Programme d’arts plastiques au Collège, Cinquième

En sixième, les élèves ont été sensibilisés aux arts plastiques par une approche fondée sur une pratique où interagissent des savoirs artistiques et des connaissances culturelles. L’année de articulant et en renouvelant les enjeux disciplinaires à partir de l’étude des images.

L’image et l’oeuvre d’art entretiennent des liens si étroits que bien souvent, ils sont confondus. L’histoire nous donne cependant des exemples d’oeuvres qui excluent la représentation pour se consacrer aux seules données plastiques et sémantiques des images. Les arts décoratifs et les différentes formes d’abstraction nous en fournissent de nombreux exemples. En cinquième c’est au contact d’oeuvres à fort pouvoir iconique que les élèves exercent leur imagination et leur esprit d’analyse. Ils acquièrent des outils et des méthodes pour concevoir et aborder les images du point de vue de leur matérialité, de leur liées à la nature du médium où elles prennent forme et au statut, artistique ou non artistique, auquel elles renvoient.

Images, oeuvre et fiction

L’imaginaire reste important pour les élèves de cinquième dans leur quotidien et leur approche du monde. A ce niveau, le travail sur l’image s’attachera en premier lieu à étudier ce qui différencie les images qui ont pour référent le monde sensible, réel, de celles qui se rapportent à un univers imaginaire, fictionnel. Le rapport au réel ou à la fiction mobilise de nombreux questionnements sur les dimensions indicielle, métaphorique ou symbolique des images. En classe de cinquième, ces dimensions sont travaillées dans les images de fiction. La pratique des élèves est motivée par la mise en oeuvre de fictions recourant à divers outils, médiums et techniques ne se limitant pas à ceux du dessin et de la peinture. Cette pratique peut intégrer la photographie argentique ou numérique, la vidéo et l’infographie, ainsi que le volume.

Le programme de cinquième s’organise selon trois entrées où interagissent la pratique et la culture. Elles permettent
d’explorer les propriétés matérielles, plastiques, iconiques et sémantiques des images. Ces entrées sont toujours plus ou moins liées entre elles La construction, la transformation des images, les interventions (recouvrement, gommage, déchirure…), le détournement, ouvrent les questions et les opérations relatives au cadrage, au montage, au point de vue, à l’hétérogénéité et à la cohérence. L’image et son référent. Cette entrée permet d’explorer le sens produit par la déformation, l’exagération, la distorsion et d’ouvrir sur les questions de la ressemblance et de la vraisemblance, de la citation, de l’interprétation. Les images dans la culture artistique. Cette entrée aborde la question du statut de l’image (artistique, symbolique, décorative, utilitaire, publicitaire), interroge ses significations, les symboliques auxquelles elle réfère, ses relations avec les mythologies. Ces questions seront approfondies dans le cadre du programme de 4è « images et réalités ».

Apprentissages

Les compétences artistiques impliquent des apprentissages techniques, méthodologiques, culturels et comportementaux. Elles se développent et s’acquièrent dans le cadre de situations diversifiées. Ces situations sollicitent action et réflexion, intention et attention ; elles sont constitutives de la pratique.

Important : Si, par souci de clarté et d’efficacité, les objets d’apprentissages sont présentés ci-dessous déliés les uns des autres, les questions d’enseignement sont à construire en les reliant judicieusement.

Les situations permettent aux élèves de fabriquer des images de fiction. Les élèves sont amenés à :

  • Construire une narration à partir d’une ou plusieurs images (story-board, bande dessinée, film) ;
  • Utiliser divers modes de production d’images (supports, médiums, matériaux, choix d’outil) ;
  • Utiliser divers modes de représentation.

Elles permettent également de modifier et détourner des images pour en travailler le sens. Les élèves sont amenés à :

  • Se réapproprier des images, les détourner pour leur donner une dimension fictionnelle ;
  • Modifier le statut d’une image.

Elles permettent de comprendre et analyser des images. Les élèves sont amenés à :

  • Connaître et identifier différents moyens mis en oeuvre dans l’image pour communiquer ; différencier les images artistiques des images de communication et des images documentaires.

Elles permettent d’étudier des oeuvres et maîtriser des repères historiques. Les élèves sont amenés à :

  • Repérer des caractéristiques qui permettent de distinguer la nature des images ;
  • Etudier quelques oeuvres emblématiques de l’histoire des arts et les situer dans leur chronologie.

Compétences artistiques en fin de cinquième

Les élèves ont acquis une expérience artistique suffisante pour :

  • Créer une image à partir d’éléments d’origines diverses en sachant choisir les instruments, outils, matériaux, supports, médiums ;
  • Utiliser quelques pratiques conventionnelles du dessin (schéma, esquisse, croquis), des procédures techniques de la peinture et de techniques mixtes, dont le travail en volume n’est pas exclu ;
  • Identifier les procédures utilisées (prélèvement, assemblage, collage) ;
  • Organiser des images en travaillant le cadrage et l’échelle des plans dans une intention narrative.

