Les mosaïques, côté coulisses…

Quand nous sommes arrivés en tout début d’après-midi,  Stéphane FAGE nous a pris en charge pour nous faire visiter les coulisses du musée. En effet, il nous a conduits dans l’atelier de restauration des mosaïques. Peu de personnes ont le privilège d’y accéder sauf pour les Journées du patrimoine…

La mission de cet atelier et des gens qui y travaillent :  rénover les mosaïques pour d’autres musées et/:ou sites archéologiques et former les personnes qui à leur tour restaureront des mosaïques à l’étranger. L’atelier de Saint Romain-en-Gal est le seul en France à réaliser cela.

Pour restaurer des mosaïques (revêtement sur le sol), plusieurs étapes sont nécessaires pour les équipes :

  • prendre des photographies et relever les dimensions exactes de l’ensemble
  • coller un filet textile à la surface pour maintenir la cohésion de la structure et protéger les mosaïques
  • creuser sous les mosaïques de manière à les extraire de la dalle sur laquelle elles sont fixées
  • découper en parcelles les parties de l’ensemble pour permettre leur transport en camion jusqu’à l’atelier…
  • coller les mosaîques sur une nouvelle base en nid d’abeille, plus légère et plus résistante
  • travailler à partir des documents collectés (photographies anciennes, croquis, relevés archéologiques anciens…) pour un rendu au plus près de la réalité

Leur restauration peut alors commencer, tesselles après tesselles, une fois le textile de protection soigneusement retiré, pour rendre aux mosaïques leur aspect d’antan. En revanche, les parties détruites au cours des siècles ne sont pas remplacées. Il s’agit de restaurer à partir de l’existant, pas de réinventer ce qui n’existe plus. C’est cela l’archéologie du 21e siècle !

J’ai adoré la découverte de cet endroit interdit au public. J’ai eu l’impression de vivre un moment exceptionnel. Différentes mosaïques étaient en cours de restauration et d’autres, terminées depuis de nombreux mois ou années, étaient stockées verticalement dans un espace spécial, en attendant de rejoindre les collections d’un autre musée ou d’être placées à nouveau sur le sol d’un site dédié.

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