Serial writer

Pour cette nouvelle année scolaire, la rédaction a décidé de relancer « le livre du mois ». Cette première chronique me permet de vous offrir une pépite : Serial Tattoo. Un roman policier écrit par une de nos auteures préférées : Sylvie Allouche.

Serial tattoo
@MagRR

Paru le 20 août dernier aux éditions Syros,  ce nouvel épisode permet de retrouver avec bonheur l’enquêtrice Clara Di Lazio et son équipe « d’enfer ». Une affaire qui nous plonge justement dans les ténèbres de l’esclavage humain au 21e siècle.

Une adolescente nommée Shaïna est entraînée dans un réseau de trafics de jeunes gens en échange d’une somme d’argent conséquente. Comme point de départ à cette intrigue, une mère en panique et une sœur qui en sait plus que ce qu’elle veut bien laisser paraître. Une plongée dans le monde souterrain de la traite des personnes étrangères (venant du Nigéria notamment) en situation de précarité, qui va conduire la commissaire et ses fidèles équipiers dans toute la noirceur du monde de la nuit… Les mœurs, un domaine peu habituel pour cette brigade qui va devoir puiser en elle-même toutes les ressources pour trouver une issue… de secours.

Des personnages touchants, d’autres beaucoup moins sympathiques… Une ambiance pesante qui peut ménager des pauses ou des rebondissements en un rien de temps. Une nouvelle fois un problème de société est dénoncé à travers une intrigue policière dont le dénouement n’est pas le seul intérêt. Du vrai « Sylvie Allouche » qui, à l’instar de Molière (Castigat ridendo mores), tente de faire réfléchir non par le rire mais par le suspense…

Après Stabat Murder et Snap Killer ce troisième volet permet de retrouver avec plaisir la commissaire la plus attachante de sa génération, femme flic aussi douée que tenace, mais également juste humaine avec des zones d’ombre… Clara di Lazio c’est l’intuition et le brio !

Avec plus de treize prix littéraires obtenus pour Stabat murder dont le Prix Alizé 2020 et le Prix du jury, Snap Killer, outre le prix Cognac du meilleur polar Jeunesse et le prix Ados Rennes Ille-et-Vilaine, est en lice pour de nouvelles récompenses. Nul doute qu’il conviendra d’ajouter très bientôt à cet impressionnant palmarès Serial Tattoo qui fait déjà l’unanimité auprès du public grand adolescent comme adulte. Vivement le festival Sang d’Encre de novembre prochain pour que son large lectorat puisse entourer et fêter Sylvie Allouche comme il se doit !

 

Mission : protection de la jeunesse !

Ces mardi et mercredi 18 et 19 février, les professeurs d’Histoire-Géographie et d’Enseignement Moral et Civique ont supervisé la venue de la P. J. J . au collège. Tous les élèves de 4° ont eu le privilège de débattre avec deux intervenants. L’idée était de rappeler les bases essentielles du Vivre ensemble. Découverte de ce temps fort d’intervention !

Protection Judiciaire de la Jeunesse

P. J. J.  signifie « Protection Judiciaire de la Jeunesse« . Un éducateur P.J.J est une personne qui prend en charge les mineurs ayant commis des délits et les accompagne pour les aider à éviter la récidive et une incarcération en leur proposant d’autres alternatives.

Cette intervention a été bénéfique en nous permettant d’apprendre des tas de choses :

Un juge peut envoyer des mineurs en prison pour enfants à partir de 13 ans jusqu’à 18 ans. On nous a également rappelé que les enfants ont des droits et des devoirs et qu’ils se doivent de les respecter (aller à l’école, avoir un droit d’expression, un droit fondamental à la sécurité,…)

Suite à cette venue de la P. J. J, nous avons interviewé un professeur et deux élèves ayant assisté à ce temps d’échange :

Vue de la professeure :

Elle a choisi d’organiser cette intervention en rapport avec le cours d’EMC sur la justice. Bien que maîtrisant déjà le sujet, elle a pu rafraîchir sa mémoire sur certains points précis. « Je trouve cette intervention bénéfique. Le rappel sur le harcèlement est le bienvenu. Très bons intervenants par ailleurs. »

