Salon de l’automobile de Genève 2018 : stop aux clichés sexistes

Mercredi 14 mars 2018. Une journée passée au Salon de l’automobile de Genève avec un angle de vue particulier : la question de l’égalité homme-femme dans le monde -a priori très sexiste- de l’automobile. Hôtes et hôtesses, personnels d’entretien, visiteurs et visiteuses : les clichés sont-ils en train d’évoluer ?

Peut-on aimer le domaine automobile en tant que fille ? Un véhicule est-il mieux mis en valeur s’il est présenté par une -jolie- femme ? Y a-t-il un rapport entre la longueur des robes et la puissance des moteurs ? Les hommes refusent-ils d’épousseter des carrosseries rutilantes comme leurs consœurs ? Le salon de l’automobile de Genève a commencé à répondre par la négative à toutes ces questions lors de l’édition 2018. En effet, dès l’arrivée à Palexpo, des écrans dynamiques annoncent en français, anglais et allemand, que, désormais, les hôtesses sont présentes sur les stands pour montrer les véhicules… plutôt que leurs jambes.

Look chic et sport

Hôtesse en tenue élégante et sobre…

Déclinaison mixte pour une ligne commune : pantalon et accessoires de couleur jaune…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est la nouveauté de cette édition suisse. La plupart des constructeurs présents au Salon ont opté pour un dress code unisexe, ou ont proposé aux hôtesses vêtues de robes des chaussures à talons plats, des bottines, bref, des souliers confortables et non plus des talons aiguilles… Une véritable tendance même si certaines marques sportives entretiennent encore le cliché de la femme-objet, arborant une tenue très sexy, prenant la pose assise sur un châssis de voiture rapide et prestigieuse…

Cliché d’un cliché…

Autre révolution : femmes et hommes en proportions égales astiquent régulièrement les carrosseries brillantes mises à mal par les doigts des visiteurs et visiteuses ouvrant et fermant régulièrement les portes des véhicules de démonstration.

Séance époussetage de berline…

Homme qui ménage une voiture

Woman in black pour traquer les traces…

Lustrage au masculin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Enfin, les visiteuses passionnées d’automobiles côtoient les messieurs sur les stands des constructeurs, intéressées par les performances et caractéristiques techniques des véhicules et pas seulement par la couleur de leur carrosserie ou la qualité des tissus intérieurs !

Hommes et femmes avec l’automobile pour passion…

Pour fréquenter régulièrement le Salon de Genève, l’année 2018 marque un véritable changement dans la démarche. Effet de mode ou réelle prise de conscience, les éditions suivantes devraient confirmer cette tendance #Stop aux clichés (sexistes) ! La seconde révolution est aussi environnementale et connectée… mais il s’agit d’une autre dimension…

 

par Kmie (texte et photographies)

Princes des fatras ou la dignité émergeant des déchets…

Merci à l’écrivain-voyageur Jean-Yves Loude pour son implication sans failles lors de son escale au collège de l’Isle ce vendredi 23 mars.

Affiche JYL 23 mars 2018

JYL et 4e 4

Une journée bien remplie et une soirée réussie ont permis aux élèves de 6e 1 et de CM1-CM2 de Saint Sorlin de Vienne, aux élèves du Dispositif Relais sur Site de Vienne – Roussillon,  aux Ambassadeurs et Ambassadrices du club Lecture, à la classe de 4e 4 et celle de 4e 5… de découvrir la vie quotidienne de la population du quartier Cité Soleil de Port-au-Prince en Haïti. Le roman Princes des Fatras a été le dénominateur commun à chacune des interventions de l’auteur au cours de la journée mais aussi en soirée, avec la projection du film éponyme devant un public familial, en présence de nombreux enseignants.

