Une bibliographie, ça sert à quoi ?

7 03 2007

Vous avez sûrement déjà entendu ce mot : bibliographie (non, pas « bio-graphie » mais « bi-blio-graphie »). Avant tout, de quoi s’agit-il ? C’est une liste organisée de références documentaires ; autrement dit, c’est le signalement des documents et non les documents eux-mêmes. Si vous avez du mal à comprendre, imaginez que vous faites vos courses dans un supermarché pour préparer un dîner ; vous déambulez dans les rayons et, dès qu’un produit vous intéresse, vous notez les informations qui vous permettront de le retrouver. Votre liste de produits sera organisée puisque vous aurez visité différents espaces : celui des produits laitiers, celui des fruits, celui des légumes… Une bibliographie repose sur le même principe : quand on prépare un exposé, un dossier, un cours, on consulte différents documents. Pour pouvoir les retrouver facilement et informer le lecteur, le jury ou encore l’élève des sources d’information consultées, on note les références des documents et on les classe : c’est une bibliographie !

Ainsi, pour évoquer la notion de bibliographie plus rigoureusement, on peut dire que c’est une information secondaire dans la mesure où elle recense ce qui a été publié sur un sujet : elle signale et identifie les documents relatifs à une thématique. Elle peut se trouver dans tout type de document : à la suite d’un article de périodique ou d’encyclopédie, en fin d’ouvrage… Par ailleurs, certains centres de documentation et bibliothèques proposent parfois des bibliographies. En conséquence, le repérage des bibliographies doit devenir un réflexe pour le chercheur d’information : les références qu’elles suggèrent sont autant de panneaux indicateurs invitant à un détour enrichissant ou à un raccourci inattendu.

Comment les utiliser pour une recherche d’information ?

Une bibliographie n’est pas une liste désordonnée de références documentaires. Elle peut être structurée de deux manières :
– soit les références sont classées par ordre alphabétique d’auteur ;
– soit les références sont rangées par thèmes, à l’intérieur desquels elles sont classées par ordre alphabétique d’auteur.

Quelquefois, l’auteur de la bibliographie ajoute une ou deux indications concernant le document signalé, ce qui facilite le travail du chercheur. C’est comme si les panneaux indicateurs des routes comportaient un bref avis sur la destination : le voyageur n’aurait plus qu’à décider si le détour en vaut la peine.

Malgré tout, même si la bibliographie se contente de signaler les documents, elle constitue une aide précieuse : elle donne effectivement des pistes de recherche et, selon l’endroit où elle se trouve (livre « grand public », journal spécialisé, bibliothèque universitaire…), elle permet de sélectionner des documents plus ou moins difficiles d’accès, plus ou moins spécifiques, plus ou moins généralistes. De plus, il est intéressant de pouvoir disposer d’un panorama des travaux édités sur un thème donné. Les mots composant les titres des documents signalés permettent de cerner le champ d’étude du thème, d’ouvrir la recherche ou au contraire de la préciser.

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Si VOUS devez rédiger une bibliographie

Rédiger une bibliographie répond à plusieurs objectifs :
– Fournir au lecteur les informations nécessaires pour identifier un document.
– Décrire tous les ouvrages utilisés au cours d’un travail.
– Décrire tous les ouvrages cités dans un texte.
– Faire l’inventaire de l’ensemble des documents traitant d’un sujet donné.
La bibliographie est donc une marque d’honnêteté intellectuelle, une trace de l’effort d’investigation personnel et un indice de pertinence du travail effectué.

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Pour bien rédiger une bibliographie, il faut respecter des règles d’écriture. Une référence bibliographique est composée d’éléments indispensables au bon signalement des documents. Il convient donc de respecter quelques règles de rédaction :
1ère règle : Rédiger une référence bibliographique, c’est donner la carte d’identité du document :
– description intellectuelle (nom de l’auteur, titre…) ;
– description physique (nombre de pages).
2ème règle : Les références ne sont pas écrites dans le désordre mais doivent être classées par ordre alphabétique du nom de l’auteur et, éventuellement, par thèmes.
3ème règle : L’écriture des références doit être homogène, autrement dit toujours identique (typographie, ordre des informations…). Elle varie selon le type de document concerné. Vous pouvez accéder à une fiche très synthétique et pratique en vous rendant sur la page suivante : http://savoirscdi.cndp.fr/pedago/Refbibliogr/presentbibliolyc.htm

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En avant pour l’analyse de documents iconographiques ! (épisode 2)

3 02 2007

Dénotation, connotation, symbole… ça veut dire quoi ?