Ils ont acquis une compétence numérique qui leur permet :

  • D’utiliser des appareils et logiciels simples à des fin de production (photographier, filmer, scanner, imprimer), de trouver des documents sur Internet, les discriminer et conserver des données.

Ils ont acquis une culture artistique prenant appui pour partie sur l’histoire des arts, qui leur permet de :

  • Discriminer différents statuts des images pour comprendre et réinvestir leurs diverses potentialités ;
  • Interroger le point de vue du regardeur, le point de vue de l’auteur ;
  • Reconnaître et comprendre la singularité des images d’artistes, les différencier des images de communication et de documentation ;
  • Connaître quelques productions artistiques patrimoniales et contemporaines et repérer des créations artistiques dans leur environnement quotidien.

Ils ont un comportement autonome et responsable qui leur permet de :

  • Expérimenter, choisir et prendre des initiatives ;
  • Faire preuve de curiosité, comprendre les productions des autres ;
  • Travailler en équipe ;
  • Participer à une verbalisation, écouter et accepter les avis divers et contradictoires, argumenter, débattre, contribuer à la construction collective du sens porté par les réalisations de la classe ou des oeuvres.

Ces compétences s’acquièrent dans des situations sollicitant sans cesse action et réflexion, dans l’articulation d’une pratique artistique et la construction d’une culture.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du ministère de l’Education Nationale.

Programme de géographie, Cinquième

À l’école primaire, une première approche du développement durable a été opérée dans les enseignements de géographie et de sciences. Une action concrète de développement durable a été étudiée en sixième dans le cadre de l’éducation civique.

Le programme de la classe de 5ème est consacré à la poursuite de l’étude du développement durable. Une étude de cas, placée en tout début de programme permet, en posant les trois dimensions du développement durable, d’appréhender simplement le concept. La première partie du programme s’ouvre sur les hommes, car c’est l’humanité qui est au coeur du développement durable. La deuxième partie aborde la question majeure des inégalités des conditions de vie, de richesses et de développement des sociétés, aux différents niveaux de l’échelle géographique. La troisième partie s’attache aux rapports entre les sociétés et les ressources. Ces rapports sont étudiés sous l’angle du développement durable à travers les questions d’aménagement et d’usage, de préservation et de partage des ressources entre les territoires et entre les hommes.

La démarche géographique privilégie des études de cas à partir desquelles les élèves constatent les inégalités et les déséquilibres, perçoivent les jeux d’acteurs, les impacts des actions des hommes sur l’environnement et mesurent l’importance des choix politiques. Ces études de cas prennent pleinement leur sens par une mise en perspective à d’autres échelles géographiques et parfois de temps. Elles sont choisies de manière à ce que les élèves puissent poursuivre le parcours des différentes parties du monde.
L’apport majeur de la géographie dans l’approche du développement durable repose, outre sa dimension humaine et sociale, sur la prise en compte des échelles. C’est à travers leur maniement que les élèves perçoivent, du local au mondial, l’interdépendance des sociétés comme des territoires.

Au terme de l’année de 5ème les élèves sont capables, confrontés à l’étude d’un territoire, de mobiliser les trois dimensions du développement durable. Ils ont construit une connaissance claire des grandes oppositions du monde et des enjeux auxquels est confrontée l’humanité. L’analyse de documents et la maîtrise de l’expression écrite et orale concernent toutes les parties du programme.

I – LA QUESTION DU DÉVELOPPEMENT DURABLE
(environ 25% du temps consacré à la géographie)

Thème 1 – LES ENJEUX DU DEVELOPPEMENT DURABLE

Thème 2 – LES DYNAMIQUES DE LA POPULATION ET LE DÉVELOPPEMENT DURABLE

II – DES SOCIÉTÉS INÉGALEMENT DÉVELOPPÉES
(environ 35% du temps consacré à la géographie)
On traitera seulement deux des trois premiers thèmes. Le thème 4 est obligatoire.

Thème 1 – DES INÉGALITÉS DEVANT LA SANTÉ

Thème 2 – DES INÉGALITÉS DEVANT L’ALPHABÉTISATION

Thème 3 – DES INÉGALITÉS DEVANT LES RISQUES

Thème 4 – LA PAUVRETÉ DANS LE MONDE (obligatoire)

III- DES HOMMES ET DES RESSOURCES
(environ 35% du temps consacré à la géographie)
On traitera seulement trois thèmes parmi les cinq suivants

Thème 1 – LA QUESTION DES RESSOURCES ALIMENTAIRES

Thème 2 – LA QUESTION DE L’ACCÈS À L’EAU

Thème 3 – GÉRER LES OCÉANS ET LEURS RESSOURCES

Thème 4 – MÉNAGER L’ATMOSPHÈRE

Thème 5 – LA QUESTION DE L’ÉNERGIE

IV – UNE QUESTION AU CHOIX
(environ 5% du temps consacré à la géographie )

Le choix est laissé au professeur de développer un des thèmes du programme ou de répondre aux questions que l’actualité peut susciter de la part des élèves.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du ministère de l’Education Nationale.

