Aux urnes, citoyennes ! Grâce à Hubertine Auclert…

Le jour où…

je suis devenue le modèle de toutes les filles…

Nous sommes en 1876. Je fonde la Société du Droit des Femmes. J’en suis écartée car jugée trop radicale même si je fais partie de son comité d’organisation.

Alors l’année suivante je prononce à la tribune du Congrès ouvrier socialiste de Marseille un discours sur l’égalité sociale et politique de la femme.

Comme mes paroles ont plu, je décide de créer le journal La Citoyenne, pour la revendication du suffrage des femmes.

Résultat de recherche d'images pour "auclert hubertine droit de vote"

http://file/hubertine_auclert1

Plusieurs années avant le centenaire de 1789, j’évoque l’action des femmes pendant la Révolution notamment celle de Rose Lacombe, et la manière méprisante dont on les a renvoyées dans leurs foyers…

Je suis contrainte de cesser les publications de mon journal La Citoyenne, pour raisons financières. Cela ne m’arrête pas pour autant.

Résultat de recherche d'images pour "auclert hubertine droit de vote"

https://www.google.fr/imgresa

En 1894, je participe au journal La Libre Parole d’Édouard Drumont.

En 1900, je fais partie des créatrices du Conseil national des Françaises, une organisation pour les groupes féministes qui soutiendra le vote des femmes. Comme les hommes, elles doivent payer des impôts. Pour quelles raisons ne seraient-elles pas autorisées à voter ?!

Après un long séjour en Algérie, dont je tire en 1903 un livre intitulé Les Femmes arabes en Algérie, je poursuis une campagne «suffragiste», multipliant pétitions et opérations spectaculaires.

En 1908, les Françaises mariées ont enfin le droit de disposer de leurs propres salaires mais uniquement à l’âge de 60 ans…Or, c’est celui de l’espérance de vie, cela amoindrit quelque peu l’ampleur de la bataille remportée ! Je continue bien entendu de pousser en faveur de l’égalité complète.

En 1910, je vais jusqu’à me présenter aux élections législatives avec Marguerite Durand. Toute ma vie, je souligne les spécificités que pourraient apporter les femmes grâce au droit de vote. Je mets le doigt sur un point important : le vote des femmes doit avoir un effet de moralisation sociale. Cette conception va vraiment marquer le féminisme français.

Je suis l’une des figures les plus actives du féminisme jusqu’à ma mort : Hubertine Auclert, toujours prête à servir la cause des droits des femmes.

Les suffragettes françaises :

J’ai été très appréciée des Anglaises. Parmi les autres femmes ayant compté pour la cause féministe :  la médecin Madeline Pelletier, membre du Parti socialiste et Caroline Kaufmann, célèbre pour avoir fait irruption en 1904 à la Sorbonne en troublant la célébration du centenaire du Code civil, ce texte qui a refusé aux femmes les droits politiques et civils…

L’année où…

les femmes obtiennent le droit de vote au même titre que les hommes : 1944

Il aura fallu attendre trente ans après le décès de la suffragette Auclert… pour que son combat aboutisse enfin ! Alors, aux urnes, citoyennes !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *