Programme d’arts plastiques au Collège, Troisième

La classe de troisième est le dernier niveau de la scolarité obligatoire. Durant cette année les élèves consolident les connaissances et les compétences acquises au collège dans la discipline et vérifient leur efficacité. Le travail effectué vise également à élargir le champ des savoirs et des savoir- faire plastiques dans des domaines artistiques voisins.

L’espace, l’oeuvre et le spectateur

Traditionnellement, les arts plastiques sont considérés comme les arts de l’espace et de la forme. Ces données sont inséparables dans une dialectique du plein et du vide, de l’intérieur et de l’extérieur. La forme se déploie dans l’espace et en même temps, elle le génère. C’est ainsi que tout objet occupe, d’une manière ou d’une autre, un certain volume et manifeste l’espace. Différentes qualités de l’espace nous affectent en fonction de son échelle et de ses mesures, l’espace habitable, l’espace miniaturisé, la vaste étendue naturelle ou urbaine, le monument. Les volumes possèdent également des qualités différentes, géométriques, organiques, ils peuvent aussi être des masses indéterminées ou mouvantes; on les dira alors informes. L’organisation des volumes et des masses dans l’espace constitue le problème fondamental de la création sculpturale, architecturale et monumentale, environnementale, scénique.

Le dessin et la peinture créent également des espaces qui se déploient dans la bidimensionnalité, inventent des équivalents plastiques et suggèrent les dimensions spatiales par leur structuration de la surface et par leurs qualités matérielles. La
question de l’espace et de sa représentation n’est donc pas nouvelle pour les élèves de troisième. Ils l’ont abordée dans leurs différentes productions depuis la classe de sixième. Au niveau de la troisième, cette question sera approfondie. Les situations d’enseignement ouvriront aussi sur de nouvelles études : l’espace comme matériau de l’architecture et des oeuvres environnementales, l’espace comme dimension de la réalité à expérimenter physiquement, l’espace comme dimension de dialogue et d’interaction entre l’oeuvre et le spectateur.

Le programme de troisième s’organise selon trois entrées où interagissent la pratique et la culture permettant d’explorer les propriétés de l’espace.

La prise en compte et la compréhension de l’espace de l’oeuvre : il s’agit, pour en comprendre la portée artistique, d’affiner la perception des dimensions de l’espace et du temps comme éléments constitutifs de l’oeuvre: oeuvre in situ, installation, environnement et les différentes temporalités de celles-ci : durée, pérennité, instantanéité. L’espace de présentation de l’oeuvre : rapport entre l’échelle de l’oeuvre et l’échelle du lieu, accrochage, mise en scène, éclairage ; l’espace scénique et ses composants : cube scénique de la représentation picturale et théâtrale, scénographie, profondeur, corps, lumière, son.

L’expérience sensible de l’espace permet d’interroger les rapports entre l’espace perçu et l’espace représenté, la question du point de vue (fixe et mobile), les différents rapports entre le corps de l’auteur et l’oeuvre (geste, posture, performance), entre le corps du spectateur et l’oeuvre (être devant, dedans, déambuler, interagir).

L’espace, l’oeuvre et le spectateur dans la culture artistique.

Il s’agit d’aborder l’oeuvre dans ses dimensions culturelles, sociales et politiques (symbolisation, engagement de l’artiste, oeuvre de commande, oeuvre publique, mécénat) et sa réception par le spectateur. Cette entrée concerne également l’insertion de
l’architecture dans son environnement : intégration, domination, dilution, marquage.

Apprentissages

Les compétences artistiques impliquent des apprentissages techniques, méthodologiques, culturels et comportementaux.

Elles se développent et s’acquièrent dans le cadre de situations diversifiées. Ces situations sollicitent action et réflexion, intention et attention ; elles sont constitutives de la pratique.

Important : Si, par souci de clarté et d’efficacité, les objets d’apprentissages sont présentés ci-dessous déliés les uns des autres, les questions d’enseignement sont à construire en les reliant judicieusement.