  1. La dénotation : un accord sur le sens est toujours nécessaire ; la dénotation est donc le sens le plus objectif. Pour un mot, il s’agit de sa signification véritable, c’est-à-dire celle que l’on trouve dans le dictionnaire et qui est admise par une communauté linguistique.
    Exemple : pour se comprendre, tous les francophones admettent que la dénotation de « mer » est « vaste étendue d’eau salée qui couvre une partie de la surface du globe ».

  2. La connotation : au contraire, la connotation est un sens second, suggéré, implicite, ou plutôt subjectif, parallèle au sens dénoté. Elle peut varier selon les individus, les situations, les contextes, les cultures. Elle est fortement liée à l’affectivité. Exemple : le mot « mer » peut suggérer le tourisme, la navigation mais aussi l’infini.

  3. Le symbole : si un groupe réagit au même sens connoté, il crée ainsi un symbole, autrement dit un sens second évident pour tous. Exemple : pour les européens, le dessin d’une balance se réfère à la justice.

Ces trois niveaux de sens s’appliquent tant aux mots qu’aux images :

DENOTATION = Ce que voit le regard

  • Paratexte (= ce qui est autour du texte ou de l’image) : auteur, source, dimensions réelles de l’image, date.

  • Sujet : paysage (urbain, rural, etc.), scène (historique, religieuse, familière, humoristique, etc.), personnages (nombre, sexe, gestes, regards, vêtements, etc.).

CONNOTATION = Le sens, les effets produits

  • Effets produits

  • Possibilité de donner un titre

  • Privilégier les aspects essentiels, les contrastes, etc.

SYMBOLE = Le sens pour un groupe

  • Dans notre culture occidentale : à droite, le futur ; à gauche, le passé ; en haut, l’esprit ; en bas, la matière.

Le cas de la publicité constitue une particularité dans la mesure où un document publicitaire doit influencer son destinataire pour l’inciter à consommer. Il doit évoquer des connotations qui correspondent aux désirs, donc aux pulsions inconscientes de l’acheteur potentiel. Aujourd’hui, il est aisé d’identifier une multitude de connotations employées pour vendre des produits. Par exemple, les produits à connotation naturelle, traditionnelle se réfèrent à un retour au passé sécurisant. De même, la référence aux héros renvoie à un besoin de valorisation.

Vous avez sûrement en tête une affiche publicitaire qui vous a récemment fait rire, qui a accroché votre regard, qui vous a peut-être choqué. Essayez de déterminer quelles sont les dénotations, les connotations et les symboles utilisés dans cette image. Au prochain épisode, je vous proposerai une application concrète !

 

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En avant pour l’analyse de documents iconographiques ! (épisode 1)

1 02 2007

Imaginez… une petite balade dans la rue d’une ville… panneaux publicitaires, vitrines remplies d’écrans de télévision et d’ordinateur, kiosques de presse présentant une multitude de unes aux illustrations colorées, étalages de librairies… Eh non, vous ne pouvez plus échapper au règne de l’image ! Pour éviter de vous laisser submerger, voire manipuler, la lecture de l’image requiert toute votre attention. Passons donc du statut de spectateur passif à celui de décodeur avisé de ce qui tombe sans cesse sous nos yeux… Pour ce faire, je vous propose, comme souvent dans ce blog, un dossier en plusieurs épisodes (histoire de faire durer le suspense, évidemment 🙂 ).

1. Quelques définitions

On appelle documents iconographiques et graphiques l’ensemble des documents qui se présentent sous une autre forme que celle du texte pur et simple. On peut ainsi distinguer :
les documents iconographiques (éikôn en grec signifie image) : reproductions d’œuvres d’art, illustrations, dessins, photographies
les documents statistiques : tableaux, schémas
les documents graphiques : courbes, histogrammes

2. Les fonctions de la communication

La communication met en jeu un émissaire, un message et un destinataire. Ces trois éléments basiques de la communication interagissent et remplissent diverses fonctions :

– L’émissaire veut séduire, convaincre, mobiliser, provoquer une réaction ou au moins établir un contact avec le destinataire. C’est que l’on nomme la fonction conative. Exemples : publicitaire, artiste engagé.

