L'intime

Une émission trés pertinente sur l’intime ( le secret qu’on ne revèle qu’à nos élus, à avec qui nous sommes véritablement liés sans se les approprier), à ne pas confondre avec l’intériorité solipsiste ou le privé ( qui se montre et se revendique en particulier sur  Facebook, où on se définit par le nombre de nos amis, où on étale sa vie privée mais on rien d’intime n’est dit.

Regardez: http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/philosophie/2235124,CmC=2901700.html

et appreciez l’analyse faite de ce tableau, qui illustre aussi le fameux mythe de l’androgyne librement raconté par Aristophane dans le Banquet de Platon

 Le Baiser, Gustav KLIMT

Dimension: 180 X 180 cm

Année: 1907-08

Technique: Huile et or sur toile

 

 

Le langage ( et Chomsky)

Le langage est-elle le propre de l’homme? Cela dépend de la manière de définir le langage, à la fois de manière suffisamment large pour englober les langues humaines articulées et signées et suffisamment restrictive pour le réserver à l’homme. Pour Chomsky, c’est la capacité de faire une infinité de phrase avec du fini alors que nous sommes des créatures finies. Toutes les langues contiennent des verbes, des noms, des structures hiérarchisées. Et tout homme possède une grammaire universelle qui rend l’apprentissage de toutes les langues possibles , puisqu’elles ont des points communs universels. Les images du cerveau montre que les aires du cerveau gauche ( aire de Broca entre autres) stimulés sont les mêmes pour les langues des signes et des langues orales. Mais peut-on pour autant tout dire et notre pensée n’est-elle pas prisonnière de la langue que nous parlons?

Regardez et faites vous une idée:

http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/philosophie/2892262.html

ainsi que le bonus sur la métaphore de Camus « A certaines heures, la campagne est noire de soleil » si facile à saisir mais si difficile à expliquer rationnellement. Mais expliquer n’est-ce pas se condamner à ne plus rien éprouver.

http://www.arte.tv/fr/Videos-sur-ARTE-TV/2151166,CmC=2886118.html

L'actualité

Albatros ( perdu dans les nuées) ou girouette ( prisonnier du moment) ?

Comment penser le quotidien sans perdre son âme et être prisonnier de l’immédiat?

Comment penser le présent, l’actualité immédiate? Qu’est-ce que l’actualité? L’information n’est-elle pas ce qui est mis en forme, dans une forme (in)? Cette mise en forme est-elle objective?

La philosophie peut-elle penser l’actualité, l’élément historique,l’évènement?

Regardez:

http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/philosophie/2235124,CmC=2771718,CmPart=com.arte-tv.www.html

Le théâtre

                  « Le monde entier est un théâtre, et les hommes et les femmes ne sont que des acteurs; ils ont leurs entrées et leurs sorties. Un homme, dans le cours de sa vie, joue différents rôles; et les actes de la pièce sont les sept âges »,  selon Shakespeare.

Mais ce serait un théâtre peut-être sans spectateur, à coup sûr sans préparation ( pas de texte appris, d’éclairage, de répétition générale…) et sans claire conscience de la distinction entre le théâtre et la réalité! Peut-on dire alors que c’est un théâtre et si le monde n’est pas un théâtre, que nous apprend le théâtre sur le monde?

Regardez:

http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/philosophie/2235124,CmC=2727870,CmPart=com.arte-tv.www.html

Lisez:

