Blogs en classe : donnez votre avis !

11 04 2007

Nul besoin de le rappeler : la tendance actuelle est à la multiplication des blogs. Mais qu’en est-il de leur utilisation et de leur utilité pour le travail scolaire ? Vous, élèves, comment jugez-vous les blogs dans l’objectif d’apprendre, de faire vos devoirs, de réviser ? Vous, professeurs, pensez-vous que les blogs sont une aide pédagogique, une ressource à utiliser pour vos cours ?
Dans une vidéo disponible sur DailyMotion (cliquez ici pour visionner la vidéo), des enseignants ayant suivi une formation aux blogs donnent leur sentiment : si certains semblent partants pour ouvrir leur blog et l’utiliser en classe, d’autres affirment que les élèves se placent dans une démarche de jeu et de divertissement et que les blogs ne sont pas forcément le bon outil pour apprendre… Et vous, qu’en pensez-vous ? Quels sont les critères qui font d’un blog un « bon blog » pour l’école ? Donnez votre avis, le débat est ouvert !

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Banques de données, mode d’emploi

7 04 2007

 Si vous êtes habitué au jargon informatique, vous avez sûrement déjà entendu parler des banques de données. A priori, on peut deviner ce que désigne cette expression : comme la banque gère notre argent, la banque de données semble naturellement récolter et gèrer des données, des informations. Certes, on peut se contenter de cette définition intuitive. Mais si on connaît précisément ce qu’est une banque de données, alors on peut encore mieux exploiter ces gisements d’informations ! Penchons-nous donc brièvement sur la question… 

  1. Définition 
    Une banque de données peut être définie comme « un ensemble de données relatif à un domaine défini de connaissances et organisé pour être offert aux utilisateurs » (Journal Officiel du 17 janvier 1982). On distingue généralement les bases de données des banques de données : les bases de données sont constituées par des références bibliographiques (on a seulement accès à des listes structurées de documents) tandis que les banques de données procurent une information directement utilisable (textes de loi, articles de presse, statistiques…).
  2. La diversité des banques de données
    Les banques de données donnent directement accès au texte ou à l’information recherchée. Aujourd’hui incontournables pour les entreprises en quête d’information, elles se développent beaucoup et tendent à se spécialiser. Ainsi, une grande diversité de banques de données existe actuellement.
    Exemples :
    Informations générales : Kompass (annuaire professionnel), Agora (AFP)
    Informations juridiques : Infogreffe, Dttravail, Legis, Infocial
    Informations économiques : INSEE
    Informations industrielles : AFNOR, CAFCI (Chambre franco-allemande de commerce et d’industrie)
    La plupart de ces banques de données sont payantes. Cependant, les bibliothèques universitaires s’acquittent fréquemment des droits d’accès, ce qui permet aux usagers de consulter ces immenses réservoirs d’information.  
  3. Les moyens d’accès
    La recherche peut s’effectuer de différentes façons :

    la recherche par menu :
    la structure de la banque de données s’apparente à un réseau routier. Le voyageur emprunte d’abord l’autoroute, puis choisit une route nationale correspondant à un menu, avant de s’engager sur des routes départementales, communales… chacune offrant de nouveau des rubriques et sous-rubriques. Cet accès est généralement utilisé dans les banques de données restreintes car le temps de cheminement est relativement long.

    la recherche par mots-clés :
    l’analyse du besoin d’information a initialement permis de déterminer les termes les plus représentatifs du sujet de recherche ; dès lors, l’utilisateur interroge la banque de données grâce aux mots-clés qu’il a choisi ou pioche dans une liste proposée à l’écran. 

    la recherche par hyperlien :
    cliquer sur un mot ou une zone du document à l’écran pour faire apparaître un autre document constitue un hyperlien. Les avantages de ce procédé sont incontestables : le passage d’un document à l’autre permet non seulement d’affiner la recherche mais aussi d’ouvrir de nouvelles perspectives auxquelles l’utilisateur n’avait pas pensé au départ. Le risque est cependant de se laisser porter par les liens en perdant de vue le besoin d’information initial.


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La politique, un jeu d’enfant ?

31 03 2007

Vous rêvez d’être dans la peau d’un homme politique ?

Vous voulez découvrir le déroulement d’une campagne électorale, de son début jusqu’aux résultats sortis des urnes ?

Vous avez simplement envie de vous plonger dans un jeu éducatif ?