Programme d’histoire, Cinquième

DU MOYEN ÂGE AUX TEMPS MODERNES

À l’école primaire, les élèves ont abordé le Moyen Age et les Temps modernes essentiellement à travers l’histoire nationale ou le retentissement national d’événements mondiaux.

Le programme de cinquième s’ouvre par la découverte de la naissance de l’islam (fait religieux) et de l’Islam médiéval (civilisation). Le reste du programme couvre une période au cours de laquelle la civilisation médiévale européenne s’est élaborée (christianisme, féodalité, lente émergence de l’État). L’Europe a connu ensuite, à partir de la fin du XVe siècle, des bouleversements culturels et intellectuels, l’ouverture, jusque-là limitée, vers les autres mondes et l’affirmation de l’État.

La place de l’histoire des arts est importante dans chacune des parties du programme, dans la mesure même où ce programme est orienté essentiellement vers l’étude de grandes civilisations entre le VIIe siècle et la fin du XVIIe siècle. Au cours de cette seconde année de collège, les élèves continuent à se familiariser avec différents types de sources historiques. Ils apprennent à les situer dans le temps et dans un contexte donné.

En lien avec les progressions souhaitées en français, ils doivent être capables de construire, à l’oral comme à l’écrit, des récits organisés plus développés. Ces deux capacités (analyse de documents et maîtrise de l’expression écrite et orale) concernent toutes les parties du programme.

I. LES DEBUTS DE L’ISLAM
(environ 10% du temps consacré à l’histoire)

II – L’OCCIDENT FÉODAL, XIe – XVe siècle
(environ 10% du temps consacré à l’histoire)

Thème 1 – PAYSANS ET SEIGNEURS

Thème 2 – FEODAUX, SOUVERAINS, PREMIERS ÉTATS

Thème 3 – LA PLACE DE L’ÉGLISE

Thème 4 – L’EXPANSION DE L’OCCIDENT

III –REGARDS SUR L’AFRIQUE

IV. VERS LA MODERNITÉ, fin XVe – XVIIe siècle
(environ 40% du temps consacré à l’histoire)

Thème 1 – LES BOULEVERSEMENTS CULTURELS ET INTELLECTUELS (XVe – XVIIe siècle)

Thème 2 – L’ÉMERGENCE DU « ROI ABSOLU »

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du ministère de l’Education Nationale.

Programme d’histoire des arts

« L’enseignement de l’histoire des arts est un enseignement de culture artistique partagée. Il concerne tous les élèves. Il est porté par tous les enseignants. Il convoque tous les arts. Son objectif est de donner à chacun une conscience commune : celle d’appartenir à l’histoire des cultures et des civilisations, à l’histoire du monde. Cette histoire du monde s’inscrit dans des traces indiscutables : les oeuvres d’art de l’humanité. L’enseignement de l’histoire des arts est là pour en donner les clés, en révéler le sens, la beauté, la diversité et l’universalité. »

  • Le programme concernant l’histoire des arts (août 2008) est disponible ici : histoire-des-arts.
  • Vous pouvez enfin écouter les propos du directeur de l’enseignement scolaire sur le sujet à l’occasion de notre entretien de rentrée.

Programme de français, Cinquième

Les objectifs et les principes de mise en oeuvre des programmes sont développés dans le préambule auquel les professeurs sont invités à se reporter pour organiser l’enseignement dans le cadre des domaines suivants. L’étude de la langue, indispensable en elle-même, se met au service de la pratique constante de la lecture et de l’expression écrite et orale.

I. L’étude de la langue

1. Grammaire

L’analyse de la phrase

  • la phrase complexe : la coordination et la juxtaposition ;
  • la phrase complexe (suite) : la subordination (repérer la principale et les subordonnées) ;
  • les propositions subordonnées relatives et les propositions subordonnées conjonctives (première approche : les distinguer selon que le subordonnant a ou n’a pas de fonction dans la subordonnée qu’il introduit) ;
  • la subordonnée interrogative indirecte (totale ou partielle) ;
  • le discours rapporté : le discours direct.

Les classes de mots

  • les mots exprimant les degrés de l’adjectif (degrés d’intensité, comparatif et superlatif) ;
  • les mots exprimant la négation (y compris la négation exceptive ne…que) ;
  • les mots exprimant l’interrogation ;
  • les conjonctions de coordination ;
  • les prépositions (introduisant un complément de verbe, de nom, d’adjectif, ou un complément circonstanciel ; les multiples emplois de de et à) ;
  • les pronoms relatifs.

Les fonctions grammaticales

  • le groupe nominal et ses expansions (complément du nom, subordonnée relative);
  • les groupes nominaux compléments circonstanciels de cause, de but, de conséquence, de comparaison ;
  • le complément d’agent.

La conjugaison

  • le subjonctif présent ;
  • la voix active et la voix passive.

