Blog blog blog, qui est là ?

19 03 2009
  • Qu’est-ce qu’un blog ?

Question à mille euros : quelle est l’étymologie du mot « blog » ? Non, la racine n’est pas grecque ! Le terme vient de la contraction de « web » (qui désigne internet, comme chacun le sait) et de « logbook » (qui correspond au journal de bord des marins et aviateurs américains). Un blog est donc un carnet de bord multimédia disponible en ligne ; il se caractérise par l’ordre chronologique des articles qui le composent, articles appelés « billets », « notes » ou « posts ». L’auteur est responsable du contenu, propose de nouveaux articles, gère le contenu, accepte ou refuse les commentaires des visiteurs.

  • Créer un blog

Créer un blog, c’est s’engager dans un vrai projet d’écriture et d’édition en ligne : il faut prendre le temps et la peine de gérer les contenus que l’on propose aux internautes. La régularité des mises à jour est donc un aspect essentiel ! Pas question de laisser moisir un blog pendant des semaines !

Pour créer un blog, il faut avant tout disposer de quelques éléments :
– évidemment, une connexion à internet, de préférence à haut débit (c’est quand même plus pratique et plus agréable !),
– un serveur d’hébergement pour stocker le contenu du blog
– et un espace de publication pour la mise à disposition du contenu.

Les plates-formes pour éditer un blog (autrement dit, les bases de travail informatique permettant d’utiliser une pluralité de fonctions et de logiciels) sont variées : elles peuvent être gratuites ou payantes, dotées de nombreuses fonctionnalités ou au contraire être très basiques.

Lorsqu’on crée un blog, il faut prendre particulièrement soin :
– de l’organisation du blog (classement des notes, qualité de la rédaction, correction de la langue… les « fôtes d’ortografe » font toujours mauvais effet !),
– du recensement du blog dans les rubriques de la plate-forme sur laquelle le blog est hébergé,
– de l’intérêt du résumé du blog (il doit bien représenter ce qu’aborde le blog et accrocher l’internaute),
– de la qualité des mots-clés (également appelés « tags »).

  • Bloguer

Bloguer, en quoi cela consiste-t-il concrètement ?
Publier des notes en les illustrant de photos, de vidéos…
Ecrire régulièrement, autrement dit au moins une fois par semaine, afin que les lecteurs soient tenus en haleine.
Ecrire des notes courtes et précises… sans langage SMS, ni phrases longues et compliquées !
Soigner les titres des articles en essayant de les rendre significatifs, incitatifs. Il faut donner envie de vous lire à l’internaute !
Soigner particulièrement la mise en forme, la ponctuation, l’orthographe, la grammaire. Rien de pire que d’avoir à déchiffrer un texte bourré de fautes et mal mis en page !
Créer des catégories pour classer les notes.
– On peut rendre le blog totalement ou partiellement privé, autrement dit rendre son accès limité par un mot de passe. Sinon, le blog est public, ouvert à tous les internautes.

Gérer un blog n’est pas une usine à gaz, mais cela nécessite une certaine rigueur :
– Il faut mettre à jour régulièrement les contenus, notamment les liens que l’on propose vers d’autres sites, d’autres blogs, d’autres ressources. Imaginez la déception du lecteur qui croit accéder à un super site que vous conseillez si, lorsqu’il clique sur le lien, une page d’erreur s’affiche parce que l’adresse n’est plus valide !
– Une tâche importante consiste par ailleurs à modérer les commentaires, autrement dit à accepter ou refuser les commentaires écrits par les internautes. L’auteur d’un blog doit être très attentif à ce qu’il tolère et aux contenus qu’il valide.
L’utilisation des images doit être rigoureuse : il faut veiller à respecter le droit à l’image, qui sera évoqué plus loin dans cet article.
– L’insertion d’une « blogoliste » est intéressante car elle permet de conseiller à l’internaute d’aller visiter d’autres blogs. Toutefois, l’auteur du blog est responsable de ce qu’il conseille, alors… attention aux liens proposés !

