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Une chercheuse à « l’observatoire du Plancton » !

Le Planctonium, club scientifique du collège Jean Jacques Perret dont l’objet est l’observation du plancton du lac du Bourget» a eu la chance d’accueillir Julia Dusaucy, doctorante au laboratoire d’ EDyTEM (Environnements, Dynamiques et Territoires de Montagne) de l’Université Savoie Mont-Blanc et du CNRS. Julia Dusaucy nous a parlé de la problématique des microplastiques dans les lacs.

Les élèves du Planctonium travaillent depuis la rentrée sur la pollution aux plastiques dans le lac du Bourget et s’intéressent particulièrement aux microplastiques puisque ce sont notamment ceux-là qui sont ingérés par le plancton. Un microplastique est un plastique dont la taille est comprise entre 1 µm et 5 mm. Pour cela, les collégiens cherchent à échantillonner les plastiques présents dans les sédiments des berges du lac, en partant des plus gros jusqu’aux plus petits. Ayant déjà comme partenaire la fondation TARA, ils cherchent désormais à s’entourer de scientifiques travaillant sur notre territoire de montagne.

 

Julia Dusaucy a justement eu la gentillesse de partager ses connaissances et est déjà venue au collège plusieurs fois. Elle a expliqué son parcours d’étudiante en biologie marine et rappelé ses stages à l’étranger qui lui ont permis de découvrir des environnements exceptionnels, tels que l’archipel du Svalbard, dans l’océan Arctique, à mi-chemin entre la Norvège et le pôle Nord.

Elle est ensuite rentrée dans le vif du sujet en présentant les procédés de fabrication des différentes familles de plastique. Le plastique est ubiquiste, on en retrouve partout, du sommet de l’Everest jusque dans la fosse des Mariannes et dans les aliments, le placenta et le liquide amniotique. On sait que 80% des plastiques présents dans les océans proviennent des continents. Il faut donc comprendre comment ils se déplacent et connaître leurs origines afin de trouver des solutions préventives pour limiter leur présence. Les sources potentielles de microplastiques dans le lac du Bourget sont les eaux de ruissellement qui charrient des déchets, les pneus qui libèrent de nombreux microplastiques, mais aussi les rivières qui traversent des zones urbaines comme la Leysse et le Sierroz, les eaux usées traitées qui sont à de rares occasions déversées dans le lac et les retombées atmosphériques. En effet, la pluie, la neige, le vent les transportent et favorisent leurs précipitations.

Peu d’études ont été faites sur les lacs, c’est pourquoi Julia travaille sur 3 lacs, le lac d’Annecy, celui du Bourget ainsi que le lac Merlet Supérieur en Vanoise.

photo du DRONAMARAN

Elle a expliqué aux collégiens les différents protocoles d’échantillonnage mis en place pour collecter les microplastiques dans les retombées atmosphériques, dans les sédiments, dans la colonne d’eau et dans les eaux de surface. Actuellement une trappe à sédiments est installée au large d’Aix-les-Bains afin de récupérer les microplastiques qui sont transférés de la surface du lac au fond, dans les sédiments. L’identification des plastiques se fait grâce à un microscope infrarouge.

Les collégiens curieux ont pu lui poser de nombreuses questions et l’intervention de Julia leur a donné des idées, par exemple fabriquer un filet Manta pour la collecte des microplastiques dans l’eau mais aussi mieux poursuivre leur travail en mettant en place un protocole. L’enjeu environnemental autour des microplastiques est bien


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