Nouvelle de Lilou, 4D.

Quelle est l’histoire de cette femme? Je vais vous la raconter…

Retour de bal, Henri Gervex.

Ce soir-là, Iris paraissait heureuse mais ne l’était pas vraiment, tout le monde s’amusait sauf elle, elle regrettait. Voici son histoire.

Iris était une belle femme qui vivait seule dans une petite maison, elle ne sortait pas et n’avait qu’une amie riche nommée Marion qui lui prêtait de temps en temps de l’argent. Un jour, son amie alla se balader dans les quartiers peu peuplés de Marseille et décéda, nul ne sait comment. Iris était profondément triste et perdue, elle ne savait pas comment elle allait faire pour vivre à présent.                                                                                                                                  

 Quelques mois plus tard, elle avait de moins en moins d’argent et de quoi payer son loyer mais aussi de s’acheter des vêtements. Un soir, désespérée, Iris eut la folle idée de s’introduire chez son amie et comme elle la connaissait mieux que personne, elle connaissait tous les moindres recoins de sa demeure et savait où elle cachait son argent. Elle attendit le soir et partit de chez elle. Il faisait noir, froid et il n’y avait personne dans les rues. Arrivée devant chez son amie, elle sortit le double de clefs que Marion lui avait prêté, tremblante, apeurée à l’idée que quelqu’un passe et la voie. Elle rentra, courut à la garde-robe, prit plusieurs sacs et les remplit de toilettes, bijoux, chaussures, maquillage, choses de valeurs, elle se dirigea ensuite au sous-sol, tapa le code du coffre et prit une grosse partie de l’argent et partit en prenant le temps de refermer la porte derrière elle pour ensuite courir jusqu’à chez elle.                                                                                 

Le lendemain, elle rangea tout ce qu’elle avait volé la veille.  Un peu plus tard le mari de Marion qui était parti en voyage d’affaire rentra chez lui et vit sa maison avec des chaises au sol, des tiroirs ouverts, des bijoux à terre ainsi que des vestes et jupes de valeurs de tous les côtés, il était atterré. Illan, le mari de son amie, s’empressa d’appeler des gardes. Il appela ensuite Iris pour lui raconter et lui demander si elle avait vu quelque chose de spécial se passer en son absence, elle lui dit qu’elle n’avait rien vu car elle était restée chez elle. Iris raccrocha et pleura, elle avait peur et ne savait plus comment se sortir de cette histoire.                                                                               

Le lendemain matin elle fut réveillée par des coups à la porte, elle se dépêcha d’ouvrir la porte ne sachant pas qui aurait pu venir la voir. C’était un garde, elle pensa d’abord que c’était pour son vol mais ensuite, elle écouta ce qu’il avait à dire :                                                               

«  – Mademoiselle Rose, nous vous invitons à venir ce soir même au bal de la ville de cette année, veuillez porter une belle toilette et de beaux bijoux, cela se passera à la grande salle des fêtes du 25 rue de la Gloire à 21h15

– D’a…D’accord, je viendrai, merci. Au revoir, dit Iris d’une voix monotone. »                                                                                                       

  Elle referma la porte et s’assit au sol en pleurant, partagée entre l’excitation et le doute. Elle se précipita dans sa chambre et prit la plus belle robe et le plus beau bijou. Plus tard, elle se prépara, se maquilla, se coiffa, choisit de belles chaussures et partit, éblouissante au bal.          

Cette soirée était euphorique pour elle, Iris dansait avec engouement avec plusieurs messieurs qui la trouvaient ravissante et très bien apprêtée, mais pendant ce temps elle était prise par ses pensées. Une heure plus tard dans la soirée, Iris était assise au buffet et un jeune homme arriva derrière elle, c’était Illan, elle se retourna et se leva, Illan s’écria :

«  – C’est donc toi qui as volé mes richesses, je vais appeler les gardes pour que tu rembourses tout ce que tu as volé. Tu me déçois beaucoup Iris, je ne te pensais pas comme ça… »                                                          

Suite à cela, Iris était dans son coin au bal.

Pendant des années elle fut obligée de revendre et échanger les vêtements et choses de valeurs aux personnes des quartiers pauvres pour pouvoir payer sa dette.

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