Princes des fatras : un roman et un film documentaire

Cité-Soleil : un quartier très pauvre de la capitale haïtienne, Port-au-Prince, où, depuis plus de vingt ans, au milieu des immondices (fatras) abandonnées par les « gens d’en haut », un centre éducatif par le sport et l’enseignement scolaire assure aux enfants de ceux « d’en bas », filles et garçons, des raisons d’espérer en plus d’un repas quotidien. Un centre de revalorisation des déchets est également à l’œuvre pour permettre l’élaboration de compost mais aussi la fabrication de briquettes de carton destinées  à servir de combustibles pour les petits réchauds domestiques, en lieu et place du charbon de bois… qui entretient la déforestation.

Des initiatives personnelles proposent aussi des verres à partir de bouteilles découpées, meulées et peintes à la main ; des sacs, rideaux de porte, sandales sont façonnés à partir d’étiquettes de sodas et d’emballages de bonbons… Sans oublier le travail de ferronnerie réalisé à partir de vieilles tôles récupérées, qui, une fois frappées et découpées, donnent vie à des objets artisanaux en formes de lézards, papillons, paysages ouvragés, avant d’être peintes et vendues en centre ville, aux touristes…

Le génie populaire plus fort que la misère mais une arme bien modeste face à celles meurtrières des gangs et de la délinquance. Pourtant quelle leçon adressée aux pays riches, pourvoyeurs inconscients de déchets de toutes sortes !

JYL : Prince des fatras

Grâce à la prise de conscience permise par Jean-Yves LOUDE, Princes des fatras va peut-être devenir aussi le nom d’une opération solidaire en partenariat avec l’INSA de LYON : envoyer 200 romans du même titre aux jeunes d’Haïti. Pour que la débrouillardise et le courage venus de Cité Soleil puissent donner de l’élan à la jeunesse haïtienne et pour que la France rembourse un peu sa dette envers cette île des Caraïbes…

Tissu militant…

Plus qu’une rencontre artistique et culturelle, ces temps de partage avec notre écrivain-voyageur ont insufflé pour longtemps la joie et l’énergie du Grand Travailler Ensemble…

par Kmie.

Crédits photographiques autorisés : @xmrgraph

Quand j’étais petit je voterai

Ce mercredi 10 mai tous les élèves délégués de classe ou membres du CVC étaient attendus à 19 h 30 au Théâtre de Vienne pour assister à la représentation de la pièce : Quand j’étais petit je voterai mise en scène et interprétée par la Compagnie stéphanoise The Party. Ils avaient ainsi rejoint leurs camarades de l’atelier théâtre présents à ce dernier spectacle de la saison JEUNE PUBLIC

Cette pièce est adaptée de son roman éponyme (portant le même nom) écrit en 2002 par  Boris Le Roy, au lendemain du premier tour des élections présidentielles qui ont vu pour la première fois en France un parti d’extrême-droite accéder au second tour d’un scrutin majeur,

Le roman pour les jeunes

Il s’agit de l’histoire de collégiens devant élire leur délégué de classe; Cette élection entre adolescents est le point de départ d’une réflexion sur ce que sont la démocratie, la république, la laïcité mais aussi les luttes de pouvoir et la violence ordinaire. Une histoire d’amour vient adoucir le propos et parfois le fantastique et le merveilleux ne sont pas très loin de ce collège tout sauf réaliste.

Sur scène deux comédiens interprètent plusieurs personnages différents au premier rang desquels le jeune Anar et la belle Lune sans oublier le méchant Cachot.

À l’issue du spectacle d’une durée de cinquante minutes, nous avons pu rencontrer un quart d’heure durant la metteuse en scène Émilie CAPLIEZ ainsi que les deux comédiens Simon PINEAU et Elsa VERDON. Ils ont répondu de bonne grâce aux questions d’un très jeune public. Pratiquant le théâtre depuis leurs années lycée, ce sympathique trio a ainsi pu nous dire que la pièce a été créée en 2016 et que sa programmation à VIENNE, si elle coïncide avec le calendrier électoral français, n’annonçait en rien un nouveau deuxième tour avec un parti d’extrême-droite en lice… Ce spectacle en tournée dans toute la France sera présent au Festival d’Avignon dans les tous prochains mois.

