Comment fonctionne un ordinateur ?

Fréquence d’horloge d’ordinateur, taille de la mémoire RAM, processeurs x86 à 32 ou 64 bits… Nous employons un langage informatique sans vraiment savoir de quoi il s’agit. Avant de se lancer dans la programmation ou la numérisation de l’information, voyons un peu ce qu’il y a sous le capot de nos ordinateurs, consoles de jeux, téléphone portable, GPS, etc. car tous nos gadgets électroniques sont construit sur la même architecture. Celle inventée par Von Neumann dans les années 40. La présentation qui suit traite de cette architecture, de langage assembleur, de compilateur, etc.

Pour accompagner cette présentation et s’amuser un peu avec le langage assembleur, TD Little Thinker qui utilise little thinker, un petit simulateur de processeur, écrit en java.

Histoire des sciences du numériques

En guise d’introduction aux sciences du numérique, je propose l’étude du film « Pourquoi tu cherches ? » produit par l’INRIA :

Accompagné de la fiche suivante : Historique ISN.

D’autre part, je demande à mes élèves le travail suivant :

En vous aidant de documents du type Computer timeline, de l’image ci-dessous ou tout autre source du web (qui doit être mentionnée) rédiger une quinzaine de ligne décrivant le passage de l’usage technico-scientifique du numérique au grand public depuis les années 70. On soulignera les avancées technologiques qui ont permis l’intégration du numérique à notre quotidien.

Caractéristiques des ondes : que faut-il retenir ?

Lors de cette rentrée 2012, ce sont les terminales qui vont expérimenter le nouveau bac. En physique-chimie, les changements sont de tailles et toutes les fiches des compétences exigibles sont  à revoir. Quelles sont les capacités exigibles de la partie sur les ondes du bac 2013 ? Commençons par les caractéristiques des ondes :

Note valables pour toutes les Fiches « capacités » : les capacités attendues sont en italique et en gras. Les capacités expérimentales sont simplement en italique. Ces dernières ne seront pas systématiquement commentées.

Je sais définir une onde progressive à une dimension.

Définition « officielle » : une onde progressive à une dimension est le phénomène de propagation à une dimension d’une perturbation sans transport matériel.

C’est par exemple le cas d’une onde qui se propage sur une corde ou d’une onde sonore qui se propage dans un tube.

La perturbation se transmet de proche en proche et le mouvement d’un point est le même que celui de ses prédécesseurs, mais décalé dans le temps. Ainsi, tous les points reproduisent le mouvement de la source avec un décalage dans le temps. Ce décalage est appelé retard.

Je connais et sais exploiter la relation entre retard, distance et vitesse de propagation (célérité).

Si l’on considère 2 points séparés par une distance d, leur mouvement est décalé dans le temps d’un retard ?. Par définition de la célérité v, on peut écrire v=d/?.

Exemple d’application : imaginons que l’on entende le tonnerre 5 secondes après avoir vu l’éclair. Sachant que la célérité du son dans l’air est de 340 m/s on en déduit que la foudre est tombée à une distance d=v.? soit d = 340×5 = 1700 m.

Je sais étudier qualitativement et quantitativement un phénomène de propagation d’une onde.

Il s’agit d’exploiter des documents du type :

Dans lesquels une perturbation est représentée à différents instants. Les mesures de distance se font directement sur le schéma en utilisant l’échelle approprié. Le retard se détermine à l’aide du temps entre les 2 mesures. Par exemple, sur le schéma ci-dessus, on voit que les points A et B sont distants de 50 cm et que le point B reproduit le mouvement de A avec un retard de 0,25 s, on en déduit donc que la célérité vaut 0,5/0,25=2 m/s

On peut également être amené à étudier l’évolution temporelle en un point. Il s’agit donc de documents du type :

A l’aide de ce document, on peut déterminer la célérité : on voit que le point B a un retard de 0,25 s sur A (il se met en mouvement à 0,55 s alors que A se met en mouvement à 0,3 s). Sachant qu’ils sont séparés de 0,5 m, on déduit que la célérité est égale à 0,5/0,25 = 2 m/s.

Je sais définir pour une onde progressive sinusoïdale, la période, la fréquence et la longueur d’onde.