Du côté des élèves, l’avis est le même :

  • « Très bonne intervention, j’ai appris beaucoup de choses par rapport aux droits-devoirs. »
  • « Cette intervention m’a beaucoup intéressée. »

Pour ma part j’ai trouvé que l’on avait bien besoin de ces rappels. Les intervenants étaient très sympathiques et à l’écoute de nos questions. Le service  d’information auprès des jeunes et donc la prévention qu’ils assurent nous est très utile.

Nos remerciements aux intervenants : Naima Tourni, Tony Rousseau, Waliba Aissani et Axelle Betems.

Professeure et élèves interrogées : Mme Daoussi, enseignant d’Histoire Géographie EMC, Nassira Boukaibat et Chloé Dupré, élèves de 4°2.

L’opéra enchanté

Ce mercredi 5 février, 2 classes de 4° ont assisté à la représentation de La flûte enchantée de Mozart au Manège de l’espace Saint-Germain à Vienne – et non à Wien !- dans le cadre du projet « Mise en voix » et dans celui du programme d’éducation musicale de 4°. 

La flûte enchantée retrace le parcours initiatique et amoureux de Tamino et Pamina, deux amants au cœur pur, accompagnés des facéties de Papageno et Papagena. Bien qu’étant son dernier, cet opéra à l’univers magique et merveilleux est le plus populaire qu’ait jamais écrit Wolfang Amadeus Mozart, Viennois d’adoption !

Réticents au départ, nous sommes plutôt enchantés à l’arrivée… Depuis novembre, nous avions travaillé les deux airs de Papageno puisque le spectacle était destiné à un public scolaire invité à intervenir à deux reprises, au cours du premier puis du second acte.

Affiche officielle du spectacle par l’ensemble ContrastS

Quelques 2800 élèves auront assisté à cet opéra en direction des scolaires, de la maternelle au lycée, lors de quatre matinées, avant les deux représentations tous publics, prévues en soirée le 7 et 8 février.

Nous aurions dû chanter en chœur aux moments attendus, malheureusement nous n’avons pas vraiment osé pousser notre voix comme prévu lors de la répétition au collège, le jeudi 12 décembre dernier. À cette occasion, le metteur en scène Zoltán Csekö, accompagné du pianiste Landry… Heureusement la salle était plus spontanée pour le second air.

Dans l’ensemble, les élèves ont vraiment apprécié la mise en scène et les décors, avec une mention toute particulière pour les costumes, jugés « beaux », « colorés », « extravagants » et « scintillants »… Très remarquée aussi la qualité des maquillages, notamment celles des trois (drôles) de Dames… Quelques personnages ont attiré la sympathie, Papageno bien sûr, par son côté « drôle » et « exubérant », mais aussi Pamina, dont la voix a conquis la plupart des spectateurs et spectatrices, en offrant beaucoup d’émotion. Quant à Sarastro, sa voix basse avait une portée énorme ! L’affreux Monostatos, semblant sorti d’une caverne préhistorique, était un anti-héros parfait, très bien joué. Quant aux effets spéciaux, si le dragon n’a pas fait long feu, les trouvailles de mise en scène ont produit leur effet avec la prise de hauteur de certains choristes sur les cintres, de leurs voix perchées ! Les péripéties de Papageno sur son vélo d’oiseleur, ainsi que sa perte de plumes improvisée, ont permis des moments de relâchement et de rires spontanés, bienvenus. Les diverses interactions avec le public ont été très appréciées, créant une complicité entre la scène et la salle : la cheffe d’orchestre qui se retourne, les choristes au milieu du public, le passage de la reine de la Nuit…

L’art lyrique a tout de même une approche difficile. Certain.e.s ont regretté quelques longueurs et n’ont pas forcément compris toutes les paroles chantées ni toutes les scènes proposées. Le public novice n’applaudissait pas non plus au bon moment… Enfin, était-ce le fait d’assister au spectacle en matinée, les élèves n’ont pas vraiment été séduits par la Reine de la Nuit, malgré la prouesse vocale et la technicité de l’interprète, une soprano colorature. Le prince Tamino, habile faux flûtiste, n’a pas conquis le cœur des jeunes damoiselles présentes dans l’assemblée, par manque de prestance et de relief, en dépit d’une voix très agréable. Nul doute qu’il saura charmer un auditoire plus mature.

