« Les goûts politiques des jeunes, des goûts émencipés de leurs parents « 

21 05 2012

Introduction:

A l’heure des élections présidentielles de 2012, la politique s’invite dans les discutions familiales (ou entre amis) deviennent une forte tendance médiatique. C’est souvent ainsi que ce forgent les convictions.
La politique étant relatif à l’organisation et à l’exemple du pouvoir dans une société organisée au gouvernement de l’État.
Aujourd’hui la sociologue Anne Muxel nous livre par le biais de ses œuvre que les goûts politiques peuvent provenir de leur milieu familial ou social ou alors par l’intermédiaire des médias.
Les goûts politiques des jeunes, des goûts émancipés de ceux de leurs parents ?
Certes les élections présidentielles permettent de former les goûts politiques des jeunes , cependant, la question est de savoir par qui ils ont hérités leur goût politique.

I. Les goûts politiques des jeunes lors des élections présidentielles en 2012.

a. Leurs intérêts pour la politique

De nos jours, les jeunes sont moins nombreux a être inscrits dans les listes électorales par rapport aux autres classes d’age. De plus, les jeunes s’intègrent de plus en plus tard car la scolarisation est de plus en plus longue et l’accès au  travail est plus difficile. Les jeunes des classes « aisées » portent plus d’intérêt pour la politique  car ils ont des parents qui sont socialement bien intégrés et qui ont un niveau scolaire plus élevé que les classes « populaires » qui n’ont pas forcement fait beaucoup d’études. Si les jeunes font partis d’une famille politisée et qui porte beaucoup d’intérêt pour celle-ci alors les enfants issus de cette famille seront forcement plus politisés que les jeunes qui ne parlent jamais politique et qui n’y portent aucun intérêt. Les jeunes s’intéressent donc à la politique au sens large du terme mais inconsciemment car la politique leurs semble complexe et pensent que ça ne les concernent pas encore. Cependant ils commencent de plus en plus à manifester des signes politiques. En effet, les jeunes sont très inquiètent vis-à-vis de leur entrée sur le marché du travail et des retraites. On remarque grâce aux études d’Anne Muxel que si les jeunes font des manifestations de temps en temps ce n’est pas seulement pour ne pas aller en cours mais aussi parce qu’ils s’inquiètent pour leur avenir.

Mais qui est donc Anne Muxel ?
Anne Muxel est une sociologue française spécialisée dans l’étude du rôle de la mémoire et de la transmission intergénérationnel et sur les attitudes comportementales. Une grande partie de ses recherches sont basées sur la socialisation politique, à savoir sur la construction des attitudes et des comportements politiques, puis également sur les conduites familiales.  Anne Muxel à conduit en particulier plusieurs enquêtes et recherches sur le rapport des jeunes à la politique et a écrit de nombreux articles et ouvrages sur la construction de leurs représentation de la politique, aussi bien pour la France que pour l’Italie ou l’Espagne. D’après Anne Muxel, lors de la présidentielle de 2007, les jeunes ont un taux de participation d’environ 10 points de moins comparés aux autres classes sociales. Pour eux, le vote n’est pas important et est plutôt un droit qu’un devoir.

cliquer sur ce liens qui vous conduira directement à la superbe vidéo d’Anne Muxel. A ne pas rater!!!!!
http://www.dailymotion.com/video/xoidqm_les-jeunes-sont-des-electeurs-pragmatiques_news?search_algo=1

b. les jeunes et leurs choix politiques

Intention de vote des 18-24 ans

Vote et résultat par tranches d’age : ajouter le document !!!!

Nous pouvons observer qu’en Mars 2012 les jeunes âgés de 18 à 24 ans avaient l’intention de voter Marine Le Pen. Cependant, un second sondage a été mené et les jeunes ont votés pour François Hollande avec 29% de la population des jeunes.
En France, on remarque que François Hollande était en tête au premier tour de l’élection présidentielle chez les jeunes alors que Nicolas Sarkozy était nettement en dessous pour cette classe d’age avec seulement 22%. Puis arrive Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et François Bayrou. On remarque aussi qu’Éva Joly à convaincu 5% des jeunes contre seulement 2,31% de français.

Diagramme sur le choix des jeunes pour les élections présidentielles 2012 au premier tour.

Sur 127 jeunes du Lycée Napoléon, 22,22% ont voté ou aurez voté pour François Hollande aux élections présidentielles au premier tour en 2012, en France, à L’aigle, selon notre enquête.
Nous remarquons également que 16,67% ont ou auraient voté blanc, ce qui représente une part considérable.

II. D’où viennent les goûts politiques des jeunes ?

a. Les goûts politiques des jeunes, des goûts hérités de ceux de leurs parents

On peut se demander s’il nécessiterait d’une filiation qui viendrait organiser l’univers politique des jeune. Des idées politiques transmit de génération en génération.
Dès leurs plus jeunes ages, les enfants découvrent la politique à partir des comportement, des positions et des idées que les personnes qui les entourent leurs inculquent. La famille joue donc un rôle important dans le cadre de la socialisation politique des jeunes. D’après Anne Muxel, les convictions politiques continuent de se transmettre de génération en génération, mais attention ce qui est transmit est un système idéologique. Par ailleurs, cela ne veut pas obligatoirement dire que les jeunes auront automatiquement les mêmes idées politiques que leurs parents. Anne Muxel prouve que dans la plupart des cas une personne sur deux reproduit le système de ses parents. Nous remarquons d’ailleurs que les sujets politiques sont de moins en moins tabous dans certaine famille. « Mais peut être certains choix politiques ne sont-ils pas à l’abri de réserves, comme chez les électeurs du FN pour lesquels il n’est pas si facile de dire qu’ils ont voté pour Jean-Marie Le Pen. Il n’est pas non plus évident d’avouer qu’on s’abstient » dit Anne Muxel en 2007.
D’après Anne Muxel qui se demande ce qui se transmet en famille: l’opinion politique chez les jeunes ou plus largement l’intérêt pour la politique.

Anne Muxel pense que la transmission des comportements politiques dans les familles se fait mieux à droite car elle « serait » mieux encadrée par un ensemble de valeurs de normes qui font que les jeunes ont le sentiment d’accomplir leur devoir civique en votant. en gros, Anne Muxel, nous explique que si le jeune se trouve dans un  milieu ou les parents accordent une forte importance à la politique et s’y intéresse de très près, alors le  jeune issue de ce milieu (souvent outre que ouvrier) se sentirons plus concernés par la politique car il aura entendu de nombreuses conversations à ce sujet dans sa famille.

c’est le processus de la socialisation primaire : les jeunes vont intérioriser le modèle politique de leurs parents. cela devra les aider dans leurs choix politique même si ils ne voterons pas pour le même candidats mais souvent pour partie.

b. Autres facteurs pouvant influencer les gouts politiques des jeunes.

Même si la famille joue un rôle important sur les gouts politiques des jeunes, on remarque que ce n’est pas le seul facteur. En effet, la TV, la Presse, la radio et Internet ont des facteurs qui influencent les jeunes sur leurs choix politique.

Le discours des candidats ont aussi une influence sur le choix du candidat des jeunes au élections présidentielles, par exemple François Hollande est le premier classer au premier tours chez les jeunes de 18-24 ans.

François Hollande entouré de jeunes sur la scène d’un meeting à La Réunion, le 1er avril 2012. Richard Bouhet AFP/Archives

 

Anne Muxel nous livre à plusieurs reprises que les jeunes sont souvent influancer au niveau politique par leur famille mais que se n’est pas seulement influence qui forgera les gouts politiques de ces enfants.

D’autres voteront comme la plupart des autres jeunes pour ne pas être différencier, d’où l’influence des groupes de pairs.

il est vrai, que à l’école par exemple, surtout au lycée ou les jeunes discutent parfois de politique (par exemple juste avant les élections présidentielle de 2012). ces jeunes écoutent leurs camarades et peuvent trouve que leur jugement est inintéressant et s’inspire de leur choix. ou alors certains jeunes agissent par conformisme: pour ne pas être rejeter par leur camardes. ou alors parce qu’il n’ont aucune idée vraiment perçu.

C’est ce que l’on appelle le processus de la socialisation secondaire!

Selon le sondage Viavoice, 60% des jeunes entre 18 et 24 ans ont préféré le candidat socialiste à Nicolas Sarkozy. « C’est une question de génération », François Hollande séduit davantage que Nicolas Sarkozy dans les métropoles. Il est arrivé en tête des suffrages dans 17 des 20 plus grandes villes de France, tandis que le candidat sortant s’impose seulement à Nice, Toulon et Aix-en-Provence, indique France Télévision.

III.  Notre Enquête

Nous avons réalisé une enquête au sein du Lycée Napoléon afin de valider ou non nos hypothèses.

Nos hypothèses:

  • les goûts politiques des jeunes viennent de leur famille (milieu social, culture…)
  • D’autres facteurs viennent aussi influencer les goûts politiques des jeunes (la télé, internet, la radio…)

Pour mener à bien notre enquête, nous avons interrogé 127 lycéens.

 

  • Sur 127 jeunes lycéens de Napoléon, 27,20% sont des garçons et 72,80% sont des filles.

 

La part la plus importantes des métiers exercés par les pères des jeunes interrogés sont principalement des ouvriers.
La part la plus importantes des métiers exercés par les mères des jeunes interrogés sont principalement des employées.

 

nous avons pu constater que la majorité des jeunes sachant le choix du candidat de leur pères au 2 eme tour ont voter pareil, pour la majorité.

D’autres facteur influencent : les médias (journaux, télé, radios…)

Conclusion:

Pour conclure, nous pouvons dire que les gouts politiques des jeunes sont en partie influencer par ceux de leurs parents, mais aussi par leur entourage et les médias. Pour Anne Muxel, la famille reste le facteur ayant une plus forte influence sur les gouts politique des jeunes. D’après notre enquête  cette idée est prouvé, néanmoins il est évident qu’il existe des cas particulier.

 




Les élections législatives, une petite élection à côté des présidentielles ?

21 05 2012

Les élections législatives françaises de 2012 se tiendront les 10 et 17 juin. Il y aura, pour la première fois, l’élection de députés représentant les Français établis hors de France.

Pour être candidat aux législatives, il faut être électeur, on ne peut être à la fois député et sénateur, et on ne peut pas non plus exercer une fonction publique en parallèle. Quant aux électeurs, il faut qu’ils soient âgés d’au moins 18 ans, qu’ils soient dotés de la nationalité française, qu’ils jouissent de droits civils et politiques et enfin qu’ils soient inscrits sur les listes électorales.