  • Bloguer n’est pas jouer !

Ecrire un blog n’autorise pas à dire n’importe quoi sur n’importe qui, ni à diffuser n’importe quelle image ou n’importe quelle vidéo. Il faut traquer à tout prix :
– la diffamation,
– les propos racistes,
– l’atteinte à la vie privée,
qui sont autant de dérives punies par la loi. Avis à ceux qui n’ont pas envie de finir dans l’obscurité d’un cachot…  😉  Cette traque impitoyable doit concerner non seulement les articles du blog, mais aussi les commentaires postés par les internautes. Pas de pitié pour les commentaires inadaptés : l’auteur du blog doit les refuser sans hésiter !

Le droit à l’image doit absolument être respecté. L’image de quelqu’un appartient à sa vie privée, donc il faut nécessairement avoir l’autorisation de la personne dont on utilise l’image (une autorisation écrite est préférable car elle constitue une preuve juridique).

Il existe d’autres droits qui doivent être respectés : ce sont ceux qui appartiennent à la sphère de la propriété intellectuelle.
Le droit d’auteur : personne ne peut copier l’oeuvre de quelqu’un d’autre ! Cette protection dure pendant toute la vie de l’auteur et se poursuit pendant 70 ans après sa mort (de quoi dissuader de toute envie de meurtre…).
Le droit de citation : c’est une exception au droit d’auteur qui permet d’utiliser une courte partie d’une oeuvre et de clairement mentionner son auteur.
– Les droits d’auteur s’appliquent aussi aux images et aux vidéos !
Le droit des marques doit également être respecté pour toute utilisation, pour toute reproduction des logos.

Mais il existe des oeuvres dites « libres de droits » dont les modalités d’utilisation sont précisées par leurs auteurs. Il faut donc bien lire le « contrat » qui est établi par les auteurs de ces oeuvres afin de respecter les conditions d’utilisation de leurs créations.

Pour avoir plus d’informations sur ces différentes législations, rendez-vous sur un site incontournable, très clair et complet : www.droitdunet.fr Consultez notamment la sous-rubrique « Créateurs de sites » dans la rubrique « Fiches pratiques » : c’est une mine d’informations !!!

  • Deux astuces à utiliser sans modération

Le rétrolien, ou trackback

Trackback, en anglais, signifie « lien arrière ». Pour introduire un rétrolien, il faut :

1. Identifier l’adresse du rétrolien (souvent identifiable sous l’appellation « URL ou lien de trackback ») puis copier cette adresse.
2. Dans l’espace spécialement réservé aux rétroliens de votre note, dans votre blog (zone souvent indiquée grâce à « envoyer un trackback à cette adresse »), copier l’adresse du lien et enregistrer l’opération.

Et voilà un trackback introduit dans votre blog ! Ainsi, les visiteurs du blog « partenaire » pourront découvrir le vôtre grâce à ce « dialogue » entre les deux blogs !

Le fil d’info (ou flux RSS)

Le fil RSS permet de diffuser des informations aux internautes qui s’abonnent aux actualités d’un blog (ou d’un site). L’internaute reçoit ainsi directement les derniers contenus publiés. Les fils d’information constituent un moyen efficace de fidéliser les visiteurs !

Quelques liens…

Des plates-formes de blogs gratuites :

Blogger

Overblog

Haut et fort

Moteurs et annuaires de recherche de blogs :

Google

Technorati

Droit de l’internet :

Droit du net

Légamédia

Internet sans crainte

E-enfance

Agrégateurs de flux RSS :

Utilisez l’icône RSS dans votre navigateur internet

Netvibes

Bloglines

Wikio

Podcasting de sons et de vidéos :

iTunes

Juice

Podemus

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Une vitrine pour les bibliothèques numériques

14 05 2008

Peut-être avez-vous encore l’image poussiéreuse et silencieuse de la bibliothèque aux rayonnages chargés d’ouvrages… je n’ose ajouter l’image de la bibliothécaire à chignon et à lunettes !!!  🙂   Pourtant, la bibliothèque a beaucoup évolué, devenant même numérique. Gallica en est sans doute l’exemple le plus célèbre et remarquable. Ah, non, ne me dites pas que vous ne connaissez pas Gallica…