Les valeurs des temps verbaux

  • les valeurs des temps composés (l’accompli et l’antériorité).

Les valeurs et emplois des modes verbaux

  • l’indicatif (inscription dans le réel) et le subjonctif (imagination en pensée) ;
  • le conditionnel en emploi modal (conditionnel de l’information incertaine, conditionnel d’atténuation ou de politesse, conditionnel du jeu ou de l’imaginaire) ;
  • les modes non personnels du verbe (infinitif, participe, gérondif) ; la distinction des formes en -ant (gérondif, participe présent, adjectif verbal).

2. Orthographe

Orthographe grammaticale

  • l’accord du participe passé des verbes avec les auxiliaires être et avoir (cas complexes, à l’exclusion des verbes pronominaux) ;
  • les verbes du premier groupe présentant des particularités orthographiques (verbes en -cer / -ger / -eler / -eter / -yer…) ;
  • la morphologie de certains verbes irréguliers : aller, asseoir, dire, faire, savoir, vouloir…
  • les adjectifs qualificatifs de couleur.

Orthographe lexicale

  • les principales prépositions ;
  • les préfixes et suffixes usuels d’origine latine ;
  • les préfixes usuels d’origine grecque.

Quelques homonymes ou homophones

  • distingués par l’accent : ou/où ; ça/çà ;
  • autres : sans/s’en ; dans/d’en ; peu/peut ; ni/n’y ; si/s’y/ci…

3. Lexique

L’étude du lexique vise à enrichir le vocabulaire des élèves de façon structurée à partir de réseaux de mots. Ces réseaux se rapportent à des domaines lexicaux définis pour chaque niveau. Ils se construisent à l’aide de notions lexicales dont la progression se poursuit au cours des quatre années de collège.

Domaines lexicaux

  • vocabulaire des sensations ;
  • vocabulaire des valeurs (références à une société ou à une période découverte à travers les oeuvres étudiées en classe) ;
  • vocabulaire des genres littéraires (roman, comédie).

Notions lexicales

  • polysémie ;
  • sens propre et sens figuré ;
  • figures de style (comparaison et métaphore : initiation) ;
  • mots génériques / mots spécifiques.

Ces notions sont utilisées en complément de celles étudiées les années précédentes. Pour mettre ce travail en cohérence avec les activités de lecture et d’écriture, le professeur construit des réseaux de mots à partir d’entrées lexicales choisies en relation avec les oeuvres étudiées. Il peut, par exemple, privilégier les pistes suivantes :

  • le portrait physique et moral ;
  • l’univers médiéval ;
  • paysages et décors ;
  • le rire.

II. La lecture

La progression pédagogique du professeur s’attache à traiter toutes les entrées du programme de lecture, certaines pouvant faire l’objet de plusieurs lectures d’oeuvres. Les oeuvres qu’elle retient sont étudiées en oeuvre intégrale ou par groupements de textes en classe ; elles peuvent aussi faire l’objet d’une lecture cursive en dehors du temps scolaire. Un projet d’organisation raisonnable au regard des objectifs poursuivis par ces programmes comprendra la lecture d’au moins trois oeuvres intégrales et trois groupements de textes étudiés en classe, et trois oeuvres lues en lecture cursive en dehors du temps scolaire. Pour certaines oeuvres, une version modernisée ou adaptation de qualité est recommandée ; un astérisque les signale. Le programme rassemble des propositions parmi lesquelles le professeur est libre de faire des choix à l’intérieur des rubriques, selon le niveau de sa classe et son projet d’enseignement.

1. Littérature du Moyen Age et de la Renaissance

Le professeur fait lire, intégralement ou par extraits, au moins une oeuvre choisie parmi les propositions suivantes :

  • une chanson de geste : par exemple La Chanson de Roland* ;
  • un roman de chevalerie de Chrétien de Troyes : par exemple Lancelot ou le Chevalier à la charrette*, Yvain ou le Chevalier au lion*, Perceval ou le Conte du Graal* ;
  • Tristan et Yseult * ;
  • Le Roman de Renart * ;
  • un fabliau ou une farce : par exemple La Farce de Maître Pathelin*.

2. Récits d’aventures

Le professeur fait lire, intégralement ou par extraits, une oeuvre choisie par exemple parmi les oeuvres suivantes :

  • – Le Livre des merveilles de Marco Polo ;
  • – Robinson Crusoé* de Daniel Defoe ;
  • – L’Ile au trésor de Robert Louis Stevenson ;
  • – un roman de Jules Verne ;
  • – Croc-Blanc, L’Appel de la forêt de Jack London ;
  • – Le Lion de Joseph Kessel
  • – Vendredi ou la vie sauvage de Michel Tournier ;
  • – Mondo et autres histoires de J.M.G Le Clézio.