Un député est élu pour cinq ans par un suffrage universel direct uninominal majoritaire. On dénombre, depuis la réforme de la Constitution Française de juillet 2008, 577 circonscriptions en France, donc autant de députés. Quant aux présidentielles, elles déterminent un président pour une durée de cinq ans (depuis 2000). Le président est élu au suffrage universel uninominal direct, se déroulant en deux scrutins.

Le président est le détenteur du pouvoir exécutif (créer les lois), le chef des armées françaises, le plus haut magistrat de France, le maître de la Légion d’Honneur. Il nomme le Premier Ministre, et ce dernier nomme le Gouvernement. Le Président a aussi le pouvoir de dissoudre l’Assemblée Nationale s’il n’en est pas satisfait.

Quel est le rôle du député ?

Concernant le rôle du député, nous pouvons dire que celui-ci vote les lois proposées par le Gouvernement et peut lui-même en proposer, il vote également les réformes. Le député permet de créer des lois qui font avancer les choses Un député n’est pas un représentant exclusif de la ville, il représente la nation. Il exerce également un rôle de représentant de la nation lors des manifestations officielles de sa circonscription. Il est à l’écoute de ses concitoyens, qu’il peut recevoir et également visiter. Il fait tout son possible pour trouver une solution aux problèmes qu’ils rencontrent en intervenant auprès des administrations. Il fait part à l’Assemblée de leurs préoccupations pour critiquer et faire progresser la législation et améliorer son application. Dans sa circonscription, le député se préoccupe du développement économique, social et culturel, avec les autres élus. Il est l’intermédiaire entre les maires, les services de l’Etat, les milieux socioprofessionnels et les associations. Le député est généralement membre d’un parti. A ce titre, il anime le débat politique dans sa circonscription avec tous les habitants. Il est l’acteur principal du débat démocratique quotidien sur le plan local. Selon Bertrand PLANCHER (député de la Meuse), « contrairement à une idée reçue, le député ne représente pas uniquement sa circonscription mais la France toute entière. »

Quel est le parcours d’une loi ?

Nous allons ensuite, nous intéresser au parcours d’une loi, de sa création à sa mise en place.

Le premier ministre fait un projet de loi qui est délibéré par le Conseil des ministres, suite à cela le Conseil d’État donne son avis. Les députés et les sénateurs proposent des lois dont le Bureau de l’Assemblée nationale ou du Sénat fait un contrôle de sa recevabilité financière. Tout cela mène à l’examen du projet ou de la proposition de loi par le Parlement en commission ou en séance publique. L’Assemblée Nationale, après avoir étudié le projet, vote la proposition de loi, qui est validée ou non (dans ce cas il y a des amendements proposés en commission).

 

Différents partis politiques ?

En politique, l’usage consiste à diviser les partis politiques en catégories générales qui formalisent une division bipartisane : la droite et la gauche auxquelles ont peut ajouter le centre. Un parti politique rassemble, sous des valeurs propres à la Gauche ou à la Droite, la sensibilité, la hiérarchie. Il y a toujours une personne définie, une image, un symbole qui représentent le parti politique choisi.

En quoi consiste la cohabitation?

La cohabitation désigne, depuis le milieu des années 1980, une situation institutionnelle particulière : la « coexistence d’un chef de l’Etat élu au suffrage universel sur un programme politique et d’un Premier Ministre s’appuyant sur une majorité parlementaire élue pour soutenir une politique opposée ». C’est assuré par deux adversaires politiques.

La cohabitation peut tout bloquer, l’Assemblée fait le Gouvernement. Si demain, par hasard, l’Assemblée est à droite alors que le Président est de gauche, il sera difficile pour celui-ci de concrétiser ses projets et faire passer des lois. Les législatives ont donc un rôle majeur dans le déroulement du quinquennat du Président.

Participations égales entre législatives et présidentielles?

On peut constater qu’il y a moins de participation pour les élections législatives que pour les présidentielles, en partie à cause de la méconnaissance de l’importance des législatives. Il n’y a pas assez de communication et d’informations sur celles-ci dès le collège et elles ne sont pas assez médiatisées par rapport aux présidentielles. Aller voter est un droit, mais tous les citoyens n’en ont pas conscience. Les électeurs ne connaissent le fonctionnement de la constitution.

 La participation au premier tour des élections législatives et présidentielles permet d’estimer celle des citoyens dans la vie politique du pays. En 2007, la participation aux législatives, en France, a été de 60,5% (selon le Ministère de l’Intérieur), ce qui correspond à un niveau d’abstention record. De manière générale, la participation électorale connaît une baisse continue depuis le début de la Vème République. La même année, au premier tour de l’élection présidentielle française, la participation a été de 83,77% (selon le Nouvel Observateur).

Malgré l’importance majeure des élections législatives, les électeurs votent avec plus de considération aux présidentielles.

De plus, selon une enquête réalisée en 2012 par Actu 24/7 des français privilégient d’abord la télévision pour s’informer sur l’élection présidentielle. 62% des Français qui s’y intéressent se tournent d’abord vers les journaux télévisés pour se renseigner. Leur deuxième source d’informations sont les chaînes d’informations en continu pour plus d’un quart des personnes qui suivent la campagne (27%). Les magazines télévisés sont également consultés par 14% d’entre eux.

Contrairement aux élections présidentielles, les élections législatives sont beaucoup moins médiatisés, les électeurs y portent donc un intérêt moindre.

 

Souad El Manaa (candidate socialiste aux législatives) et nous-même

 




La Gauche et la Droite est-ce pareil ?

21 05 2012


 




La Gauche et la Droite est-ce pareil ?

21 05 2012

IV.  Exemples d’Hommes Politiques de Gauche et de Droite.

Afin d’illustrer les partis politiques, nous allons vous présenter quatre hommes politiques, candidats aux élections présidentielles 2012 et les points forts du programme de leur campagne.

  • Candidats de Gauche :

 

–          Jacques Cheminade : «  Un monde sans la City ni Wall Street ».

 

 

Jacques Cheminade est un homme politique et essayiste français. En 1996, il est fondateur du parti politique Solidarité et progrès (S&P).

 

Il tient à redonner la priorité à la justice sociale et au travail. Une chose impossible avec le système financier et monétaire actuel. Pour Mr Cheminade, il faut donc changer l’image du monde et rétablir la paix face au risque de la guerre qui s’effectue à partir du Moyen-Orient. Mais pour cela il faut relancer des grands projets de développement mutuel.

 

Voici quelques objectifs qu’il a afin de prendre comme il dit : «  le taureau financier par les cornes » et d’éliminer les dettes illégitimes pour redonner la priorité au travail humain qualifié et aux technologies de pointe :

–          Couper les banques en deux pour faire sauter le verrou financier (il faut tarir la source de l’oligarchie financière en séparant banques de dépôt et de crédit d’une part et banques d’affaires de part).

–          Mettre en faillite les banques d’affaires qui ont joué et perdu

–          Créer une banque nationale pour investir dans les équipements publics, l’école, l’hôpital, le laboratoire et les TPE et PME inventives

–          Bâtir une Europe des patries pour combattre le féodalisme financier

–          Se donner les moyens de peupler le monde avec la physique nucléaire : Il faut faire de l’Europe un grand chantier créateur d’emplois qualifiés : l’économie ce n’est pas gagner de l’argent en revendant plus cher ce que l’on a acheté bon marché, mais créer les meilleures conditions possibles pour la création humaine et l’équipement de la nature

Au niveau de l’emploi, Jacques  Cheminade propose de créer cinq millions d’emplois qualifiés grâce à un plan bancaire appelé « Glass-Steagall Global ». Il propose notamment la création d’un investissement dans la créativité humaine. Le critère doit être la densité de flux d’énergie et la production par être humain et par unité de surface.

Pour l’immigration, Mr Cheminade a en vue de créer un grand ministère de la Coopération, du Co-développement et de l’immigration. Pour lutter contre l’immigration irrégulière,  il propose que les entrées et les sorties de bénéficiaires de visas touristiques soient enregistrés par un code-barres. Il a l’intention de lancer de grands projets infrastructurels à une échelle panafricaine. La revivification du lac Tchad, pour créer un poumon de développement au centre du continent, la construction du canal de Jonglei au Soudan, la plantation d’une ceinture verte transversale dans le centre de l’Afrique et la remise en eau des chotts algériens et tunisien…

Mr Cheminade promet d’attribuer un milliard d’euros pour l’éducation avec plusieurs priorités : accueillir tous les enfants de 2 ans dans les maternelles, quand les parents le souhaitent ; revenir sur les suppressions de postes de ces dernières années, mieux payer les enseignants notamment ceux qui donneront des cours particuliers gratuits à leurs élèves en difficultés et pour finir, dès l’école maternelle, apprendre aux enfants le chant choral accompagnant l’apprentissage de la lecture et de l’écriture.

Pour la culture, il propose que les archives de l’INA (Institut National de l’Audiovisuel) puissent être mises en libres accès ainsi que les émissions deviennent libres de droit dix ans après leur production. Il tient notamment à interdire les jeux vidéo violents dépourvus de pédagogie et instaurer une taxe sur la pornographie.

 

Pour plus d’informations sur le programme de Jacques Cheminade, rendez vous sur : http://www.cheminade2012.fr/

 

 

 

–          Philippe Poutou : « Aux capitalistes de payer leur crise ».

 

 

Philippe Poutou est un militant politique et syndicaliste français. Il fut notamment candidat du Nouveau Parti Anticapitaliste  (NPA) lors de l’élection présidentielle française de 2012.

 

Pour Mr Poutou, la crise n’est pas une fatalité et pour nous protéger de ses conséquences dramatiques, il est indispensable d’imposer une autre répartition des richesses et de remettre en cause la toute-puissance des capitalistes sur l’économie. Pour cela :

–          Défendre un bouclier social : augmenter les salaires de 300 euros net, interdire les licenciements, réduire à 32h par semaine, créer un million d’emplois, le retour à une retraite pleine et entière à 60 ans…

–          Pour financer ces mesures, nous voulons arrêter de mettre en place une fiscalité anticapitaliste et arrêter de payer la dette : car depuis 30 ans il y a un transfert de richesses des salariées vers les grands patrons et les actionnaires (arrêter de payer la dette publique, le taux d’imposition sur les bénéfices des sociétés doit être porté à 50% comme il y a 30 ans, l’ensemble des dispositifs destinés à alléger les impôts des plus riches coûte près de 150 milliards, des privilèges à supprimer immédiatement)

–          Pour finir avec la dictature de la finance, nous proposons la création d’un service public bancaire unique : en réquisitionnant les banques, en les unifiant dans un monopole public de crédit sous le contrôle de l’état et de la population).