Alors lancez-vous ! Le site Votez pour moi vous propose une simulation humoristique d’une campagne d’élections municipales. Grâce à des actions quotidiennes, vous devez gagner des voix, convaincre vos électeurs, gérer votre budget, organiser des meetings… mais aussi recourir si vous le voulez à la corruption, au sabotage… Bref, vous devez mener une pré-campagne et une campagne efficaces afin de remporter un maximum de voix et peut-être de gagner l’élection !

Ludique et plein d’informations, ce jeu gratuit permet d’aborder de manière drôle et interactive le déroulement d’une élection municipale. Gardez toutefois à l’esprit qu’il ne s’agit que d’un jeu…

Voir ailleurs…

Le site suisse CiviCampus est une mine d’informations liées à l’instruction civique. Très bien structuré, très riche, il comporte de nombreuses données spécifiques à la Suisse mais a également une dimension internationale : vous y trouverez des définitions générales, des exemples du monde entier, des cartes animées, des simulations… A consulter sans modération !

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Les élections présidentielles en ligne

28 03 2007

Je vous propose une page de liens vers des ressources consacrées aux élections présidentielles réalisée par deux enseignants-documentalistes, Bernadette Couturier et Andre Montagne :
http://andre.montagne.free.fr/election_presidentielle.html

Parmi les ressources proposées, je retiens particulièrement celle qui est éditée par les éditions Milan ( http://www.milanpresse.com/presidentielle/13_sommaire.html ) : colorées, de navigation simple, illustrées, les pages sont pleines d’informations essentielles sur l’élection présidentielle, le fonctionnement du système électoral français, la politique, la place des enfants dans les débats… Ma seule réserve concerne la quantité de texte à lire à l’écran : il me semble que les contenus peuvent paraître assez denses pour un élève de 7 ans ou de 13 ans (les deux niveaux d’accès sont proposés), à moins d’être accompagné par un adulte qui rendra les informations plus vivantes. La partie « blog » me semble moins aride et plus accessible. Des fiches pédagogiques sont disponibles pour les enseignants à la rubrique « La présidentielle à l’école ». Les pages consacrées aux candidats et aux partis ont quant à elles le grand mérite d’être synthétiques et claires.

Quoiqu’il en soit, face à la profusion d’informations déversées par les médias ou diffusées sur le web, je ne saurais que souligner l’importance d’une capacité indispensable à tout citoyen, à tout électeur ou futur électeur : l’esprit critique. Comparez les informations, restez méfiants, forgez votre propre opinion en lisant tous azimuts, en écoutant et en regardant différentes sources d’informations ! Débattez entre copains ou entre collègues, sans tomber dans le conflit et le dialogue de sourds mais en échangeant des idées, en essayant de comprendre et de remettre en cause tous les a priori et les lieux communs !

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Savoir écrire et parler… tout un art !

25 03 2007

Partir en voyage, au bout du monde ou dans la ville voisine, est une aventure que l’on désire partager. De retour, on éprouve l’envie de raconter ce que l’on a vu et vécu. Certains écrivent un récit, créent un album photo, tandis que d’autres préfèrent expliquer de vive voix ce qui les a marqués. Cependant, on ne naît pas forcément avec des talents de conteur passionnant ! Alors il y a des petits trucs à connaître pour captiver le lecteur ou l’auditeur… que l’on raconte ses vacances, que l’on écrive un rapport de stage ou un mémoire ou que l’on présente un exposé devant un jury ou une classe.

L’art de la formule expliqué aux scientifiques : recommandations pour la rédaction de documents écrits et pour les présentations orales est le titre d’un ouvrage très utile publié par les éditions Cépaduès. De façon claire et précise, les auteurs, Michel BRUNEAU et Catherine POTEL, donnent des règles relatives à toute présentation écrite ou orale, scolaire ou professionnelle. Quoi de plus ennuyeux qu’un dossier mal rédigé ou qu’un exposé interminable et incompréhensible ? Si un récit mal ficelé n’a aucune importance pour le vacancier entouré d’amis plus ou moins attentifs, les conséquences ne sont pas les mêmes pour l’élève, l’étudiant ou le salarié, confrontés à une évaluation ou à un jugement de sa hiérarchie !

Ainsi, l’ouvrage propose d’aborder divers points essentiels :
– la couverture d’un dossier,
– le choix du titre du document,
– les remerciements,
– l’introduction,
– la conclusion,
– le corps du document (règles d’écriture, ponctuation, figures, redondances, erreurs fréquentes…),
– les annexes,
– les références bibliographiques,
– le sommaire,
– le résumé,
– la présentation orale,
– les relations téléphoniques,
– le courriel.