– Le message présente une réalité objective : il remplit un rôle de message référentiel. Exemples : cartes, plans, coupes, tableaux statistiques. Il exprime par ailleurs les sentiments, les goûts, les idées de son auteur : on parle à ce titre de fonction expressive. Exemples : peinture romantique, caricature.
Le message s’apparente à la poésie. L’émissaire insiste sur les mots, les phrases, le dessin, la prise de vue : on parle dès lors de fonction poétique. Exemples : arts plastiques, bande dessinée, photographies d’art.

3. Les documents iconographiques

Une image est un message visuel. Contrairement au texte qui se décode lentement et se lit linéairement, l’image est perçue globalement et rapidement. Dans la mesure où elle semble reproduire le réel, il s’en dégage une forte impression de vérité… qui peut d’ailleurs s’avérer dangereuse si on l’utilise à des fins manipulatrices. En effet, présentée seule, l’image est polysémique : elle peut se parer de plusieurs sens et interprétations.

Rendez-vous au prochain épisode pour apprendre les nuances entre dénotation, connotation et symbole !

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Une analyse de document graphique à faire ? Pas de panique !

21 01 2007

Une analyse de document graphique en perspective ? Bientôt un devoir ou un bac blanc ? Le stress monte car vous ne vous sentez pas encore solide en la matière ? Pas de panique ! Voici quelques conseils pour bien exploiter ce type de documents !

Les documents graphiques présentent les mêmes caractéristiques que les textes mais utilisent en plus des ressources ressortissant au domaine de l’image ; ce sont toutefois des écrits puisqu’ils comportent des légendes, des commentaires, des indications, des chiffres. Le paratexte (= ce qui est autour du graphique, par exemple la légende, le titre…) explique généralement dans quel but ils ont été constitués et ceci permet de les comprendre avant de les ramener à la problématique ou à la question qui vous est posée.

  • Certains concernent une situation à un moment donné : il faut alors :

  1. Observer quelles sont la valeur la plus élevée et la valeur la plus faible.Mesurer les écarts.
  2. Transformer, si possible, les données en pourcentages approximatifs ou en proportions, plus parlants que les chiffres bruts.

  • D’autres présentent une situation et son évolution en fonction de : d’un paramètre variable (temps, sexe, saison, etc.) : il faut alors :

  1. Observer si l’évolution est positive ou négative.
  2. Mesurer l’amplitude.
  3. Tenir compte du paramètre variable concerné.
  4. Voir s’il y a une régularité ou non dans le rythme d’évolution.    

Définition
Un graphique est une représentation sous forme de dessin des variations d’une grandeur mesurable. Il établit un état de fait, une évolution, et permet de visualiser des chiffres pour faire émerger les tendances de variation d’un phénomène.

Les différentes sortes de graphiques Le graphique en barre ou histogramme
Il sert à visualiser des différences à l’intérieur d’un même ensemble et facilite les confrontations.             

Le graphique en courbe
Il permet de visualiser l’évolution d’un phénomène en fonction d’une variable choisie. Il est beaucoup utilisé dans des documents à tendance économique ou sociale. Le temps est souvent figuré en abscisses et le phénomène étudié en ordonnée. Comment l’interpréter ? Il convient de repérer :
– les tendances
– les fluctuations (points les plus hauts et les plus bas)
– les principaux paliers
– les incidents principaux d’un phénomène évolutif             

Le graphique circulaire ou semi-circulaire
Appelé aussi graphique en camembert, il sert à visualiser une répartition à l’intérieur d’un même ensemble et met en évidence les phénomènes majoritaires.    