–          L’énergie est un bien commun, sortons du nucléaire et organisons un service public de l’énergie.

–          Nous voulons une démocratie réelle : véritable égalité entre les hommes et femmes, donner à la jeunesse une place dans la société, réguler tous les sans papiers…

Du point de vue de la fiscalité, Philippe Poutou promeut une fiscalité « anticapitaliste ». Il tient à supprimer toutes les niches qui ne sont pas utiles d’un point de vue social, augmenter l’impôt sur la fortune et créer une tranche maximale d’impôts sur le revenu de 100%.

Du point de vue social : il souhaite établir l’interdiction totale des licenciements, l’augmentation de 300 euros net de salaire pour tous, établir l’égalité salariale entre hommes et femmes… Et pour les jeunes il veut créer une allocation d’autonomie à partir de 16 ans avec un montant équivalent au SMIC.

Pour l’environnement, Mr Poutou veut investir dans les énergies renouvelables et prévoit une sortie du nucléaire en 10 ans. Il réquisitionnera donc EDF, Areva et les autres grands acteurs du nucléaire.

Au sein de l’éducation, il veut mettre un terme aux établissements privés, car selon lui, ils sont coupables de marchander l’éducation. Il veut également mette fin à toute orientation avant l’âge de 18 ans.

Pour terminer, Philippe Poutou souhaite établir une totale égalité des soins et cela passe selon lui : par la suppression des franchises et forfaits, l’interdiction des dépassements d’honoraires, la disparition des jours de carence et le remboursement intégral par la sécurité sociale de l’ensemble des soins. Il tient à créer 120 000 postes dans les hôpitaux publics.  Ainsi, la sécurité sociale doit être financée selon lui, non par la CSG ou une TVA sociale, mais uniquement par des cotisations sociales prélevées sur le salaire.

Pour plus d’informations sur le programme de Philippe Poutou, rendez vous sur : http://poutou2012.org/

 

  • Candidats de Droite :

–        Marine Le Pen: « Oui, la France. »

 

 

Marine Le Pen est une femme politique française, actuellement à la tête du parti Front national qui  est un parti d’extrême droite. Le Front national a été fondé en 1972 par son père, Jean Marie Le Pen. Ce dernier fût longtemps le président de ce parti mais Marine Le Pen lui succéda le 16 janvier 2011.

 

Le fil conducteur du programme de Marine Le Pen est d’organiser le redressement économique et social de la France. Pour ce faire, elle propose plusieurs objectifs qu’elle aimerait mettre en place:

 

–        Revaloriser les salaires les plus modestes et les pensions de retraite pour améliorer le pouvoir d’achat. Instaurer une véritable justice fiscale par la simplification et la progressivité des impôts.

–        Stopper l’immigration et instaurer la priorité nationale pour l’emploi, le logement et les aides sociales.

–        Assurer la sécurité des français par l’application de la tolérance zéro.

–        Restaurer la morale publique et redonner la parole au peuple français par le recours au référendum pour les choix politiques importants.

–        Rétablir de véritables services publics sur tout le territoire national en assurant notamment un accès pour tous à des soins de qualité.

–        Aider les familles par l’instauration d’un revenu parental.

–        Réorienter l’école dans son rôle de transmission des savoirs. Rétablir l’autorité et la méritocratie.

–        Réindustrialiser la France par des protections raisonnables aux frontières.

–        Se libérer de la tutelle des marchés financiers pour sortir de la spirale de la dette.

–        Renégocier les traités européens pour retrouver la souveraineté nationale.

–        Imposer la laïcité républicaine face aux revendications politico-religieuses.

–        Retrouver l’indépendance diplomatique et militaire de la France.

 

Pour plus d’informations sur le programme de Marine Le Pen, rendez vous sur: http://www.marinelepen2012.fr/

 

 

–        Nicolas Sarkozy: « La France forte. »

 

 

Nicolas Sarkozy est un homme politique du parti de droite UMP. Président du parti, il remporte l’élection présidentielle française de 2007 et se re-présente en 2012 pour renouveler son mandat.

 

Le fil rouge du programme de Nicolas Sarkozy est de protéger et préparer l’avenir des enfants de France. Pour ce faire, il propose un programme dont les objectifs principaux sont les suivants:

 

–        Rendre la parole aux Français, en sollicitant leur avis par référendum quand ce sera nécessaire pour surmonter les blocages.

–        Généraliser l’alternance en dernière année de baccalauréat professionnel et de CAP, année au cours de laquelle les élèves passeront 50% de leur temps en entreprise.

–        Rendre obligatoire pour les bénéficiaires du RSA d’effectuer 7 heures d’activité d’intérêt général par semaine.

–        Instaurer un impôt sur les exilés fiscaux français, qui s’installent à l’étranger exclusivement pour des raisons fiscales.

–        Réduire de moitié l’immigration.

–        Réformer en profondeur la justice des mineurs pour endiguer la montée de la délinquance des moins de 18 ans.

–        Confirmer le choix du nucléaire, énergie qui émet le moins de gaz à effet de serre, pour ne pas augmenter le prix de la facture d’électricité, tout en poursuivant le développement des énergies renouvelables.

 

Pour plus d’informations sur le programme de Nicolas Sarkozy, rendez vous sur: http://www.lafranceforte.fr/

 




La Gauche et la Droite est-ce pareil ?

21 05 2012

Introduction :

En politique, la notion de gauche et de droite est une construction progressive entre la fin du XVIIIème siècle et le début du XXème siècle.

Le 11 septembre 1789, les députés de l’Assemblée constituante se sont réunis pour délibérer sur le droit de veto accordé au roi Louis XVI. Le droit de veto est le droit de s’opposer et de bloquer une décision fermement. Lors de cette réunion, les députés se répartissent spontanément de part et d’autre du président. On y retrouvait : à gauche les opposants au veto et à droite les partisans du roi. Par ailleurs, ceux qui étaient hostiles à la Révolution ou soucieux de la contenir s’asseyaient sur le côté droit de la salle par rapport au président de l’Assemblée (ce côté est dit le « côté de la reine »). Les autres, plus ou moins favorables à la Révolution, s’asseyaient à la gauche du président (ce côté-ci dit le « côté du Palais-Royal »).

C’est de cette répartition des députés français par rapport à leurs opinions, que datent les clivages entre une droite plutôt conservatrice et une gauche au contraire plutôt révolutionnaire ou réformiste qui rythment encore aujourd’hui la vie politique dans toutes les démocraties.

Au fil du temps, en fonction du changement et de l’évolution de la société, se sont opérées des fractions au sein de ces familles politiques. On désigne un parti politique comme le rassemblement de citoyens unis par une philosophie ou bien une idéologie commune avec, généralement, l’objectif de la conquête du pouvoir. C’est une organisation au service d’une idée. Ainsi tous les individus peuvent se retrouver dans ces partis de par leurs opinions, leurs points de vue et leurs idées.

 

  1. La Gauche

a.La Gauche et ses valeurs.

Au long de la Cinquième République, seulement deux Présidents ont été de Gauche : M. François Mitterrand élu en 1981 et M. François Hollande l’actuel Président de la République élu en 2012. Tous les deux étant de gauche, ils adhèrent donc à des valeurs propres à ce parti tels que : l’égalité, la solidarité, le progrès et l’insoumission.

Selon Madame Souad El Manaa, membre du Parti Socialiste et candidate aux élections législatives 2012 que nous avons rencontré, la valeur qui lui semble la plus importante est la solidarité envers les chômeurs, les retraités, les personnes démunies et les personnes qui ont réellement besoin d’aides.

Depuis la Révolution Française, la Gauche se prononce en faveur des changements les plus radicaux et ambitieux car elle en voit toujours la possibilité.  Elle représente un parti idéaliste et se reconnaît donc progressiste et réformiste : « le présent l’ennuie et le passé lui pèse » (D’après « toile ses-science po »). C’est pour cela qu’on l’appelle le parti du mouvement.

Selon les sociologues, la gauche représente ce qu’on appelle les couches populaires, les prolétaires et les salariés. Elle se veut donc du côté du peuple et de ses organisations (C’est-à-dire les syndicats, les associations…) ainsi que de sa représentation, autrement dit le Parlement.

D’un point de vue économique, la gauche refuse le capitalisme (Le capitalisme est un système économique fondé sur la propriété privée des moyens de production et la régulation de la production par le marché, donc l’échange), elle y recourt seulement lorsqu’elle n’a pas d’autres choix et s’en sert qu’à regret. Elle nationalise et elle préfère donc faire confiance à l’Etat qu’au marché. Nous pouvons donc dire que l’Etat providence et la planification sont à gauche.

Sur le plan philosophique, la gauche est au goût de l’égalité, de la liberté des mœurs, de la laïcité, de la défense des plus faibles, de l’internationalisme (C’est une théorie du mouvement ouvrier qui prône la solidarité et l’unité internationale), des loisirs, du repos et de la solidarité. En effet, La gauche est pour le repos, car elle est à l’origine des congés payés, de la retraite à soixante ans et de la semaine à trente cinq heures. Elle revendique l’équité de la Justice, ainsi elle veut que les Hommes soient égaux en droits. Pour cela la gauche se veut réparatrice et égalitariste. Nous pouvons presque dire que la maxime propre au parti de gauche peut être : « à chacun selon ses besoins » (Selon « toile ses-science po »).

b.La Gauche et ses composantes.

 

La gauche est divisée en trois partis, on distingue :

–          L’extrême gauche

–          La gauche

–          Le centre gauche.

Chacune de ces divisions regroupent un certains nombres de partis politiques.

Dans l’extrême gauche nous avons :

–          La Lutte Ouvrière (LO) dont Nathalie Arthaud candidate aux présidentielles 2012 était candidate de ce parti politique. LO est active surtout dans des entreprises et dans les conflits du travail. Elle veut être un parti ouvrier réservé aux révolutionnaires.

