Blog blog blog, qui est là ?

19 03 2009
  • Qu’est-ce qu’un blog ?

Question à mille euros : quelle est l’étymologie du mot « blog » ? Non, la racine n’est pas grecque ! Le terme vient de la contraction de « web » (qui désigne internet, comme chacun le sait) et de « logbook » (qui correspond au journal de bord des marins et aviateurs américains). Un blog est donc un carnet de bord multimédia disponible en ligne ; il se caractérise par l’ordre chronologique des articles qui le composent, articles appelés « billets », « notes » ou « posts ». L’auteur est responsable du contenu, propose de nouveaux articles, gère le contenu, accepte ou refuse les commentaires des visiteurs.

  • Créer un blog

Créer un blog, c’est s’engager dans un vrai projet d’écriture et d’édition en ligne : il faut prendre le temps et la peine de gérer les contenus que l’on propose aux internautes. La régularité des mises à jour est donc un aspect essentiel ! Pas question de laisser moisir un blog pendant des semaines !

Pour créer un blog, il faut avant tout disposer de quelques éléments :
– évidemment, une connexion à internet, de préférence à haut débit (c’est quand même plus pratique et plus agréable !),
– un serveur d’hébergement pour stocker le contenu du blog
– et un espace de publication pour la mise à disposition du contenu.

Les plates-formes pour éditer un blog (autrement dit, les bases de travail informatique permettant d’utiliser une pluralité de fonctions et de logiciels) sont variées : elles peuvent être gratuites ou payantes, dotées de nombreuses fonctionnalités ou au contraire être très basiques.

Lorsqu’on crée un blog, il faut prendre particulièrement soin :
– de l’organisation du blog (classement des notes, qualité de la rédaction, correction de la langue… les « fôtes d’ortografe » font toujours mauvais effet !),
– du recensement du blog dans les rubriques de la plate-forme sur laquelle le blog est hébergé,
– de l’intérêt du résumé du blog (il doit bien représenter ce qu’aborde le blog et accrocher l’internaute),
– de la qualité des mots-clés (également appelés « tags »).

  • Bloguer

Bloguer, en quoi cela consiste-t-il concrètement ?
Publier des notes en les illustrant de photos, de vidéos…
Ecrire régulièrement, autrement dit au moins une fois par semaine, afin que les lecteurs soient tenus en haleine.
Ecrire des notes courtes et précises… sans langage SMS, ni phrases longues et compliquées !
Soigner les titres des articles en essayant de les rendre significatifs, incitatifs. Il faut donner envie de vous lire à l’internaute !
Soigner particulièrement la mise en forme, la ponctuation, l’orthographe, la grammaire. Rien de pire que d’avoir à déchiffrer un texte bourré de fautes et mal mis en page !
Créer des catégories pour classer les notes.
– On peut rendre le blog totalement ou partiellement privé, autrement dit rendre son accès limité par un mot de passe. Sinon, le blog est public, ouvert à tous les internautes.

Gérer un blog n’est pas une usine à gaz, mais cela nécessite une certaine rigueur :
– Il faut mettre à jour régulièrement les contenus, notamment les liens que l’on propose vers d’autres sites, d’autres blogs, d’autres ressources. Imaginez la déception du lecteur qui croit accéder à un super site que vous conseillez si, lorsqu’il clique sur le lien, une page d’erreur s’affiche parce que l’adresse n’est plus valide !
– Une tâche importante consiste par ailleurs à modérer les commentaires, autrement dit à accepter ou refuser les commentaires écrits par les internautes. L’auteur d’un blog doit être très attentif à ce qu’il tolère et aux contenus qu’il valide.
L’utilisation des images doit être rigoureuse : il faut veiller à respecter le droit à l’image, qui sera évoqué plus loin dans cet article.
– L’insertion d’une « blogoliste » est intéressante car elle permet de conseiller à l’internaute d’aller visiter d’autres blogs. Toutefois, l’auteur du blog est responsable de ce qu’il conseille, alors… attention aux liens proposés !

  • Bloguer n’est pas jouer !