« JACQUES.—Le monde entier est un théâtre, et les hommes et les femmes ne sont que des acteurs; ils ont leurs entrées et leurs sorties. Un homme, dans le cours de sa vie, joue différents rôles; et les actes de la pièce sont les sept âges. Dans le premier, c’est l’enfant, vagissant, bavant dans les bras de sa nourrice. Ensuite l’écolier, toujours en pleurs, avec son frais visage du matin et son petit sac, rampe, comme le limaçon, à contre-cœur jusqu’à l’école. Puis vient l’amoureux, qui soupire comme une fournaise et chante une ballade plaintive qu’il a adressée au sourcil de sa maîtresse. Puis le soldat, prodigue de jurements étranges et barbu comme le léopard, jaloux sur le point d’honneur, emporté, toujours prêt à se quereller, cherchant la renommée, cette bulle de savon, jusque dans la bouche du canon. Après lui, c’est le juge au ventre arrondi, garni d’un bon chapon, l’oeil sévère, la barbe taillée d’une forme grave; il abonde en vieilles sentences, en maximes vulgaires; et c’est ainsi qu’il joue son rôle. Le sixième âge offre un maigre Pantalon en pantoufles, avec des lunettes sur le nez et une poche de côté: les bas bien conservés de sa jeunesse se trouvent maintenant beaucoup trop vastes pour sa jambe ratatinée; sa voix, jadis forte et mâle, revient au fausset de l’enfance, et ne fait plus que siffler d’un ton aigre et grêle. Enfin le septième et dernier âge vient unir cette histoire pleine d’étranges événements; c’est la seconde enfance, état d’oubli profond où l’homme se trouve sans dents, sans yeux, sans goût, sans rien. »                                      

W. Shakespeare,  Comme il vous plaira, Acte II, scène VII

Jouez ou vivez ?

L'émotion

 Sur l’émotion qui « rompt la digue » comme le disait Kant quand elle nous submerge, sur cette « expression » qui relève de la spontanéité mais qui est soumise à des conditions, à des ritualisations, à l’imitation affective, à des codes culturels et qui est donc malléable, mais est-ce  au point peut-être d’être contrefaite?

Faites-vous une idée en regardant ceci:

http://www.arte.tv/fr/Videos-sur-ARTE-TV/2151166,CmC=2455132.html

La musique

                         

Chut! Cliquez, regardez et écoutez ses quelques mots sur « le silence des paroles », ce silence qu’est d’abord la musique :

http://www.arte.tv/fr/Videos-sur-ARTE-TV/2151166,CmC=2393632.html

« Si la musique est la partie maîtresse de l’éducation, n’est-ce pas, Glaucon, parce que le rythme et l’harmonie sont particulièrement propres à pénétrer dans l’âme et à la toucher fortement […] ? En les recueillant joyeusement dans son âme pour en faire sa nourriture et devenir un honnête homme, on blâme justement les vices, on les hait dès l’enfance, avant de pouvoir s’en rendre compte par la raison, et quand la raison vient, on l’embrasse et on la reconnnaît comme une parente avec d’autant plus de tendresse qu’on a été nourri dans la musique. »                                                                                                           Platon, République, III

« [La musique exprime] tous les sentiments particuliers, toute les nuances de la joie, de la sérénité, de la gaieté spirituelle et capricieuse, l’allégresse et ses transports, comme elle parcourt tous les degrés de la tristesse et de l’anxiété. Les angoisses, les soucis, les douleurs, les aspirations, l’adoration, la prière, l’amour deviennent le domaine popre de l’expression musicale. […] [Mais] l’art ne donne plus cette satisfaction des besoins spirituels que des peuples et des temps révolus cherchaient et ne trouvaient qu’en lui. Les beaux jours de l’art […] sont passés. […] L’art a perdu pour nous sa vérité et sa vie. »                                                                                                                                                                                                                   Hegel

« L’homme dionysiaque […] entre dans n’importe quelle peau, dans n’importe quel affect : il se transforme continuellement. – La musique, telle que nous la comprenons aujourd’hui, est, de même, une excitation totale, une décharge totale de l’affectivité, mais elle n’est cependant que la survivance d’un univers d’expression affective d’une bien plus grande plénitude, un simple résidu de l’histrionisme dionysiaque. Pour rendre possible la musique en tant qu’art distinct des autres, il a fallu réduire au silence toute une série de sens, et surtout celui de l’activité musculaire (relativement, du moins : car, jusqu’à un certain point, tout rythme parle encore à nos muscles). De sorte que l’homme n’imite et n’interprète plus physiquement tout ce qu’il ressent sur le moment. C’est pourtant cela le véritable état dionysiaque normal, du moins l’état primitif ; la musique est une spécialisation de cet état qui a été lentement obtenue aux dépens des facultés qui s’en rapprochaient le plus. »                                 Nietzsche, Le crépuscule des idole