–          le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) dont le candidat aux présidentielles de 2012 Philippe POUTOU fait parti.

–          le Parti ouvrier indépendant (POI)

Dans la gauche, on distingue :

–          le Parti Socialiste (PS) dont fait parti notre Président de la République actuel : M. François Hollande. La majorité des socialistes sont réformistes. Ils veulent corriger les inégalités sociales et les déséquilibres économiques de la société. Ils soutiennent l’intégration de la France dans l’Europe. Leur dernier gouvernement a diminué le temps de travail des salariés de 25 heures par semaine, fait voter une loi pour donner des droits aux couples non mariés (PACS) mais aussi une loi pour obliger les partis politiques à présenter autant d’hommes que de femmes aux élections (loi de parité).

–          le Parti communiste français (PCF), est pour une économie mixte, avec des capitaux privés dans une entreprise publique. Il dépend la démocratie et les droits individuels et veulent protéger l’environnement.

–          le Parti de gauche (PG) dont Jean-Luc Mélanchon fait parti.

–          le Mouvement républicain et citoyen et l’Europe Ecologie : Les Vert adhéré par Eva Joly. Les Verts voulaient dénoncer la société de consommation qui produisait toujours plus sans s’occuper de l’environnement. Ils veulent diminuer le temps de travail à 32 heures par semaine. Ils souhaitent notamment interdire les plantes transgéniques, arrêter définitivement le nucléaire, développer des énergies renouvelables…

Puis dans le centre gauche nous avons :

–          le Parti radical de gauche (PRG), Les radicaux ont lutté pour installer la République, l’école publique et la laïcité. Il est pour les libertés individuelles, la solidarité et l’égalité des chances. Ce parti pense que l’éducation aide l’homme à devenir libre.

-la Gauche moderne

 

2- La Droite

 a.La Droite et ses valeurs.

 Que signifie « être de droite » ? Être de droite est souvent caractérisé par le fait de vouloir la grandeur de la France. En effet, contrairement à la Gauche qui représente les couches populaires, la Droite a plus de facilité avec les indépendants, autrement dis ceux qui possèdent leur terre et leur instrument de travail (leur boutique, leur atelier, leur entreprise.) Ceux qui font travailler les autres ou bien qui travaillent pour eux même plutôt que pour un patron. La Droite représente donc plutôt les bourgeois, les propriétaires terriens, les cadres dirigeants, les professions libérales, les artisans et commerçants. Pourquoi les plus doués ou les plus travailleurs ne seraient-ils pas plus riches que les autres ? Pourquoi leurs enfants ne pourraient-ils pas profiter de ce que leurs parents ont amassé ? Elle se fait élitiste ou sélective, et sa maxime pourrait donc être «  À chacun ses mérites » (Selon « toile ses-science po »).  Certes, elle souhaite protéger les plus faibles, mais pas au point d’encourager la faiblesse, ni de décourager les plus talentueux ou les plus entreprenants. C’est pourquoi, certaines personnes pensent qu’on est de droite par intérêts ou pour des raisons économiques.

De plus, sans mépriser le peuple, la droite est davantage attachée à la Nation, à la patrie ou au culte du terroir, du chef. Elle prône le goût de la réussite individuelle, de la liberté d’entreprendre, de la religion, de la sécurité de la patrie, du travail, de la responsabilité et surtout de la famille. Elle a une certaine idée de la France, et penche vers le nationalisme, la xénophobie ou l’autoritarisme. Pour elle, la justice est plutôt conçue comme une sanction ou une récompense. L’égalité des droits suffit.

Ensuite, sur le point historique, la droite se plaît davantage à défendre et à restaurer ce qui était. Elle est conservatrice, puisque le passé lui est un patrimoine qu’elle veut préserver et le présent lui paraît supportable, que l’avenir lui ressemble. Elle voit donc une continuité du passé nécessaire. Elle représente donc un parti de l’ordre, de la conservation ou de la réaction de l’autre.

Sur un point économique, la droite fais davantage confiance au marché qu’à l’Etat (ce qui l’oppose à la Gauche) et c’est ce qui explique pourquoi elle est favorable au capitalisme et qu’elle nationalise que contrainte et forcée et privatise dès qu’elle le peut. On dit souvent que « le marché, la concurrence et l’émulation sont à droite »

Pour conclure, la droite considère l’individu comme maître de son destin, autonome et responsable disposant de son libre arbitre. Il devrait être récompensé de ses efforts et sanctionner pour ses fautes. La droite a besoin de stabilité, de sécurité et d’ordre. Ce sont pour elle des conditions indispensables pour travailler, pour faire du commerce, pour construite, pour la rechercher et donc par conséquent créer une société prospère. La droite parie sur un Homme libre et responsable.

b.La Droite et ses composantes.

Au sein de la Droite on distingue trois partis politiques :

  • L’union pour un mouvement Populaire (UMP)

La priorité de l’UMP est « la sécurité des Français » et la baisse des impôts. Ils veulent donc diminuer les dépenses de l’Etat : il faut moins de fonctionnaires. L’UMP pense aussi qu’il faut travailler plus et plus longtemps : il faut réformer les retraites ainsi que la sécurité sociale qui est déficitaire. L’UMP veut aussi donner plus de pouvoir aux régions.

L’UMP a réussi à réunir plusieurs partis :

–          Le RPL (Rassemblement pour la république qui voulais notamment faire de l’Europe une puissance économique avec une France forte et indépendante)

–          Le DL (Démocratie Libérale) qui soutenait le capitalisme, et voulais notamment supprimer les règles sociales, et l’égalité des chances, et diminuer les dépenses de l’Etat.

 

  • La nouvelle Union pour la démocratie Française (UDF)

L’UDF se veut centriste mais partage les mêmes valeurs que la droite : la démocratie, la famille, la propriété. Ces centristes veulent un changement progressif et modéré de la société. La droite centriste pense que l’Etat doit intervenir pour faire respecter les droits et les libertés des individus. Et adhérents viennent de classes moyennes ou supérieures.

 

  • L’extrême droite (Front National)

Pour eux les travailleurs immigrés sont la cause du chômage et de l’insécurité. Ils veulent un Etat très fort pour lutter contre le désordre de la société. Ils pensent notamment que les Hommes ne naissent pas égaux, parce qu’il y a des races inférieures et supérieures. Ils sont pour la peine de mort, la priorité d’emploi pour les Français. Ils défendent des valeurs chrétiennes traditionnelles, soutiennent la famille dans le mariage, veulent une politique nataliste, et sont contre l’avortement.

 

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Objectivité omniprésente

20 05 2012

On peut donc dire qu’un grand nombre de média est clairement objectif dans sa façon de traiter les informations qui lui parviennent. Cela se ressent dans les informations qui sont traités ou non, mais aussi l’interprétation d’une action ou d’un résultat politique. C’est ce que nous avons démontré avec notre article sur les Unes de quelques grands journaux français au lendemain du 1er tour des élections présidentielles de 2012. Ce manque de d’objectivité est notamment dû aux liens qui unissent  politiciens et personnalité médiatique, parfois les deux se mêlent en une personne comme vous avez pu le voir dans notre article sur la cause des influence des médias. Les médias sont donc une source d’informations non-neutre à prendre avec du recul, car aucune information n’est donné sans intérêt pour quelqu’un. Toutefois, le plus grand nombre de lecteurs est au courant des tendances politiques des journaux et c’est d’ailleurs ce qui aide à choisir un journal qui partage les mêmes opinions politiques que soit.




Contrôle absolu de la comunication par les partis politiques

20 05 2012

Dans le cadre de notre travail de recherche nous avons dû nous intéresser aux rapports médiatico-politiques qui ont un grand rôle dans la société actuelle. A l’image de l’affaire DSK qui a passionné les journalistes tout autant que les lecteurs. Cette médiatisation à eu de graves effets négatifs sur la pré-campagne de l’éventuel futur candidat à la présidence. Ce fait divers montre à quel point les médias sont puissants et peuvent décrédibiliser un politicien en si peu de temps.  Les médias font parti d’un des rôles clés de la campagne présidentielle, un média est une institution ou un moyen impersonnelle permettant une diffusion large et collective d’informations ou d’opinions, quel-qu’en soit le support par exemple avec la radio, la télévision, la presse, la publicité…

Nous pouvons alors nous interroger sur les influences qu’ont les médias sur un plan politique.
Nous allons donc voir les différences qu’il existe entre plusieurs journaux importants de France au niveau du sondage ifop mais également en comparant les Unes au lendemain du premier tour des élections présidentielles de 2012 que vous trouverez dans la suite de cet article, puis nous nous intéresserons ensuite à la dépendance financière ou l’attachement idéologique des médias français que vous pouvez lire en cliquant ici.
La conclusion de notre travail de recherche est disponible ici.

La même information n’est pas traité de même manière selon les médias. Pour notre première analyse nous avons choisit de parler du sondage IFOP du 13 mars 2012 et pour notre seconde analyse les résultats du premier tour en utilisant comme support LIBÉRATION, LE MONDE et LE FIGARO.

  • A/ Sondage Ifop

LIBÉRATION : « Sarkozy passe devant Hollande au premier tour »

Libération journal plutôt placé de gauche met en avant dans le titre le fait que Nicolas Sarkozy soit devant François Hollande. Malgré le titre qui laisserai penser à un article en faveur du candidat de l’UMP, cela n’en est pas un. On le remarque des les premiers lignes « François Hollande reste toutefois largement gagnant au second tour ». Cette argument est appuyé tout au long de l’article surtout vers la fin lorsqu’il démontre que Nicolas Sarkozy à pour la première fois était classé en tête des sondages depuis le mois de Mai 2011.

LE MONDE : « Le rapport de force du second tour reste favorable à Hollande »

Le monde à pour positionnement politique le centre-gauche, on pourrait interpréter dans le titre le fait que l’on « passe » les résultats du sondage pour peut être soutenir François Hollande. Le monde ne fait pas l’impasse et précise lui aussi comme Libération le fait que Nicolas Sarkozy était pour la première fois en tête dans les sondages IFOP

 

LE FIGARO : «  »Affolement » au PS (NKM) »

Le figaro journal qui a pour tendance  la droite cite pour titre la phrase de Nathalie-Kosciusko-Morizet porte parole de Nicolas Sarkozy. cette phrase tiré lors du débat qui avait eu lieu contre Benoît Hamon le porte parole des socialistes. L’article n’en ressort que les points positifs pour Nicolas Sarkozy

 

 

  • B/ Résultat du premier tour

Pour LIBÉRATION

On peut voir que le journal le monde montre Hollande seul en couverture avec les titres « Hollande en tête » et « Le Pen trouble fête ». Ce quotidien a été fondé à la suite d’un raisonnement d’idées de Gauche de l’après Mai-68. Libération met François Hollande « seul » au premier plan ce qui a pour effet d’etre focalisé sur lui.