Les situations permettent aux élèves d’expérimenter et de réaliser des productions en rapport avec l’espace. Ils sont amenés à :

  • Elaborer des travaux bidimensionnels suggérant un espace par des moyens graphiques et picturaux ;
  • Construire ou fabriquer des volumes en tirant parti des qualités physiques et formelles : plein et vide, proportions, lumières, matières, couleurs ;
  • Utiliser les fonctions élémentaires des nouvelles technologies pour concevoir un espace ;
  • Produire in situ ;
  • Exposer leurs travaux selon différentes modalités.

Elles permettent également de modifier des espaces pour en travailler le sens. Les élèves sont amenés à :

  • Expérimenter physiquement l’espace bâti ;
  • S’emparer du rapport d’échelle et jouer avec les proportions ;
  • Modifier les points de vue fixes et mobiles ;
  • Transformer la perception d’un espace par modification de la lumière, des couleurs, et intrusion d’effets visuels ou d’objets.

Elles permettent de découvrir et de s’approprier l’environnement quotidien. Les élèves sont amenés à :

  • Répertorier des modalités d’exposition : accrochage, mise en scène, mise en espace ;
  • Découvrir des pratiques artistiques contemporaines en relation avec l’espace : in situ, installation, environnement, land art.

Elles permettent d’étudier des oeuvres et maîtriser des repères historiques. Les élèves sont amenés à :

  • Repérer des caractères qui permettent de distinguer la nature des espaces;
  • Etudier quelques oeuvres emblématiques de l’histoire des arts et les situer dans leur chronologie ;
  • Repérer, identifier la fonction des espaces bâtis, leur dimension symbolique, esthétique, politique ;
  • S’ouvrir sur les arts du spectacle vivant : théâtre, danse, cirque.

Compétences artistiques en fin de troisième

Les élèves ont acquis une expérience artistique suffisante pour :

  • Prendre en considération, dans une production artistique, les données physiques d’un espace plan (longueur, largeur, proportions) ;
  • Associer différents modes de traduction de l’espace dans une production ;
  • Réaliser une production artistique qui implique le corps (geste, mouvement, déplacement, positionnement. dans l’espace) ;
  • Produire du sens en disposant des objets, des matériaux, des volumes dans un espace déterminé ;
  • Prendre en compte le lieu et l’espace comme éléments constitutifs du travail plastique ;
  • Transformer la perception d’un espace (représenté naturel ou construit).

Ils ont acquis une compétence numérique qui leur permet :

  • De mettre en oeuvre les matériels et différents logiciels à des fin de création, d’exposition, de présentation, d’exploiter Internet de manière critique, de diffuser et publier des données. Ils ont acquis une culture artistique prenant appui pour partie sur l’histoire des arts, qui leur permet de :
  • Expérimenter de façon sensible l’espace des oeuvres, l’espace de l’architecture ;
  • Connaître des termes spécifiques aux arts plastiques, à l’architecture, aux arts du spectacle ;
  • Connaître des oeuvres, tant patrimoniales que modernes et contemporaines, des artistes, des courants emblématiques de la relation espace et spectateur ;
  • Appréhender les créations artistiques et architecturales de leur environnement au regard des acquis culturels développés en classe.

Ils ont un comportement autonome et responsable qui leur permet de :

  • Concevoir et conduire un projet, l’évaluer ;
  • Faire preuve de curiosité et d’esprit critique envers l’art sous toutes ses formes ;
  • Travailler en équipe, animer un groupe ;
  • Analyser, argumenter, critiquer, participer à la verbalisation, écouter et accepter les avis divers et contradictoires, en rendre compte.

Ces compétences s’acquièrent dans une pratique sollicitant sans cesse action et réflexion, dans l’articulation d’une pratique artistique et la construction d’une culture.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du ministère de l’Education Nationale.