Avec un décor minimaliste mais des effets visuels et sonores efficaces, il s’agit d’un spectacle théâtral bien rythmé. Souvent drôles, les personnages racontent leur histoire au public qui ne peut qu’adhérer à leurs questionnements et à leur énergie. « Originale » telle que décrite par les élèves présents, cette histoire peut être comprise à plusieurs niveaux de lecture et convenir ainsi aux enfants, aux adolescents et aux adultes qui les accompagnent. En cela Quand j’étais petit je voterai est vraiment un « spectacle vivant » !

ON…U une belle journée à Genève…

Dans le cadre du Parcours citoyen, tous les élèves délégués de classe ainsi que les élèves membres du CVC (Comité de Vie Collégienne) du collège de l’Isle ont passé la journée du vendredi 05 mai 2017 à Genève (Suisse).

Vue sur le lac depuis l’ONU

Ce voyage dans la capitale helvétique  organisé par Madame TREMELO, la Conseillère Principale d’Éducation, avait pour objectifs notamment de sensibiliser les délégués à la dimension universelle de l’engagement au service des autres et à celle du respect du droit, y compris international. La visite de l’Office des Nations Unies de Genève était le temps fort de cette journée.

Dans l’enceinte de l’ONU

Après quelques péripéties indépendantes de notre volonté, nous avons atteint le Palais des Nations, très en retard mais suffisamment à temps pour profiter d’une visite guidée. Pendant une heure environ, notre guide, de nationalité italienne, nous a expliqué et montré le fonctionnement de ce lieu tellement chargé d’Histoire et d’événements internationaux.

Explications de notre guide dans la salle du Conseil de Sécurité

Des dizaines de salles de tailles différentes pour accueillir les commissions, les conférences et les débats concernant les enjeux diplomatiques et internationaux des 193 pays membres de l’Organisation des Nations Unies entre eux et avec les pays non membres… Six langues officielles sont utilisées : l’Anglais, l’Arabe (depuis 1976), le Chinois, l’Espagnol, le Français et le Russe. L’Office des Nations Unies compte trois autres sièges de par le monde : à NEW YORK (Etats-Unis), à VIENNE (Autriche)  et à NAIROBI (Kenya). D’autres lieux à visiter pour de futurs voyages de délégués !

Grande salle de réunion pouvant accueillir 2 000 personnes.

La sortie à Genève a également été l’occasion d’une promenade sur le lac. Outre le célèbre jet d’eau, nous avons pu voir quelques bâtiments célèbres : la Société des Nations (ancêtre de l’ONU actuel), le Bureau International du Travail, l’Organisation Mondiale du Commerce…

Bâtiment ayant abrité la Société des Nations

De retour à quai, nous avons récapitulé par niveau de classe toutes nos observations depuis le matin puis nous avons fait un tour parmi les stands installés à l’occasion du marathon de Genève prévu le dimanche 7 mai… avant de conclure par la photographie de groupe.

Pause repas tardive mais lumineuse…

Défoulement géant…

 

Une journée bien agréable, avec le soleil comme allié… et la perspective apaisante d’un long week-end de trois jours… Les objectifs onusiens ont été atteints et nous avons vérifié de visu qu’il n’y avait pas le feu au lac !

Photographie officielle des ambassadeurs du collège de l’Isle auprès de l’ONU et de leurs accompagnateurs… moins la photographe ????

Merci à Monsieur Curtaud et au Conseil départemental de l’Isère d’avoir rendu cette sortie possible grâce à leur subvention.

Crédits photographiques : @MRR

L’extrême-droite en Europe

Je suis un élève de 3e qui s’intéresse aux mouvements politiques que l’Histoire a vu naître. En cours nous avons étudié les totalitarismes apparus au cours du 20e siècle. Comme l’actualité politique en Europe fait encore référence à ces régimes et courants de pensée, j’ai eu envie d’en savoir plus sur les idées d’extrême-droite en Europe et ailleurs…

Pour m’aider, un article paru en ligne sur le site de Libération, le 21 janvier 2017, par Dominique Albertini. Je cite son propos : « L’un, à Washington, veut «rendre sa grandeur à l’Amérique». Les autres, à Coblence, ont promis de «rendre sa liberté» au vieux continent. Marine Le Pen et plusieurs de ses alliés européens se sont retrouvés le 21 janvier en Allemagne, le temps d’un meeting centré sur leurs deux passions communes : pilonner une Union européenne décrite en «prison des peuples»; dénoncer l’immigration et les méfaits de «l’islam politique». Une symbolique involontaire et un peu datée entourait le choix de la ville, lieu d’exil de l’aristocratie française durant la Révolution, et de la date, anniversaire de l’exécution de Louis XVI. Mais c’est bien l’avènement d’un «nouveau monde» qu’ont promis les orateurs, inspirés aussi bien par le Brexit que par la récente investiture de Donald Trump. »

Lors de ce meeting (rencontre avec des partisans) plusieurs présidents des partis d’extrême-droite, dont Marine le Pen pour le Front National, ont pris la parole au sujet de leur vision de l’Europe et des pays européens.

Quels sont les partis d’extrême-droite représentés et quelles sont les idées qu’ils défendent ?

  • Le Front National (FN) : il s’agit d’un parti politique français fondé le 5 octobre 1972 sous le nom de « Front national pour l’unité française », dit « Front national », par plusieurs membres du mouvement « Ordre nouveau » dans la perspective des élections législatives de mars 1973.
  • Lega Nord per l’indipendenza della Padania (LN) : Ligue du Nord pour l’indépendance de la Padanie le plus souvent abrégée en Lega Nord est un parti politique italien régionaliste, fédéraliste, souvent décrit comme populiste, voire xénophobe.
  • Alternative für Deutschland (AFD) : Alternative pour l’Allemagne  est un parti politique eurosceptique allemand, créé le 6 février 2013 et lancé officiellement le 14 avril suivant à Berlin.

Quelques citations pour mieux comprendre leurs opinions :

Marine Le Pen à Coblence pour le FN : «Ce ne sont pas les Allemands qui veulent l’accueil des migrants, c’est le grand patronat allemand ; ce ne sont pas les Français qui veulent supprimer les frontières, c’est le grand patronat français.»

Matteo Salvini à Coblence pour la Lega nord : «Des peuples entiers sont remplacés sans scrupule par une immigration qui n’a rien à voir avec la solidarité.»

Marcus Pretzell pour l’AFD : « Israël est une image de notre futur : dans la façon de gérer les relations avec l’Islam.»

Sans oublier le chef de file de l’extrême-droite hollandaise Geert WILDERS, qui a finalement été battu aux élections législatives aux Pays-Bas, en mars dernier.

Par ces observations, je constate que les idées et les propos extrémistes se sont développés dans plusieurs pays européens et pas seulement en France. Comme vous, en tant que collégien et donc pas encore électeur, je ne comprends pas tous les enjeux de pouvoir ni toutes les références -y compris historiques- que les partis d’extrême-droite défendent. Je voulais simplement vous aider à mieux découvrir ce qu’est l’extrême droite dont on parle tant dans les médias nationaux à l’occasion des élections présidentielles françaises.

Dans cinq ans, ces notions seront peut-être plus claires pour moi et pour vous, jeunes lecteurs… mais déjà citoyens.

Bast34

La malle magique de Jean-Yves LOUDE…

Les élèves de la classe de 6ème 2, en compagnie des élèves de CE2, CM1 et CM2 de l’école de Saint Sorlin-de-Vienne, ont rencontré l’écrivain-voyageur Jean-Yves LOUDE lors d’une rencontre au collège, l’après-midi du vendredi 17 mars, dernier jour de la semaine scolaire et dernier vendredi de l’hiver…

De quoi tourner la page du froid et des petits jours, grâce à un échange d’une très grande chaleur humaine et d’une grande ouverture sur le monde et les autres… autour d’une imposante malle, pleine de trésors venus des quatre continents…

Chaque élève a pu partager son ressenti :

Pour eux , « la rencontre a été :

  • magique car il faisait vivre des personnages à l’aide de marionnettes et de langues étrangères et mystérieuses pour nous
  • instructive car l’auteur nous a fait découvrir certaines traditions lointaines
  • enrichissante car on a appris quelques faits historiques différents des « vérités » enseignées à l’école
  • intéressante car il parlait de ses voyages comme s’il y était encore…
  • drôle car on aurait dit qu’on était tous partie prenante d’une pièce de théâtre
  • fantastique car il nous a parlé de pays magnifiques tels le Mali, les Açores
  • majestueux car on perçoit la joie de vivre de l’auteur et son élégance
  • bizarre car on aurait dit que Jean-Yves LOUDE devinait les questions que nous allions lui poser
  • éducatif car il nous a enseigné son savoir sur les Kalash
  • … »

Les images qui restent dans nos mémoires ; l’eau de l’hospitalité, le doigté sur la sanza et le son métallique qui en sort, les légendes sur le Mali, la richesse du savoir, le respect des « vieux » pour leur sagesse, la participation aux constructions des maisons chez les Kalash….

Lorsqu’il jouait de la sanza, il paraissait rejoindre les populations lointaines qui l’avaient tant « nourri » de toutes leurs connaissances.

Lorsqu’il racontait des histoires, il les vivait intensément. Il avait beaucoup de connaissances mais restait humble et rendait hommage à tous ceux qui lui avaient permis de devenir « savant ».

Quelle chance d’avoir pu approcher un auteur au sourire contagieux !

Les élèves de 6ème 2 et Madame PEREZ.

Frères de sang avec Jean-Yves LOUDE ?

Après quelques minutes de présentation et grâce aux nombreux « trésors » cachés dans son immense malle de voyage, notre invité nous a dévoilé tous ses « secrets » concernant les nombreux pays découverts en près de cinquante ans…

Embarquement immédiat

A 18 ans, il rêvait de partir en Inde. Ses parents n’étant pas d’accord pour l’aider, il a dû travailler durant deux ans à laver les vitres et les voitures pour financer seul son billet d’avion (aller simple) pour DELHI. Une fois sur place, avec un copain, il a aussitôt attrapé un virus… Celui des voyages !

Le TAJ MAHAL a été pour lui un déclic, une révélation. Il a eu envie de revenir dans ce pays et de partager toutes ses expériences et il a découvert l’importance de communiquer vraiment avec les habitants des régions visitées. L’apprentissage des langues locales est devenu sa priorité et lui a permis d’approcher au plus près les populations, loin des circuits touristiques.

Un livre a décidé de son orientation personnelle et professionnelle  : l’Homme qui voulut être roi de Rudyard KIPLING. Il y était question d’un peuple de l’HIMALAYA alors inconnu de tous : les KALASH.

Lors d’un autre voyage, avec Viviane LIEVRE sa compagne, il a réussi à rencontrer pour la première fois cette civilisation tellement éloignée. Au cours de plusieurs séjours fractionnés, ils ont passé deux étés, deux automnes, deux hivers et deux printemps parmi cette communauté païenne, essayant de survivre dans une région en guerre depuis plusieurs dizaines d’années. Voyageant en couple, et revenant plusieurs fois dans le même village, ils ont ainsi pu apprendre la langue, connaître et participer à toutes les fêtes et coutumes et obtenir leur doctorat d’ethnologie. Un voyage, un livre.

Chez les KALASH, une coutume pour devenir frères de sang consiste à tuer un mouton, en prélever les reins, à les faire griller et à se les partager…

Plus récemment, Jean-Yves LOUDE est retourné à Haïti pour témoigner d’un projet permettant aux habitants d’une cité très pauvre -« Cité Soleil »- de Port-au-Prince, la capitale, de survivre en recyclant ses fatras, c’est-à-dire les déchets produits par tous les habitants de l’ile, consommateurs riches de la colline comme les plus pauvres de la côte…

Dialogue et choc des cultures…

Jean-Yves LOUDE dénonce les grandes entreprises internationales qui produisent beaucoup d’emballages sans se soucier de leur traitement ou de leur élimination…

Un film documentaire de 26 minutes a d’ailleurs été réalisé au sujet de cette expérience : les Princes des fatras. Il illustre la vie à Cité Soleil, notamment au travers du centre pédagogique par le football qui permet à quelques 2 000 jeunes, filles et garçons, de recevoir un enseignement théorique et sportif, et de profiter au moins une fois par jour d’un repas chaud.

Concernant les déchets, on y voit des jeunes hommes fabriquer des verres à partir d’anciennes bouteilles, des briquettes de chauffage à partir de cartons et papiers recyclés, des coiffes et des paniers à partir d’emballages divers et des objets décoratifs à base de canettes martelées…

Plus qu’une rencontre avec un écrivain, c’est un voyage au coeur de l’Humain qui a été proposé aux élèves de 4ème 2 ce vendredi 17 mars.

L’équipe des journalistes de 4ème 2

Affaire Marion Fraisse : l’Education nationale jugée responsable pour 1/4

Il y a quatre ans déjà, Marion Fraisse, collégienne victime de harcèlement se suicidait par pendaison à l’âge de 13 ans. Son calvaire avait été double : harcèlement scolaire et cyber harcèlement via Facebook. Ses bourreaux ? Des « camarades » de classe. Le lieu central de son mal de vivre : son collège. Apparemment les dispositifs de lutte conte le harcèlement n’étaient pas au point dans cet établissement : une désorganisation au moins puisque plusieurs élèves connus pour être des acteurs de violence seraient restés impunis.

Cette élève de 4e C avait pourtant laissé deux enveloppes sur son bureau, dont une adressée à son établissement. Elle y détaillait ses souffrances ainsi que les humiliations, les insultes parfois subies en plein cours. Elle y désignait nommément ses bourreaux. Nora Fraisse, sa mère,  a écrit un livre : Marion, 13 ans pour toujours  qui a donné lieu à un film éponyme réalisé par Bourlem Guerdjou,  diffusé le mardi 27 septembre 2016 sur France 3 dans le cadre d’une soirée spéciale consacrée au harcèlement scolaire. Elle se souvient « Sur une seconde enveloppe, elle a écrit : « Mes meilleurs souvenirs avec vous », mais celle-ci est vide. »  Suite au décès de sa fille, Madame Fraisse a créé une association Marion La main tendue pour éviter qu’un tel drame ne se reproduise…

Association contre le harcèlement sous toutes ses formes

Cette maman dénonçait également le silence plus que troublant de l’équipe de direction et des enseignants suite au deuil qui avait touché sa famille. C’est avec le rappel de ces faits que la décision de justice du 26 janvier 2017 prend tout son sens.

L’État a en effet été jugé partiellement responsable du suicide de l’adolescente. Par le biais du site Lirelactu.fr, accessible depuis tous les établissements scolaires de France, nous avons pu consulter un article paru dans le Figaro du jeudi 2 février 2017 où il est indiqué que « ces alertes faites par les parents auraient dû, selon les juges, conduire le personnel à porter une attention particulière aux deux attroupements menaçants survenus dans l’enceinte du collège le 12 février 2013 et visant à chaque fois Marion. Évoquant « une absence de réaction appropriée » et estimant qu‘il y a eu un « défaut d’organisation du service public », les magistrats ont toutefois atténué la responsabilité de l’Éducation nationale en relevant que ces violences déterminantes s’étaient déroulées sur une seule journée et qu’une majorité des menaces avait été adressée via « les sites électroniques ». Une partie du calvaire de Marion lui avait donc échappé. « L’État est responsable à hauteur de 25 % », note Maître Laurent Ayache, avocat de la famille pour ce volet administratif. « Reste », dit-il, « les 75 % restants ». »

Moralité : le harcèlement, il faut en parler sinon, il ne s’arrête pas.

Attention : ce que vous dites peut blesser, mener au suicide lorsque cela devient répétitif et volontaire. Refuser de voir et de témoigner est un délit de complicité…