qui reprend les deux aspects en contradiction et les dépasse avec un argument qui sera peu développé. Cela est-il recevable ? Peut-on être pénalisé ?
    vous dites également que la synthèse doit être une thèse originale, « inédite ». Personnellement, j’ai beaucoup de mal à trouver mes propres idées et à trouver des arguments que je n’ai pas puisés chez un auteur ou dans un cours. J’ai du mal à traiter les sujets sans aide, d’autant plus que les sujets de L sont rarement des problématiques de cours mais plutôt des problèmes originaux, auxquels on a rarement pensé à réfléchir pendant l’année. Auriez vous des conseils à me donner pour parvenir à trouver plus d’idées et à traiter tous les aspects du problème ?

  5. Il est trop tard pour adopter une nouvelle méthode maintenant. Donc tenez-vous en à ce que votre prof vous a appris. Mais essayez tout de même de réfléchir par vous-mêmes.
    Mieux vaut une réflexion hésitante mais personnelle que un simple topo inspiré par vos cours…

  6. Le , Valériane a dit :

    Bonjour,

    Il me parait, à moi aussi, un peu trop restrictif de se limiter à un plan du type thèse-antithèse-dépassement de la thèse et de l’antithèse… Êtes-vous certaine que pour certains sujets, on ne peut pas plutôt énoncer la thèse faible (le préjuger) et réfuter cette thèse faible dans une seconde partie ?

    Je vais prendre un exemple : Faut-il reprocher au langage son équivocité ?

    I- a priori, oui
    Nous ne sommes jamais certains de comprendre vraiment les mots qu’autrui nous adresse du fait de leur ambiguïté, cela peut causer des malentendus parfois fatals… Par exemple la collision des trains français et luxembourgeois (me semble-t-il) due à un quiproquo entre les 2 conducteurs…

    L’équivocité peut également permettre à certains hommes d’en manipuler d’autres…

    Ainsi ne devrions-nous pas nous lancer à la recherche d’une langue parfaite etc etc…

    II- Cependant, ce que nous perdrions en dépouillant le langage de son équivocité est bien plus précieux que ce que nous y gagnerions…

    En effet, sans l’équivocité du langage, qu’advient-il de l’humour et autres jeux de mots, quid de la poésie ?

    Et surtout l’ambiguïté des mots n’est-elle pas plutôt une sorte de « jeu », un espace qui laisse libre notre interprétation et donc nous incite à la pensée. Comment faire réfléchir qqun si les mots mêmes lui disent ce qu’il doit penser ? Les mots sont nécessaires à la pensée mais, de part leur ambiguïté, ils ne la déterminent pas complètement…

    Et donc, conclure avec un truc du style : oui, il y a de fâcheux inconvénients à ce que le langage soit équivoque mais c’est surtout une grande richesse etc etc…

    ça irait non ? à moins de faire d’abord une première partie sur le langage… mais une partie supplémentaire ne serait-elle pas superflue ? N’alourdirait-elle pas la totalité de la dissertation ? à moins de faire une 3e partie sur comment et quand limiter l’équivocité ?

    Désolée de vous poser cette question à un moment pareil…! Je suis tombée sur cette vidéo par hasard et elle a suscité chez moi des interrogations.
    Merci pour vos vidéos en tout cas !

  7. Valériane, bravo, votre plan tient la route et vous mériteriez une bonne note, dans ce cas précis.
    Toutefois la règle reste les trois parties, parce que la dialectique, c’est la contradiction, mais assumée et surmontée. Il y a là quelque chose qui est lié à la philosophie.

    La philosophie accepte les différences de points de vue, la prend en compte et tente de la dépasser.Quand vous faites un plan en deux parties, vous faites semblant de défendre un point de vue en première aprtie puis vous le disqualifiez dans la seconde, et finalement ne retenez que la thèse qui est vraie selon vous.

    Sur votre sujet, je propose
    1) Il faut reprocher au langage d’être équivoque
    2) mais le langage est équivoque par nature
    3) Il y a toutefois des formes d’équivocité qu’il faut combattre et tenter de reduire pour telles et telles raisons (notamment les impostures politique et autres)

    Vous devez admettre que cette question (plan en 2 ou 3 parties) n’est pas purement formelle. L’enjeu est radicalement philosophique

  8. Le , Valériane a dit :

    Merci de votre prompte réponse !

    Euh… je me demandais… On fait plus ou moins la même chose dans un plan en 3 parties non ?
    Dans les 2 premières parties, on fait plus ou moins semblant de défendre une thèse, puis on la nuance et la vraie thèse (enfin celle qui st vraie pour nous, bien sûr) on la développe à la fin.

    Mais c’est sans doute vrai qu’un plan en 3 parties permet une réflexion plus approfondie, plus creusée… Cela permet de vraiment développer une problématique etc… C’est vrai que le plan que vous proposez donnerait un résultat plus abouti que le mien !
    Merci donc !

  9. Le , francois a dit :

    aidez moi.quelles sont les etapes a suivre dans un plan deux partie?

  10. Avez-vous lu ma vidéo?
    Je dis : plan en deux parties: en aucun cas!
    Voyez plutôt ma méthode, pour un plan en trois parties…

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