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Programme d’arts plastiques au Collège, Quatrième

En classe de cinquième, les élèves ont appris à identifier et à produire différents types d’images. Ils savent les distinguer par leur nature et leur statut. Ils se sont attachés tout particulièrement à dégager les liens et les différences entre le réel et la fiction. En quatrième, ils approfondissent les relations qu’entretiennent les images avec la réalité. Ils s’approprient le contenu documentaire des images à des fins artistiques.

Images, oeuvre et réalité

Présentes à profusion, les images exercent une fascination sur les adolescents. Face à la diversité des sources, des supports médiatiques et de la nature matérielle des images, le programme de quatrième a pour objectif de développer la capacité des élèves à analyser et à interpréter les images et plus particulièrement celles qui entretiennent sous un abord direct,
un rapport complexe avec la réalité. A travers des réalisations, les élèves seront sensibilisés à la réception des images, aux codes qui régissent un style documentaire et plus généralement aux rapports qu’elles entretiennent avec la réalité. A travers ses différents supports, l’image sera abordée du point de vue culturel, comme trace ou indice d’un fait, d’un événement ou d’une présence, dont elle témoigne ou qu’elle simule.

L’élaboration d’images se complétera d’approches descriptives et analytiques de documents permettant d’évaluer et de réinvestir leurs portées informative, communicative, émotionnelle à des fins artistiques. Le travail portera sur des images fixes et animées, analogiques ou virtuelles. L’étude du temps et du mouvement, réels ou suggérés, contribuera à élargir aux pratiques photographiques, cinématographiques, vidéographiques, numériques et au volume. Le programme de quatrième s’organise selon quatre entrées où interagissent la pratique et la culture. Elles permettent d’explorer les propriétés matérielles, plastiques, iconiques et sémantiques des images. Ces entrées sont toujours plus ou moins liées entre elles.

La nature et les modalités de production des images. Cette entrée permet d’interroger les relations entre la nature de l’image (image unique, multiple, séquentielle, sérielle), les moyens de production (estampe, impression, photographie, image numérique), le geste et le support.

Les images et leurs relations au réel. Cette entrée s’ouvre au dialogue entre l’image et son référent « réel » qui est source d’expressions poétiques, symboliques, métaphoriques, allégoriques ; elle met en regard la matérialité et la virtualité.

Les images et leurs relations au temps et à l’espace. Cette entrée permet de travailler la durée, la vitesse, le rythme (montage, découpage, ellipse) ; elle permet d’étudier les processus séquentiels fixes et mobiles à l’oeuvre dans la bande dessinée, le roman-photo, le cinéma, la vidéo.

Les images dans la culture artistique. Il s’agit d’aborder la question des supports et des lieux de diffusion des images artistiques ; de comprendre la place de l’art, acteur et témoin de son temps ; d’interroger les relations entre les images et les pouvoirs.

Apprentissages

Les compétences artistiques impliquent des apprentissages techniques, méthodologiques, culturels et comportementaux. Elles se développent et s’acquièrent dans le cadre de situations diversifiées. Ces situations sollicitent action et réflexion, intention et attention ; elles sont constitutives de la pratique.

Important : Si, par souci de clarté et d’efficacité, les objets d’apprentissages sont présentés ci-dessous déliés les uns des autres, les questions d’enseignement sont à construire en les reliant judicieusement.

Les situations permettent aux élèves de réaliser des images dans leur rapport au réel. Ils sont amenés à :

  • Appréhender les relations entre l’image et son référent : absence du référent, prégnance du référent, image comme référent ;
  • Prendre en compte les points de vue du regardeur et de l’auteur, de l’acteur ;
  • Exploiter la dimension temporelle dans la production ;
  • Produire des images numériques et prendre conscience de leurs spécificités : la dématérialisation par exemple.