Commençons par préciser le sujet : qu’est-ce qu’une bibliothèque numérique ? La définition proposée sur Wikipédia est assez claire et complète :

« Une bibliothèque numérique (ou en ligne ou électronique) est un ensemble d’écrits numérisés et accessibles à distance (en particulier via Internet). Plutôt que de supports, il est dans ce cas préférable de parler de formats, de compression, d’encodage (pour la vidéo et le son) ainsi que de type de numérisation (mode texte ou mode image). Ce nouveau mode de diffusion et de conservation présente de nombreux avantages en termes de durée et de qualité de conservation, de communication… Mais on peut aussi s’inquiéter des risques de perte d’un support papier original.

Il faut distinguer les bibliothèques qui mettent en ligne des images numérisées des pages des livres originaux (Gallica en est un exemple) et celles qui mettent en ligne le texte lui-même (comme le Projet Gutenberg). Mettre en ligne le livre au format texte demande du travail supplémentaire, mais permet de réduire le volume du fichier et autorise les recherches, les reformatages, les corrections, etc. Les deux approches peuvent être complémentaires dans la mesure où un organisme qui met en ligne les livres en mode « image » peut servir de source pour qu’un autre organisme crée une version « texte ». »

Récemment, Google a lancé son vaste projet de numérisation de documents, projet réalisé grâce à un accord conclu avec quatre bibliothèques américaines et une bibliothèque britannique. En guise de réponse, la BnF (bibliothèque nationale de France) a lancé le projet de Bibliothèque Numérique Européenne.

Une page réalisée par l’Urfist de Lyon (unité régionale de formation etde promotion de l’information scientifique et technique) vous permet d’accéder à une série de bibliothèques numériques. Vous pouvez ainsi vous faire une idée concrète de ce genre de ressources électroniques. Cette synthèse est remarquable car elle donne une vision globale et propose des liens vers les bibliothèques sélectionnées.

Cliquez ici pour accéder à la vitrine des bibliothèques numériques réalisées par l’Urfist de Lyon ! 

Un mémoire de Delphine Berroneau consacré aux bibliothèques numériques peut être téléchargé gratuitement : cliquez ici !  

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Suivre les fils RSS… sans s’emberlificoter !

12 12 2007

Si vous êtes un internaute attentif, vous n’avez pu manquer les icônes signalant sur les pages les fils RSS. Ici, jetez simplement un oeil sur la droite : une petite icône orange vous propose cette technologie ! rss  Mais qu’est-ce que le RSS ?

Pour faire simple, on peut dire que le RSS est un format de transmission de données. Il permet de transférer sur le poste d’un utilisateur, grâce à des flux, toutes les nouveautés éditées sur un site. Pour ceux qui connaissent l’informatique, il convient de préciser que le RSS est un fichier fondé sur le format XML (extensible mark-up language).

L’acronyme RSS n’est pas très consensuel puisque certains affirment qu’il signifie Really Simple Syndication, tandis que d’autres prônent la déclinaison Rich Site Summary et que les troisièmes affirment que le sigle est l’abréviation de Really Simple Syndication ou Rapid Site Summary. Mais n’entrons pas ici dans les débats techniques et contentons-nous d’éclairer le plus simplement possible le concept des fils RSS.

Quelle que soit la signification de l’acronyme, le RSS reste un format qui permet à des sites de publier de façon automatique la totalité ou une partie des informations : c’est ce principe qui permet de parler de syndication des contenus, autrement dit d’intégration des contenus. L’intérêt de cette technologie est assez évident : plus besoin de réaliser manuellement une veille, celle-ci s’effectue toute seule ! Les sommaires sont ainsi mis à jour au fur et à mesure de leur actualisation, les fichiers les plus divers peuvent être intégrés (webcasting, podcasting…). Pour les sites qui proposent des fils, le RSS génère du trafic puisque le site de l’utilisateur propose uniquement des liens vers les sites sources.