Pari réussi néanmoins pour Zoltán CESKÖ et tous les artistes de l’ensemble ContrastS ! Les élèves de 4e 3 et 4e 4 de notre collège sont ressorti.e.s satisfait.e.s, certain.e.s plus ébloui.e.s que d’autres, mais content.e.s pour la plupart. Rendre accessible l’opéra à des jeunes, en leur proposant de participer vocalement au cours du spectacle, en leur offrant artifices, costumes, décors et maquillages de qualité, en plus de la virtuosité des musiciens et chanteurs, ne pouvait qu’obtenir leurs voix !

Pour finir, le top 5 des personnages de la Flûte enchantée les plus appréciés par notre classe médias :                                                                                                1 : Pamina  2 : Papageno et Sarastro  4 : La reine de la Nuit   5 : les trois gardiennes

Les élèves de 4ème 4

Une BD à adopter

Voici à nouveau le temps du Livre du mois : publié le 04 Mai 2016 aux éditions Bamboo par Zidrou et Arno Monin, l’album de BD L’Adoption  est un véritable chef-d’œuvre, de mon point de vue.

Cette BD en 2 tomes raconte l’histoire de Qinaya et Gabriel. Qinaya est une jeune orpheline péruvienne de 4 ans. Gabriel est un retraité français de 74 ans qui vit avec sa femme Lynette. Un jour, un séisme de magnitude 8.4 survient à Arequipa au Pérou. Quinaya va perdre sa famille dans cette catastrophe. Un couple va décider de l’adopter et il se trouve que ce sont les enfants de Gabriel et Lynette. Voilà comment Gabriel devient grand-père du jour au lendemain. Comment va t-il vivre ce changement ? Va t-il pouvoir se lier d’affection avec cette petite fille ? À vous de le découvrir… Sachant qu’une péripétie qu’on n’attend pas du tout survient…

 

L’adoption. Tome 1

 

L’adoption. Tome 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour ma part, je ne peux que vous conseiller cette histoire en deux volumes, même si elle s’adresse, au départ, à un public adulte. En fait cette duologie (un duo à la maison…) joue avec l’humour, l’émotion, les faits de société… C’est un moment très agréable à passer…

Adoptez cette lecture sans vous poser trop de questions ! Les deux volumes sont à la médiathèque scolaire !

Un appétit d’ogre pour le Livre du mois

Elle était très attendue, la nouvelle chronique « Le livre du mois » arrive en même temps que le Nouvel An ! On commence fort avec  L’ogre et sa princesse aux petits oignons , un drôle de roman aux saveurs de conte gentiment « déjanté »… écrit par Sabrina Inghilterra et paru aux éditions Didier Jeunesse en mai 2016.

C’est un roman aux multiples facettes puisque le fantastique côtoie l’humour et la gastronomie ! Vous l’aurez compris, il s’adresse à tout type de lecteurs, surtout à ceux qui aiment dévorer des livres, mais pas que !