Pour LE MONDE

Le journal le monde met en avant Marine Le Pen avec le titre « L’ombre Le Pen sur le second tour » et juste en dessous « Les deux référendums anti sarkozy ». LE MONDE est un quotidien de positionnement centre-gauche et démocrate. Dans cette élection Marine Le Pen reste la grande gagnante avec près de 18% des vois. Le monde a peut être choisit de mettre en avant la représentante du FN pour bien marqué l’ombre qu’elle fait sur Nicolas Sarkozy.

Pour LE FIGARO

Le journal qui rappelons le  est de droite montre les candidats pour le second tour avec pour François Hollande 28,6% et pour Nicolas Sarkozy 27,3%. l’image s’accompagne du titre « La percée de Marine Le Pen relance le second tour »  en effet Nicolas Sarkozy voit dans les votes de la candidate du FN des votes de crises, donc des votants UMP. Ce titre peut avoir des effets sur les lecteurs et dirige peut être les votants vers Nicolas Sarkozy.




Le choix du président de la république au suffrage universel, un choix universel dans une démocratie ?

20 05 2012

 Aujourd’hui, en France, le président de la République est élu par tout les citoyens qui sont inscrits sur les listes électorales. Cela dure depuis l’avènement de la Cinquième République en 1946 par le Général de Gaule. Avant ce changement peu de personnes pouvaient votées. Le suffrage universel est différents selon les pays. Quels événement ont conduits la République française à obtenir le suffrage universel direct? Quelles sont les principales différences avec les autres pays ?

Nous verrons d’abord les événements qui ont conduit au suffrage universel direct en France, puis nous comparerons les différents suffrage universel des USA, du Royaume Uni et de la Russie.

I-La démocratie et le suffrage universel en France

     A-la démocratie

          a)Les origines de la démocratie

C’est à Athènes au Ve siècle av. J.-C., que naquirent à la fois le droit de vote et le modèle politique de la démocratie directe. Les citoyens grecs possédaient outre le droit de voter, le droit de discuter et de proposer des lois au sein de multiples assemblées.

Les grecs désignaient leurs représentants soit à main levée soit par tirage au sort.

Le droit de vote, à cette période, n’était pas universel. En effet, les femmes, les étrangers et les esclaves en étaient exclus.

        A l’époque de la toute puissante République de Rome, on instaura le suffrage universel pour l’élection des représentants au sein des assemblées du peuple (les comices). Mais l’organisation du suffrage telle que pratiquée à cette époque-là était très controversée du fait des inégalités qu’elle entraînait. On lui reprochait de privilégier les représentants les plus riches et de pénaliser les campagnes rurales au détriment des villes.

        Les premières assemblées représentatives que ce soit les Etats généraux en France, le Parlement en Angleterre ou les  Cortes en Espagne apparurent pour la première fois au Moyen Âge. Le droit de vote y était alors très ouvert.  Mais à partir du XVe siècle, ce droit connaît de nombreuses restrictions tant en France qu’en Angleterre, du fait des malversations  mais aussi et surtout d »une volonté politique d’écarter le peuple des assemblées représentatives. Sous l’ancien régime, les individus n’étaient pas des citoyens  mais des sujets qui avaient un devoir d’obéissance envers l’Etat.

          b) La démocratie française et le droit de vote en France

Au XVIIIe siècle, c’est sous la plume du philosophe Jean-Jacques Rousseau et sous celle de l’homme politique et député révolutionnaire Sieyès que furent définis les grands principes de la démocratie.

        Selon Rousseau, tout homme détient une part de souveraineté (pouvoir de commander). De ce fait,  voter est un droit intrinsèque. Tout citoyen peut et doit participer au vote des lois du pays où il vit. Cette théorie de l’électorat-droit implique l’instauration d’un régime républicain et du suffrage universel.

         Pour Sieyès, il en va différemment. L’électorat-droit doit s’effacer devant l’électorat-fonction. Voter est une fonction publique et doit, à ce titre, être conféré aux plus dignes ou aux plus méritants. L’exercice de la Souveraineté n’appartient pas à un ou plusieurs individus, mais à une entité plus générale : la Nation. Cette théorie génère donc un suffrage censitaire et l’établissement d’un régime représentatif.

Au XIX siècle, la démocratie est envisagée comme un contrôle exercée par le peuple sur les pouvoirs publics. Ce contrôle doit être théoriquement exercé par les citoyens eux-mêmes mais en pratique, il s’exerce par l’intermédiaire d’un parlement élu.

        A la fin du XIX siècle, ce concept est élargi à la notion de de justice sociale. On parle alors de démocratie sociale.  La Constitution de 1791 à la fois libérale et le reflet des idéaux politiques et économiques de la bourgeoisie  instaura un suffrage censitaire à deux degrés. Pour exercer son droit de vote, il fallait ainsi payer un cens (un impôt) équivalent à trois journées de travail. De ce fait, le corps électoral comptait à cette époque-là à peine quelques centaines de milliers d’électeurs.

        En 1792, le suffrage universel masculin est proclamé pour la première fois en France.

        La Constitution de l’an III, elle, rétablira le suffrage censitaire.

        Le suffrage universel, institué par la Constitution de l’an VIII, ne fut que pure illusion : il se réduisait à l’approbation de listes de confiance prédéfinies entérinées par le Sénat.

        Sous la Restauration et la monarchie de Juillet, on revient au suffrage censitaire. Le droit de vote sanctionne alors une réussite sociale et économique.

        En 1848, un mouvement de réforme politique, lié à la diffusion des idées démocratiques, prône l’abaissement du cens et l’octroi du droit de vote sans obligation de cens aux intellectuels (suffrage capacitaire). Un refus du suffrage universel apparaît chez certains théoriciens  jugeant celui-ci comme un outil de manipulation des plus dépourvus d’instruction. Cela n’empêche pas le suffrage universel d’être inscrit dans les institutions politiques françaises.

        Jusque-là, le droit de vote reste masculin.  En dépit des revendications féministes et du combat des suffragettes, le droit de vote ne sera accordé aux femmes que le 21 avril 1944 par le Général de Gaulle.

        Enfin, il faudra attendre la présidence de Valéry Giscard d’Estaing pour que la loi du 5 juillet 1974 offre aux jeunes de 18 ans de participer à la vie politique de leurs pays. Avant cette loi, il fallait attendre d’avoir 21 ans pour glisser son bulletin de vote dans une urne.

          c)Les textes de la démocratie

        En 1789, c’est la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen qui jette les premières bases de la démocratie française.

        En 1793, la Constitution de l’An II fait de la France une République.

        En 1946, La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen est réaffirmée et complétée par le préambule de la Constitution qui précise de nouveaux droits économiques et sociaux : droit d’asile, droit syndical, droit de grève…

        En 1958, la Constitution de la V République intègre la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (relayée en 1948 par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme) et le préambule de la Constitution de 1946.

 

     B- le suffrage universel

            En 1791, le suffrage est censitaire. La France est gouvernée par une monarchie constitutionnelle, la souveraineté appartient à la nation mais le droit de vote est restreint. Seuls les hommes de plus de 25 ans et payant un impôt direct ont le droit de voter. Ils sont appelés « citoyens actifs ». Ceux qui ne participent pas aux élections sont appeler « citoyens passifs ».Le suffrage est aussi indirect, car les citoyens actifs élisent des électeurs qui à leurs tours, élisent les députés de l’assemblé législative.

            En 1799, la constitution du 22 frimaire an VIII (13 décembre 1799) met en place le régime du Consulat. Elle institue le suffrage universel masculin et donne le droit de vote à tous les hommes de plus de 21 ans ayant demeuré un an sur le territoire. Mais il est limité par le système des listes de confiance. Il s’agit d’un scrutin à trois degrés : les électeurs désignent au suffrage universel un dixième d’entre eux pour figurer sur les listes de confiance communales, ces derniers choisissent ensuite un dixième d’entre eux pour l’établissement des listes départementales, qui eux-mêmes élisent un dixième d’entre eux pour former une liste nationale. Le Sénat choisit ensuite sur cette liste nationale notamment les membres des assemblées législatives. Le peuple ne désigne donc pas encore directement ses représentants.

            En 1815, la chute de l’Empire est suivie par la mise en place d’une monarchie constitutionnelle, la Restauration. Le suffrage universel est aboli et le suffrage censitaire est rétabli. Seuls les hommes de 30 ans payant une contribution directe de 300 francs ont le droit de vote. Pour être élu, il faut avoir 40 ans et payer au moins 1 000 francs de contributions directes. La loi électorale du 29 juin 1820 du double vote permet aux électeurs les plus imposés de voter deux fois. Ces mesures cherchent à avantager les plus riches, qui sont bien souvent nobles et attaché à la monarchie.

            Le 19 avril 1931, le suffrage censitaire est élargi, le prix pour être élu est abaissé de 300 à 200 francs. L’âge minimum pour voter passe de 30 à 25 ans et celui pour être élu de 40 à 30 ans. La loi du double vote est supprimée.

            En février 1848, le mouvement révolutionnaire qui éclate met fin à la Monarchie de Juillet et institue la République. Le suffrage universel masculin est alors adopté par le décret du 5 mars 1848 et ne sera plus remis en cause. Sont électeurs tous les Français âgés de 21 ans et profitant de leurs droits civils et politiques. Le droit d’être élu est accordé à tout électeur de plus de 25 ans. Le nombre d’électeurs passe ainsi de 246 000 à plus de 9 millions. Le vote devient secret. La France devient alors le 1er pays du monde à l’instaurer, mais les femmes n’ont toujours pas le droit de vote, en sont également exclus les militaires et les membres du clergé.

            En 1913, l’isoloir est instauré. C’est un pas important pour le respect du secret du vote qui est franchi avec l’apparition de l’isoloir, de l’enveloppe et de l’obligation faite au votant d’introduire lui-même son butin dans l’urne.