Démarche d’analyse
1) Repérer :
– le titre du graphique
– les unités choisies
– la légende
– la forme du graphique
2) Quelles tendances révèle-t-il ?
– hausse
– baisse
– mouvement contradictoire
– évolution
3) Quels détails entrent dans le cadre de l’analyse ?
– une chute brutale
– un écart significatif
– un redressement spectaculaire
– une date où la tendance s’amplifie, se modifie 

Voir ailleurs… 

Pour vous exercer, rendez-vous sur la page suivante : http://www.ac-rennes.fr/pedagogie/espaceeg/prodpeda/ecodroit/graphique/tdgraph.htm Vous y trouverez un TP corrigé à télécharger, très bien fait et vous permettant d’aborder tous les aspects de l’analyse d’un graphique.

Vous pouvez aussi consulter la page suivante, qui propose une approche très vivante et « accrocheuse » de l’analyse de graphique : http://www.stat.gouv.qc.ca/jeunesse/index_analyse_graph.htm

Avec tout cela, vous serez incollable au prochain devoir !

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La prise de notes (épisode 3)

13 01 2007

Abordons désormais la démarche concrète permettant de bien prendre des notes au cours d’une lecture, autrement dit de garder une trace écrite utile de ce que vous lisez.  

1ère étape : survoler le document

  • Explorer titres, sous-titres, numéros : ils annoncent les grandes parties et balisent la lecture. Repérer les autres mots mis en valeur par la typographie.

  • Regarder les illustrations.  

2ème étape : dresser un bilan de ce que l’on sait déjà

  • Rassembler les souvenirs et connaissances de ce que l’on a déjà appris ou lu sur le sujet.  

3ème étape : questionner

  • Que veut-on savoir ?

  • Qu’attend-on du document ?  

4ème étape : lire avec un projet

  • Lire avec le projet de répondre aux questions formulées précédemment.

  • Aller jusqu’à la fin du paragraphe, du texte, de la partie, même si l’on bute sur des mots inconnus ou des phrases obscures.

  • Si le texte renvoie à une illustration, consulter celle-ci afin de comprendre l’articulation et la complémentarité entre le texte et le graphique, la photographie… 

5ème étape : éliminer les difficultés

  • Il est désormais temps de chercher dans le dictionnaire ou le glossaire de l’ouvrage les termes qui semblent peu clairs.  

6ème étape : repérer la structure

  • La numérotation, les titres et sous-titres, la mise en page (paragraphes, sauts de ligne…) sont autant d’éléments qui permettent de comprendre la structure du document.  

7ème étape : détecter les mots clés

  • Les mots ou expressions clés sont ceux qui sont indispensables à la compréhension, ceux qui ne peuvent en aucun cas être supprimés.

  • Les surligner ou les noter permet de rappeler leur importance.  

8ème étape : retrouver le contenu du document

  • Livre fermé ou document retourné, essayer de se rappeler ce que l’on a lu. Reformuler avec ses propres mots afin de s’approprier le contenu.

  • Les têtes de chapitres, les titres et sous-titres peuvent être repris tels quels s’ils sont assez explicites et informatifs.

  • En revanche, le message à retenir doit être reformulé car il sera plus parlant, il sera déjà un peu assimilé.

  • La référence au numéro de page peut être utile.

  • Au début, il est plus facile de procéder paragraphe par paragraphe ou de s’appuyer sur les mots notés ou surlignés.

  • Imaginer les questions qu’un enseignant pourrait poser ou qui seraient susceptibles d’apparaître dans un sujet d’examen.  

9ème étape : vérifier et compléter

  • Dans cette ultime étape, il convient de retourner au texte. Des informations essentielles ont-elles été oubliées ? Si besoin est, il est temps de compléter les notes.

Plus vous vous entraînerez, plus vous serez capable de travailler vite et d’obtenir des notes claires, utiles et pertinentes. Et n’oubliez pas qu’il faut avant tout que vos notes vous conviennent à vous, autrement dit que vous puissiez travailler avec ce support (apprentissage d’un cours, préparation d’un exposé, révisions…).

 

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La prise de notes (épisode 2)

8 01 2007

L’épisode 1 de cette série a permis de comprendre que la prise de notes était loin d’être un exercice évident. Alors comment s’y prendre ? Hélas, il n’existe pas de méthode miracle ou de recette infaillible pour bien prendre des notes. Chaque individu se forge sa propre méthodologie car chacun retient de façon différente : si certains ont besoin de paragraphes entièrement rédigés, d’autres se sentiront plus à l’aise avec un schéma ou une série de titres et sous-titres. Néanmoins, quelques pistes peuvent aider à trouver la formule la plus adaptée à votre fonctionnement.