Elles permettent d’explorer les intentions visées dans la production des images. Les élèves sont amenés à :

  • Modifier le statut d’une image ;
  • Expérimenter les aspects artistiques liés aux techniques de reproduction ;
  • Exploiter les éléments de rhétorique des images : allégorie, métaphore, métonymie ;
  • Construire une image en exploitant les stratégies de communication ; publicité, propagande.

Elles permettent de percevoir et d’analyser l’implication des images dans l’environnement quotidien. Les élèves sont amenés à :

  • Déterminer ce qui relève de l’oeuvre et de sa reproduction ;
  • Se saisir de la singularité des images d’artistes et les différencier des images de communication et de documentation ;
  • Développer un point de vue analytique et critique sur les images qui les entourent ;
  • Utiliser des images à des fins d’argumentation.

Elles permettent d’étudier des oeuvres et maîtriser des repères historiques. Les élèves sont amenés à :

  • Repérer des caractéristiques qui permettent de distinguer la nature des images ;
  • Etudier quelques oeuvres emblématiques de l’histoire des arts et les situer dans leur chronologie.

Compétences artistiques en fin de quatrième

Les élèves ont acquis une expérience artistique suffisante pour :

  • Elaborer des plans et les monter en séquence, évaluer le degré de virtualité des images, différencier et utiliser des images uniques, sérielles ou séquentielles et utiliser, de façon pertinente, le vocabulaire technique, analytique et sémantique des images ;

Ils ont acquis une compétence numérique qui leur permet :

  • D’exploiter les appareils à des fins de création et de diffusion, d’utiliser quelques fonctions avancées de logiciels, de faire des recherches avancées sur Internet et partager des données.

Ils ont acquis une culture artistique prenant appui pour partie sur l’histoire des arts, qui leur permet de :

  • Saisir les enjeux des dispositifs de présentation, diffusion et perception des images, citer des oeuvres qui questionnent le rapport des images à la réalité, situer les images dans leur réalité temporelle, géographique, sociologique au regard de repères culturels communs.
  • Différencier images matérielles et immatérielles ; uniques et reproductibles ; distinguer et utiliser et nommer divers médium : photographie, vidéo, peinture, dessin, gravure, infographie, connaître les principaux termes du vocabulaire spécifique de l’image ; – —- Décrypter certains codes des images et les utiliser à des fins d’argumentation.

Ils ont un comportement autonome et responsable qui leur permet de :

  • Prendre des initiatives, organiser et gérer un travail, savoir travailler en équipe, conduire un petit groupe ;
  • Faire preuve de curiosité envers l’art sous toutes ses formes ;
  • Participer à une verbalisation, écouter et accepter les avis divers et contradictoires, argumenter, débattre, contribuer à la construction collective du sens porté par les réalisations de la classe ou des oeuvres.

Ces compétences s’acquièrent dans des situations sollicitant sans cesse action et réflexion, dans l’articulation d’une pratique artistique et la construction d’une culture.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du ministère de l’Education Nationale.

Programme d’arts plastiques au Collège, Cinquième

En sixième, les élèves ont été sensibilisés aux arts plastiques par une approche fondée sur une pratique où interagissent des savoirs artistiques et des connaissances culturelles. L’année de articulant et en renouvelant les enjeux disciplinaires à partir de l’étude des images.

L’image et l’oeuvre d’art entretiennent des liens si étroits que bien souvent, ils sont confondus. L’histoire nous donne cependant des exemples d’oeuvres qui excluent la représentation pour se consacrer aux seules données plastiques et sémantiques des images. Les arts décoratifs et les différentes formes d’abstraction nous en fournissent de nombreux exemples. En cinquième c’est au contact d’oeuvres à fort pouvoir iconique que les élèves exercent leur imagination et leur esprit d’analyse. Ils acquièrent des outils et des méthodes pour concevoir et aborder les images du point de vue de leur matérialité, de leur liées à la nature du médium où elles prennent forme et au statut, artistique ou non artistique, auquel elles renvoient.