Ecrire un blog n’autorise pas à dire n’importe quoi sur n’importe qui, ni à diffuser n’importe quelle image ou n’importe quelle vidéo. Il faut traquer à tout prix :
– la diffamation,
– les propos racistes,
– l’atteinte à la vie privée,
qui sont autant de dérives punies par la loi. Avis à ceux qui n’ont pas envie de finir dans l’obscurité d’un cachot…  😉  Cette traque impitoyable doit concerner non seulement les articles du blog, mais aussi les commentaires postés par les internautes. Pas de pitié pour les commentaires inadaptés : l’auteur du blog doit les refuser sans hésiter !

Le droit à l’image doit absolument être respecté. L’image de quelqu’un appartient à sa vie privée, donc il faut nécessairement avoir l’autorisation de la personne dont on utilise l’image (une autorisation écrite est préférable car elle constitue une preuve juridique).

Il existe d’autres droits qui doivent être respectés : ce sont ceux qui appartiennent à la sphère de la propriété intellectuelle.
Le droit d’auteur : personne ne peut copier l’oeuvre de quelqu’un d’autre ! Cette protection dure pendant toute la vie de l’auteur et se poursuit pendant 70 ans après sa mort (de quoi dissuader de toute envie de meurtre…).
Le droit de citation : c’est une exception au droit d’auteur qui permet d’utiliser une courte partie d’une oeuvre et de clairement mentionner son auteur.
– Les droits d’auteur s’appliquent aussi aux images et aux vidéos !
Le droit des marques doit également être respecté pour toute utilisation, pour toute reproduction des logos.

Mais il existe des oeuvres dites « libres de droits » dont les modalités d’utilisation sont précisées par leurs auteurs. Il faut donc bien lire le « contrat » qui est établi par les auteurs de ces oeuvres afin de respecter les conditions d’utilisation de leurs créations.

Pour avoir plus d’informations sur ces différentes législations, rendez-vous sur un site incontournable, très clair et complet : www.droitdunet.fr Consultez notamment la sous-rubrique « Créateurs de sites » dans la rubrique « Fiches pratiques » : c’est une mine d’informations !!!

  • Deux astuces à utiliser sans modération

Le rétrolien, ou trackback

Trackback, en anglais, signifie « lien arrière ». Pour introduire un rétrolien, il faut :

1. Identifier l’adresse du rétrolien (souvent identifiable sous l’appellation « URL ou lien de trackback ») puis copier cette adresse.
2. Dans l’espace spécialement réservé aux rétroliens de votre note, dans votre blog (zone souvent indiquée grâce à « envoyer un trackback à cette adresse »), copier l’adresse du lien et enregistrer l’opération.

Et voilà un trackback introduit dans votre blog ! Ainsi, les visiteurs du blog « partenaire » pourront découvrir le vôtre grâce à ce « dialogue » entre les deux blogs !

Le fil d’info (ou flux RSS)

Le fil RSS permet de diffuser des informations aux internautes qui s’abonnent aux actualités d’un blog (ou d’un site). L’internaute reçoit ainsi directement les derniers contenus publiés. Les fils d’information constituent un moyen efficace de fidéliser les visiteurs !

Quelques liens…

Des plates-formes de blogs gratuites :

Blogger

Overblog

Haut et fort

Moteurs et annuaires de recherche de blogs :

Google

Technorati

Droit de l’internet :

Droit du net

Légamédia

Internet sans crainte

E-enfance

Agrégateurs de flux RSS :

Utilisez l’icône RSS dans votre navigateur internet

Netvibes

Bloglines

Wikio

Podcasting de sons et de vidéos :

iTunes

Juice

Podemus

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Un tableau à commenter ? A vos pinceaux ! Euh, à vos stylos !

6 11 2007

Parmi les différents types de documents que vous êtes amenés à commenter, figurent les tableaux : non, pas les tableaux de statistiques ou autres chiffres, mais les oeuvres d’art, les documents picturaux. Vous rencontrez notamment ce genre d’image en histoire, lorsque les éléments représentés ont une valeur symbolique ou représentative d’une époque, d’un événément, d’un personnage. Comment aborder le commentaire d’un tableau ? Voici quelques éléments qui me paraissent importants pour mener à bien cet exercice :