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* Adopter un système de feuilles amovibles permet d’insérer d’autres documents.
* N’écrire qu’au verso des pages présente un intérêt indéniable : lors des révisions ou de la relecture des notes, il sera possible d’étendre l’ensemble des feuilles et, ainsi, d’avoir une bonne représentation visuelle.
* Le choix de fiches de synthèse peut être judicieux, le petit format incitant à aller à l’essentiel.
* Utiliser une marge sert à compléter éventuellement les notes, à extraire des mots-clés, à noter les principales divisions.
* Afin d’obtenir un document clair et agréable à relire, il est indispensable de veiller à ce qu’un paragraphe corresponde à une seule idée. La compréhension n’en sera que plus facile, surtout si vous retombez dans vos notes quelques mois après votre lecture.
* Ecrire de façon aérée contribue également à la lisibilité de votre document. Il vaut mieux sacrifier plus de feuilles et disposer d’un document agréable visuellement que serrer au maximum vos notes et vous dégoûter définitivement d’y remettre le nez !
* De même, la qualité de l’écriture est fondamentale : si l’apprentissage se transforme en exercice de traduction de hiéroglyphes ou d’abréviations obscures, il y a fort peu de chances que vous reteniez quoi que ce soit.

Et vous, comment vous y prenez-vous ? Avez-vous des « trucs » qui vous paraissent astucieux et pratiques ? N’hésitez pas à apporter votre témoignage : c’est en partageant des idées que l’on progresse !

MHP



La prise de notes (épisode 1)

1 01 2007

La prise de notes, une évidence ? Pas si sûr ! Finalement, on n’apprend jamaisj0400377.jpg réellement à bien prendre des notes. C’est en pratiquant que l’on se forge ses propres méthodes, ses propres petits trucs qui permettent d’écrire noir sur blanc l’essentiel d’un cours ou les idées clés d’un document. Pourtant, prendre des notes est une pratique difficile : que noter ? comment le noter ? comment présenter ? comment rendre les notes lisibles et utilisables ?… Autant de questions qu’il est nécessaire de se poser et de résoudre si l’on ne veut pas se retrouver un jour devant une feuille noircie de pattes de mouches auxquelles on ne comprend plus rien… 

Lorsqu’on voyage, on peut écrire un journal, un carnet de route. Dans celui-ci, on note les faits importants vécus chaque jour, les lieux visités, certaines informations essentielles pour la narration du périple : heures d’arrivée et de départ, nom d’un bon restaurant, adresse à retenir… Les informations que l’on choisit de retenir répondent à des objectifs précis : mémoriser le maximum de détails, garder seulement la trame générale du voyage, commenter les photographies que l’on a prises… Dans le cadre du travail scolaire et universitaire, c’est le même principe qui s’applique : on prend des notes dans un but précis (apprendre un cours, rédiger un compte-rendu, présenter un exposé…). Lire ou écouter un cours dans garder la moindre trace écrite revient à voyager sans prendre la moindre photo ou sans dessiner le moindre paysage ou animal. La lecture et l’écoute sont en elles-mêmes des voyages : il faut donc noter ce que l’on lit ou entend afin de pouvoir raviver les souvenirs, les utiliser et s’approprier ce que l’on a rencontré.

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Pour bien prendre des notes, il faut donc connaître quelques règles fondamentales :  

Règle d’or : Ne jamais prendre de notes pendant la lecture ou se précipitant dès les premiers mots prononcés par le professeur. On s’aperçoit souvent (et trop tard !) qu’une bonne partie de ce que l’on avait estimé important au premier abord est, en réalité, tout simplement inutile.

Reformuler : Traduire l’essentiel par une phrase ou un titre.

Identifier : Dégager les thèmes traités dans les documents, les idées importantes, les conclusions essentielles mises en valeur par le professeur (changement de ton, annonce d’une synthèse, répétition d’une phrase ou de mots…).

Hiérarchiser : Sérier les idées principales et les idées complémentaires, faire apparaître la hiérarchie (en numérotant, en soulignant, en décalant les phrases ou les mots, en utilisant des flèches, des schémas…).

