Et si la ville devenait plus verte ?

29 11 2011

Après la désertification des campagnes dans les années 60 pour occuper de façon plus ou moins heureuse l’espace urbain, on observe petit à petit une révolution « urbagricole«  (fusion des mots urbain = ville et agricole = culture)  où les citadins s’organisent pour développer des jardins partagés ; l’occasion de réinvestir la proximité des villes, souvent synonymes de no man’s land aux contours sans limites.
La ville de Nantes a répertorié 5 000 ha de friches autour de l’agglomération :

  • – des terrains propices à la culture pour de nouveaux paysans de quartiers fermiers,
  • – une aubaine pour construire des fermes en périphérie des villes, faciliter la transformation des productions et la collecte des déchets organiques,
  • – la valorisation des circuits courts qui permet donc la réduction des intermédiaires.

Imaginons une ville où l’on se nourrirait de produits agricoles cultivés sans engrais chimiques, en pleine terre, à moins de 10 km du centre ville : le miel provenant de ruches urbaines, les oeufs de poulaillers citadins. Les rues seraient équipées de toilettes publiques  sèches (à compost) et les excréments humains récupérés pour fournir de l’engrais aux fermes péri-urbaines. De nouvelles relations se tisseraient, de nouveaux métiers apparaîtraient : arroseur de potagers, urbapiculteur, gérant de conserverie de quartier …..

Tout ceci n’est, pour l’instant, qu’à l’état virtuel : deux designers nantais sont en pourparlers avec les élus de Nantes pour étudier ce projet avec les habitants. Une petite vidéo pour mieux comprendre :