Images, oeuvre et fiction

L’imaginaire reste important pour les élèves de cinquième dans leur quotidien et leur approche du monde. A ce niveau, le travail sur l’image s’attachera en premier lieu à étudier ce qui différencie les images qui ont pour référent le monde sensible, réel, de celles qui se rapportent à un univers imaginaire, fictionnel. Le rapport au réel ou à la fiction mobilise de nombreux questionnements sur les dimensions indicielle, métaphorique ou symbolique des images. En classe de cinquième, ces dimensions sont travaillées dans les images de fiction. La pratique des élèves est motivée par la mise en oeuvre de fictions recourant à divers outils, médiums et techniques ne se limitant pas à ceux du dessin et de la peinture. Cette pratique peut intégrer la photographie argentique ou numérique, la vidéo et l’infographie, ainsi que le volume.

Le programme de cinquième s’organise selon trois entrées où interagissent la pratique et la culture. Elles permettent
d’explorer les propriétés matérielles, plastiques, iconiques et sémantiques des images. Ces entrées sont toujours plus ou moins liées entre elles La construction, la transformation des images, les interventions (recouvrement, gommage, déchirure…), le détournement, ouvrent les questions et les opérations relatives au cadrage, au montage, au point de vue, à l’hétérogénéité et à la cohérence. L’image et son référent. Cette entrée permet d’explorer le sens produit par la déformation, l’exagération, la distorsion et d’ouvrir sur les questions de la ressemblance et de la vraisemblance, de la citation, de l’interprétation. Les images dans la culture artistique. Cette entrée aborde la question du statut de l’image (artistique, symbolique, décorative, utilitaire, publicitaire), interroge ses significations, les symboliques auxquelles elle réfère, ses relations avec les mythologies. Ces questions seront approfondies dans le cadre du programme de 4è « images et réalités ».

Apprentissages

Les compétences artistiques impliquent des apprentissages techniques, méthodologiques, culturels et comportementaux. Elles se développent et s’acquièrent dans le cadre de situations diversifiées. Ces situations sollicitent action et réflexion, intention et attention ; elles sont constitutives de la pratique.

Important : Si, par souci de clarté et d’efficacité, les objets d’apprentissages sont présentés ci-dessous déliés les uns des autres, les questions d’enseignement sont à construire en les reliant judicieusement.

Les situations permettent aux élèves de fabriquer des images de fiction. Les élèves sont amenés à :

  • Construire une narration à partir d’une ou plusieurs images (story-board, bande dessinée, film) ;
  • Utiliser divers modes de production d’images (supports, médiums, matériaux, choix d’outil) ;
  • Utiliser divers modes de représentation.

Elles permettent également de modifier et détourner des images pour en travailler le sens. Les élèves sont amenés à :

  • Se réapproprier des images, les détourner pour leur donner une dimension fictionnelle ;
  • Modifier le statut d’une image.

Elles permettent de comprendre et analyser des images. Les élèves sont amenés à :

  • Connaître et identifier différents moyens mis en oeuvre dans l’image pour communiquer ; différencier les images artistiques des images de communication et des images documentaires.

Elles permettent d’étudier des oeuvres et maîtriser des repères historiques. Les élèves sont amenés à :

  • Repérer des caractéristiques qui permettent de distinguer la nature des images ;
  • Etudier quelques oeuvres emblématiques de l’histoire des arts et les situer dans leur chronologie.

Compétences artistiques en fin de cinquième

Les élèves ont acquis une expérience artistique suffisante pour :

  • Créer une image à partir d’éléments d’origines diverses en sachant choisir les instruments, outils, matériaux, supports, médiums ;
  • Utiliser quelques pratiques conventionnelles du dessin (schéma, esquisse, croquis), des procédures techniques de la peinture et de techniques mixtes, dont le travail en volume n’est pas exclu ;
  • Identifier les procédures utilisées (prélèvement, assemblage, collage) ;
  • Organiser des images en travaillant le cadrage et l’échelle des plans dans une intention narrative.

