La lettre est un document crucial : elle vous permet de décrocher un job d’été, un stage, un emploi, une admission dans une école ou un lycée… Bref, savoir écrire une lettre est une capacité essentielle à la fois pour vos études et votre vie professionnelle ! Voici quelques règles et conseils pour présenter un document qui tienne la route.
La lettre et sa fonction de communication
La lettre est un moyen de communication. Ainsi, elle établit des contacts entre deux personnes éloignées l’une de l’autre, le scripteur et le destinataire. La qualité de la lettre a deux conséquences majeures :
– d’une part, elle assure ou non la transmission du message ;
– d’autre part, elle donne une idée au destinataire de celui qui écrit, et ce grâce à toutes les données visibles :présentation, propreté, énonciation, politesse, orthographe… Pour une entreprise, une lettre véhicule une image de marque et permet d’établir et de poursuivre des relations d’affaires ; elle constitue également une preuve juridique (cf. article 109 du Code du Commerce : « une lettre vaut contrat »).
Le choix de la présentation
L’enveloppe doit être blanche. L’adresse du destinataire, lisible et complète, figure dans la moitié inférieure de l’enveloppe. Il est possible de faire figurer, en petits caractères, celle de l’expéditeur. La pliure de la feuille est à placer au fond de l’enveloppe, ce qui permet d’éviter une déchirure éventuelle lors du décachetage.
Traditionnellement, on réserve le papier à lettres de fantaisie aux échanges épistolaires amicaux ou familiaux. L’utilisation d’un papier à en-tête professionnel est cependant courant dans les entreprises. Pour toute lettre professionnelle ou administrative, il convient d’utiliser du papier blanc 21 x 29,7 cm, d’un grain satisfaisant (80 g/m2 au minimum), afin que la feuille ne se froisse pas trop vite.
Quel outil scriptural utiliser ? Stylo plume, stylo à bille, machine à écrire ou traitement de texte ? Aujourd’hui, l’omniprésence de l’outil informatique permet de présenter proprement, clairement et de façon structurée des documents. L’usage du traitement de texte est donc devenu incontournable. On optera pour les choix suivants :
– Utiliser des polices de caractères classiques (Times New Roman, Arial…) de taille raisonnable (de 10 à 12 points). Des caractères trop petits rendent la lecture difficile tandis que des caractères trop grands font penser à un travail d’enfant. Une police trop originale risque de nuire à la lisibilité tandis que la multiplication des polices dans un même document transforme rapidement la page en un patchwork peu clair.
– Choisir l’alignement à gauche ou la justification des paragraphes. La signature peut quant à elle être alignée à droite.
– Définir des marges d’au moins de 2 cm en haut, en bas et sur les côtés.
– Utiliser une interligne simple. Entre les paragraphes, doubler cette interligne. Un retrait de paragraphe peut être employé pour mieux marquer les différentes unités du document.
Une lettre doit comporter un certain nombre de dispositions obligatoires :
– L’identification de l’expéditeur (nom, prénom, adresse – voir les règles d’écriture ci-après -, adresse électronique, numéros de téléphone).
– La souscription : autrement dit, le titre de civilité et l’adresse du destinataire ; les normes d’écriture des adresses nationales et internationales doivent être respectées (cf. norme NF Z10-007).
Exemples :
Organisation Internationale de…
150, rue d’Herblay
CH-1204 Genève
Suisse
– La ville de départ et la date (jour de la rédaction du courrier)
– Les références éventuelles s’il s’agit d’un courrier qui le nécessite (numéro de facture, numéro de sécurité sociale, numéro d’assurance, référence à une autre lettre…).
– L’objet : il indique pourquoi on rédige le courrier. Il doit donc être court et précis.
– Eventuellement la liste des pièces jointes (P.J.).
– Le titre de civilité ou la formule d’appel (Madame, Monsieur, Mademoiselle, Messieurs…).
– Le corps de la lettre, rédigé sous forme de paragraphes distincts et structuré : il doit nécessairement comporter :
1. une introduction (prise de contact)
2. un développement
3. une conclusion (attentes, solutions…)
4. une formule de politesse (qui ne doit jamais dépendre d’une condition)
– La signature : elle doit être précédée ou suivie du titre du signataire (fonction, paraphe manuscrit, nom et prénom (ou ordre inverse) sans titre).
Quelques précisions :
– Si le signataire porte un prénom sans distinction de sexe (Dominique, Claude…) ou étranger et que le destinataire n’a aucun indice lui permettant de savoir s’il a affaire à un homme ou une femme, on peut alors mentionner Madame, Monsieur ou Madamoiselle avant la signature.
– Si la lettre est « collective » (plusieurs signataires) et implique des personnes de niveaux hiérarchiques différents, alors les noms sont placés les uns à côtés des autres, de droite à gauche dans l’ordre hiérarchique. Si les personnes sont de même niveau hiérarchique, alors les noms sont placés par ordre alphabétique, les unes en dessous des autres, en alignement avec la date.
– Eviter des ajouts déplacés, tels que P.S. ou N.B. Un post-scriptum ne doit absolument pas servir à ajouter un point oublié dans la lettre ! Il peut éventuellement souligner un élément majeur (exemple : Renvoyer le document joint dûment complété et signé avant le 12 octobre 2004).
Des conseils de rédaction vous attendent au prochain épisode !
MHP
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