Vous vous demandez peut-être si la pratique de la syndication des contenus respecte le principe des droits d’auteur… et vous avez raison de vous interroger ! Mais vous pouvez être rassuré : un fichier RSS consiste à décrire les titres des nouvelles informations publiées sur un site et en aucun cas à reprendre celles-ci dans leur intégralité. Comme pour le droit de citation classique, il suffit donc d’indiquer de façon correcte la source du fil RSS.

Concrètement, comment peut-on utiliser les fils RSS ? Une nécessité : posséder un logiciel de lecture de fil RSS sur son ordinateur (on appelle ces logiciels des agrégateurs de fils). Il existe des logiciels gratuits ou payants. Les plus populaires sont FeedDemon (payant), RssReader (libre), Internet Explorer (version 7 minimum), Firefox (navigateur), Thunderbird (messagerie de Mozilla) et Opera (navigateur). On peut également citer des agrégateurs en ligne, tels que Bloglines et Google Reader.

Pour en savoir plus…

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La sérendipité : petite explication

20 11 2007

La sérendipité est un terme que l’on rencontre souvent lorsqu’on s’intéresse à internet. Si vous n’avez pas encore eu l’occasion d’être confronté à ce mot, voici quelques éléments qui vous permettront de mieux comprendre à quoi il se réfère et, pourquoi pas, d’épater vos copains en l’utilisant, l’air de rien, dans une discussion banale…  sourire

Darwin disait que la sérendipité est la « qualité qui consiste à chercher quelque chose et, ayant trouvé autre chose, à reconnaître que ce qu’on a trouvé a plus d’importance que ce qu’on cherchait ». La sérendipité est notamment mise en avant par le moteur de recherche Exalead : elle désigne une démarche qui consiste à partir d’un questionnement à l’aveuglette, que l’on précise et affine face aux résultats donnés par le moteur. Bref, la sérendipité peut être définie comme l’art de trouver une information intéressante et pertinente un peu par hasard. Elle s’applique non seulement au web (l’internaute peut tomber, au gré des clics sur les hyperliens, sur une page particulièrement riche sans vraiment l’avoir cherchée), mais aussi à la recherche dans une bibliothèque : imaginez un étudiant errant parmi les rayonnages… son regard parcourt les ouvrages et, tout à coup, s’arrête sur un document qui l’intéresse ! Sans véritablement l’avoir voulu, sans avoir adopté une réelle stratégie de recherche d’information, l’étudiant a trouvé !

Bref, vous l’aurez compris : dans le domaine de la recherche d’information, la sérendipité consiste à transformer en richesse exploitable des données ou des documents glanés au hasard. Autant dire qu’elle est une alliée potentielle, voire providentielle, du chercheur ! Elle permet non seulement de découvrir des informations auxquelles on ne s’attendait pas, mais aussi d’élargir l’horizon de la recherche et, plus globalement, de la connaissance.

Il n’empêche que la sérendipité ne saurait remplacer une vraie stratégie de recherche, pas seulement fondée sur l’heureux hasard celle-là…

Voir ailleurs…

Un article de fond proposé par des universitaires au cours de l’atelier d’un colloque.  

Un point très complet sur l’histoire et le sens du concept de sérendipité sur le site Automates Intelligents.  

L’article proposé sur Wikipédia retrace les différents usages et sens de la sérendipité.

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Résumer un texte : quelques conseils

5 11 2007

Différentes situations vous conduisent à résumer un texte, autrement dit à le réduire à ce que l’on pourrait appeler sa « substantifique moëlle » : devoir de français, examen, concours, tâche professionnelle… Pour bien condenser un document, voici quelques conseils de base :

1) Cela peut paraître évident, mais cela reste indispensable : il faut avant tout comprendre le texte. Il convient donc de :

– ne laisser aucun mot de vocabulaire dans l’ombre (utiliser le dictionnaire dans modération !) ;

– saisir de quoi il est question dans le document ;

– être capable de formuler avec vos propres mots ce que vous venez de lire.