Une onde progressive sinusoïdale est caractérisée par le fait que chaque point a un mouvement sinusoïdal :

corde de Melde

La période de l’onde est la période du mouvement de chaque point. On la note T. La fréquence f est l’inverse de la période : T=1/f

Puisque le mouvement des points est périodique, certains points sont en phase (c’est  dire qu’ils ont le même mouvement à chaque instant). La distance la plus petite entre deux points en phase est la longueur d’onde, notée ?.

Je connais et sais exploiter la relation entre la période ou la fréquence, la longueur d’onde et la célérité.

On peut démontrer que la longueur d’onde telle qu’elle a été définie précédemment est la distance parcourue par l’onde pendant une période temporelle. Ainsi, ? =v.T où ? est la longueur d’onde (en m), v, la célérité de l’onde (en m/s) et T, la période (s). On vérifie aisément que v.T a pour unité des mètres ce qui correspond bien à l’unité de la longueur d’onde.

Exemple d’utilisation de cette relation : les ondes sonores audibles ont une célérité de 340 m/s et une fréquence comprise entre 20 Hz et 20 kHz. Ainsi, en utilisant ? = v.T = v/f, on peut montrer que leur longueur d’onde est comprise entre 340/20000=1,7 cm (pour les aïgues) et 17 m (pour les basses).

Je sais déterminer la période, la fréquence, la longueur d’onde et la célérité d’une onde progressive sinusoïdale.

Pour déterminer la période d’une onde progressive, il faut la représentation temporelle de la perturbation en un point :

La période de l’onde se mesure comme pour tout signal périodique : on fera les mesures à l’intersection entre la courbe et l’axe des abscisses (c’est beaucoup plus précis qu’en un sommet)  et on ne se limitera pas à la mesure d’une seule période, en en prenant plusieurs, on est plus précis (encore une histoire de chiffres significatifs). Ici, pour 7T on trouve 6,04-0.20 s soit 5,84 s, T est donc égal à 5,84/7=0,83 s.

Pour déterminer la fréquence, on peut l’estimer à l’aide de la courbe. Ici, on voit qu’en 1 s, il y a un peu plus d’une oscillation, la fréquence sera donc un peu supérieure à 1. Pour plus de précision, on calcule l’inverse de la période. Ici, 1/0,83 = 1,2 Hz.

La longueur d’onde se détermine à l’aide d’une représentation de la perturbation à un instant t et la méthode de mesure est analogue à celle de la période.

La célérité se détermine une fois que l’on a la période et la longueur d’onde en utilisant la relation ? =v.T

Morts vs vivants qui sont les gagnants ?

Si tous les morts revenaient à la vie, y aurait-il plus de vivants que de morts ?

Avec plus de 7 milliards de personnes vivants sur terre actuellement alors que nous n’étions que 2,5 milliards en 1950, on peut se demander si le nombre de vivants actuels dépasse le nombre de morts. Dans les années 1970, certains ont affirmé que 75 % de toutes les personnes qui sont nées un jour sur terre était toujours vivantes.

Mais les études du bureau des population de Washington contredisent complètement cette affirmation. En effet, selon une étude réactualisée en 2011, le nombre total de personne ayant vécu sur la terre est de 108 milliards. Ce chiffre peut surprendre mais tout vient de la période qui s’étale de 8000 ans avant JC à 1650 durant laquelle plus de 84 milliards d’êtres humains sont nés et morts sur la terre. Le nombre de personnes actuellement vivante représente donc seulement 6,5 % de l’ensemble des personnes née un jour sur terre.

Dit autrement :

Morts : 100 milliards – Vivants : 7 milliards

T’as encore du boulot, Rick…


Learn the total number of people who have ever lived on Earth, in today's GoFigure infographic.
Source:LiveScience

Quel est le rapport avec la physique ? Aucun pourquoi ?

Rentrée 2012 : l’année où la réforme du lycée arriva en terminale

Le bac 2013

A nouveau lycée, nouveau bac et donc nouveau programme, nouvelles fiches de révision, nouvelles modalités d’enseignement.

Mais je ne vais pas abandonner mes fidèles lecteurs et je vais essayer de remettre à jour les fiches de révision pour préparer le bac.

Du coup, cette année, ça risque d’être un petit peu le… comment il disait déjà mon grand-père, ah oui… bazar dans mes catégories. Mais je vais essayer de faire un peu de ménage et d’éclaircir tout ça tout au long de l’année.