Une petite bible à l’usage de tous, du lycéen au salarié aguerri !

L’art de la formule expliqué aux scientifiques : recommandations pour la rédaction de documents écrits et pour les présentations orales. Michel BRUNEAU, Catherine POTEL. 2006. Cépdaduès. 92 p. ISBN : 2-85428-741-X. Prix : 17 euros.

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La bibliothèque numérique européenne : c’est parti !

22 03 2007

Ca y est ! On en parlait depuis des mois et voici enfin les débuts de la bibliothèque numérique européenne ! La BnF avait déjà numérisé une quantité importante de documents libérés de droits dans la base nommée Gallica. Gallica deviendra Europeana, le changement de nom symbolisant le passage à une bibliothèque d’ampleur européenne. Pour l’instant, tous les fonds émanant des bibliothèques européennes ne sont pas accessibles mais l’extension progressive est prévue.

Cette bibliothèque numérique, très ambitieuse, propose non seulement des documents en ligne mais aussi diverses modalités de recherche ainsi que la possibilité de se créer sa propre bibliothèque : vous pouvez ainsi choisir les documents que vous souhaitez conserver dans vos rayonnages personnels et même marquer les pages que vous préférez grâce à des sortes de « post-it » virtuels. La création de groupes disposant d’un espace de travail et de partage, d’un blog et d’étiquettes est également proposée.

Bref, voici un projet remarquable auquel je souhaite une croissance vigoureuse et un plébiscite des internautes !  

Pour accéder à la maquette d’Europeana, cliquez ici.

 

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Analyser un tableau de statistiques

18 03 2007

Que diriez-vous d’une petite escale au pays des statistiques ? Partons à la rencontre des tableaux de données statistiques, objet pour le moins d’actualité en cette période de bac blanc et de chiffres électoraux…

L’exploitation d’un tableau consiste à tirer parti des chiffres proposés. Il facilite leur confrontation. Un tableau répond à différents usages :

  • Un tableau sert à classer des informations selon des critères qui peuvent être des ressemblances, des différences, des oppositions, une causalité, une temporalité.
  •  Il peut également inclure et répartir des informations dans des ensembles et sous-ensembles, que ce soit en colonnes ou en lignes.

  • Il permet par ailleurs de visualiser différentes sortes de corrélations, c’est-à-dire qu’il s’agit de mettre en relation des phénomènes.

  •  Enfin, un tableau permet de distinguer facilement un ensemble et ses détails.

L’analyse d’un tableau statistique doit suivre trois étapes :

  1. Le repérage des titres du tableau :
    – unités utilisées
    – source
    – dates retenues
    – forme du tableau (nombre d’entrées, structure…)
  2. La construction du tableau : il est nécessaire de pratiquer une lecture horizontale afin de confronter sur une même ligne les différentes colonnes pour mettre en évidence une évolution ; il est également indispensable de procéder à une lecture verticale, à l’intérieur de la même colonne, pour étudier la succession des chiffres qui permet une comparaison.
  3. L’analyse ligne par ligne puis colonne par colonne pour repérer les détails à relever en vue de l’étude synthétique du document. Il convient alors de repérer :
              les chiffres les plus importants,
              les écarts remarquables,
              les évolutions spectaculaires,
              les dates clés,
              les répartitions
              et les contrastes.

Et maintenant, à vous de travailler !  

Une étude a été menée au sein d’une entreprise. Parmi les données collectées, celles concernant le trajet domicile / travail des salariés ont été rassemblées dans le tableau suivant :

Trajet domicile / travail (en km)      Fréquence          Valeur relative
de 0 à 2                                                         4                         16,67 %
de 2 à 6                                                         9                         37,50 %
de 6 à 10                                                       6                         25,00 %
de 10 à 20                                                     3                         12,50 %
de 20 à 30                                                     2                           8,33 %

Données relatives au trajet domicile-travail des salariés de l’entreprise Duchemin 

Observez ce tableau. Que constatez-vous ? Que pouvez-vous en déduire ?