Astuce ! Faites comme si vous deviez expliquer brièvement le texte à quelqu’un qui ne connaît absolument rien au sujet et qui n’a pas lu le document : êtes-vous capable de donner l’essentiel des informations de façon claire ?

2) Il faut ensuite analyser le texte, c’est-à-dire :

– extraire du texte les idées principales, distinguer l’essentiel du superflu (exemples, idées secondaires…) ;

– repérer l’organisation des idées (plan, structure).

3) Enfin, vient la phase de rédaction du résumé, pendant laquelle il faut :

– éviter les citations ;

– respecter l’ordre du texte ;

– maîtriser le vocabulaire ;

– utiliser des conjonctions de coordination pour mettre en évidence la structure logique du texte.

Comme pour tout exercice « académique », l’une des clés de la réussite réside dans l’entraînement. Un coureur se sent de plus en plus à l’aise lorsqu’il court souvent ; de même, un « résumeur » se sent de plus en plus sûr de lui et produit des travaux de meilleure qualité lorsqu’il résume souvent !

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Tout savoir sur les Creative Commons

12 10 2007

Les Creative Commons, vous connaissez ? Vous avez sûrement déjà aperçu en bas d’une page internet le petit logo correspondant aux Creative Commons, ou entendu parler de ce principe en vogue sur le web. Pour lever le mystère de ce double C, voici quelques liens qui vous permettront d’y voir plus clair !

Avec tout ça, vous ne pourrez plus dire que vous ne savez plus ce que sont les fameux Creative Commons !!! 😉

MHP 



Des ressources pour les professionnels de la documentation

9 06 2007

A l’attention de tous ceux qui baignent dans le vaste océan de la documentation et, plus largement, de l’information, je propose quelques ressources :

– Une présentation PowerPoint propositions quelques définitions de termes documentaires. Définitions

– Une présentation PowerPoint dédiée à l’indexation réalisée à l’aide d’un thesaurus et plus particulièrement du thesaurus Motbis. Indexation et thesaurus

– Une présentation PowerPoint relative aux manuels scolaires. Les manuels scolaires

– Un petit dossier sur l’épreuve orale de Sciences et Techniques Documentaires du CAPES externe de documentation (modalités de l’épreuve, conseils méthodologiques). Préparation oral STD

MHP



Savez-vous rédiger une note d’information ?

28 05 2007

Comme promis dans un article précédent, je vous propose d’aborder une forme d’écrit professionnel : la note d’information. Que vous soyez en stage, salarié ou étudiant, vous pouvez être amené à rédiger ce genre de document. Il faut donc connaître quelques règles de base pour ne pas faire n’importe quoi !

Définitions : note d’information / note de service

Toute note précède une action future. Elle doit répondre à deux exigences :

  • informer un destinataire, qu’il soit collectif ou individuel ;
  • donner un ordre.

L’objectif est de mettre à exécution une décision dont les conséquences relèvent de la pratique. Deux types principaux de notes peuvent être distingués et définis :

Type de note
Caractéristiques et exemples
LA NOTE DE SERVICE Il s’agit d’un document interne à un service, une administration ou une entreprise par lequel un supérieur adresse à ses subordonnés des instructions sur un problème particulier relavant des activités ou du fonctionnement du service.

Elle peut être permanente ou temporaire, selon les indications données. Sa durée de validité est souvent limitée à la période qui la sépare de la suivante sur le même sujet.

Elle est fréquemment utilisée dans les relations hiérarchiques et suit la voie hiérarchique descendante.

Exemples de situation pouvant donner lieu à une note de service : Conduite à suivre en cas d’incendie
Règles de sécurité à observer dans la conduite du travail
Nécessité de se rendre à une visite médicale dans le cadre de la médecine du travail

LA NOTE D’INFORMATION Comme son nom l’indique, elle se borne à informer, c’est-à-dire qu’elle est un type de communication écrite qui fait circuler l’information entre un destinataire informé et un destinataire à qui manque l’information.