Rendez-vous au prochain épisode pour quelques conseils pratiques ! 

MHP          



Voyager dans une encyclopédie sans se perdre

29 12 2006

j0354499.gif « Une encyclopédie ? C’est quoi, ce truc ? Mais non, ça sert à rien, ça va plus vite de chercher sur internet… » Et pourtant… pourquoi délaisser un document qui a pour but de décrire le maximum de connaissances sur un sujet ? Pourquoi ignorer ces gros ouvrages, ces cédéroms ou ces ressources en ligne qui permettent, en un temps réduit, d’accéder à l’essentiel des informations sur un thème donné ? Sans doute parce que lancer une requête sur un moteur de recherche semble plus facile et demande moins d’effort. Et si vous appreniez à bien chercher dans une encyclopédie, histoire de comparer le temps passé à fouiner sur le web et le temps passé à feuilleter une encyclopédie avant de trouver l’information qui vous manque ?  

Les différents types d’encyclopédies : générale, spécialisée, alphabétique, systématique

Une encyclopédie est un ouvrage de synthèse traitant méthodiquement de l’ensemble des connaissances humaines au moment de sa publication. Il existe différents types d’encyclopédies : 

  • les encyclopédies générales : elles ont une vocation « universelle », autrement dit elles abordent toutes les sciences et tous les arts ; l’exemple le plus connu est l’Encyclopaedia Universalis ;

  • les encyclopédies spécialisées : elles n’abordent qu’une partie du savoir humain pour laquelle elles dressent un tableau le plus complet possible de l’état des connaissances contemporaines ; par exemple, le Grand Robert des Noms Propres ou L’encyclopédie de l’architecture sont des ouvrages encyclopédiques spécialisés.

Chacune de ces encyclopédies peut être organisée différemment ; ainsi, on distingue deux modes d’organisation principaux :   

  • les encyclopédies alphabétiques : les connaissances sont classées par ordre alphabétique de mot clé ; 
  • les encyclopédies systématiques : les connaissances sont classées selon un ordre logique (thèmes, périodes historiques…).

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Le cas des collections encyclopédiques

Ce sont des ouvrages qui font le point sur les connaissances actuelles d’un thème, dans un souci de vulgarisation, de simplification, mettant ainsi à la portée de tous les éléments essentiels d’un domaine de connaissance. En général, ces livres sont d’un format de poche et font l’objet de rééditions régulières et actualisées. Ils sont donc une source d’information fort intéressante car ils dressent un tableau synthétique, avec des informations mises à jour, sur un domaine ou un thème du savoir.

Quelques exemples très connus : Que sais-je ?, Découvertes Gallimard, Bibliothèque de travail du second degré (ou BT2), Profil d’une œuvre, Les essentiels Milan.

Chercher dans une encyclopédie

Selon le type d’organisation de l’encyclopédie, il existe plusieurs façons de chercher l’information. 

  1. S’il s’agit d’une structure alphabétique, il suffit de choisir un mot clé puis de compulser l’ouvrage comme un dictionnaire. A la fin de chaque article, des renvois ou corrélats permettent d’apporter des compléments et des liens avec un autre sujet. Si le mot clé choisi ne donne lieu à aucun article, il est alors possible de se reporter à l’index qui indique le lieu du traitement du thème recherché. 

  2. S’il s’agit d’une structure systématique, la consultation du sommaire est nécessaire mais est parfois insuffisante. Il convient dès lors de se reporter, ici aussi, à l’index.

Exemple : chercher dans l’Encyclopaedia Universalis 

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Chercher dans le corps de l’encyclopédie, structuré alphabétiquement, grâce à un ou plusieurs mots clés préalablement choisis.

OU / PUIS

Consulter le Thesaurus-index, composé de plusieurs volumes. Sous chaque mot clé, on peut trouver :
un bref article (par exemple, une courte biographie) ;
le renvoi à l’article du Corpus de l’encyclopédie traitant du sujet présenté sous une forme alpha-numérique (par exemple, « 3-314 a » signifie « volume 3 – page 314 – colonne a) ;
le renvoi à un article du Thesaurus-index (non suivi de code) ;

PUIS

Consulter le Corpus
qui constitue la partie principale de l’encyclopédie, composée d’articles longs classés par ordre alphabétique d’entrée. Chaque article est suivi d’une bibliographie et de corrélats (renvois à d’autres articles, sans indication de volume, de pages ou de colonnes).