  1. Premiers repérages
    – Repérez qui est l’artiste auteur du tableau : cette information est généralement mentionnée dans le titre du document, ou dans la légende qui l’accompagne.
    – Repérez la date d’exécution du tableau.
    – Identifiez le thème du tableau, son genre : s’agit-il d’un portrait, d’un paysage, d’une scène historique, d’une scène mythologique ?
    – Repérez, s’ils sont indiqués, le commanditaire du tableau (autrement dit, celui qui a demandé à ce que l’oeuvre soit réalisée) et le contexte d’exécution de l’oeuvre.
  2. Etude du tableau
    – Quelle est la technique utilisée ? S’agit-il d’un dessin, d’une gravure, d’une fresque, d’une peinture ?
    – Comment est composé le tableau ? Repérez les différents plans (premier plan, arrière-plan…), les lignes de force (verticales, horizontales, diagonales, courbes) et les lignes de fuite (c’est-à-dire les lignes qui créent une profondeur, une perspective).
    – Quelles sont les couleurs principales ? Identifiez la palette (couleurs dominantes, contrastes), la tonalité (le rouge, l’orange et le jaune sont par exemple des tons chauds, tandis que le bleu, le vert ou le violet sont des tons froids) et les jeux de lumière (sources de lumière, zones éclairées ou laissées dans l’ombre…).
    – Quels sont les personnages et les objets représentés ? Comment sont-ils mis en valeur et mis en scène (position, formes, place dans la composition…) ?
  3. Portée de l’oeuvre
    – Quel est le sens, la signification du tableau (symboles, objectifs…) ?  
    – Quel est l’intérêt historique du tableau ? Qu’apporte-t-il à la connaissance et à l’époque à laquelle il se réfère ?

Voir ailleurs…

Une fiche pédagogique sur le commentaire d’un tableau en histoire réalisée dans l’académie de la Réunion grâce à l’exemple d’une oeuvre de Raphaël.

MHP



Résumer un texte : quelques conseils

5 11 2007

Différentes situations vous conduisent à résumer un texte, autrement dit à le réduire à ce que l’on pourrait appeler sa « substantifique moëlle » : devoir de français, examen, concours, tâche professionnelle… Pour bien condenser un document, voici quelques conseils de base :

1) Cela peut paraître évident, mais cela reste indispensable : il faut avant tout comprendre le texte. Il convient donc de :

– ne laisser aucun mot de vocabulaire dans l’ombre (utiliser le dictionnaire dans modération !) ;

– saisir de quoi il est question dans le document ;

– être capable de formuler avec vos propres mots ce que vous venez de lire.

Astuce ! Faites comme si vous deviez expliquer brièvement le texte à quelqu’un qui ne connaît absolument rien au sujet et qui n’a pas lu le document : êtes-vous capable de donner l’essentiel des informations de façon claire ?

2) Il faut ensuite analyser le texte, c’est-à-dire :

– extraire du texte les idées principales, distinguer l’essentiel du superflu (exemples, idées secondaires…) ;

– repérer l’organisation des idées (plan, structure).

3) Enfin, vient la phase de rédaction du résumé, pendant laquelle il faut :

– éviter les citations ;

– respecter l’ordre du texte ;

– maîtriser le vocabulaire ;

– utiliser des conjonctions de coordination pour mettre en évidence la structure logique du texte.

Comme pour tout exercice « académique », l’une des clés de la réussite réside dans l’entraînement. Un coureur se sent de plus en plus à l’aise lorsqu’il court souvent ; de même, un « résumeur » se sent de plus en plus sûr de lui et produit des travaux de meilleure qualité lorsqu’il résume souvent !

MHP



Déjà la rentrée… quelques signets

13 08 2007

Eh oui, la rentrée se profile déjà…
Il reste seulement quelques semaines avant de replonger dans le rythme de l’école…
Vous n’êtes pas très motivé ? Un peu paniqué ? Un peu perdu ? Alors visitez les quelques sites que j’ai appréciés et que je soumets à votre critique :

  • Le célèbre site Doctissimo propose un petit dossier spécialement concocté à l’intention des parents, mais qui peut aussi s’adresser à un public d’élèves de lycée ou d’université. Au menu, des conseils pour éviter le stress, pour être autonome, pour respecter les rythmes biologiques, pour connaître les différents tests d’intelligence, pour aider les enfants « surdoués »…
  • Un blog de prof propose une série de fiches méthodologiques, spécialement destinées aux lycéens, pour connaître les règles et les astuces essentielles de l’organisation de son travail.
  • Le site Paraschool (prestataire privé de cours particuliers) donne un accès gratuit à quelques conseils méthodologiques (organisation de son travail, rédaction d’un devoir, apprentissage des cours…).
  • Le Ministère de l’Education nationale publie sur le site Eduscol des documents relatifs à la rentrée 2007 permettant de prendre connaissance des priorités officielles en matière éducative.
  • Des informations sur l’allocation de rentrée sont disponibles sur le site Service Public.
  • Les dates des vacances de l’année scolaire 2007-2008 ont été publiées au Bulletin officiel de l’Education nationale.