            En 1914 apparaît la première loi réglementant les panneaux d’affichage électoraux et celle réprimant la corruption électorale.

            Le 21 avril 1944, un décret donne aux femmes de plus de 21 ans le droit de vote et rend ainsi le droit de suffrage réellement universel. Les femmes votent pour la première fois aux élections municipales d’avril-mai 1945. Pendant longtemps, le droit de vote avait été refusé aux femmes en raison d’arguments misogynes : celles-ci seraient faites pour être des mères et de bonnes épouses, ce qui ne serait pas compatible avec l’exercice du droit de vote ou d’un mandat politique. Un an plus tard, le droit de vote est également accordé aux militaires.

            En 1974, le président de la République Valéry Giscard d’Estaing propose l’abaissement de la majorité électorale à 18 ans. La loi est adoptée le 5 juillet.

            En 2000, une révision constitutionnelle réduit la durée d’un mandat présidentielle de 7 à 5 ans.

            Le 23 juillet 2008, la révision constitutionnelle limite à 2 mandats consécutifs les fonctions de présidents.

 

II-Et dans les autres pays ?

 

Aujourd’hui, le peuple français dispose du droit de vote. Ce vote est accessible pout tous les citoyens : c’est le suffrage universel. Les éléctions du président de la République le 6 mai le montre bien. Mais cela n’a pas été le cas dans la France d’hier ni même dans plusieurs Etats.

 

USA

            Aux États-Unis, le suffrage universel n’est pas direct comme en France. Des représentants sont élus dans chaque comté d’État puis dans chaque État. Le président est déterminé lorsque ses représentants sont majoritaires aux autres. C’est un suffrage universel indirect. Le nombre de représentants pour chaque comté et États varient en fonction de la taille de celui-ci et sa population. Le président est élu pour un mandat de quatre ans. Cependant « le Comté de Charleston (Caroline du Sud) » a été attaqué par le ministère de la justice « parce qu’il estime que le mode de scrutin y est défavorable aux Noirs. D’après le Ministère, […] le système électoral « at-large voting », […] combiné à un vote « racialement polarisé », diluerait le vote noir et violerait par conséquent le « Voting Rights Act » de 1965, l’élément-clé de la législation américaine donnant aux Noirs le même droit de vote qu’aux Blancs .

 

RUSSIE

            En Russie, le président est élu pour un mandat de six ans au suffrage universel direct qui est renouvelable une fois. Le président détient le pouvoir exécutif, il n’y a que la durée du mandat de comparable avec la France. Seulement, la Russie est un État récent et ayant été une dictature pendant trois quart de siècle, la tendance à éviter le suffrage universel et le retour à la dictature est important. En effet Mikhaïl Bakounine a certifié que « Le suffrage universel n’est qu’un leurre et un odieux mensonge ». Lors des élections du 4 décembre 2011, Vladimir Poutine a été élu a plus de 92 % des voix ce qui est impossible sans un trucage.

 

ROYAUME-UNI

           Au Royaume-Uni, ce n’est pas le président qui est élu. C’est l’assemblée parlementaire, composée de la Chambre des Lords et la Chambre des communes qui est élu au suffrage universel direct. Le parlement possède le pouvoir législatif du royaume et c’est le roi (ou la reine) qui en est à sa tête. Les différences avec la France se posent au niveau de l’entité : il n’y a pas de président mais un roi au royaume uni.

 

 

Pour conclure nous pouvons en déduire que le suffrage universel est un pionnier de la démocratie. En effet il permet au citoyen (âgés de plus de 18 ans)  d’un pays de s’exprimer par les urnes. Le suffrage n’est forcément un choix universel car pendant longtemps en France les femmes n’ont pas pu voter, le droit de vote a été seulement autorisé en 1944 et elles n’ont pu que voter en 1945 pour les élections présidentielles de cette même année. Le choix du président de la république au suffrage universel n’est pas forcément un choix universel car cela dépend des Etats , en France le choix du président est un choix universel tandis qu’en Russie les résultats sont souvent truqués.

 




Les sondages, une vraie photographie de l’opinion?

19 05 2012

Introduction :

     Le Mardi 15 Mai 2012, François Hollande a été investi comme président de la République. Ceci avait été largement anticipé par les sondages d’opinion récents. Cependant, tout au long de la campagne, la fiabilité de ces sondages a été remise en cause.
Un sondage est la réalisation d’un questionnaire auprès d’un échantillon d’individus afin de proposer une estimation de la répartition de l’opinion de l’ensemble de la population d’après free-economics. Grâce à un questionnaire posé à un certain nombre de personnes, il sera possible de déduire, d’estimer ce que pense la population. Malgré toutes les critiques faites sur les sondages, on a pu assister à une hausse historique du nombre de sondages dont l’opinion a été abreuvée durant la campagne. Les sondages d’opinion politique nous donnent-ils une vraie photographie de l’opinion ?
Pour répondre à cette question, nous présenterons tout d’abord ce qu’est un sondage. Ensuite, nous verrons dans quels buts sont réalisés les sondages. Et enfin, nous verrons quelles sont les limites de ces sondages.

I) Qu’est-ce qu’un sondage ?

a) Les différents instituts de sondages

Il existe plusieurs instituts de sondages en France. Évidement, il y en a de plus importants et fiables que d’autres. A l’heure actuelle, les instituts dominant sont TNS Sofres, Ipsos, Louis Harris 2, CSA, Ifop, OpinionWay, LH2, BVA, ou encore ISAMA.

       

Cependant, IFOP est le doyen des instituts de sondages depuis 1950.

Contrairement à ce que l’on rencontre aux Etats-Unis, en Asie et dans les autres pays Européens, le marché français des sociétés d’études est très développé avec pas moins de 400 instituts, dont beaucoup de micro- structures d’une ou deux personnes spécialisées notamment dans les enquêtes qualitatives.

Un peu d’histoire :

Les sondages politiques font leurs premières apparitions a partir de 1938, avec l’entreprise IFOP (Institut Francais d’Opinion Publique) de Jean Steotzel. Ces premiers sondages sont publiés en juin, juillet et aout 1939 avant que la publication des sondages ne soit censurée. À partir de la fin des années 1960, la place des sondages s’est considérablement accrue avec l’essor de la communication politique, ce qui a donné lieu à une loi réglementant la fabrication et la diffusion des sondages d’opinion en période électorale (loi no 77-808 du 19 juillet 1977, modifiée le 20 février 2002). Le souci du législateur a été de protéger la libre détermination du corps électoral d’une influence démesurée des sondages en les interdisant la semaine précédant le scrutin (période ramenée à 1 jour depuis 2002) et en créant une autorité de régulation, la Commission des Sondages.

Les partenariats :

Ces instituts de sondages créent des partenariats avec différents moyen de communication comme la presse écrite, les chaines de télévisions. Ces partenariats, sont un moyen de publication pour que la population puisse y avoir accès .

Ipsos Logica Business consulting: France Télévisions, Radio France,Le Monde.

Ipsos: Le Point, France TV

Ifop: Paris Match, France soir, Le Monde, Radio France, France TV

CSA: BFM TV, RMC, L’Humanité, Le Figaro, Le Parisien, La Croix

BVA: RTL, Orange, LCI, Liberation

Harris interactive: VSD, La chaine parlementaire.

LH2: Yahoo!

Les partenariats avec des médias de masse sont très avantageux pour les instituts. Surtout, au moment d’une élection présidentielle car c’est une publicité phénoménale pour eux.

Les plus gros clients :

Les médias de masse sont les principaux demandeur de ses sondages. Les acteurs politiques en sont demandeur car ils peuvent en jouer au niveau de la campagne présidentielle. D’autres clients moins importants: les entreprises, les mouvement associatif et syndicaux, les chercheurs en science social.

b) Comment les sondages sont-ils faits?

Les instituts utilisent la technique des « Quotas » , c’est-à-dire que les sondeurs interrogent un échantillon de personnes qui ont les mêmes caractéristiques socio-démographiques que l’ensemble d’une population. Mais les sondages ne disent pas toujours la vérité. En effet, la marge d’erreur de ces sondages est inférieure à celle des sondages aléatoires, qui consistent à tirer au sort un grand nombre de personnes afin de les interroger.

Les Techniques :

Tous les sondages ne sont pas construits et réalisés de la même manière. En effet, selon free-économics il y a différentes techniques:

  • Par téléphone ou CATI. C’est une technique d’enquête empruntée aux sciences sociales et au marketing par laquelle l’enquêteur interroge ses enquêtés par téléphone, tout en suivant sur un ordinateur un script préalable qui affiche les questions qu’il doit poser et les éventuelles modalités de réponses que la personne appelée peut choisir.

-En face à face, ou Computer Assisted Personal Interwieving (CAPI). C’est une technique où l’enquêteur interroge le sondé en face à face et où il utilise un ordinateur pour saisir directement les réponses.

-Le questionnaire rempli via Internet, ou Computer-Assisted Web Interviewing (CAWI ) désigne un système d’administration d’enquêtes en ligne : les interviewés répondent aux questionnaires via Internet.

Les sondés touchent- ils de l’argent?

Les sondés ne sont pas rémunérés pour leur participation à une enquête. En revanche, les instituts peuvent s’attacher la fidélité des personnes interrogées, en particulier sur internet comme le souligne l’Internaute.com. En effet, sur internet, les instituts « indemnisent » avec des points de fidélité, des chèques cadeaux, ou encore des tirages au sort.

Les sondages ont-ils toujours raison?

Non, les sondages n’ont pas toujours raison. En effet , la marge d’erreur d’un sondage dépend du nombre de personnes interrogées. Elle est d’un maximum de 3,2% pour une echelle de 1000 sondés. Il faut savoir que la majorité des sondages d’opinion publiés dans la presse sont effectués sur des echantillons de 1000 personnes. En effet , les statisticiens se basent sur un échantillon de 1000 personnes pour des raisons pratiques (manque de temps, de place, évaluation destructive d’une production…) et économiques (coût trop élevé). L’acte de sélection s’appelle l’échantillonnage. Ce principe est aussi appelé « Loi de 1000 ».Il faut savoir qu’une enquête effectuée sur un échantillon de 1000 individus a 95% de chances de donner un résultat correct à 3% près, soit la marge d’erreur.

Un sondage, combien ça coûte?