Comment se préparer à l’oral de rattrapage de physique au bac ?

Ça y est, vous avez fait l’écrit et ça n’a pas bien marché et vous pensez que vous êtes bon pour l’oral de rattrapage. Extrait d’un échange que j’ai eu ces derniers jours sur facebook avec un candidat qui pense avoir à aller à l’oral :

le rattrapage est-il plus facile que l’écrit et est-il vrai que dans l’oral les thème tombé a l’écrit ont très peu de chance de tomber?

Aïe ! L’oral c’est un peu une loterie. Les profs proposent de tirer au sort un sujet dans une banque de sujet personnelle qu’ils ont préparé à l’avance. Généralement, ils réutilisent leur banque d’une année sur l’autre ou ils la piquent à un autre prof. Du coup, il n’y a pas vraiment de règle. Ça dépend du correcteur. Certains vont enlever les thèmes tombés à l’écrit, d’autre pas, au contraire.
Lorsqu’on fait passer l’oral, on voit beaucoup de candidats « fumiste » et des « j’m’en foutiste ». Des élèves qui n’ont pas travaillé et qui n’ont rien préparé. Il faut se démarquer et donner l’impression au correcteur que l’on mérite le bac. Autrement dit que les connaissances sont solides et que vous êtes sérieux et motivé.
Comme il y a quand même un peu de temps avant les oraux, réviser bien les connaissances exigibles.

si je maîtrise parfaitement ces compétences est ce que ça pourrait m’assurer un petit 15?

un 15 n’est jamais petit…;-)
Une bonne maîtrise des compétences exigibles permet de taper entre 12 et 18 (pour les 2 derniers points c’est la « physic’s touch »). Mais à l’oral, il y a l’aspect « humain » de l’évaluateur qu’on ne maîtrise pas. A l’écrit, le barême est très serré et du coup beaucoup plus objectif.

Pouvez vous svp me décrire la situation? (est ce qu’il y aura d’autres questions sur d’autres chapitres que l’exercice que nous avons a résoudre?)

L’oral se déroule de la manière suivante : vous tirez au sort une fiche comportant un exercice et une question de cours. La physique et la chimie doivent y être (ça peut être un exo de chimie et une question de cours de physique). Vous avez 20 minutes pour les préparer et 20 minutes de passage. Après avoir présenté votre solution à l’exo et répondu à la question de cours, l’évaluateur peut vous interroger sur les capacités expérimentales : nom de verrerie, comment utiliser un multimètre, etc.
Il ne faut pas oublier que le passage à l’oral fait perdre le bénéfice de la note obtenue aux TP évalué : à l’écrit la note est composée de 4 points de TP + 16 point d’écrit. A l’oral la note est sur 20.

merci beaucoup ^^ j’espère qu’ils seront larges. C’est quoi la physique touch?

La physic’s touch c’est quand on a le vrai sens physique : avoir le réflexe homogénéité lorsqu’on écrit une relation entre grandeurs physiques, estimer une valeur numérique avec les puissances de 10 sans qu’on vous le demande, reconnaître un bon ordre de grandeur, être capable de reconnaître les paramètres caractéristiques d’un phénomène qu’on n’a jamais vu avant, faire le lien entre un phénomène électrique et mécanique (RLC et solide-ressort par exemple) etc. Bref, ce qui fait les caractéristiques des façons de penser des physiciens. Lorsqu’on sent qu’un candidat a les bons réflexes, on a toujours envie de lui mettre un peu plus.
Et bon courage pour votre oral !

Les sujets du bac 2012 : Liban

Après Pondichéry et Amérique du Nord, continuons l’exploration des sujets tombés dans cette session 2012 avec le Liban (voir le sujet complet sur labolycee.org). Il ne s’agit pas de donner ici une correction (vous la trouverez facilement sur labolycee.org) mais un commentaire du sujet avec quelques petits coups de pouce pour résoudre les questions les plus difficiles.