3. Poésie : jeux de langage

Le professeur privilégie l’étude du rapport entre forme et signification à partir d’un choix de poèmes d’époques variées empruntés par exemple aux auteurs suivants :

  • Moyen Age – XVI° siècle : Charles d’Orléans, Clément Marot, initiation aux poèmes à forme fixe ;
  • XVII° siècle : Jean de La Fontaine, Fables (choisies dans les livres VII à XII) ;
  • XIX° siècle : Victor Hugo, Alfred de Musset, Charles Cros, Paul Verlaine, Tristan Corbière, Arthur Rimbaud ;
  • XX° siècle : Guillaume Apollinaire, Max Jacob, Robert Desnos, Eugène Guillevic, Jacques Prévert, Malcolm de Chazal, Raymond Queneau, Claude Roy, Boris Vian, Jacques Roubaud.

4. Théâtre : la comédie

Le professeur fait lire, intégralement ou par extraits, au choix :

  • une comédie de Molière, choisie par exemple parmi les pièces suivantes : Le Bourgeois gentilhomme, Les Fourberies de Scapin, Le Malade imaginaire ;
  • une comédie courte choisie par exemple parmi celles des auteurs suivants : Georges Feydeau, Georges Courteline ou Jules Renard.

5. Etude de l’image

En classe de Cinquième, le professeur s’intéresse prioritairement à la représentation des époques médiévale et classique. Il poursuit l’étude des fonctions de l’image, en insistant sur la fonction descriptive. Il propose aux élèves une première approche des rapports entre texte et image (illustration, complément, contrepoint), par exemple lors de l’analyse d’enluminures.

III. L’expression écrite

1. Objectifs

L’objectif prioritaire à atteindre à la fin de la classe de Cinquième est la rédaction d’un texte correct et cohérent d’une page et demie (30 lignes environ), dans le respect des consignes données. L’élève doit être capable, en Cinquième, de maîtriser la narration et la description. Les récits qu’il écrit peuvent également inclure des dialogues. Afin d’approfondir les compétences d’écriture de l’élève, le professeur insiste sur la nécessité de se faire comprendre, de prendre en compte son destinataire et de s’adapter à la situation de communication définie par les consignes. Il s’attache à développer la capacité et le goût d’écrire, en faisant rédiger des textes variés.

2. Modalités de mise en oeuvre

Les modalités générales ne se différencient pas d’une année à l’autre. Le professeur continue à faire écrire des textes brefs, de forme et d’usage variés. Il est souhaitable que les élèves rédigent un devoir complet et abouti au moins toutes les trois semaines. D’une page environ au début de la Cinquième, il s’enrichit et s’étoffe au cours de l’année. Pour parvenir à ces objectifs, le professeur propose des exercices d’écriture diversifiés, réguliers et fréquents. Il entraîne l’élève à enrichir et moduler son expression en s’appuyant sur le travail conduit dans les séances spécifiques d’apprentissage du lexique. La maîtrise de l’écrit passe nécessairement par la maîtrise de la syntaxe et de l’orthographe : l’articulation entre le programme de grammaire et les activités d’écriture trouve sa pleine justification. Les exercices donnent chacun matière à diverses formes d’évaluation, notées ou non. Dans la continuité de la classe de Sixième, le professeur privilégie la rédaction de textes narratifs et descriptifs, en lien avec le programme de lecture (fabliaux, récits d’aventure et de chevalerie). Au cours des activités de lecture, il s’attache à faire percevoir les caractéristiques et le rôle de la description et des dialogues. Parallèlement, l’élève apprend à les rédiger et, le cas échéant, à les insérer dans ses propres écrits. Pour favoriser cet apprentissage de l’écriture, le recours au traitement de texte, aux TIC, en relation avec l’enseignement reçu en technologie, se révèle utile. Le professeur se montre particulièrement attentif à l’utilisation du brouillon. La reformulation écrite d’énoncés et la rédaction de synthèses sont généralisées au cours de toutes les activités de la classe de français.

3. Travaux d’écriture

  • récits rendant compte d’une expérience personnelle incluant l’expression de sentiments ;
  • descriptions de lieux divers ;
  • portraits de personnages réels, imaginaires ou inspirés d’une œuvre étudiée ;
  • dialogues fictifs ou réels, invention ou transcription d’une interview ;
  • récits inspirés par les œuvres étudiées : épisode d’un récit de chevalerie ou d’un récit d’aventure, court fabliau ;
  • scènes de théâtre comique imitées des œuvres lues ;
  • textes poétiques variés : initiation à l’écriture poétique contrainte ou libre ;
  • écrits à partir de supports divers permettant de développer des qualités d’imagination (images, objets, documents audio-visuels), notamment en relation avec les œuvres étudiées dans le cadre de l’histoire des arts.

Une écriture longue peut être envisagée de façon individuelle ou collective, notamment la rédaction d’un fabliau.