Le coût d’une question fermée dans un sondage réalisé auprès d’un millier de personnes représentatives de la population française est d’environ 1000€ HT. Le coût d’une enquête d’opinion sera moins élevé si elle est réalisée en même temps que d’autres enquêtes. C’est ce que l’on appelle les enquêtes « omnibus ». Selon Ipsos, les sondages réalisés pour la presse sont souvent vendus moins cher que ceux qui n’ont pas vocation à être publiés. Le prix des sondages pourra enfin être moins élevé si le client s’abonne à toute une série d’enquêtes.

Durant l’élection présidentielle française de 2012, l’institut de sondage TNS Sofres a réalisé des sondages via Twitter, en recueillant les tweets favorables ou non aux différents candidats. Ce genre de sondage n’est donc pas représentatif de l’opinion du peuple français, mais de celle d’une catégorie sociale bien spécifique.

II) Les sondages, dans quel but ?

a) Le sondage, un moyen d’information

Le sondage est avant tout un moyen d’information, qui permet de donner une tendance sur l’opinion de la population. Celui-ci permet tout au long de la période des élections présidentielles y compris durant les primaires (si il y a) de donner une estimation sur le choix des français pour les présidentielles. Les résultats de ces sondages n’ont pas la même utilité pour la population, pour les journalistes et pour les candidats.

L’utilité pour la population :

Les sondages permettent avant tout à la population de connaître le classement approximatif des différents candidats. Même si les résultats ne sont pas tout à fait exacte ils permettent de donner une tendance. La population va réagir différemment selon les résultats du sondage ainsi d’après un article du Monde datant d’avril 2007 si les sondages montrent des résultats importants pour l’extrême droite il se peut que la population fasse comme un « barrage » et choisit donc de voter majoritairement pour les grands partis (PS, UMP) afin d’éviter des votes trop éparpillés qui gonflent les résultats de l’extrême droite.

Toujours d’après cet article les sondages permettent aussi à la population d’affiner ses choix. Par exemple si une personne hésite entre deux candidats elle va voter pour celui qui à un résultat au sondage plus élevé que l’autre. Étant donner son plus fort résultat dans le sondage, la personne en votant pour ce candidat à plus de chance de le voir gagner.

Cependant les sondages peuvent aussi servir à la population pour montrer son mécontentement en effet comme les sondages sont vus et examinés par les candidats , les personnes peuvent donc se tourner vers les extrêmes lors des enquêtes pour montrer leur méfiance vis à vis du système. De ce fait les sondages sont un moyen pour la population de donner leurs idées directement aux candidats.

Un moyen de « prendre la température » pour les candidats :

Les sondages permettent donc aussi d’informer les candidats. Premièrement, ils informent les candidats sur leur position et sur leur résultat possible aux élections présidentielles. Ainsi d’après un article publié dans Libération datant du 29 avril 2012 les stratégies des candidats vont changer selon leur résultat et position dans les sondages :

Si les résultats montrent que le candidat est favoris il pourra dès lors commencer à réfléchir aux diverses alliances possibles pour conforter son avance .

Si les résultats montrent que le candidat est second le candidat va chercher des alliances pour gagner des voix et augmenter l’activité de ses militants (porte à porte, distribution de prospectus, affichage).

Si les résultats montrent que le candidats est troisième ou quatrième avec un score moyen (autour de 10%) il pourra dès lors commencer à réfléchir à qui il va apporter son soutient et donc il pourra aussi commencer à négocier des places dans le futur gouvernement voire des circonscriptions pour les législatives.

Nicolas Sarkozy lors de son discours à Toulouse

Les sondages vont aussi permettre aux candidats d’affiner leur programme. Par exemple si les sondages montrent que le score de l’extrême droite (FN) est important, le candidat favori de la droite (UMP) va avoir un discours « plus à droite » que d’habitude pour essayer de récupérer des voix à l’extrême droite. Cela marche aussi pour l’extrême gauche, si l’extrême gauche à un score important dans les sondages le discours du candidat favoris de la gauche (PS) va être « plus à gauche » que d’habitude.

Les sondages permettent aussi aux candidats de renforcer plus ou moins leur campagne sur certaines personnes (retraité, jeune etc…) lorsqu’il s’agit de sondage du type « qui vote pour qui ? ».

Un moyen d’informer pour la presse

Les sondages sont aussi très utile pour les journalistes. En effet ils leur permettent d’examiner, de critiquer, de commenter les programmes des candidats tout en s’appuyant sur les sondages. Ils permettent le débat entre journaliste politique plus ou moins impartiale et donc aux personnes qui regardent ces débats de se donner une idée sur leur choix. Les journalistes et les médias en générale jouent un rôle important. Ils sont les premiers commanditaires des sondages et ce sont eux qui publient les sondages et donc qui donnent l’information. Ils permettent à travers les éditoriales, les débats etc… de décrypter les sondages et d’en tirer des conclusions.

Christophe Jakubyszyn

Directeur de la rédaction de RMC et éditorialiste à BFM TV

Les sondages sont bien un moyen d’information pour la population mais aussi pour les candidats et pour les journalistes. Ces derniers sont les premiers commanditaires des sondages mais aussi les premiers à les publier et par conséquent les premiers à les critiquer. En effet leur validité est de plus en plus erronée et pour certaines personnes les sondages sont plus un moyen d’influence que d’information.

b) Qui peut se transformer en influence…

Les sondages peuvent cependant outrepasser cet objectif d’information et aller jusqu’à avoir un impact important sur les choix des votants.

L’enjeu Marketing du sondage :

Il y a une importante pression financière derrière les sondages, en effet ils sont réalisés par des entreprises marchandes qui ont donc pour but le profit. Les sondeurs sont donc payés pour réaliser ces sondages. Les sondages politiques représentent une faible fraction du chiffre d’affaire des instituts de sondage, mais c’est une « vitrine » qui permet aux instituts de se promouvoir. Les sondages politiques sont énormément utilisés par les journaux pour faire des gros titres, ainsi le Parisien annonçait le 17 Février 2007 lors de la campagne présidentielle que Ségolène Royal décrochait alors qu’elle avait remonté d’un point, mais elle était donnée perdante face à Sarkozy. Le 21 Février, ce même journal disait « elle retrouve de l’oxygène » car elle était remontée de deux points. Des variations de un point ne sont pas une science exacte, mais plutôt des armes médiatiques. Les journaux vont exploiter d’infimes variations de chiffres dans les sondages pour faire des titres et vendre.

Les manipulations possibles pour orienter les résultats :

Le 4 Février 2012, les intentions de vote pour Nicolas Sarkozy sont montées au même niveau qu’Hollande d’après un sondage Ifop. Pourtant, selon l’Observatoire des sondages, si un tel résultat a pu être obtenu, c’est parce qu’Ifop a supprimé les concurrents principaux à droite de Nicolas Sarkozy, comme Marine Le Pen. Un tel sondage peut avoir des effets sur les électeurs et renforcer la position de Nicolas Sarkozy qui était derrière François Hollande. C’est en faisant usage d’un procédé semblable que le 6 Mars 2011 dans un sondage prévisionnel pour la présidentielle de 2012, Marine le Pen a été placée en tête du premier tour devant Nicolas Sarkozy et Martine Aubry par le Parisien d’après un sondage Harris Interactive qui excluait Dominique Strauss-Kahn qui était à l’époque le favori socialiste.

D’autres manipulations sont possibles, pas seulement en terme de candidats possibles, mais aussi dans la façon de questionner le sondé. Certain sondages usent de stratagèmes pour influencer implicitement les personnes qui répondent aux questionnaires, ainsi Bourdieu critique le fait que les sondeurs puissent poser plusieurs fois la même question de manière détournée afin que la personne sondée se sente « obligée » de fournir au moins une réponse favorable. Il peut aussi y avoir des questions qui ne sont pas tournées de manière neutre et qui vont pousser la personne dans une sorte de réponse. De même que les propositions de réponse peuvent être majoritairement d’un point de vue ou ne pas permettre certains types de réponses.

Le risque de conformisme :

Un candidat donné favori encourage le conformisme. En effet l’expérience d’Asch réalisée en 1951 nous montre que les gens ont tendance à suivre la majorité. Dans le cadre d’un faux test de vision (les gens devait dire si trois bâtons étaient de la même taille, un était clairement plus petit), ce psychologue a démontré que sur 100 personnes seules qui soutenaient une idée contraire à celle du groupe 36,8 étaient amenées à se conformer à l’avis du groupe, il a aussi constaté que un tiers des testés qui maintenaient leur opinion avait émis des doutes. On peut donc se poser des questions quand aux sondages. En effet, le candidat donné favori voit sa position se renforcer. Mais ce n’est pas tout, on peut penser que ça influence à voter utile car, étant donné qu’il y a des sondages de réalisés entre des vainqueurs possibles du second tour avant le premier tour, les autres candidats se trouvent balayés.

On peut se demander si les sondages pourraient avoir l’effet inverse, en effet peut-être que des sondages donnant un candidat largement favori pourraient pousser les gens à ne pas voter utile et à plutôt faire un vote de conviction.

Tocqueville, bien qu’il ait vécu il y a environ deux siècles avait déjà formulé des idées concernant le problème du conformisme. En effet, il dénonce la tyrannie de la majorité qui est selon lui une des faiblesses de la démocratie. La majorité concentrant les pouvoirs, la minorité a forcément tort, c’est selon lui un élément qui peut s’avérer dangereux. En effet la majorité a toujours raison alors qu’une grande partie du peuple ne partage pas ses idées. Les sondages vont renforcer la puissance des majorités de droite et de gauche au détriment des idées des autres partis politiques et limiter la liberté d’esprit en amenant à un conformisme de plus en plus important.

Un conflit d’intérêt possible :

On peut se poser certaines questions quand à l’indépendance des sondages. En effet, les commanditaires des sondages et les personnes qui dirigent les instituts ne peuvent-elles pas influer sur la neutralité des instituts ?
De fait, Laurence Parisot ancienne PDG d’Ifop mais qui en est toujours la vice-présidente est la présidente d’un syndicat patronal, le MEDEF. Elle a lors de la campagne présidentielle de 2012 clairement affiché son soutien à Nicolas Sarkozy. On peut donc se demander si les responsables des instituts de sondage ne devraient pas avoir un devoir de réserve politique afin de préserver une certaine indépendance.

Les sondages ne sont donc pas de simples moyens de montrer l’avis de la population, mais bien des armes politiques avec de gros enjeux financiers qui influencent les électeurs et imposent une majorité.