Un premier exercice très complet qui aborde quasiment tous les chapitres de chimie : estérification, équilibre chimique et cinétique. On commence en douceur avec des questions qui permettent de voir si le candidat sait faire un peu de chimie organique, on continue tranquillou sur le montage de chauffage à reflux jusqu’à ce qu’on arrive aux questions sur le quotient de réaction qui ne sont pas bien méchantes. Attention néanmoins à la question 3.1.2. qui a pu en dérouter certains : il faut donner le sens d’évolution du système chimique sans avoir calculer la valeur de Qr,i mais en fait, c’est très simple. Comme on n’a pas introduit de produit dans le ballon, le quotient de réaction initial est nul et le système évolue dans le sens direct. A la question 3.2.1, attention de bien remarquer que les quantités de matière initiales sont à 0,12 mol. Par conséquent, le Qr,i=K s’écrit : xeq²/(0,12-xep)²=4 ce qui donne 0.080 mol.

Les questions qui suivent sur le suivi cinétique sont très classiques et c’est seulement la question 5 qui a pu éventuellement lever quelques interrogations :

Pour améliorer le rendement de cette synthèse, deux propositions sont avancées :
a- Augmenter la température
b- Eliminer du mélange réactionnel par une distillation fractionnée l’espèce chimique dont la température d’ébullition est la plus faible.

La proposition (a) est fausse à priori car la température ne modifie par l’équilibre mais permet simplement de diminuer le temps pour l’atteindre. Un coup d’oeil rapide aux données du tableau de début de sujet pourrait nous amener à rejeter également la proposition (b) mais ce serait une erreur : l’eau n’y figure pas (elle est évoquée juste en dessous du tableau), or, sa température d’ébullition de 100 °C la place en-dessous des autres. Par conséquent, une distillation fractionnée éliminerait l’eau qui est un produit et augmenterait donc le rendement.

L’exercice 2 porte sur la chute d’une bille dans un fluide visqueux. Le dispositif décrit est un peu compliqué mais en prenant les choses calmement on arrive à écrire l’équilibre des forces (mL.g=rho_eau(VA1+VB).g)
ce qui permet de conclure que mL=rho_eau.(VA1+VB) qui donne l’expression demandée à la question 1.1.3. Le mise en mouvement du Ludion s’explique par le fait que la pression augmentant, le volume VA1 diminue et donc l’équilibre est rompu : la poussée d’Archimède ne compense plus le poids et le ludion tombe vers le bas. L’obtention de l’équation du mouvement de la question 2.2. est classique (voir les compétences exigibles de cette partie) et ce qui m’a surprit c’est le peu d’information donné pour la méthode d’Euler. Il est vrai que les candidats sont censés connaître cette méthode et qu’elle est faite aussi bien en math qu’en physique, mais on sait combien il est difficile pour vous de l’appliquer et les sujets donnent bien souvent toutes les formules pour répondre aux questions. Ici, il fallait s’en sortir tout seul. Voyons comment.

Le sujet donne l’équation différentielle dv/dt + A.v = B avec les valeurs de A et B. Il est demandé de calculer a4 et v5. La première valeur se déduit de l’équation différentielle donnée. En effet, a=dv/dt par conséquent a4+A.v4=B d’où la valeur de a4=B-A.v4=0.1m/s².

Pour v5, il faut utiliser l’approximation d’euler : v(t+?t)=v(t)+dv/dt.?t qui ici se traduit par v5=v4+a4.?t.

L’exercice 3 est le premier de cette session 2012 à traiter de l’électricité. Il ne présente pas de difficultés majeures jusqu’à la question 2.3 : on dirait que les questions sont directement tirées des compétences exigibles RC. La question 2.4 a pu paraître un peu déroutante puisqu’elle ne fait pas appel à des connaissances du cours mais une simple exploitation du texte. En effet, il est dit que le condensateur perd 8 mJ par heure. Comme il a emmagasiné 6,5 J (1/2.C.U0²), au bout de 6,5/0,008 heures le condensateur sera déchargé. La troisième partie de cet exercice avec la diode ne fait pas appel au cours à proprement parlé mais demande au candidat d’exploiter le texte.

Pour conclure, ce sujet m’a paru « dans les normes », sans grande surprise. Il fournit un bon entraînement dans ces périodes de révisions pour les métropolitains, particulièrement pour la méthode d’euler.

Les sujets du bac 2012 : Amérique du nord

Continuons notre relecture des sujets tombés cette année avec le sujet tombé en Amérique du nord (voir le sujet complet sur labolycee.org). Trois exercices relativement ardus mais notre attention se portera surtout sur le premier, très complet sur les mouvements paraboliques.