IV. L’expression orale

En Cinquième, l’apprentissage de l’oral poursuit les objectifs définis dès la classe de Sixième. Parmi les exercices, la description est privilégiée : on attend de l’élève qu’il présente de façon organisée une personne, un objet, un lieu, en s’appuyant sur un vocabulaire précis et varié. Le professeur commence à développer des situations d’expression orale qui permettent aux élèves de dialoguer entre eux, par exemple dans le cadre des études de textes et lors de dialogues fictifs avec jeux de rôles. Les élèves pratiquent régulièrement la lecture à haute voix et la récitation en prenant en compte la nécessaire mise en valeur du texte.

V. L’histoire des arts

Parmi les thématiques laissées au choix du professeur, celle d’« Art, Etats et pouvoirs » peut permettre d’aborder des thèmes comme l’architecture des châteaux (Moyen Âge, Renaissance, XVII° siècle), l’art de Cour (la comédie-ballet) et la place de l’écrivain à la Cour (en particulier celle de Versailles), conjuguant alors des domaines aussi variés que les « Arts du visuel », «les « Arts du son », les « Arts du spectacle vivant » et les « Arts de l’espace ».

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du minsitère de l’Education Nationale.

Programme de physique et chimie, Cinquième

Le programme est organisé en trois parties :

  • L’eau dans notre environnement – Mélanges et corps purs (50%)
  • Les circuits électriques en courant continu – Étude qualitative (25%)
  • La lumière : sources et propagation rectiligne (25%)

A – L’eau dans notre environnement – Mélanges et corps purs

Cette partie propose un ensemble de notions essentiellement fondées sur l’observation et l’expérimentation. Sa finalité est de clarifier les notions de mélanges et de corps purs et de présenter les trois états de la matière et les changements d’état associés. Cette partie s’appuie sur l’étude de l’eau qui permet de travailler sur des sujets en relation avec leur environnement et de développer les thèmes de convergence : météorologie et climatologie, développement durable, énergie et sécurité. Cette partie prolonge les acquis de l’école élémentaire, conforte et enrichit le vocabulaire (mélanges homogènes et hétérogènes…) ; elle développe les savoir-faire expérimentaux (manipulation d’une verrerie spécifique).

B – Les circuits électriques en courant continu – Étude qualitative

Cette partie du programme se fonde sur l’observation et sur la réalisation pratique, sans mesures. Elle introduit les propriétés élémentaires d’un circuit en série ou avec une dérivation et les premières notions de transfert et conversion d’énergie. Elle présente un grand intérêt par l’importance de l’électricité dans la vie quotidienne et permet de développer les thèmes de convergence : énergie, sécurité.

C – La lumière : sources et propagation rectiligne

Comme l’eau et l’électricité, la lumière fait partie de notre environnement quotidien. Son introduction prolonge les approches faites à l’école primaire. La propagation rectiligne, élément nouveau par rapport à l’école primaire, est un excellent moyen pour introduire la notion de modèle avec le rayon lumineux.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du ministère de l’Education Nationale.

Programme de SVT, Cinquième

Le programme est organisé en trois parties :

  • Respiration et occupation des milieux de vie (15%)
  • Fonctionnement de l’organisme et besoin en énergie (45%)
  • Géologie externe : évolution des paysages (40%)

Respiration et occupation des milieux de vie

Objectifs scientifiques

Il s’agit :

  • d’établir l’unité de la respiration ;
  • de mettre en relation la diversité des appareils et des comportements respiratoires avec l’occupation des milieux ;
  • de mettre en relation la répartition des organismes vivants avec les conditions de la respiration ;
  • d’étudier l’influence de l’Homme sur les conditions de la respiration ;
  • d’enrichir la classification amorcée en classe de sixième avec les nouvelles espèces rencontrées et ainsi renforcer l’idée de biodiversité.

Objectifs éducatifs

Cette partie contribue à l’éducation au développement durable puisque les activités humaines influent sur les caractéristiques des milieux de vie, donc sur les conditions de la respiration et la répartition des organismes vivants.

Fonctionnement de l’organisme et besoin en énergie

Objectifs scientifiques

L’étude s’appuie sur l’exemple de l’Homme et répond à plusieurs intentions :

  • relier le besoin indispensable d’énergie et le fonctionnement de l’organisme ;
  • montrer que le fonctionnement et l’organisation des appareils digestif, respiratoire et circulatoire contribuent à approvisionner tous les organes en matériaux pouvant, grâce à des réactions biochimiques, libérer de l’énergie afin d’assurer le fonctionnement de l’organisme ;
  • montrer que le fonctionnement des poumons et des reins permet d’éliminer les déchets liés au fonctionnement de l’organisme.

Objectifs éducatifs

Cette partie permet de construire les connaissances biologiques indispensables au développement de l’esprit critique de l’élève à un âge où certains comportements à risques (sédentarité, grignotage, tabagisme) peuvent se mettre en place. Ainsi elle contribue à une véritable éducation à la santé.

Géologie externe : évolution des paysages

Objectifs scientifiques

Les élèves découvrent la structure superficielle de la planète Terre et les phénomènes dynamiques externes. Il s’agit de montrer que :

  • des changements s’effectuent à la surface de la Terre ;
  • le modelé du paysage s’explique principalement par l’action de l’eau sur les roches ;
  • la reconstitution de paysages anciens est rendue possible par l’application du principe d’actualisme.