Si vous connaissez d’autres sites et pages intéressants pour bien commencer l’année scolaire, n’hésitez pas à les partager ici avec les autres internautes !

Allez, courage, si vous consultez le calendrier officiel des vacances, vous voyez bien que les prochains congés ne sont pas si loin que ça…

MHP



Rédiger une lettre : quelques conseils (2)

23 06 2007

Pour continuer sur ma lancée, voici la suite des conseils concernant la rédaction d’une lettre. Je vous propose aujourd’hui d’aborder la rédaction proprement dite. Alors à vos crayons ! Ou plutôt, en ce début de 21ème siècle, à vos claviers…
La formule d’appel tient compte de la fonction exercée par le destinataire et du rapport existant (amical, hiérarchique…) entre le destinateur et le destinataire. On peut distinguer deux catégories et quelques cas particuliers :

  • A un égal

– les lettres amicales : « Cher Pierre », « Cher Monsieur », « Cher ami » ;
– les lettres conventionnelles : « Monsieur », « Mademoiselle », « Madame » ;
– les lettres entre collègues : « Cher collègue », « Cher président »…

  • A un supérieur

– les lettres s’adressant à des personnes sans fonctions particulière : « Monsieur », « Madame », « Mademoiselle » ;

– les lettres s’adressant à des personnes exerçant des fonctions particulières : « Monsieur le Président », « Madame la Directrice », « Monsieur le Secrétaire général »…

  • Cas particuliers

– à un avocat, un notaire : « Maître » ;
– à un médecin : « Docteur » ;
– à un ministre : « Monsieur le Ministre » ;
– à un militaire de haut grade : « Mon Général », « Mon Colonel ».

L’introduction constitue le premier contact avec le destinataire. Elle procure une première impression sur celui-ci et doit donc être, à ce titre, particulièrement soignée.

  • Tout d’abord, elle doit être brève : une ou deux phrases suffisent. Il faut préciser sa qualité ou sa situation si le sujet de la lettre l’impose. Il faut introduire brièvement le sujet du courrier en évoquant son thème principal qui sera développé dans le corps de la lettre.
  • La formule introductive peut être une formule conventionnelle :

refus ou réclamation : « J’ai le regret de… », « J’ai l’honneur d’attirer votre attention sur… », « Je me permets de porter à votre connaissance… » ;
accusé de réception : « J’ai bien reçu… », « J’accuse réception de… » ;
envoi : « Vous voudrez bien trouver ci-joint… » ;
information : « J’ai l’honneur de… », « Je me permets de… » ;
demande : « Je vous prie de bien vouloir… », « J’ai l’honneur de solliciter de votre (haute) bienveillance… » (particulièrement pour l’administration, la fonction publique et une requête auprès d’un supérieur hiérarchique).

En tant que communication écrite, à distance, l’écriture ne peut suppléer un oubli ou une omission. Il faut donc bien veiller à donner toutes les informations nécessaires à l’intelligibilité de la situation ou du cas évoqués. Il faut adopter le point de vue de celui à qui l’on s’adresse, rappeler brièvement les données du problème, imaginer ses propres questions. Evidemment, une lettre parfaitement composée et rédigée ne peut naître d’un premier jet. Composer un brouillon semble donc indispensable :
1. Tout d’abord, lister les différentes questions à aborder, les diverses informations à mentionner. La méthode des « QQCOQP » abordée lors des premières phases de la recherche d’information est ici d’un grand secours (qui ? quoi ? comment ? où ? quand ? pourquoi ?).
2. Ensuite, établir un plan : le plan peut être :
chronologique : 1. Analyse de la situation (passé), 2. Présentation de la situation actuelle (présent), 3. Conséquences (futur).
non chronologique : 1. Analyse de la situation, 2. Objectifs futurs, 3. Moyens pour la mise en œuvre.
Attention ! Ne cherchez pas à rentrer absolument dans ces deux types de plans ! Chaque courrier a ses propres caractéristiques en fonction de son objet, de son destinataire, de ses finalités. Il convient donc de dresser le plan qui permettra au lecteur de comprendre facilement la situation et ce que l’émetteur attend de lui.
3. Enfin, procéder à la mise en forme, à la rédaction. Si la lettre se révèle longue, envisager des conclusions partielles. Une préoccupation doit être centrale : veiller à être compris.