Ils ont acquis une compétence numérique qui leur permet :

  • D’utiliser des appareils et logiciels simples à des fin de production (photographier, filmer, scanner, imprimer), de trouver des documents sur Internet, les discriminer et conserver des données.

Ils ont acquis une culture artistique prenant appui pour partie sur l’histoire des arts, qui leur permet de :

  • Discriminer différents statuts des images pour comprendre et réinvestir leurs diverses potentialités ;
  • Interroger le point de vue du regardeur, le point de vue de l’auteur ;
  • Reconnaître et comprendre la singularité des images d’artistes, les différencier des images de communication et de documentation ;
  • Connaître quelques productions artistiques patrimoniales et contemporaines et repérer des créations artistiques dans leur environnement quotidien.

Ils ont un comportement autonome et responsable qui leur permet de :

  • Expérimenter, choisir et prendre des initiatives ;
  • Faire preuve de curiosité, comprendre les productions des autres ;
  • Travailler en équipe ;
  • Participer à une verbalisation, écouter et accepter les avis divers et contradictoires, argumenter, débattre, contribuer à la construction collective du sens porté par les réalisations de la classe ou des oeuvres.

Ces compétences s’acquièrent dans des situations sollicitant sans cesse action et réflexion, dans l’articulation d’une pratique artistique et la construction d’une culture.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du ministère de l’Education Nationale.

Programme de géographie, Cinquième

À l’école primaire, une première approche du développement durable a été opérée dans les enseignements de géographie et de sciences. Une action concrète de développement durable a été étudiée en sixième dans le cadre de l’éducation civique.

Le programme de la classe de 5ème est consacré à la poursuite de l’étude du développement durable. Une étude de cas, placée en tout début de programme permet, en posant les trois dimensions du développement durable, d’appréhender simplement le concept. La première partie du programme s’ouvre sur les hommes, car c’est l’humanité qui est au coeur du développement durable. La deuxième partie aborde la question majeure des inégalités des conditions de vie, de richesses et de développement des sociétés, aux différents niveaux de l’échelle géographique. La troisième partie s’attache aux rapports entre les sociétés et les ressources. Ces rapports sont étudiés sous l’angle du développement durable à travers les questions d’aménagement et d’usage, de préservation et de partage des ressources entre les territoires et entre les hommes.

La démarche géographique privilégie des études de cas à partir desquelles les élèves constatent les inégalités et les déséquilibres, perçoivent les jeux d’acteurs, les impacts des actions des hommes sur l’environnement et mesurent l’importance des choix politiques. Ces études de cas prennent pleinement leur sens par une mise en perspective à d’autres échelles géographiques et parfois de temps. Elles sont choisies de manière à ce que les élèves puissent poursuivre le parcours des différentes parties du monde.
L’apport majeur de la géographie dans l’approche du développement durable repose, outre sa dimension humaine et sociale, sur la prise en compte des échelles. C’est à travers leur maniement que les élèves perçoivent, du local au mondial, l’interdépendance des sociétés comme des territoires.

Au terme de l’année de 5ème les élèves sont capables, confrontés à l’étude d’un territoire, de mobiliser les trois dimensions du développement durable. Ils ont construit une connaissance claire des grandes oppositions du monde et des enjeux auxquels est confrontée l’humanité. L’analyse de documents et la maîtrise de l’expression écrite et orale concernent toutes les parties du programme.

I – LA QUESTION DU DÉVELOPPEMENT DURABLE
(environ 25% du temps consacré à la géographie)

Thème 1 – LES ENJEUX DU DEVELOPPEMENT DURABLE

Thème 2 – LES DYNAMIQUES DE LA POPULATION ET LE DÉVELOPPEMENT DURABLE

II – DES SOCIÉTÉS INÉGALEMENT DÉVELOPPÉES
(environ 35% du temps consacré à la géographie)
On traitera seulement deux des trois premiers thèmes. Le thème 4 est obligatoire.