L’étude des fossiles prépare l’approche du concept d’évolution. La classification amorcée en classe de sixième s’enrichit avec les espèces fossiles rencontrées.

Objectifs éducatifs

Le paysage étudié, qui est un cadre de vie pour l’Homme, est aussi soumis à son action. Il en exploite les ressources. Les phénomènes qui s’y déroulent peuvent engendrer des risques pour l’Homme luimême. Cette partie est l’occasion de réfléchir aux conséquences à plus ou moins long terme de l’action de l’Homme sur les paysages en recherchant une gestion durable de l’environnement géologique.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du ministère de l’Education Nationale.

Programme d’ECJS, Cinquième

LA DIVERSITÉ ET L’ÉGALITÉ

En s’appuyant sur les acquis de l’école primaire, la classe de cinquième a pour finalité d’amener l’élève à se confronter à la diversité humaine et à reconnaître l’altérité. Valeur construite dans le temps, l’égalité républicaine est déterminante pour compenser et corriger les inégalités. Les lois protègent les biens et les personnes et fixent les cadres de la vie en société. La sécurité face aux risques majeurs est présentée en liaison avec le programme de géographie. Les élèves utilisent les notions de diversité, d’égalité, de sécurité et sont amenés à percevoir leur articulation. A l’issue de la cinquième, chaque élève est capable d’identifier les valeurs essentielles permettant la vie en société.

I – DES ÊTRES HUMAINS, UNE SEULE HUMANITÉ
(environ 30% du temps consacré à l’éducation civique)

II – L’ÉGALITÉ, UNE VALEUR EN CONSTRUCTION
(environ 40% du temps consacré à l’éducation civique)

III. LA SÉCURITÉ ET LES RISQUES MAJEURS
(environ 20% du temps consacré à l’éducation civique)

IV – AU CHOIX : UNE ACTION SOLIDAIRE
(environ 10% du temps consacré à l’éducation civique)

Les élèves découvrent ce qu’est une action collective à finalité de solidarité, par une étude de cas ou par la mise en oeuvre d’un projet, par exemple dans le cadre du développement durable.

L’investissement personnel passe par une prise de contact avec des acteurs associatifs, des relais extérieurs impliqués dans des actions concrètes.

L’objectif est d’initier les élèves à la prise de responsabilité dans un groupe, pratiquer l’échange d’idées et leur mise en application concrète par des démarches adéquates autour de thèmes adaptés à l’environnement des élèves.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du ministère de l’Education Nationale.

Programme de mathématiques, Cinquième

Note : les points du programme (connaissances, capacités et exemples) qui ne sont pas exigibles pour le socle sont écrits en italiques. Si la phrase en italiques est précédée d’un astérisque l’item sera exigible pour le socle dans une année ultérieure. Dire que l’exigibilité pour le socle est différée ne veut pas dire que la capacité ne doit pas être travaillée – bien au contraire ! mais que les élèves pourront bénéficier de plus de temps pour la maîtriser.

1. Organisation et gestion de données, fonctions

En classe de cinquième, la proportionnalité occupe toujours une place centrale. Les méthodes de résolution des problèmes de proportionnalité évoluent avec les connaissances des élèves, notamment avec une meilleure maîtrise de la notion de quotient. La partie relative au traitement et à la représentation de données a pour objectif d’initier à la lecture, à l’interprétation, à la réalisation et à l’utilisation de diagrammes, tableaux et graphiques et de mettre en évidence la relativité de l’information représentée. Les travaux correspondants sont conduits à partir d’exemples et en liaison, chaque fois qu’il est possible, avec l’enseignement des autres disciplines et l’étude des thèmes de convergence.

2. Nombres et Calculs

Les problèmes proposés associant à une situation donnée une activité numérique, renforcent le sens des opérations et des diverses écritures numériques et littérales. Ils sont principalement issus de la vie courante, des autres disciplines ou des mathématiques. Il convient de ne pas multiplier les activités purement techniques. Toutes les travaux numériques fournissent des occasions de pratiquer le calcul exact ou approché sous toutes ses formes, utilisées en interaction : calcul mental, à la main ou instrumenté.

III. Géométrie

En classe de cinquième, l’étude de la symétrie centrale permet de réorganiser et de compléter les connaissances sur les figures. Les travaux de géométrie plane prennent toujours appui sur des figures dessinées, suivant les cas, à main levée, à l’aide des instruments de dessin et de mesure, ou dans un environnement informatique. Ils sont conduits en liaison étroite avec l’étude des autres rubriques. Les diverses activités de géométrie habituent les élèves à expérimenter et à conjecturer, et permettent progressivement de s’entraîner à des justifications mettant en oeuvre les outils du programme et ceux déjà acquis en classe de sixième.