Le premier exercice sur 5 points exploite totalement l’avant-dernier chapitre de la mécanique Newtonienne. Les premières questions amènent à écrire les équations horaires du mouvement. Rien de bien compliqué pour qui a bien révisé les connaissances exigibles correspondantes. C’est après que ça se gâte : la question 2.1. demande de réécrire les équations horaires dans le cas où le lancer est verticale : {vx(t)= 0, vz(t)=-g.t+v0} et {x(t)=0, z(t)=- 1/2.g.t²+v0.t}. Puis à la question 2.2., il est demandé de déterminer le temps ts pour atteindre le sommet de la trajectoire. Il faut faire vs(ts)=0. Enfin, il faut en déduire à la question 2.3. l’expression de la vitesse initiale v01 en fonction de h. Pour cela, il faut penser à écrire que z(ts)=h et remplacer l’expression obtenue pour ts. Cela conduit à l’expression de V01 donnée par l’énoncé.

Ces quelques questions ont déjà du faire tirer la langue à quelques-uns, mais les difficultés continuent : dans le cas d’une chute parabolique, il est demandé ensuite de déterminer la vitesse initiale avec un angle de 43° pour tomber 800 m plus bas que le point de départ, 1,8 km, plus loin. Il faut écrire l’équation de la trajectoire z(x) puis exprimer le fait que z(1800)=-800 pour obtenir la vitesse initiale v02. C’est assez calculatoire.

Mais on ne s’arrête pas là ! Il faut maintenant déterminer les énergies cinétiques et potentielles d’un bloc à l’instant initial, au point O et au sommet de la trajectoire C. Au point O, on écrit Em(O)=Ec(O)+Epp(O)= 1/2.m.V0² car l’énergie potentielle est prise nulle par convention au point initial. Tandis qu’au point C, on écrira : Em(C)=Ec(C)+Epp(C) expression dans laquelle on serait assez tenté de dire que l’énergie cinétique est nulle au sommet de la trajectoire mais ce serait une erreur puisqu’il y a toujours une composante horizontale de la vitesse… Ainsi, vx(C)=V0.cos(alpha) et vz(C)=0 d’où V(C)²=V0².cos(alpha)² qui nous permet de déterminer l’énergie cinétique au point C puisque alpha est donné dans l’énoncé et V0 a été calculé à la question 3.1.2. Pour l’énergie potentielle, il faut se rappeler qu’il s’agit d’une chute libre donc sans frottement. Ainsi, l’énergie mécanique se conserve. Par conséquent, Em(O)=Em(C) d’où Epp(C)=Em(O)-Ec(C). Fort de la connaissance de l’énergie potentielle en C, il ne reste plus qu’à déterminer h’ en écrivant Epp(C)=m.g.h’.

On le voit, ce premier exercice exploite toutes les facettes du chapitre « trajectoire parabolique ». C’est un exercice à l’ancienne où il faut bien se casser la tête pour répondre à toutes les questions.

Heureusement, la suite est plus dans la lignée de ces dernières années avec un exercice 2 qui porte à la fois sur la radioactivité et un titrage conductimétrique de la vitamine C. Le lien entre les deux parties est un peu tiré par les cheveux : quel lien entre la radioactivité d’un échantillon de radium et la vitamine C ? On prend ou a pris les deux pour une panacée universelle. On a bien compris qu’il s’agit d’un prétexte à faire 2 petits exercices en un seul sur 7 points.

La première partie sur la radioactivité déroule tranquillement des questions issues des connaissances exigibles de radioactivité, jusqu’à la question 3.2. où il faut bien comprendre dans le texte que l’activité initiale de l’échantillon est de 1 ?Curie=3,7.10^4 Bq ce qui nous permet de déterminer le nombre de noyaux initiaux N0=A0/lambda d’où l’on déduit que l’échantillon contenait initialement 1?g en utilisant la masse d’un noyau de radium convertie de l’unité de masse atomique au kg ou la masse molaire.

La seconde partie a pu faire peur en évoquant la conductimétrie, mais ici, cela se résume simplement à tracer 2 droites et à trouver l’intersection entre les 2. Plus délicat, les questions 4, qui nécessite un petit raisonnement sur les quantités de matière plutôt que les masses des deux espèces du couple AH/A-.