L’ogre et la princesse aux petits oignons
@Babelio

On découvre l’histoire d’un ogre qui reçoit une invitation à participer à un concours de cuisine ogresque. Le souci est qu’il n’a plus l’habitude de cuisiner comme eux depuis qu’il vit chez les humains… Il va quand même tenter ce concours, et décide de s’installer chez sa mère pour être plus proche du lieu où se déroulera l’épreuve culinaire. Dans le bus permettant de s’y rendre, il va faire une rencontre décisive pour la suite de son aventure. Un livre de recettes va lui être offert dans lequel se trouve une curieuse proposition : celle de cuisiner une princesse ! Seulement pour la faire mijoter, il faut d’abord trouver une princesse, l’approcher, lui parler et surtout ne pas devenir son ami ! Plus facile à dire qu’à faire ! Gros problème pour notre ogre Ventrerond, d’autant plus que le concours approche à grands pas…

Je l’avais lu en 6e sans parvenir à l’aimer. Après l’avoir lu en 4°, j’ai fini par apprécier son humour. Derrière l’amusement procuré par cette lecture divertissante, il y a aussi une morale… Les ogres, antipathiques par nature, peuvent aussi avoir des sentiments proches des humains. Bref, un livre pas seulement pour les enfants !

Alors, si d’aventure, vous croisez un ogre dans la rue, faites-lui quand même un sourire !

Lecture au collège ou dans la neige

Dans notre cher collège de l’Isle, la promotion de la lecture a été plusieurs fois remise au goût du jour… Par exemple avec le projet « Silence on lit », qui n’a malheureusement pas connu un franc succès ! Malgré tout, certains adultes sont très militant.e.s et considèrent que lire est un plaisir qui aide à « grandir » tout au long de la vie…

Qu’ils soient professeur.e.s ou personnels de direction, de nombreux adultes se laissent tenter pas la littérature française ou russe (tels Monsieur Ramon, professeur de français ou Madame Daoussi, enseignante d’histoire géographie). D’ailleurs pour la plupart, leur support préféré est le livre, prioritairement le roman suivi du documentaire qui précède la Bande Dessinée. À ce propos, certains albums de ce 9ème art recèlent de petits bijoux, culturels et littéraires, pour tous les goûts.

Lors des vacances de Noël ou juste pour vos lectures à venir,  je vous propose un petit florilège des meilleurs ouvrages que j’ai pu lire ces derniers mois. Titres appréciés par l’ado que je suis mais aussi par beaucoup d’adultes de mon entourage.

Du côté des albums de bandes dessinées :

La guerre de Catherine de Julia Billet aux éditions Rue de Sèvres d’après le roman du même titre paru à l’Ecole des Loisirs

La cité sans nom (en 3 tomes) de Faith Erin Hicks aux éditions Rue de Sèvres également

Fêtes Himalayennes, les derniers Kalash de Jean-Yves Loude, Viviane Lièvre et Hervé Nègre, l’album faisant office de catalogue à l‘exposition éponyme au Musée des Confluences de Lyon, dessiné avec brio par Hubert Maury

Visuel du catalogue de l’exposition sous forme de BD
@Musée des Confluences

Du côté des romans :

Stabat Murder et Snap Killer de Sylvie Allouche aux éditions Syros, romans déjà évoqués à l’occasion de la venue de l’auteure au collège au printemps 2019

Première de couverture de SNAP KILLER de Sylvie ALLOUCHE
@Editions SYROS

Les collégiens de Colas Gutman à l’École des Loisirs au titre bien explicite

et enfin le coup de cœur de la rédaction durant l’automne 2019,                               Combien de pas jusqu’à la lune de Carole Trébor chez Albin Michel, dans la collection Litt’

Moi, Elton John par le chanteur himself, un récit autobiographique également paru aux éditions Albin Michel que j’ai déjà évoqué dans un article précédent

Voilà une liste qui vous permettra de facilement jongler entre romans et BD. Des livres qui se lisent très vite, du moins pour le lecteur gourmand que je suis ! ? Mais les congés de Noël et les fêtes de fin d’année sont aussi l’occasion de ressortir les fameux livres de cuisine, ou les contes, à lire au coin du feu de cheminée ou près d’un radiateur…, avec bien sûr un chocolat chaud et pourquoi pas des marshmallow, très appréciables quand il fait froid dehors.

Bref, FÊTES-vous plaisir avec de bons bouquins à lire ou relire, seul.e ou à haute voix…

Rendez-vous en 2020 pour une nouvelle rubrique : Le livre du mois où je vous partagerai mes coups de cœur, au fil des saisons…