Sortie à la ferme : Savoye ou bien ?

Chaque année toutes les classes de 6e participent à une sortie d’une journée à la découverte d’une ferme. Ce projet organisé par les enseignantes de SVT (Mesdames DAVID et FAKIH), dans le cadre du PICC, a pour objectif de permettre aux élèves de mieux comprendre le fonctionnement d’une exploitation agricole, en visitant les différents espaces de travail ainsi que les champs et bâtiments, et en découvrant aussi tous les animaux qui y sont élevés.

Ce mardi 26 mars, ma classe (6e 3) et celle de 6e 5, sont parties en direction de Saint Pierre-de-Chandieu (Rhône) pour une journée d’immersion à la ferme de Savoye. Un programme différent attend les deux classes : pendant qu’une visite l’extérieur de l’exploitation lors d’une demi-journée, l’autre réalise du pain et du beurre avec Nathalie, la responsable de la ferme pédagogique. L’après-midi, on inverse les classes et les activités !

Rien ne « cerf » de courir…

Le matin, ma classe a ainsi découvert sous un beau soleil mais aussi un grand vent froid, les enclos et les champs où vivent des chevaux, des émeus, des biches et leur cerf, des canards, des oies, des pintades, des poules et quelques coqs, des lapins sans oublier les chèvres, les moutons, les porcs… De quoi nous permettre de remplir notre questionnaire concernant le nom des mâles et des femelles de chaque famille d’animaux, avec le temps de gestation et de couvaison propre à chaque espèce…

Ça m’émeu… t !

Un pique-nique en plein air a suivi ; les deux classes ont ainsi pu se retrouver et se défouler avant que les groupes ne repartent chacun de leur côté pour de nouvelles activités.

Avant le départ pour l’activité prévue…

L’après-midi, gros plan sur le blé, avec un rappel des éléments nécessaires à sa culture, avant que les travaux pratiques ne commencent. Opération lavage minutieux des mains puis pétrissage de la pâte à pain, à partir de farine et de sel, d’eau et de levure boulangère… Les pâtons ont été rassemblés pour une cuisson différée.

Pétrissage d’un pâton…

Enfin,  opération beurre, après un rappel sur le lait et ses différentes versions, du lait entier au lait écrémé ou demi-écrémé. Chaque élève a bien pu utiliser son énergie lorsqu’il a fallu changer de petits pots de crème en beurre.

Et soudain le beurre apparut, à force d’avoir été battu…

Secouez-moi, secouez-moi !

Une journée à la ferme, ce n’est pas de tout repos… mais ça vaut mieux qu’une journée de cours au collège !

Marche ou crève ?

Face à l’urgence climatique, de Bruxelles à Strasbourg, en passant par Dijon, de nouvelles marches pour le climat sont organisées partout en France et en Europe. En quoi ces rassemblements peuvent-ils aider à faire changer les mentalités et les habitudes ? Coup de projecteur sur Lyon où la dernière marche pour le climat du dimanche 27 janvier a mobilisé 5 000 personnes. Les jeunes sont de plus en plus nombreux à participer. De bon augure ?

Comme à Paris, le 8 septembre dernier, régulièrement, des citoyens se rassemblent pour des marches ou manifestations destinées à porter leurs inquiétudes sur la place publique. S’agissant de la pollution et de ses effets dangereux chez l’Homme et dans la Nature, les discours ne suffisent pas. Il faut des actions plus visibles et fédératrices organisées par des partis politiques ou des associations, pas seulement écologistes. Pour Andy Battentier, co-organisateur du défilé parisien, il s’agissait de porter la question de l’écologie sur le devant de la scène. Avec son mouvement « Plus qu’une marche », il voulait « maintenir la pression et ne pas lâcher sur ces questions-là », c’est-à-dire au sujet du climat. Plus qu’une simple manifestation sans lendemain, il souhaitait une véritable prise de conscience devant entraîner des décisions concrètes.

À Lyon, dimanche 27 janvier, c’est une marche plutôt spectaculaire qui a rassemblé près de 5 000 personnes. Sur le site du Monde, publié le soir même et mis à jour le lendemain, on peut lire : « Les manifestants, toutes générations confondues, ont constitué une immense chaîne humaine, encerclant complètement la presqu’île de la capitale des Gaules. Deux cortèges sont partis de la place des Terreaux, au pied de l’hôtel de ville central. L’un a emprunté le quai de Saône, l’autre celui du Rhône, pour se rejoindre place Bellecour. Deux grandes banderoles noires emmenaient les défilés étirés sur plusieurs kilomètres. « Lyon suffoque », disait l’une. « On veut respirer », répondait l’autre. » Voilà pour la forme, quant au fond, Maxime Forest, 25 ans, membre d’Alternatiba, l’un des principaux organisateurs de la marche lyonnaise tenait à insister : « On veut démontrer à quel point le climat préoccupe la population, et pas seulement une poignée de bobos (bourgeois bohèmes)… »

Lyon sous une nappe de pollution atmosphérique

Ces marches servent à prévenir ceux qui ne se sentent pas concernés. Entre les climatosceptiques (ceux qui refusent de croire que l’Homme a une influence sur les changements climatiques actuels) à l’image du Président Trump aux États-Unis et de Jair Bolsonaro au Brésil… et les désespérés qui considèrent que, quoi qu’on fasse, il est trop tard pour sauver la Terre et ses habitants, quels moyens de sensibilisation adopter auprès des autres Terriens ? Une prise de conscience de tous est indispensable et elle passe par des engagements concrets et courageux de la part des États, par l’intermédiaire de leurs gouvernements comme de leurs citoyens. Des personnalités célèbres (McFly & Carlito, Akim Omiri, Et Tout Le Monde S’en Fout, Max Bird, Juliette Tresanini, Baptiste Lorber, Cyril…) l’ont bien compris, en soutenant L’affaire du siècle. Il s’agit d’une pétition en ligne afin d’exiger un recours en justice contre l’État français pour inaction climatique, lancée par quatre Organisations Non Gouvernementales,  qui avait recueilli dimanche 23 décembre 2018 plus de 1,6 million de signatures… Du jamais vu en France !

Slogan pour l’affaire du siècle…

Sur le site de l’Obs, en date du 24 décembre 2018, on peut lire le constat de Marie Toussaint, présidente de l’association Notre affaire à tous : « C’est une réappropriation démocratique. La génération climat veut prendre son destin en main, il est fini le temps des grands discours creux ! Nous voulons pouvoir choisir notre avenir. En matière de climat, plus rien ne sera comme avant. »

Alors comme la « génération climat » ce sera sûrement la nôtre, autant commencer tout de suite, au quotidien, à changer certaines de nos (mauvaises) habitudes… Par exemple, consommer mieux mais moins, savoir renoncer à nos envies dès qu’elles ne sont pas de réels besoins. Accepter de ne pas avoir le dernier gadget à la mode, venu de Chine, et vendu par une firme américaine… et puis entraîner des ami.e.s et copains-copines à faire comme nous…

Bref, penser plus « local » pour ne pas devoir respirer prochainement dans un bocal !