Le troisième exercice porte sur la dernière partie du programme : l’estérification. La seconde partie de cet exercice concerne le montage dean-stark que votre enseignant a peut-être évoqué en cours d’année. Il n’est pas demandé de connaître toutes les subtilités de ce montage et tout est expliqué dans le sujet. La question la plus délicate est peut-être :

L’expérimentateur observe attentivement le dispositif et décide d’arrêter le chauffage au bout de 50 minutes. Qu’a-t-il observé qui l’a conduit à prendre cette décision ?

Il fallait répondre que le niveau d’eau cesse d’augmenter à partir de 50 minutes ce qui permet à l’expérimentateur de comprendre que la synthèse est finie puisque l’eau est un des produit de cette synthèse.

Ce sujet Amérique du nord est assez ardue, chaque exercice présentant des questions qu’il ne faut pas traiter à la légère. On dirait un sujet issu de la première moitié de la décennie 2000. De manière étonnante, il reprend une partie des mêmes thèmes que celui tombé à Pondichéry : mouvement parabolique et estérification/hydrolyse.

Les sujets de physique du bac 2012 : pondichéry

Non non, il ne s’agit pas de donner les sujets qui vont tomber le 22 Juin 2012 mais de regarder ce qui est déjà tombé ailleurs dans le monde pour ce cru 2012.

Benoît s’étonnent sur twitter du fait que les sujets déjà tombés soient assez loin des prédictions de l’étudiant :

Il faut dire que ces prédictions sont basées sur une analyse statistique, or, personne au ministère ne se pose la question en ces termes et les sujets qui tombent sont simplement le reflet du goût de ceux qui les conçoivent. Il est intéressant de regarder ses sujets pour voir ce qui est dans la tête des concepteurs cette année. Comme je l’avais dit à l’étudiant, il est possible cette année, qui est la dernière avant un nouveau programme beaucoup moins calculatoire, que les concepteurs « se fasse plaisir » en demandant plus de démonstrations et de résolution sans calculatrice. Pour la calculatrice, je me suis bien trompé pour l’instant, mais pas pour l’aspect calculatoire.

Cette année a commencé avec Pondichéry (voir le sujet sur labolycee). Le premier exercice porte sur la mécanique avec le vol parabolique de l’avion zéro g et les satellites. Une approche très classique où il faut déterminer l’altitude maximale d’un vol parabolique en utilisant les équations horaires du mouvement puis la période de révolution orbitale de l’ISS à partir de son altitude de vol. Une petite révision des connaissances exigibles sur le mouvement parabolique et les satellites et vous devriez arriver à résoudre ce genre d’exercices.

Le deuxième exercice porte sur la spectrophotométrie avec une première étude sous l’angle ondulatoire qui permet d’interroger les candidats sur les ondes lumineuses.  Dans cet exercice, était posé une question qui a pu paraître difficile à certains candidats puisqu’elle faisait référence à la réfraction, vue en seconde :

Lors d’une réfraction air-verre, la déviation d’une radiation lumineuse est d’autant plus importante que la longueur d’onde de la radiation est faible. Sans faire de
calcul, compléter la figure de la feuille annexe (à rendre avec la copie) en y faisant figurer le trajet d’un rayon lumineux bleu et d’un rayon rouge à l’intérieur du prisme et après sa sortie.

Comme le bleu est de plus courte longueur d’onde que le rouge, c’est lui le plus dévié, par conséquent, on obtient la figure suivante :

La suite de l’exercice porte sur une détermination par spectrophotométrique de la concentration d’une solution de diiode. Détermination par étalonnage qui ne pose pas trop de problèmes, les seules difficultés éventuelles étant à la fin, le passage de la concentration molaire à la concentration massique. On se rappellera pour conclure l’exercice que cm=c.M

Enfin, le dernier exercice du tronc commun explore la fin du programme de chimie avec l’obtention du savon noir par hydrolyse basique à partir de tri-glycérides. Tout y passe : reconnaissance de groupes caractéristiques, écriture de l’équation d’une hydrolyse basique, connaissance du montage pour la réaliser, calcul de quantité de matière et enfin reconnaissance des parties hydrophiles et hydrophobes d’une molécule.

Ce sujet est intéressant pour réviser la dernière partie du programme de chimie et les ondes lumineuses. Il est relativement classique pour la mécanique mais beaucoup moins ardu que celui qui est tombé en Amérique du nord dont je suis en train de vous préparer un petit commentaire…. à suivre.