Thème 1 – DES INÉGALITÉS DEVANT LA SANTÉ

Thème 2 – DES INÉGALITÉS DEVANT L’ALPHABÉTISATION

Thème 3 – DES INÉGALITÉS DEVANT LES RISQUES

Thème 4 – LA PAUVRETÉ DANS LE MONDE (obligatoire)

III- DES HOMMES ET DES RESSOURCES
(environ 35% du temps consacré à la géographie)
On traitera seulement trois thèmes parmi les cinq suivants

Thème 1 – LA QUESTION DES RESSOURCES ALIMENTAIRES

Thème 2 – LA QUESTION DE L’ACCÈS À L’EAU

Thème 3 – GÉRER LES OCÉANS ET LEURS RESSOURCES

Thème 4 – MÉNAGER L’ATMOSPHÈRE

Thème 5 – LA QUESTION DE L’ÉNERGIE

IV – UNE QUESTION AU CHOIX
(environ 5% du temps consacré à la géographie )

Le choix est laissé au professeur de développer un des thèmes du programme ou de répondre aux questions que l’actualité peut susciter de la part des élèves.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du ministère de l’Education Nationale.

Programme de géographie, Quatrième

APPROCHES DE LA MONDIALISATION

La classe de quatrième est consacrée à l’étude des relations nouées à l’échelle mondiale et à leurs effets sur les territoires à différentes échelles.

Par des études de cas, il s’agit de mettre la mondialisation en images, en s’appuyant en particulier sur des paysages, et de fournir quelques éléments simples de description, d’analyse et d’explication de ce processus. Une place est faite, dans le programme, aux débats que suscite la mondialisation. La mondialisation transforme la hiérarchie des États et développe ou réduit les inégalités socio-spatiales sur les territoires. Des études de paysages, de cartes et la réalisation de croquis donnent aux élèves une première approche de son impact sur les dynamiques territoriales.

Au fur et à mesure de l’avancement du programme les études de cas permettent d’approfondir un parcours du monde et d’élaborer une carte simple de l’organisation du monde d’aujourd’hui. Pour localiser et situer, pour comprendre et expliquer, les élèves manient cartes et images, de tous types et à toutes les échelles, en utilisant régulièrement les ressources fournies par les technologies de l’information et de la communication. L’analyse de documents et la maîtrise de l’expression écrite et orale concernent toutes les parties du programme.

I – DES ÉCHANGES A LA DIMENSION DU MONDE
( environ 40% du temps consacré à la géographie)

Thème 1. – LES ESPACES MAJEURS DE PRODUCTION ET D’ÉCHANGES

Thème 2. – LES ÉCHANGES DE MARCHANDISES

Thème 3. LES MOBILITÉS HUMAINES

Thème 4 – On traitera un thème parmi les deux suivants :

LES LIEUX DE COMMANDEMENT

LES ENTREPRISES TRANSNATIONALES

II – LES TERRITOIRES DANS LA MONDIALISATION
(environ 50% du temps consacré à la géographie)

Thème 1 – LES ÉTATS-UNIS

Thème 2 – LES PUISSANCES ÉMERGENTES

Thème 3 – LES PAYS PAUVRES

III- QUESTIONS SUR LA MONDIALISATION
(environ 10% du temps consacré à la géographie)

Thème 1 : LA MONDIALISATION ET LA DIVERSITÉ CULTURELLE

Thème 2 : LA MONDIALISATION ET SES CONTESTATIONS

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du ministère de l’Education Nationale.


Programme d’arts plastiques, Sixième

Parmi les notions que l’on se doit d’acquérir avec cette discipline, on retrouve:

  • L’analyse et l’étude d’images en provenance d’œuvres différentes.
  • L’aspect narratif de certaines œuvres.
  • La différence entre les différentes formes d’espace.
  • Les différentes couleurs appartenant à la gamme chromatique.