La conclusion est le pendant de l’introduction ; en ce sens, elle sera le point d’orgue de la lettre et donnera une ultime impression au lecteur. Elle est donc un élément crucial. Elle comporte trois points distincts :

  • La conclusion proprement dite

Elle exprime clairement une attente, un souhait, une réponse. On retiendra, par exemple, l’une des formules suivantes :
« Je vous remercie de bien vouloir… »
« Je vous prie, à nouveau, d’excuser… »
« J’espère que vous voudrez bien accueillir favorablement ma demande… »
« Dans l’espoir d’une réponse, que j’ose espérer favorable, je vous prie… »
Le ton de la formule de conclusion, adossée à la formule de politesse, introduira la nuance souhaitée : déférence, politesse, retenue, froideur, chaleur…

  • La formule de politesse finale

Elle intègre, en incise, la formule d’appel. Deux types de situation peuvent être distingués :
A un égal :
« Veuillez recevoir… »
« Veuillez croire en… »
« Veuillez agréer l’expression de… »
« Veuillez croire en l’expression de… » « … mes sentiments les meilleurs »
« … mes salutations distinguées »
« … mes sentiments distingués »
« … mes sentiments confraternels »
« … mes cordiales salutations »
« … mon amicale sympathie »
A un supérieur hiérarchique :
« Je vous prie de croire à… »
« Je vous prie d’agréer… »
« Je vous prie de recevoir… » « … mes respectueuses salutations »
« … l’expression de mes sentiments dévoués »
« … l’assurance de mon profond respect »

Pour clore cette série de conseils relatifs à la rédaction d’une lettre, je vous proposerai dans le prochain épisode un tableau récapitulatif.

MHP



Rédiger une lettre : quelques conseils (1)

18 06 2007

La lettre est un document crucial : elle vous permet de décrocher un job d’été, un stage, un emploi, une admission dans une école ou un lycée… Bref, savoir écrire une lettre est une capacité essentielle à la fois pour vos études et votre vie professionnelle ! Voici quelques règles et conseils pour présenter un document qui tienne la route.

La lettre et sa fonction de communication

La lettre est un moyen de communication. Ainsi, elle établit des contacts entre deux personnes éloignées l’une de l’autre, le scripteur et le destinataire. La qualité de la lettre a deux conséquences majeures :
 – d’une part, elle assure ou non la transmission du message ;
– d’autre part, elle donne une idée au destinataire de celui qui écrit, et ce grâce à toutes les données visibles :
présentation, propreté, énonciation, politesse, orthographe… Pour une entreprise, une lettre véhicule une image de marque et permet d’établir et de poursuivre des relations d’affaires ; elle constitue également une preuve juridique (cf. article 109 du Code du Commerce : « une lettre vaut contrat »).

Le choix de la présentation

L’enveloppe doit être blanche. L’adresse du destinataire, lisible et complète, figure dans la moitié inférieure de l’enveloppe. Il est possible de faire figurer, en petits caractères, celle de l’expéditeur. La pliure de la feuille est à placer au fond de l’enveloppe, ce qui permet d’éviter une déchirure éventuelle lors du décachetage.

Traditionnellement, on réserve le papier à lettres de fantaisie aux échanges épistolaires amicaux ou familiaux. L’utilisation d’un papier à en-tête professionnel est cependant courant dans les entreprises. Pour toute lettre professionnelle ou administrative, il convient d’utiliser du papier blanc 21 x 29,7 cm, d’un grain satisfaisant (80 g/m2 au minimum), afin que la feuille ne se froisse pas trop vite.