La note d’information peut répondre à différents objectifs :
Donner une information :C’est le cas le plus fréquent et le plus simple. Exemple : annoncer au personnel d’une entreprise des changements horaires, des consignes sur l’organisation des pauses dans le travail, les modalités d’organisation des repas au restaurant d’entreprise, la mise en service d’un système de transport collectif des personnels.
Demander une information : Exemples : demander quelles sont les modifications intervenues dans la situation familiale des employés, faire appel au volontariat pour participer à une formation.
Formuler des propositions : On suscite des propositions en vue d’une concertation au sein de l’entreprise sur une question donnée.

La rédaction d’une note

Tout d’abord, la rédaction d’une note demande un esprit de finesse. Ainsi, il est impératif que la note ne donne lieu à aucune hésitation ou erreur. S’adressant à un public donné, elle doit tenir compte des caractéristiques de ce public (niveau de compréhension, aspects psychologiques et humains…). Le signataire de la note doit donc respecter les exigences de la communication écrite :

compréhension aisée du message,
niveau de langue employé,
précision de l’information,
nature du destinataire,
modalités d’application,
erreurs susceptibles d’entraver le bon déroulement du processus.

Ensuite, il convient de faire preuve d’esprit de synthèse. Par définition, une note doit être claire, simple et précise. Il faut donc :

éviter de multiplier les sujets dans la même note,
éviter d’employer une syntaxe lourde et confuse.

Il est préférable :

de limiter la note à un seul sujet,
d’employer un style impersonnel,
de rédiger dans une langue compréhensible par tous,
de hiérarchiser avec soin et rigueur les informations (titres, sous-titres, alinéas…),
d’éviter toute fioriture inutile. 

La présentation de la note ne s’inscrit pas dans un cadre rigide et normalisé. Elle est dactylographiée car cela facilite la lisibilité et marque un professionnalisme certain. Elle peut se faire sur papier simple ou à en-tête. Elle peut utiliser un imprimé préalablement composé à cet effet. Le format reste libre (A3, A4 ou A5) mais il faut laisser une marge d’au moins 2 cm. Les paragraphes doivent être clairement séparés. Enfin, il ne faut écrire qu’au recto ; si le texte nécessite plusieurs feuillets, il convient de les numéroter soigneusement et d’agrafer toutes les feuilles composant la note.

Une note doit comporter différentes mentions :

  • L’émetteur ou destinateur : Il est nécessaire de connaître la source du message et la fonction de celui qui signe la note.
  • La date et le lieu : Une note n’est pas éternelle, elle s’inscrit dans un cadre spatio-temporel précis. Une formule finale comme : « La présente note est applicable à compter de ce jour » rend évidemment indispensable la mention de la date. Il est de surcroît préférable de rappeler dans la formule injonctive la date d’entrée en application. La date et le lieu d’enregistrement de la note peuvent être portés au-dessus de la signature, comme pour la présentation des actes réglementaires, ou en haut à droite de la première page, comme pour une lettre.
  • Le titre : Il doit préciser la nature de la note (de service, d’information). Il est inscrit au milieu de la ligne, en lettres majuscules. Le titre est souvent accompagné d’un numéro d’enregistrement.
  • Le ou les destinataire(s) :Deux places sont possibles : Soit avant le corps de la note, Soit en fin de note, en bas, à gauche. On ne se contente pas d’aligner les destinataires et leurs fonctions. Il convient de faire précéder les noms ou fonctions des formules suivantes, au choix :
    « Pour information »
    « Pour exécution »
    « Pour attribution »
    « Pour affichage »
    « Pour vérification »
    « Pour entretien verbal »
    « Pour classement »
    Il est possible d’additionner plusieurs formules si nécessaire.
  • L’objet : Celui-ci peut figurer sous la forme d’un titre ou apparaître, comme dans une lettre, après la mention « Objet ».
  • La formule d’appel ou la formule de politesse : Attention ! Les notes ne comportent ni l’une, ni l’autre.
  • Le corps de la note : Le corps même de la note n’appelle aucun préambule. Seule compte l’efficacité maximale. On peut toutefois conseiller quelques formules pour entamer le premier paragraphe :
    « Il paraît indispensable de… »

