Bonjour Tristesse de Françoise Sagan… Les élèves de 3e6 mettent en garde les personnages.

Chère Anne,

Je vous écris pour que vous reveniez auprès de Raymond et de Cécile. En effet ce que vous avez vu n’est pas correct de la part de Raymond, mais il vous aime et vous aussi. Vous allez vous marier avec cet homme. S’il a fait cela, c’était certainement pour s’assurer qu’Elsa ne lui correspondait plus. Vous devez lui pardonner car sinon il va vous arriver malheur. Vous êtes dans un état misérable, vous pleurez et vous souffrez ; si vous prenez la route maintenant, vous allez avoir un terrible accident. Je suis sûre que Raymond s’en veut énormément pour ce qu’il a fait. Si vous partez, cela va peiner Cécile qui vous aime bien et surtout Raymond qui veut finir sa vie avec vous. Raymond veut rentrer à Paris avec vous et sa fille. Il a été malheureux d’avoir perdu sa femme, qui était votre amie. Il a retrouvé l’amour grâce à vous : Elsa n’était que sa maitresse.

                              J’espère vous avoir convaincue,

Gloria.

 

Chère Cécile,

Arrête cette paranoïa ! Tu vas avoir des ennuis si tu continues ainsi ! ta folie te perdra ; tu deviens maigre et tu fais des messes basses : tu manipules cette pauvre Elsa pleine d’espoir pour arriver à tes fins ! Ma Cécile, change vite : la vie rangée et discrète ne te convient pas certes, mais ne détruis pas pour rien Anne ; elle est un être vivant et non une entité ! Le fait qu’elle va se marier avec ton père te fait sûrement peur mais tu dois arrêter de ne penser qu’à toi et penser à ton père ! Penses-tu qu’il serait heureux d’apprendre que sa propre fille est une manipulatrice ? Je ne crois vraiment pas…

Pour parler d’autre chose, aimes-tu vraiment Cyril  ? Tu parles lyriquement de lui, mais j’ai l’impression que tu ressens plus du désir et de la passion que de l’ amour ! Oh ma Cécile… Dans quel pétrin t’es-tu encore mise ?!  Je t’en prie, redeviens la Cécile simple et joyeuse d’esprit, qui aime les mondanités, qui adore parler des aventures de son père !

                                                                                      Au revoir,

Blanche.

 

Cher Raymond,

Je me nomme Clara G. : je vous écris une lettre à vous, car je sais que vous allez comprendre, tel l’homme de quarante ans que vous êtes… J’aimerais dans un premier temps vous parler de votre fille, Cécile, très charmante fille de dix-sept ans ; je vous parle d’elle pour vous prévenir d’une erreur que vous allez sûrement commettre… Pour cela Raymond, j’aimerais vous poser une question : ne pensez-vous pas qu’en laissant tomber Elsa (une fille jeune, belle, qui profite de la vie, qui s’entend bien avec Cécile, qui est ouverte d’esprit, quia dore s’amuser) pour Anne, une fille plutôt restreinte, qui s’entend bien avec Cécile, mais qui a quarante-deux ans, ne pensez-vous pas que cela affectera beaucoup Cécile ? Vous connaissez votre fille, n’est-ce pas ? Vous êtes comme Elsa, comme Charles Webb et Mme Webb et surtout comme votre fille, mais pas comme Anne. Alors ne commencez pas une liaison avec elle si c’est pour plus tard revenir en arrière vers Elsa…

                                 J’espère que vous suivrez mes conseils,

Cordialement,

Clara G.

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