Proposition de correction

Thème : le trajet domicile – travail des salariés d’une entreprise.
Unités : nombre de salariés et pourcentages.
Lecture colonne à colonne :
Colonne de gauche : la distance en kilomètres du domicile des salariés au lieu de travail.
Colonne centrale : nombre de salariés répartis selon la distance domicile – travail.
Colonne de droite : traduction de la fréquence absolue en pourcentages.
Lecture ligne à ligne : Plus d’un salarié sur trois réside à une distance comprise en deux et six kilomètres de son lieu de travail tandis qu’un salarié sur quatre effectue un trajet compris entre six et dix kilomètres. On observe une fréquence moindre des employés effectuant un trajet supérieur à dix kilomètres entre son domicile et son travail, 20,88% des salariés affirmant cependant parcourir entre dix et trente kilomètres. Seulement 16,67% des employés parcourent moins de deux kilomètres entre leur lieu de résidence et de travail.
Interprétation :
On constate que les salariés de cette entreprise effectuent en majorité un trajet compris entre zéro et dix kilomètres entre leur résidence et leur lieu de travail, à hauteur de 73,17%. Ceux qui parcourent davantage de distance sont environ trois fois moins nombreux. Cette répartition peut s’expliquer par des facteurs psychologiques (une distance inférieure à dix kilomètres permet de limiter les temps de transport), financiers (plus la distance est grande, plus le coût d’acheminement est élevé) et socio-économique (l’emploi détermine  plus souvent le lieu de résidence que l’inverse, surtout si le contexte économique est peu favorable – chômage, etc.).  

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Des polars de feu et de glace !

14 03 2007

Une recette assez infaillible…
… des noms étranges : Erlendur, Sigurdur Oli, Elinborg…
… des paysages dépaysants : landes désolées, villes glaciales, cimetières envahis par la neige…
… un policier d’une humanité touchante, encore meurtri d’avoir perdu son petit frère dans son enfance et désolé de voir ses propres enfants malheureux…
… des enquêtes pleines de doutes, de rebondissements, de doutes et de finesse…
… une écriture à la fois simple, fluide et parfois poétique…
Le résultat est assez surprenant : l’auteur, Arnaldur Indridason, est islandais et s’affirme depuis plusieurs années comme un écrivain de talent dans l’univers des romans policiers et des romans noirs. Tentez donc l’expérience : commencez à lire l’un de ses ouvrages… Serez-vous capables de le lâcher avant de connaître le fin mot de l’histoire ? N’aurez-vous pas un petit pincement au coeur en lisant les derniers mots parce que « déjà, c’est fini » ?
La cité des jarres (prix Clé de verre du roman noir scandinave, prix Mystère de la critique et prix Coeur noir 2006), La femme en vert (prix Clé de verre du roman noir scandinave 2003 et prix CWA Gold Dagger 2005) et La voix sont tous trois des romans que je ne peux que vous inciter à dévorer. Vous m’en direz des nouvelles…

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Le BA-BA de la recherche d’info sur ABCdoc !

11 03 2007

Quoi, encore un site qui prétend former à la recherche d’information ? Ne portez pas si vite ce jugement hâtif ! Consultez d’abord cet outil assez remarquable et mis à disposition gratuitement sur le Net par l’université Paul Sabatier de Toulouse 3. En voici une rapide fiche d’identité, histoire de vous mettre l’eau à la bouche… et de vous inciter à utiliser sans hésiter cette ressource !

A qui s’adresse ce site ?
– Aux étudiants, même aux débutants, grâce à un contenu simple d’accès, clair et synthétique.
– Aux enseignants.

A quoi sert-il ?
– Il permet aux étudiants d’apprendre à bien chercher et traiter l’information et à acquérir une véritable méthodologie de travail.
– Il propose aux enseignants un support pédagogique.

Que contient-il ?
Le site propose cinq parties :
1) Délimiter le sujet
2) Rechercher l’information
3) Traiter l’information
4) Rédiger un document
5) Présenter oralement
Chaque partie est composée de conseils méthodologiques et de plusieurs sous-parties. Au fil des explications, des liens vers des fiches sont intégrés. Ces fiches outils, très claires, peuvent être téléchargées : elles permettent d’approfondir des points particuliers et proposent des liens et références bibliographiques.

Où le consulter ?
En vous rendant à la page suivante : http://sup.ups-tlse.fr/abcdoc/rechercher-traiter-information/index.html

Ce qu’en pense la voyageuse que je suis…
Il existe déjà plusieurs ressources gratuites en ligne proposant une formation à la maîtrise de l’information (voir les liens proposés sur ce blog, également présents dans la rubrique « liens » d’ABCdoc). Cependant, ABCdoc me semble très intéressante car elle a un grand mértie : celui de la simplicité et de la synthèse. Pas de jargon, pas de grandes phrases complexes, pas de pages trop longues à lire ; seulement des conseils facilement compréhensibles, des fiches qui peuvent être imprimées et rassemblées pour constituer une boîte à outils, des pistes pour approfondir certains points. Bref, un outil pratique que peuvent utiliser tous les chercheurs d’information, les débutants hésitants comme les chevronnés soudainement pris d’un doute.