    « J’attache de l’intérêt à… »

    « Je crois utile de… »

    « Il est rappelé que… »
  • La signature : La note doit absolument être signée. Si le nom du signataire est présent dans l’en-tête, il n’est alors pas nécessaire de le repréciser avant la signature. Si le nom n’est pas mentionné dans l’en-tête, il convient alors de la faire figurer avant la signature.
  • Les pièces jointes : Une mention « Pièces jointes » est portée sur la note si celle-ci est accompagnée de documents divers. Elle peut préciser le titre de ces documents ou leur nombre total.

La diffusion de la note peut être effectuée de diverses façons : par distribution individuelle, par affichage, par circulation dans les services avec émargement, par courrier.

Armé de tous ces éléments, vous allez être un vrai pro de la note d’information !

MHP



Elaborer un dossier (épisode 2)

28 04 2007

Voici le deuxième volet de la série consacrée à l’élaboration d’un dossier. Abordons les deux premières étapes…

1) Du choix du sujet à l’analyse des informations collectées 

  • Le choix du sujet ou du thème                    

Dégager les différents axes de la réflexion et de la recherche
Elaborer les lignes directrices d’un premier plan schématique 

  • La recherche des documents 

Natures différentes (graphique, tableau numérique, photographie, article de presse, carte, caricature, bande dessinée…)
Sources différentes (dictionnaires, journaux, encyclopédies, manuels scolaires, ouvrages spécialisés, données économiques, statistiques…)
Date des documents
Auteurs des documents
Domaines traités (économique, juridique, social, politique…)     

  • Analyser des documents      

Mettre en relation des documents de même nature ou de nature différente
Trier (conserver, éliminer)
Sélectionner les documents significatifs : 
– diversité de natures et domaines
      
– justification du choix
Analyse de chaque document conservé :
  
Lecture d’un tableau numérique
 
Résumé d’un texte    
Analyse d’un graphique 
– 
Analyse d’une image 
Lecture d’une carte…
         

Est-ce qu’il me manque des documents ou des informations ? Lesquel(le)s ?
Je complète ma recherche documentaire si besoin.  

2) L’élaboration d’un plan 

  • Elaboration d’un plan précis           

Raisons du choix du sujet
Définition des grands ensembles et sous-ensembles, en liaison avec les domaines (historique, géographique, politique, économique…)
Justification de l’emploi des documents dans les ensembles et sous-ensembles
 
Je choisis un document significatif, accrocheur, qui me servira de SITUATION DE DEPART pour aborder, susciter ou introduire le sujet ou le problème posé dans le dossier.
Documents possibles :  graphique, tableau numérique, carte, article de presse,
 image…
J’élabore une fiche de vocabulaire.
Je précise, je complète, je développe l’analyse première de ce document.  

Remarque relative à l’élaboration du plan : Il peut parfois sembler difficile de faire émerger un plan, même à l’aide des documents sélectionnés. Afin de dépasser les blocages éventuels, une méthode toute simple permet de mettre en évidence les idées essentielles liées à un sujet d’étude :  

1ère étape : Dessiner un grand tableau sur une feuille A3 (ou deux feuilles A4), sur le modèle suivant et le remplir :  

Identification du document(numéro, titre, auteur…) Mots importants Idées principales
        

2ème étape : Munissez-vous de stylos de couleurs différentes (au moins trois). Dans le tableau, identifiez les thèmes et mots récurrents, contraires, complémentaires… Effectuez des rapprochements en les identifiant grâce aux différentes couleurs.  