Vous pouvez non seulement utiliser les encyclopédies sous forme papier disponibles dans toute bibliothèque et tout centre de documentation, mais aussi les encyclopédies sous forme numérique : sur cédérom ou directement en ligne.

Voici quelques adresses de ressources gratuites sur le web (non, il n’y a pas que Wikipédia dans la vie !) :

Si vous avez d’autres bonnes adresses, n’hésitez pas à les partager ici !

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Le livre, cet être étrange…

16 12 2006

Tout le monde a déjà eu entre les mains un livre (enfin, j’ose espérer que tel est le cas !). Nul besoin de revenir par conséquent sur la description de cet objet : vous savez bien à quoi il ressemble et à quoi il sert ! Pourtant, il n’est pas inutile de préciser quelques éléments pratiques : pourquoi y a-t-il tous ces chiffres sur la couverture ? retrouve-t-on toujours les mêmes choses sur la couverture ? quels indices repérer pour savoir si le livre peut vous intéresser ?

Pour commencer, rappelons que la couverture d’un livre constitue l’habit extérieur de l’ouvrage. Elle est conçue par l’éditeur et remplit par conséquent une fonction commerciale : les couleurs, le graphisme, les mots et noms mis en valeur, le résumé ou l’extrait ont pour but principal d’accrocher le regard et de susciter l’intérêt de l’acheteur potentiel. La couverture comporte des éléments informatifs de première importance :

  1. La première de couverture (le recto de l’objet livre) met généralement en scène
    le titre,
    l’auteur,
    l’éditeur,
    la collection.

  2. La quatrième de couverture (le verso de l’objet livre) donne souvent au lecteur
    la présentation de l’auteur,
    la présentation de l’ouvrage (résumé, extrait…),

    le numéro d’ISBN (code chiffré international correspondant à la « carte d’identité » codée du livre),
    le lieu d’impression,
    le rappel de l’éditeur et de la collection.  

Le repérage de ces éléments permet une première approche du livre car ils renseignent sur le contenu global. Néanmoins, il est indispensable de se référer à d’autres données pour réellement se forger une idée représentative de l’ouvrage.  

Les clés d’entrée dans le livre : sommaire, index, glossaire, bibliographie 

Outre les quelques informations portées sur la couverture, le lecteur doit, pour avoir une vue d’ensemble du livre, utiliser les clés d’entrée de l’ouvrage. Ainsi, à l’intérieur du livre, il peut consulter : 

  1. la table des matières ou le sommaire : placé(e) au début ou à la fin, il (ou elle) présente l’articulation du contenu et donne une vision synthétique ;

  2. l’index : il liste les principales notions traitées dans l’ouvrage, classées par ordre alphabétique avec référence au numéro de page correspondant ;

  3. le glossaire : c’est un petit dictionnaire des termes spécialisés utilisés dans le livre ;

  4. la bibliographie : souvent placée en fin d’ouvrage, elle recense les différents documents que l’auteur a utilisés pour rédiger son œuvre ou qu’il conseille au lecteur (ce qui en fait un outil précieux pour trouver d’autres références, d’autres pistes) ;

  5. la date : son emplacement varie beaucoup (sur la page de titre intérieure ou au verso de la page de titre intérieure pour la date d’édition, date de dépôt légal, date dite « achevé d’imprimer » en toute fin d’ouvrage) ; quoiqu’il en soit, il est indispensable de prendre connaissance de la date car elle indique la « fraîcheur » de l’information, celle-ci n’étant pas impérissable et devenant vite obsolète dans certains domaines (statistiques, démographie, études sociologiques…).

Armé de tous ces éléments, vous deviendrez vite maître dans l’art d’explorer en trois minutes un livre qui, auparavant, serait resté entre vos mains un objet banal, voire étrange…

MHP 



Savoir parler à l’ordinateur (ou formuler des requêtes efficaces)

10 12 2006

Parler à un ordinateur vous rappelle vos cours de langues étrangères ? Vous avez parfois envie de taper sur l’écran pour secouer le mauvais génie informatique qui vous met des bâtons dans les roues au cours de vos recherches ? Eh oui, s’adresser à un ordinateur  n’est pas facile. Cela requiert beaucoup de soin et d’attention.