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Une bibliographie, ça sert à quoi ?

7 03 2007

Vous avez sûrement déjà entendu ce mot : bibliographie (non, pas « bio-graphie » mais « bi-blio-graphie »). Avant tout, de quoi s’agit-il ? C’est une liste organisée de références documentaires ; autrement dit, c’est le signalement des documents et non les documents eux-mêmes. Si vous avez du mal à comprendre, imaginez que vous faites vos courses dans un supermarché pour préparer un dîner ; vous déambulez dans les rayons et, dès qu’un produit vous intéresse, vous notez les informations qui vous permettront de le retrouver. Votre liste de produits sera organisée puisque vous aurez visité différents espaces : celui des produits laitiers, celui des fruits, celui des légumes… Une bibliographie repose sur le même principe : quand on prépare un exposé, un dossier, un cours, on consulte différents documents. Pour pouvoir les retrouver facilement et informer le lecteur, le jury ou encore l’élève des sources d’information consultées, on note les références des documents et on les classe : c’est une bibliographie !

Ainsi, pour évoquer la notion de bibliographie plus rigoureusement, on peut dire que c’est une information secondaire dans la mesure où elle recense ce qui a été publié sur un sujet : elle signale et identifie les documents relatifs à une thématique. Elle peut se trouver dans tout type de document : à la suite d’un article de périodique ou d’encyclopédie, en fin d’ouvrage… Par ailleurs, certains centres de documentation et bibliothèques proposent parfois des bibliographies. En conséquence, le repérage des bibliographies doit devenir un réflexe pour le chercheur d’information : les références qu’elles suggèrent sont autant de panneaux indicateurs invitant à un détour enrichissant ou à un raccourci inattendu.

Comment les utiliser pour une recherche d’information ?

Une bibliographie n’est pas une liste désordonnée de références documentaires. Elle peut être structurée de deux manières :
– soit les références sont classées par ordre alphabétique d’auteur ;
– soit les références sont rangées par thèmes, à l’intérieur desquels elles sont classées par ordre alphabétique d’auteur.

Quelquefois, l’auteur de la bibliographie ajoute une ou deux indications concernant le document signalé, ce qui facilite le travail du chercheur. C’est comme si les panneaux indicateurs des routes comportaient un bref avis sur la destination : le voyageur n’aurait plus qu’à décider si le détour en vaut la peine.

Malgré tout, même si la bibliographie se contente de signaler les documents, elle constitue une aide précieuse : elle donne effectivement des pistes de recherche et, selon l’endroit où elle se trouve (livre « grand public », journal spécialisé, bibliothèque universitaire…), elle permet de sélectionner des documents plus ou moins difficiles d’accès, plus ou moins spécifiques, plus ou moins généralistes. De plus, il est intéressant de pouvoir disposer d’un panorama des travaux édités sur un thème donné. Les mots composant les titres des documents signalés permettent de cerner le champ d’étude du thème, d’ouvrir la recherche ou au contraire de la préciser.

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Si VOUS devez rédiger une bibliographie

Rédiger une bibliographie répond à plusieurs objectifs :
– Fournir au lecteur les informations nécessaires pour identifier un document.
– Décrire tous les ouvrages utilisés au cours d’un travail.
– Décrire tous les ouvrages cités dans un texte.
– Faire l’inventaire de l’ensemble des documents traitant d’un sujet donné.
La bibliographie est donc une marque d’honnêteté intellectuelle, une trace de l’effort d’investigation personnel et un indice de pertinence du travail effectué.

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Pour bien rédiger une bibliographie, il faut respecter des règles d’écriture. Une référence bibliographique est composée d’éléments indispensables au bon signalement des documents. Il convient donc de respecter quelques règles de rédaction :
1ère règle : Rédiger une référence bibliographique, c’est donner la carte d’identité du document :
– description intellectuelle (nom de l’auteur, titre…) ;
– description physique (nombre de pages).
2ème règle : Les références ne sont pas écrites dans le désordre mais doivent être classées par ordre alphabétique du nom de l’auteur et, éventuellement, par thèmes.
3ème règle : L’écriture des références doit être homogène, autrement dit toujours identique (typographie, ordre des informations…). Elle varie selon le type de document concerné. Vous pouvez accéder à une fiche très synthétique et pratique en vous rendant sur la page suivante : http://savoirscdi.cndp.fr/pedago/Refbibliogr/presentbibliolyc.htm

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