Quel outil scriptural utiliser ? Stylo plume, stylo à bille, machine à écrire ou traitement de texte ? Aujourd’hui, l’omniprésence de l’outil informatique permet de présenter proprement, clairement et de façon structurée des documents. L’usage du traitement de texte est donc devenu incontournable. On optera pour les choix suivants :

– Utiliser des polices de caractères classiques (Times New Roman, Arial…) de taille raisonnable (de 10 à 12 points). Des caractères trop petits rendent la lecture difficile tandis que des caractères trop grands font penser à un travail d’enfant. Une police trop originale risque de nuire à la lisibilité tandis que la multiplication des polices dans un même document transforme rapidement la page en un patchwork peu clair.

– Choisir l’alignement à gauche ou la justification des paragraphes. La signature peut quant à elle être alignée à droite.

– Définir des marges d’au moins de 2 cm en haut, en bas et sur les côtés.

– Utiliser une interligne simple. Entre les paragraphes, doubler cette interligne. Un retrait de paragraphe peut être employé pour mieux marquer les différentes unités du document.

Une lettre doit comporter un certain nombre de dispositions obligatoires :

– L’identification de l’expéditeur (nom, prénom, adresse – voir les règles d’écriture ci-après -, adresse électronique, numéros de téléphone).

– La souscription : autrement dit, le titre de civilité et l’adresse du destinataire ; les normes d’écriture des adresses nationales et internationales doivent être respectées (cf. norme NF Z10-007).
Exemples :
Organisation Internationale de…
150, rue d’Herblay
CH-1204 Genève
Suisse

– La ville de départ et la date (jour de la rédaction du courrier)

– Les références éventuelles s’il s’agit d’un courrier qui le nécessite (numéro de facture, numéro de sécurité sociale, numéro d’assurance, référence à une autre lettre…).

– L’objet : il indique pourquoi on rédige le courrier. Il doit donc être court et précis.

– Eventuellement la liste des pièces jointes (P.J.).

– Le titre de civilité ou la formule d’appel (Madame, Monsieur, Mademoiselle, Messieurs…).

– Le corps de la lettre, rédigé sous forme de paragraphes distincts et structuré : il doit nécessairement comporter :
1. une introduction (prise de contact)
2. un développement
3. une conclusion (attentes, solutions…)
4. une formule de politesse (qui ne doit jamais dépendre d’une condition)

– La signature : elle doit être précédée ou suivie du titre du signataire (fonction, paraphe manuscrit, nom et prénom (ou ordre inverse) sans titre).

Quelques précisions :

– Si le signataire porte un prénom sans distinction de sexe (Dominique, Claude…) ou étranger et que le destinataire n’a aucun indice lui permettant de savoir s’il a affaire à un homme ou une femme, on peut alors mentionner Madame, Monsieur ou Madamoiselle avant la signature.

– Si la lettre est « collective » (plusieurs signataires) et implique des personnes de niveaux hiérarchiques différents, alors les noms sont placés les uns à côtés des autres, de droite à gauche dans l’ordre hiérarchique. Si les personnes sont de même niveau hiérarchique, alors les noms sont placés par ordre alphabétique, les unes en dessous des autres, en alignement avec la date.

– Eviter des ajouts déplacés, tels que P.S. ou N.B. Un post-scriptum ne doit absolument pas servir à ajouter un point oublié dans la lettre ! Il peut éventuellement souligner un élément majeur (exemple : Renvoyer le document joint dûment complété et signé avant le 12 octobre 2004).

Des conseils de rédaction vous attendent au prochain épisode !

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Communiquer à l’oral : pas si facile…

10 06 2007

A l’approche des examens et concours de fin d’année, le stress des épreuves orales est assez inévitable, quel que soit le niveau d’études. On redoute de se retrouver face à un jury, face à un examinateur, face à quelqu’un qui est là pour juger la prestation qu’on lui propose. Effectivement, prendre la parole, dans un cadre scolaire ou non, n’est pas si facile ! Parler devant quelqu’un ou devant un groupe implique d’accepter de se montrer, de s’affirmer tel que l’on est, d’affronter le regard de l’autre.