4. Grandeurs et mesures

Cette rubrique s’appuie notamment sur la résolution de problèmes empruntés à la vie courante. Comme en classe de sixième, l’utilisation d’unités dans les calculs sur les grandeurs est légitime. Elle est de nature à en faciliter le contrôle et à en soutenir le sens. Les questions de changement d’unités sont reliées à l’utilisation de la proportionnalité de préférence au recours systématique à un tableau de conversion.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du minsitère de l’Education Nationale.

Programme d’EPS au Collège

Programme d’EPS au Collège

Programme d’éducation musicale au Collège

Programme d’éducation musicale au Collège

Programme de technologie, Cinquième

I. Présentation

En classe de cinquième, l’enseignement de la technologie prend appui sur le domaine d’application : « habitat et ouvrages ». Ainsi, l’élève est situé au cœur des objets techniques de son environnement (ouvrage d’art, habitation individuelle, équipements collectifs, monument, local industriel et/ou commercial, aménagement urbain, aménagements intérieurs…) dont il apprécie l’évolution dans le temps. Le logement, l’agencement des bâtiments publics et d’habitation, la construction d’ouvrages et d’ouvrages d’art, l’aménagement intérieur, l’isolation phonique et thermique, la stabilité des structures sont autant d’applications sur lesquelles il est pertinent de faire s’interroger l’élève. Les supports d’enseignement sont choisis par le professeur de façon à permettre une approche des principes techniques de base, des notions relatives à leur évolution technique, aux énergies et aux caractéristiques des matériaux traditionnels ou innovants utilisés. Les objets techniques retenus doivent privilégier la réflexion sur les structures et l’agencement.

II. Contenus

1. L’analyse et la conception de l’objet technique

À partir de la classe de cinquième, l’élève va acquérir, toujours selon une démarche d’investigation ou de résolution de problèmes techniques, des compétences, lui permettant de passer progressivement de l’analyse à la conception. La représentation des solutions techniques peut se faire sous forme de croquis ou de schémas à main levée si leur lecture est univoque. L’utilisation du modèle numérique 3D doit être présentée comme offrant une bonne perception du réel et une grande facilité de modifications de forme, d’aspect et de structure.

2. Les matériaux utilisés

La découverte des matériaux, initiée en classe de sixième, s’enrichit en cinquième grâce à l’étude de nouveaux supports d’enseignement issus du domaine de l’habitat et des ouvrages. L’étude de nouveaux matériaux permet de découvrir de nouvelles propriétés, de nouvelles possibilités de transformation. Les matériaux métalliques, céramiques, organiques et composites sont abordés dans le contexte de l’étude d’un objet technique présent dans le laboratoire ou dans l’environnement de l’élève.

3. Les énergies mises en oeuvre

Il s’agit de renforcer une première approche faite en classe de sixième autour de la notion de chaîne d‘énergie et d’aborder quelques notions sur
la gestion de l’énergie. Le domaine « habitat et ouvrages » permet d’envisager des allers-retours entre la réalité et les différentes représentations réalistes ou symboliques de la chaîne d’énergie.

8 En technologie, une structure est un assemblage simple ou complexe d’un ou plusieurs composants de matériaux différents ou non suivant une géométrie spécifique.


4. L’évolution de l’objet technique

Dans le prolongement de l’étude de l’évolution des objets techniques en classe de sixième, cette approche a pour but d’amener l’élève à mieux appréhender les évolutions des habitats et ouvrages au cours du temps, en élargissant sa vision historique des productions et constructions imaginées et réalisées par l’homme. Les investigations sur les objets techniques réels doivent permettre de bien percevoir qu’une solution est un compromis à un moment donné en fonction notamment de l’état des sciences et des techniques disponibles.

5. La communication et la gestion de l’information

En classe de cinquième l’accent est mis :

  • sur le système d’information ; le système d’information représente l’ensemble des éléments qui participent à la gestion, au stockage, au traitement, au transport et à la diffusion de l’information au sein d’une organisation ;
  • sur l’acquisition des compétences liées à la quatrième compétence du socle commun de connaissances et de compétences.

6. Les processus de réalisation d’un objet technique

L’approche « processus de réalisation » s’appuie sur un objet technique étudié et permet de répondre à la question : « comment est-il réalisé ? ». Elle contribue ainsi à l’acquisition de connaissances et de capacités spécifiques à la fabrication et à l’assemblage de l’objet technique. En cinquième, l’approche réalisation permet notamment de consolider les connaissances relatives à l’approche sur les matériaux. Elle prolonge celles abordées en sixième dans la complexité et dans l’inventaire des matériaux de construction. Cette approche permet de réaliser un prototype ou une maquette de qualité sur lesquels des tests et des contrôles peuvent être mis en oeuvre. On devra être vigilant sur le fait que le processus de réalisation d’une maquette n’est pas identique à celui de l’objet technique réel. Cette réalisation est collective et met en oeuvre des modes de fabrication unitaire.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait du bulletin officiel du ministère de l’Education Nationale