Un individu est capable de comprendre le sens d’une question même si elle est incomplète ou mal posée. En revanche, un ordinateur ne sait pas (encore) interpréter vraiment le langage humain : il faut donc utiliser son langage si on ne veut pas prendre une crise de nerfs sur son clavier ! Or, comme nous l’avons vu précédemment, les logiciels de gestion et de recherche documentaire utilisent des outils linguistiques spécifiques (thesaurus et liste de vedettes-matières). Il est donc absolument indispensable d’employer les termes composant ces langages… sinon l’ordinateur assimilera la question à du charabia et la recherche n’aboutira pas !  Il faut donc apprendre à formuler des questions que la machine est capable de comprendre.

Plusieurs possibilités s’offrent au chercheur d’information désireux de dialoguer avec l’ordinateur :  

  1. La solution la plus simple consiste à utiliser un mot clé de recherche. Par exemple, pour trouver des informations sur les tremblements de terre en Turquie, l’utilisateur peut formuler une requête telle que : tremblement de terre. Les limites d’une telle procédure semblent évidentes : si elle est valable pour des recherche très pointues (les mots de recherche sont en eux-mêmes très précis), elle donne lieu à ce que l’on appelle du « bruit ». Autrement dit, elle donnera une liste de notices dont la plupart ne répondront pas au besoin d’information. Dans l’exemple choisi, l’utilisateur sera confronté à une série de documents traitant des tremblements de terre de façon théorique mais aussi des tremblements de terre en Turquie, en Afrique, en Europe, en Amérique… 

  2. L’autre solution consiste à poser une question complexe. Evidemment, il n’est pas possible d’écrire intégralement une phrase en espérant que l’ordinateur comprendra la question, comme le ferait un professeur. Ecrire par exemple « est-ce qu’il y a des documents sur les tremblements de terre en Turquie ?«  ne rime à rien car toute une série de mots ne sera pas pris en compte (ce, il, y, a, les…), la structure grammaticale ne le sera pas davantage et certains termes généreront du « bruit » (documents conduira notamment à des ressources qui n’ont rien à voir avec le besoin d’information). 
    Il existe une syntaxe spécifique pour combiner les mots : les opérateurs booléens (inventés par Boole, spécialiste de la logique) permettent de formuler des requêtes complexes. Ils sont au nombre de trois : ET, OU, SAUF.  

Fonction

ET

tremblement de terre ET turquie
L’ordinateur cherche toutes les notices comportant à la fois le mot tremblement de terre et le mot Turquie. Les notices dans lesquelles un seul des deux mots apparaît ne sont pas sélectionnées.

OU

tremblement de terre OU turquie
L’ordinateur cherche toutes les notices comportant l’un des deux mots au moins. Seront donc sélectionnées non seulement les notices où est employée seule l’expression « tremblement de terre », où est employé seul le terme « Turquie », mais aussi celles dans lesquelles les deux mots apparaissent ensemble.

SAUF

tremblement de terre SAUF turquie
L’ordinateur cherche toutes les notices où apparaît l’expression « tremblement de terre » mais rejette celles dans lesquelles le mot « Turquie » est employé. Le résultat donnera donc accès aux documents traitant des tremblements de terre sauf les tremblements de terre survenus en Turquie.

D’autres éléments permettent d’affiner la recherche. Les différents champs de l’interface décrits dans un article précédent autorisent une restriction ou un élargissement. Par exemple, limiter la recherche aux documentaires et aux revues évitera le « bruit » généré par l’inclusion des romans. De même, la précision des dates éliminera les documents traitant des tremblements de terre ayant affecté la Turquie en 1970 si la recherche ne porte que sur les séismes survenus depuis vingt ans. Le remplissage des différents champs de l’interface peut donc s’avérer fort utile si une requête initiale donne lieu à un trop grand nombre de résultats et d’informations hors sujet.     

Munis de ces quelques éléments, vous économiserez peut-être désormais l’achat d’un clavier ou d’un écran, rageusement malmenés lors d’une recherche apparemment infructueuse…   

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MHP