III) Les limites des sondages

a) Erreur dans un sondage et écarts avec la réalité.

Même si les sondages sont construits de manière rigoureuse, de nombreux facteurs aussi bien techniques que sociologiques peuvent fausser les résultats.

Erreur totale dans un sondage :

Le principal facteur qui peut mettre en danger la crédibilité des instituts de sondage est le manque de qualité des sondages produits. Une erreur dans la production d’un sondage influe sur les résultats.

Le schéma si dessous montre qu’une erreur peut se produire à n’importe quel niveau de la production d’un sondage, et fausser totalement le résultat final.

Source : Robert Groves, colloque intitulé Practical Tools for Non-response Bias Studies (mars 2006).

Écart entre estimations et réalité :

Habituellement, les résultats des sondages d’intention de votes sont proches des scores réels, mais certains impairs ont marqué les esprits :

– Au premier tour de l’élection présidentielles de 1995, le dernier sondage TNS Sofres positionnait Jacques Chirac en tête du classement avec 24% des voies. Finalement, il obtenu 20,84% soit une baisse plus de 3 points et fut battu par Lionel Jospin. Ce retournement de situation s’explique par le fait qu’après 14 années de gouvernement socialiste, les français avaient la volonté de changer (c’est à dire, passer à droite), mais beaucoup se sont rétractés au jour du premier scrutin.

– Lors des législatives de 1997, les instituts de sondages prévoyaient une majorité de députés de droite, et donc, la dissolution sans complication du gouvernement d’Alain Juppé au profit de Jacques Chirac. Cependant, ces législatives furent le théâtre d’un ras de marrée socialiste (43,3% des sièges de l’assemblée). En conséquence, Jacques Chirac fut obligé de nommer premier ministre son rival de 1995, Lionel Jospin.

– Au premier tour de l’élection présidentielle de 2002, tous les sondages publiés entre le 10 et le 21 avril annonçaient Jacques Chirac et Lionel Jospin au second tour. Cependant ce fut finalement Jean-Marie Le Pen qui accéda au second tour au détriment de Jospin. Les intentions de vote du candidat FN furent comprises entre 11,5 et 14,5%, son score final fut 16,86%. En cause, le fort taux d’abstention de vote (28,4%) qui n’était pas prévu par les sondages.

Le score du Front National au premier tour de l’élection présidentielle de 2012 surprit également beaucoup de gens : 17,80% des voies. Hors cette fois, le taux d’abstention était beaucoup plus faible (10 points de moins par rapport à 2002). Pour le sondeur Gaël Sliman, estimer le vote « anti-système » est très difficile, les instituts de sondages ne peuvent prévoir le nombre réel d’intention de votes pour le parti d’extrême droite, car très peu de gens (surtout en milieu rural) avouent soutenir le FN.

D’après Roland Cayrol (directeur de l’institut CSA), les instituts de sondages peuvent procéder à un lissage des résultats en cas de grosses variations. Ainsi, l’écart entre les intentions de vote et les résultats peut être tout aussi bien sous-estimés que sur-estimés.

b) Difficultés à obtenir une vraie photographie de l’opinion.

Au dela des problèmes techniques, les principales erreurs liées aux sondages proviennent de l’hétérogénéité de la population interrogée, mais aussi de l’interprétation qui en est faite.

Les faiblesses du sondage téléphonique :

De moins en moins utilisé, le sondage téléphonique a perdu son titre de meilleure méthode de recueil d’information au profit du sondage internet. Bien qu’il soit beaucoup plus rapide a effectuer que le sondage « face à face », il présente un inconvénient non-négligeable pour la qualité des sondages : les individus contactés peuvent tout à fait refuser d’être sondés … et c’est souvent le cas ! Par exemple, en 2004 aux États-Unis, sur 100 individus ayant été contactés pour un sondage téléphonique, 17 ont accepté de répondre, selon CMOR. L’échantillon de réponses fourni par un sondage téléphonique est donc souvent peu représentatif de la réalité.

L’orientation politique des médias :

Chaque institut de sondage possède des partenariats avec plusieurs médias. Ce sont ces derniers qui commandent aux instituts les enquêtes qu’ils désirent. Ainsi, les sondages publiés par un journal orienté à droite différerons de ceux d’un journal orienté à gauche. Voici un exemple avec deux journaux respectivement positionnés aux deux extrêmes de l’échiquier politique :

– Sondage CSA pour L’Humanité, « L’électorat de Jean-Luc Mélenchon. » (22/04/2012)

– Sondage Opinion Way pour La Croix, « Les français, le protectionnisme et le libre échange. » (non daté.)

Cette orientation politique remet en cause l’objectivité des sondages de deux manières :

– Premièrement, les questions seront orientées de manière à obtenir l’approbation des sondés (voir « L’interprétation des sondages », exemple 1)

– Deuxièmement, les lecteurs différent selon les médias, ce qui engendre une formulation des résultats différente selon les journaux (même pour un même sujet) et une plus forte tendance au lissage de résultats (voir « L’influence »)

Les partenariats entre instituts de sondage et médias peuvent donc influencer l’objectivité des sondages.

L’interprétation des sondages :

Les résultats peuvent être influencés par la formulation des questions. La compréhension ne sera pas la même du point de vue de l’individu :

Exemple : Sondage IFRES-groupe UDF de l’assemblée nationale, 22 octobre-2 novembre 1983
« En cas d’alternance du pouvoir, croyez-vous qu’il faudra dénationaliser? »


On peut croire que la dénationalisation sera inévitable car cela est cohérent avec une politique de droite. Par conséquent on ne sait pas si on répond à la question : « êtes vous d’accord sur le fait de dénationaliser? » ou bien plutôt à « y aura t-il dénationalisation? »

Pour le sociologue Pierre Bourdieu, l’habitus des sondés joue un rôle primordial dans leur comportement face aux questions. Les questions seront interprétées différemment selon le groupe social et les intérêts de la personne interrogée :

Exemple 1 : Le thème de l’insécurité dans un sondage n’évoque pas le même handicap pour chaque groupe social : pour les personnes à revenus élevés, l’insécurité recouvre le vol et/ou la dégradation de biens alors que pour les personnes à revenus modestes, cela signifie plutôt le chômage et la précarité de l’emploi.

Exemple 2 : Lorsqu’un individu touche un héritage, quelque soit sa PCS, il aura tendance à voter pour le parti politique protégeant le système légataire (UMP).


Pour palier ces problèmes, il est possible d’avoir recours à un questionnaire plus approfondi, des échantillons plus vastes ou encore un pré-sondage pour tester la compréhension du questionnaire. Cependant, ces solutions ne sont généralement pas utilisées dans les sondages d’opinion commercialisés.

Effet de consensus et indifférenciation des opinions :

« On additionne des gens qui mesurent en centimètre avec des gens qui mesurent en kilomètre »

Pierre Bourdieu

Le sociologue Pierre Bourdieu a écrit un ouvrage qui s’appelle « L’opinion publique n’existe pas. Selon lui, la production d’une opinion n’est pas à la portée de tous. Les sondages forcent les personnes interrogées à se poser une question, alors que certains ne se la posaient pas avant (exemple marquant de l’année 2012 : la viande halal). A l’intérieur d’un pourcentage de « oui » ou de « d’accord », « satisfaits »… est regroupé un certain nombre d’avis, d’opinions qui ne signifient pas la même chose (qui peuvent même être divergents si on tient compte des problèmes de compréhension). Tout le monde n’a pas d’opinion sur tout. De plus, les individus de par leurs capitaux économiques, sociaux et culturels,leur vie professionnelle, conditions de vie …n’ont pas toujours les connaissances suffisantes pour porter un jugement. Par exemple, pour une élection, selon Bourdieu, le clivage gauche droite selon l’intérêt pour la politique n’est pas appréhendé à la même échelle par les individus (ex : gauche-droite, ou encore extrême gauche, gauche, centre gauche, centre …). De cette manière, on peut affirmer que les personnes interrogées sur internet sont plus politisées que les autres, car elles font elles mêmes la démarche de donner leur opinion.

Le questionnaire donne l’illusion d’un consensus, d’une opinion publique sur le problème abordé (ex : gauche-droite = bien-mal). Les personnes interrogées répondent de la même façon alors que leurs réponses recouvrent des opinions très diverses. Cela suppose même de pouvoir trancher sur le thème en question, en terme de « oui » ou « non ».


Conclusion :

     Depuis les années 50, de nombreux instituts de sondages cherchent à montrer ce que pense la population française. Ils réalisent des sondages politiques, cependant ils sont de plus en plus controversés car il y a d’importants enjeux financiers et politiques derrière. En effet, ils vont certes donner une image de ce que pensent les français à un moment donné. Mais par leur production statistique, ils vont influencer le choix des français et imposer la majorité politique. De plus, on constate que les sondages ont tendance à fournir des informations politiquement orientées. Ils ont donc une objectivité alternée par le positionnement politique des instituts et des médias ainsi que par les interprétations hétéroclites des questions par les sondés en fonction d’habitus différents.
    Comme le dit Free-economics : « N’oublions pas que l’opinion révélée par le sondage reste quelque chose d’artificiel, de construit dont il est difficile parfois d’y voir une information objective et pertinente. » Les sondages ne devraient-ils pas à cause du poids qu’ils ont sur les décisions des français être davantage surveillés par un organisme politiquement neutre?




Introduction : Le vote d’un candidat, un choix individuel ou non ?

16 05 2012

  Lors des élections chaque individu vote seul dans un isoloir et est maître de ses actes et de ses choix. En effet, le fait de se rendre dans un isoloir, est une action dite purement individuelle mais l’on remarque qu’une fois le bulletin en main, le choix de l’individu est clairement influencé par des facteurs extérieurs autre que son propre intérêt personnel. Ces facteurs extérieurs sont composés de multiples déterminants sociologiques qui agissent sur le comportement électoral. Nous avons constaté que la catégorie socioprofessionnelle et le revenu (a) agissaient sur cet acte politique, de même que l’âge (b), la socialisation (c), incluant la reproduction et la mobilité sociale, le lieu d’habitat (d) ainsi que d’autres critères qui nous sont apparus moins déterminants (e). Ces différents déterminants électoraux seront illustrés dans les articles suivants par des chiffres des élections de 2007 et de 2012. Nous ferons également une petite parenthèse sur l’abstention (f), qui est un élément important à prendre en compte lors d’élections électorales.