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Pour aider à la compréhension des mécanismes de la communication orale et donner quelques conseils et astuces, le site québécois Là tu parles proposes des ressources intéressantes :
– des vidéos (témoignages, paroles d’élèves et d’enseignants…) ;
– des conseils clairs, simples, facilement applicables ;
– des petits scénarios qui permettent d’aborder différentes situations : éviter un conflit avec une personne de son entourage, gérer le stress quand on parle, établir et maintenir le contact avec ses interlocuteurs, être pris au sérieux quand on parle avec quelqu’un…
– des blogues, des groupes d’utilisateurs et un carnet personnel pour noter ses propres informations.

Comme de très nombreux sites québécois, Là tu parles, produit par le Ministère de l’éducation du Québec, est très bien conçu et adapté non seulement au public cible (les adolescents) mais aussi à tous ceux qui se sentent peu à l’aise dans leur prise de parole. Le ton est agréable, l’articulation entre vidéos, textes et illustrations est pertinente. Une référence à ajouter à vos signets !

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Des ressources pour les professionnels de la documentation

9 06 2007

A l’attention de tous ceux qui baignent dans le vaste océan de la documentation et, plus largement, de l’information, je propose quelques ressources :

– Une présentation PowerPoint propositions quelques définitions de termes documentaires. Définitions

– Une présentation PowerPoint dédiée à l’indexation réalisée à l’aide d’un thesaurus et plus particulièrement du thesaurus Motbis. Indexation et thesaurus

– Une présentation PowerPoint relative aux manuels scolaires. Les manuels scolaires

– Un petit dossier sur l’épreuve orale de Sciences et Techniques Documentaires du CAPES externe de documentation (modalités de l’épreuve, conseils méthodologiques). Préparation oral STD

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La consigne, la clé de la réussite !

28 05 2007

Lire la consigne est l’une des clés essentielles de la réussite d’une épreuve d’examen. Il faut donc soigner cette étape : lisez la consigne plusieurs fois, soulignez les mots clés, décortiquez la formulation, réécrivez la phrase sur une feuille et notez tout ce qu’elle implique. Si vous lisez mal ou trop vite la consigne, vous risquez gros : partir en hors sujet, oublier une partie du travail demandé ou au contraire trop en faire !

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Les écrits professionnels, mode d’emploi

18 05 2007

Ecrire ne se limite pas à des devoirs scolaires, loin de là ! Une fois dans la vie active, il faut souvent rédiger divers types de documents. Savoir comment élaborer des documents de qualité est essentiel pour faire preuve de professionnalisme et de rigueur. De même, pour un stagiaire de tout niveau, maîtriser les règles d’écriture professionnelle constitue un atout fondamental, à la fois vis-à-vis de l’employeur mais aussi des enseignants tuteurs.

La communication interne à une entreprise se compose d’une diversité de types de documents visant à transmettre des informations :

  • note d’information
  • note de service
  • convocation 
  • compte rendu (de réunion, de formation…) 
  • procès-verbal 
  • rapport (d’activité, de synthèse…)

Quant à la communication professionnelle écrite externe, elle se résume aux lettres, elles aussi très variées :

  • lettre de relance 
  • lettre de vente
  • lettre circulaire (le même courrier est adressé à un grand nombre de destinataires)
  • lettre type (elle permet l’envoi, à partir d’un texte standard, des messages personnalisés)
  • lettre de demande de renseignements
  • courriel
  • collecte de données   

Règles générales de rédaction d’un document professionnel 

è Utiliser les sigles et abréviations avec modération. Dans tous les cas, donner leur signification lors de leur première apparition dans le document.
è Ecrire la date en minuscules, sans mentionner le jour, sous la forme : 25 septembre 2004 (et non 25/09/04).
è Revenir à la ligne à chaque paragraphe. Se souvenir de la formule bien connue : « un paragraphe = une idée ».
è Utiliser uniquement le recto des feuilles.
è Ne jamais couper un tableau. è Signaler que le document est constitué de plusieurs pages à l’aide d’un des signes suivants :   ./.   ou   ../..   ou   
è Utiliser une feuille à en-tête uniquement pour la première page. Les suivantes seront sans en-tête ou avec un en-tête très simplifié.
è Ne pas reporter la formule de politesse et/ou la signature seules sur une page.
è Ne pas faire dépendre la formule de politesse d’une condition. Exemple : « Dans l’attente de votre réponse, veuillez agréer, Monsieur, mes salutations distinguées. »

Dans un article prochain, je vous proposerai d’aborder plus précisément les règles d’écriture d’une lettre et d’une note d’information.

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