3ème étape : Les documents sont désormais triés. Il vous suffit à présent d’organiser de façon cohérente les idées dégagées dans le tableau, en prenant soin de l’emploi des mots importants relevés dans les documents. A cette étape, vous verrez aisément si vos parties et sous-parties du plan sont équilibrées ou non : si la première implique la moitié des documents tandis que les deux suivantes se battent pour en inclure un ou deux, il y a certainement un problème ! Interrogez-vous dès lors sur la pertinence du choix de vos documents ou, si le dossier est déjà constitué et que les documents vous sont imposés, tentez d’analyser plus finement les informations afin d’équilibrer le plan.   

4ème étape : Rédigez les titres des parties et sous-parties en veillant au choix de mots significatifs, de titres parlants, ni trop vagues, ni trop longs. Les périphrases sont généralement bien adaptées à un plan détaillé. Evitez donc les formules trop classiques et peu signifiantes telles que : « les causes », « les conséquences »… Lisez votre plan comme si vous ne connaissiez pas du tout le sujet, ni le dossier. Mettez-vous à la place d’un lecteur ignorant tout du thème traité. Votre plan est-il sensé ? Comprend-on la logique, la cohérence ?…

Rendez-vous au prochain épisode pour les trois dernières étapes !

MHP



Banques de données, mode d’emploi

7 04 2007

 Si vous êtes habitué au jargon informatique, vous avez sûrement déjà entendu parler des banques de données. A priori, on peut deviner ce que désigne cette expression : comme la banque gère notre argent, la banque de données semble naturellement récolter et gèrer des données, des informations. Certes, on peut se contenter de cette définition intuitive. Mais si on connaît précisément ce qu’est une banque de données, alors on peut encore mieux exploiter ces gisements d’informations ! Penchons-nous donc brièvement sur la question… 

  1. Définition 
    Une banque de données peut être définie comme « un ensemble de données relatif à un domaine défini de connaissances et organisé pour être offert aux utilisateurs » (Journal Officiel du 17 janvier 1982). On distingue généralement les bases de données des banques de données : les bases de données sont constituées par des références bibliographiques (on a seulement accès à des listes structurées de documents) tandis que les banques de données procurent une information directement utilisable (textes de loi, articles de presse, statistiques…).
  2. La diversité des banques de données
    Les banques de données donnent directement accès au texte ou à l’information recherchée. Aujourd’hui incontournables pour les entreprises en quête d’information, elles se développent beaucoup et tendent à se spécialiser. Ainsi, une grande diversité de banques de données existe actuellement.
    Exemples :
    Informations générales : Kompass (annuaire professionnel), Agora (AFP)
    Informations juridiques : Infogreffe, Dttravail, Legis, Infocial
    Informations économiques : INSEE
    Informations industrielles : AFNOR, CAFCI (Chambre franco-allemande de commerce et d’industrie)
    La plupart de ces banques de données sont payantes. Cependant, les bibliothèques universitaires s’acquittent fréquemment des droits d’accès, ce qui permet aux usagers de consulter ces immenses réservoirs d’information.  
  3. Les moyens d’accès
    La recherche peut s’effectuer de différentes façons :

    la recherche par menu :
    la structure de la banque de données s’apparente à un réseau routier. Le voyageur emprunte d’abord l’autoroute, puis choisit une route nationale correspondant à un menu, avant de s’engager sur des routes départementales, communales… chacune offrant de nouveau des rubriques et sous-rubriques. Cet accès est généralement utilisé dans les banques de données restreintes car le temps de cheminement est relativement long.

    la recherche par mots-clés :
    l’analyse du besoin d’information a initialement permis de déterminer les termes les plus représentatifs du sujet de recherche ; dès lors, l’utilisateur interroge la banque de données grâce aux mots-clés qu’il a choisi ou pioche dans une liste proposée à l’écran. 

    la recherche par hyperlien :
    cliquer sur un mot ou une zone du document à l’écran pour faire apparaître un autre document constitue un hyperlien. Les avantages de ce procédé sont incontestables : le passage d’un document à l’autre permet non seulement d’affiner la recherche mais aussi d’ouvrir de nouvelles perspectives auxquelles l’utilisateur n’avait pas pensé au départ. Le risque est cependant de se laisser porter par les liens en perdant de vue le besoin d’information initial.


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